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DEFENSE et ENVIRONNEMENT : une nouvelle manière de penser

vendredi 2 juillet 2010

15 milliards de francs CFA nécessaires au déminage de la Casamance.


ZIGUINCHOR (Sénégal - Casamance) - 02/07/2010 - 3B Conseils - Depuis le déclenchement du conflit en Casamance (Sénégal) en 1982, les mines anti-personnelles ne cessent de faire des victimes dans cette région en proie à une lutte avec des rebelles casamançais. Ainsi dans les zones rurales (Manjack, Niaguisse, Nyassia, Santhiaba…) ces engins mortels ont engendré des conséquences néfastes surtout sur le plan économique. Des vergers, des champs d’anacarde et de fruits, sont abandonnés par leurs propriétaires à cause de la présence des mines dans ces périmètres.

Ces engins qui seraient selon un démineur d’origine portugaises (« toutes les mines que nous avons déterrées en Casamance viennent du Portugal et elles portent la marque d’une société d’armements portugaise »), ont éloigné de leurs localités, les populations. «Les paysans ne partent plus dans leurs rizières ou champs, car ils ont peur de sauter sur une mine" selon le président de l’association des personnes déplacées, pour qui l’Etat doit accentuer sa mission de dépollution des zones concernées.
«L’Etat doit déminer les zones, avant notre retour. Vous savez, les populations des zones rurales n’ont que la forêt pour vivre. Elles n’ont que les ressources de la forêt. Et si on les fait retourner sans déminer, c’est signer leur mort prochaine ce qu’on ne souhaite pas», a-t-il indiqué.

La présence de ces mines anti-personnelles sont également une frein même un frein aux activités socio-économiques de la région de Ziguinchor. Notamment le tourisme, le transport, à cause des routes et pistes minées. L’agriculture, la forêt et certaines activités comme la chasse, la collecte du bois de chauffe, sont réduites ou marchent au ralenti. Dans la région de Sindian où l’on récoltait des milliers de tonnes d’arachide, c’est à peine qu’on atteint aujourd’hui les cent tonnes.

Si une mine peut s’acheter 1500 CFA sur le marché, elle coûtera 1,5 million de CFA lors des opérations de déminage.

Bobine Touré, de l'ONG Geneva Call indique qu’il faut «nécessairement qu’il y ait des fonds. Et ces fonds sont aussi tributaires du progrès que l’Etat peut faire. Les fonds, nous sommes obligés d’aller les chercher au niveau international. Mais les bailleurs ne peuvent pas donner leur argent s’ils savent qu’en réalité, il ne sert à rien. Surtout, si on ne conscientise pas les populations à coopérer à un déminage intégral, humanitaire, alors, ça ne servira absolument à rien. Donc, les fonds ne viendront que s’il y a une réelle volonté de part et d’autre. Il faut que les populations , les rebelles et les acteurs non étatiques, tous, participent pour coopérer à la lutte anti-mines».

S’agissant des victimes des mines elles doivent débourser entre soixante dix mille à quatre vingt dix mille francs CFA pour disposer d’une prothèse, lesquelles doivent ensuite souvent faire face à une marginalisation à cause de leur handicap.

Déminer la Casamance.

Au travers du centre national d’action anti-mines (CNAMS) l’Etat du Sénégal, tente ainsi d’agir sur le terrain et prévoit le démarrage d’une enquête à grande échelle pour avoir une base de données fiables sur les victimes de mines en Casamance. Celles-ci sont estimées à 160 personnes identifiées dont 85 amputées.

‘’La prévision pour le seul déminage humanitaire, sans les autres composantes, est 30 millions de dollars (environ 15 milliards de francs)’’, a indiqué Moussa Diaby, chef du bureau administratif et juridique du Centre national anti-mines au Sénégal.

M. Diaby a fait savoir que les opérations de déminage se poursuivront, de même que la reprise du contrôle de qualité, restitution des terres dépolluées, des formations et sensibilisations, plaidoyer, entres autres activités prévues dans un plan d’action.

Le CNAMS, avec des partenaires locaux, a procédé l’enlèvement de 115 mines (113 anti personnel, 2 antichars et 3 restes d’explosifs de guerre). La palme revient au village de Darussalam (arrondissement de Niaguis) où 86 mines ont été trouvées.
Par ailleurs, le CNAMS a mis du matériel à la disposition des structures de santé dont le centre hospitalier régional de Kolda qui a été doté de matière première et d’outillages pour son centre d’appareillage.
Une ligne de crédit de plus de 10 millions de francs sera disponible à travers une mutuelle pour soutenir les activités économiques des victimes de mines.

Dans la région de Kolda, des mines sont notées dans l’arrondissement de Dioulacolon. Pour en savoir plus, le CNAMS, à travers un opérateur, va procéder au diagnostic et éventuellement démarrer la dépollution des zones infectées.

Article RH 3B Conseils
Sources Journal Le Peuple / Agence Presse Sénégalais

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jeudi 1 juillet 2010

Filière française de démantèlement : le rapport Cardo préconise le site de Bassens-Bordeaux

PARIS (France) - 01/07/2010 - 3B Conseils - C’est dans le cadre de la mise en œuvre des 137 engagements du Grenelle de la Mer que le Premier ministre François Fillon avait nommé, par décret du 5 décembre 2009, le député Pierre Cardo, parlementaire en mission (en application de l'Article L.O. 144 du Code électoral) auprès du ministre d’Etat Jean-Louis Borloo, ministre de l'écologie, de l'énergie, du développement durable et de la mer (MEEDDM).


Le Grenelle de la mer avait fait des propositions pour renforcer la réglementation dans le domaine maritime au niveau européen et international et "encourager la constitution d'une filière industrielle française de démantèlement, de recyclage et de dépollution des navires".

Le Premier ministre avait donc demandé à Pierre Cardo d'identifier les conditions de création et de viabilité d'une telle filière, en métropole et en Outre-Mer. "Les conditions dans lesquelles s'exerce dans un certain nombre de pays cette activité de démantèlement sont difficilement acceptables du point de vue social, économique ou environnemental" et "les capacités européennes peuvent sembler insuffisantes au regard des besoins prévisibles", avait estimé François Fillon.

Dans sa lettre de mission, le Premier ministre précisait que «compte tenu des contraintes juridiques européennes et internationales, des réalités économiques et sociales de notre pays, ainsi que des exigences environnementales qui accompagneraient la mise en œuvre et le développement, la réalisation de cet engagement est complexe ».

Les conclusions de cette mission viennent d’être remises au ministre de l’écologie, le 28 juin 2010, qui vient également de se voir remettre six autres nouvelles contributions (*) des comités opérationnels (comop) lesquels visent à définir les modalités concrètes de mise en œuvre du grenelle.


Le rapport reconnaît le besoin d'un site français de démantèlement. De fait, il s’agit à la fois d'une nécessité tant écologique qu’économique. Le simple exemple des « bateaux ventouses » le démontre tant le coût de gardiennage de certaines unités reviennent cher. Comme le rappelle le journal Ouest-France « en huit ans, le Winner a déjà coûté 1,2 million d'euros de frais de gardiennage à la Marine. Soit davantage que le contrat passé pour sa déconstruction ! »

S’agissant du rapport Cardo, sur les possibilités de créer une filière industrielle française de démantèlement des navires, après avoir comparé les atouts et les handicaps d'une quinzaine de sites civils et militaires, répartis sur 12 villes (**), il préconise de retenir le site de Bassens, près de Bordeaux qui semblerait selon l’auteur plus propice à l'implantation d'un chantier permanent dans cette filière de déconstruction.

Pierre Cardo estimerait que « bien que Brest ait un potentiel certain du fait de la présence d'un industriel du ferraillage et d'un stock de navires abandonnés difficilement déplaçables, Bassens présente un net avantage en terme d'acceptation de l'activité par les acteurs locaux et de compatibilité des autres activités avec celle du démantèlement ».

Pour le député Cardo le principal "handicap brestois" serait l'absence de « consensus politico-économique » favorable à la déconstruction de navires à Brest en recensant les obstacles rencontrés tant côté militaire que côté civil.

Pour pallier ces « handicaps » si Brest devait être choisi dans l’avenir, il envisage deux options : - la construction d'un slipway (plan incliné) sur la zone du polder qui permettrait d'amener à terre les navires à démanteler ; - le recours à un dock flottant. « La construction de cette structure pourrait être assurée par le chantier STX à Saint-Nazaire, dans le cadre du plan de relance », affirme le rapport.
Pour ce qui est des emplois générés, l'activité industrielle de cette nouvelle filière ne pèserait pas plus « de 10 à 100 emplois en fonction de la présence ou non de matières polluantes dans les navires déconstruits sur le site », selon le rapport.


Pour mémoire on se rappellera que la députée Marguerite Lamour (rapporteure du budget de la marine), dans un rapport d'information "sur le démantèlement des navires de guerre" en 2007 pour la commission de la défense de l’Assemblée nationale , arrivait à des conclusions différentes de Pierre Cardo. Elle considérait alors que « Le traitement, par l'État, des navires militaires fait l'objet d'un large consensus et la présence de l'ex-Clemenceau, construit à Brest et aujourd'hui revenu dans son port d'origine, conforte le classement de la ville en tête des sites français susceptibles de s'inscrire dans une filière de déconstruction navale ».


Pour aller plus loin :

- Relire les articles du blog du 31/03/2010 et du 05/04/2010

- Relire la tribune de Brigitte Bornemann et Xavier Lebacq parue ici le 17 mai : « Peut-on penser hexagonal pour la gestion de la fin de vie des systèmes d’armes et des matériels militaires ».


(*) les sept nouveaux rapports remis au ministre de l’écologie :
• Comop n° 2 : « Démantèlement des navires », piloté par Pierre Cardo, parlementaire en mission

• Comop n° 4 : « Sensibilisation, éducation, communication », piloté par Catherine Chabaud, journaliste-navigatrice

• Comop n° 5 : « Droit d’usage des mers, financement et fiscalité », piloté par Jean-Michel Charpin, inspecteur général des finances

• Comop n° 6 : « Aménagement, protection et gestion des espaces littoraux », piloté par Christophe Priou, député de Loire-Atlantique, Chantal Berthelot, député de Guyane et Christine Sandel, conseillère régionale PACA

• Comop n° 10 : « Port marchand du futur », piloté par Jean-Pierre Lecomte, président de l’association internationale des villes portuaires
• Comop n° 11 : « Sédiments de dragage », piloté par Edwige Duclay et Hélène Syndique – ministère du Développement durable

• Comop n° 14 : « Fonds macro déchets », piloté par Dominique Viel, chef de la mission contrôle écologie et développement durable – Ministère de l’Économie, de l’Industrie et de l’Emploi


(**) les 12 villes visitées par la mission Cardo :
Marseille, La Ciotat, Toulon, Dunkerque, Le Havre, Cherbourg, Saint-Malo, Brest, Lorient Saint Nazaire, La Rochelle, Bassens-Bordeaux.

Article RH 3B Conseils
Sources : MEEDDM / Ouest-France/ Assemblée Nationale
Photos : mer et marine / sirpa

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mercredi 30 juin 2010

Biodiversité : l’armée angolaise au secours de l’antilope noire géante

MALANJE (Angola) — 30/06/2010 – 3B Conseils – La biodiversité africaine est la plus vaste du monde, comportant un nombre important d'espèces endémiques longtemps préservée dans une nature restée intacte au cours des siècles.

Cependant, en raison du braconnage intensif, de l'urbanisation, de la guerre civile ou encore du réchauffement climatique, cette biodiversité connaît un déclin qui s'accélère au fil des ans.
Ainsi 723 espèces animales vertébrées sont gravement menacées, et parmi elles 160 sont en voie d'extinction.

S’agissant de l’Angola, la chasse illégale et l'abattage des forêts menacent certains animaux d'extinction – la tortue marine, l’éléphant, et l’antilope noire géante (palanca negra *) qui n’existe qu’en Angola, sont classés comme en grand danger d’extinction.

Le Gouvernement angolais est en train d'étudier les mécanismes visant la préservation de l'antilope noire géante et son habitat dans le parc national de Cangandala, dans la province de Malanje (nord), avec les partenariats public et privé, dans le cadre d'un projet du ministère de l'environnement, à travers la Direction nationale de biodiversité.

À cet effet, un mémorandum d'entente a été signé le 17 juin dernier à Cangandala, pour la protection de cet animal, entre les ministères de l'Environnement et de l'Agriculture et Développement Rural, le gouvernorat de la province de Malanje, les Forces Armées Angolaises (FAA), ainsi que les universités Agostinho Neto et Catholique d'Angola.
Les compagnies pétrolières étrangères Esso Angola et Total Angola sont aussi des partenaires de ce mémorandum d'entente pour la protection de l'antilope noire géante.

Ce mémorandum est inclus dans le projet qui sera exécuté durant trois ans et englobera la réserve naturelle intégrale de Luando, sous l'égide du ministère de l'environnement.


Le chef d'état-major général des Forces Armées Angolaises (FAA), le général Francisco Pereira Furtado, a indiqué que les FAA sont engagées dans la lutte pour la préservation de l'antilope noire géante, au parc national de Cangandala et d'autres, car cela constitue une tâche des troupes en temps de paix d'assurer l'intégrité territorial et la défense des biens publics. "Nous ferons tout afin que le projet de préservation de l'antilope noire géante soit un succès, car ceci est l'une des fonctions des forces armées en temps de paix", a-t-il assuré.

L'exécution du projet de préservation de l'antilope noire géante dépendra d'un comité d'exécution qui est conduite par le directeur national de la biodiversité et l'autre de supervision présidée par la ministre de l'environnement, Fátima Jardim en représentation du gouvernement central.

(*) La Palanca Negra Géant (Hippotragus niger) n’existe qu’en Angola, en nombre réduit, car l’espèce est classifiée "en grand danger d’extinction" (IUCN,1996). Elles vivent en petits troupeaux de six à douze éléments, fréquentant les clairières et l’intérieur de forêts claires, près de cours d’eau et des prairies. Sa chasse est rigoureusement interdite
.
Le mot Hippotragus vient des termes grecs latinatisés "hippo" (qui signifie cheval) et" tragus" (qui signifie bode ou antilope). Bien qu’elle n’ait rien à voir avec les Perissodactyles (famille des Chevaux), cette Antilope possède une longue queue, des oreilles longues et pointues, un cou large , qui rappellent le profil d’un Equidé.


Article RH 3B Conseils
Sources : AllAfrica / AngolaPress

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mardi 29 juin 2010

Discussions dans la perspective de la Conférence des États signataires de la Convention sur les armes à sous-munitions


SANTIAGO (Chili) – 29/06/2010 – 3B Conseils - Alors que le projet de loi sur l’interdiction des armes à sous-munitions est actuellement sur le bureau de l’Assemblée nationale (voir article du 7 juin 2010) les actions au niveau international se poursuivent dans la perspective de la Conférence des États signataires de la Convention internationale sur les armes à sous-munitions (CCM), qui se réunira en Novembre 2010 au Laos.

Si de grandes avancées ont été réalisées afin d’interdire ces armes, il reste encore pour les ONG beaucoup de chemin à parcourir. C’est le sens du message délivré lors de la conférence qui s’est tenue à Santiago au Chili à la mi-juin, réunion qui visait à mettre en place un plan d’action pour appliquer la Convention dans la perspective de la prochaine Conférence au Laos.

La CCM, qui « interdit tout usage, stockage, production ou transfert d’armes à sous-munitions », a été adoptée par 107 états le 30 mai 2008 à Dublin, signée le 3 décembre de la même année à Oslo, et deviendra une loi internationale contraignante le 1er août 2010.

Pour les ONG présentes « c’est bien de voir que plus de 100 gouvernements prennent part à la conférence, y compris des non-signataires comme l’Argentine et le Vietnam », a ainsi déclaré Thomas Nash, coordinateur de la Coalition contre les sous-munitions (CMC), une fédération internationale civile représentant 350 organisations membres dans environ 90 pays.



Jusqu’ici, 106 états ont signé la convention et 36 l’ont ratifiée. Les signataires qui doivent encore ratifier la convention sont liés par la Convention de Vienne sur le droit des traités, adpotée en 1969, afin de s’assurer qu’ils n’agissent pas à l’encontre de l’objet et du but de la convention, bien qu’ils ne soient pas obligés de mettre en œuvre son contenu comme tel. 


Pourtant, des militants d’ONG disent que la nature même des armes à sous-munitions – également connues comme ‘bombes à fragmentation’ – mettent les civils en danger. Ces armes qui frappent au hasard sont larguées dans les airs ou déployées par des systèmes basés au sol distribuant souvent des centaines de petites bombes, ou sous-munitions, qui peuvent couvrir une zone de la taille de plusieurs terrains de football.

Dans certains cas, comme lors des opérations militaires au Liban, le taux de non-explosion atteignait les 40 pour cent, selon les Nations Unies. 
 
« Un changement est déjà intervenu – de nombreux pays en sont déjà venus à la conclusion que les armes à sous-munitions constituent une arme sans discernement, et les populations comprennent le danger que constituent ces armes ».


Les 30 premiers pays à avoir ratifié la convention : 

Albanie (16 juin 2009), Allemagne (8 juillet 2009), Autriche (2 avril 2009), Belgique (22 décembre 2009), Burkina Faso (16 février 2010), Burundi (25 septembre 2009), Croatie (17 août 2009), Danemark (12 février 2010), France (25 septembre 2009), Espagne (17 juin 2009), Irlande (3 décembre 2008), Japon (14 juillet 2009), Luxembourg (10 juillet 2009), Macédoine (8 octobre 2009), Malawi (7 octobre 2009), Malte (24 septembre 2009), Mexique (6 mai 2009), Moldavie (16 février 2010), Monténégro (25 janvier 2010), Nicaragua (6 novembre 2009), Niger (2 juin 2009), Norvège (3 décembre 2008), Nouvelle-Zélande (22 décembre 2009), RDP Lao (18 mars 2009), Saint-Marin (10 juillet 2009), Saint-Siège (3 décembre 2008), Sierra Leone (3 décembre 2008), Slovénie (19 août 2009), Uruguay (24 septembre 2009), Zambie (12 août 2009). 


Les 104 pays ayant signé la convention :


Afghanistan, Afrique du Sud, Albanie, Allemagne, Angola, Australie, Autriche, Belgique, Bénin, Bolivie, Bosnie-Herzégovine, Botswana, Bulgarie, Burkina Faso, Burundi, Cameroun, Canada, Cap-Vert, Chili, Chypre, Colombie, Comores, Costa Rica, Côte d'Ivoire, Croatie, Danemark, El Salvador, Equateur, Espagne, Ex-république yougoslave de Macédoine, France, Gambie, Ghana, Guatemala, Guinée, Guinée-Bissau, Haïti, Honduras, Hongrie, Îles Cook, Indonésie, Irak, Irlande, Islande, Italie, Jamaïque, Japon, Kenya, Lesotho, Liban, Liberia, Liechtenstein, Lituanie, Luxembourg, Madagascar, Malawi, Mali, Malte, Mexique, Monaco, Monténégro, Mozambique, Namibie, Nauru, Nicaragua, Niger, Nigeria, Norvège, Nouvelle-Zélande, Ouganda, Palaos, Panama, Paraguay, Pays-Bas, Pérou, Philippines, Portugal, République centrafricaine, République de Moldavie, République démocratique du Congo, République dominicaine, RDP Lao, République des îles Fidji, République du Congo, République tchèque, République Unie de Tanzanie, Royaume-Uni de Grande Bretagne et d’Irlande du Nord, Rwanda, Saint-Marin, Saint-Siège, Saint-Vincent-et-les Grenadines, Samoa, Sao Tomé-et-Principe, Sénégal, Sierra Leone, Slovénie, Somalie, Suède, Suisse, Tchad, Togo, Tunisie, Uruguay, Zambie.

Article RH 3 B Conseils
Sources : CMC / IRIN

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lundi 28 juin 2010

Le dispositif militaire français dans les zones polaires.

PARIS (France) 27/06/2010 – 3B Conseils - Nous évoquions récemment dans deux articles de ce blog (8 juin 2010 sur les priorités du gouvernement norvégien pour le Grand Nord et 10 juin 2010 sur les 35 milliards dévolus au renouvellement de la flotte canadienne), les manœuvres en cours autour de l’Arctique au regard des nouveaux enjeux stratégiques liés notamment au réchauffement climatique : ouverture de nouvelles voies maritimes, accès aux ressources inexploitées (minérales et pétrolifères), question de souveraineté pour les Etats riverains….

Il faut bien considérer en effet que jusqu’à un passé encore récent, outre l’aspect scientifique, les deux cercles polaires ne suscitaient guère d’intérêt ou de convoitises : trop froid, trop difficile à surveiller et inexploitable économiquement.

Désormais aucune puissance ne se désintéresse plus de ces zones devenues hautement stratégiques - et notamment l’Arctique - avec le réchauffement climatique. Les deux pôles risquent même de générer bon nombre de complications géopolitiques.

S’agissant de la France, le Premier ministre François Fillon lors de sa visite en Norvège a marqué l’intérêt de son gouvernement pour les actions en cours et leurs développements géostratégiques et économiques dans la région.

Rappelons que le 27 avril 2010, dans une question écrite parlementaire, le député François Cornut-Gentille interpellait le ministre de la Défense « sur les capacités militaires françaises en zone arctique et antarctique ». Il s’inquiétait des moyens dont disposent l’armée française alors qu’avec le réchauffement climatique, les deux zones polaires vont devenir sources d’enjeux géostratégiques majeurs.
Le député de la Haute-Marne indiquait notamment que la République de Chine projetait de lancer en 2013 son premier brise glace bien que n’ayant aucun territoire concerné par ce type de climat. Une approche militaire de ces régions qui inquiète le député qui s’interroge de fait sur les moyens dont dispose la France.

Dans sa réponse parue au journal officiel le 22 juin 2010 le ministère de la défense indique que « le Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale a réaffirmé la vocation de la France à entretenir en permanence sa capacité d'action extérieure nécessaire pour assurer la défense de ses intérêts et assumer ses responsabilités.
Ce document définit la stratégie d'intervention de notre pays, fondée sur un arc de crise sur lequel les moyens de la France doivent être concentrés pour prendre en compte les risques et les menaces futures jugés les plus probables au cours des prochaines années. Cet arc de crise, qui s'étend de l'Atlantique à l'Asie centrale, n'intègre pas explicitement les régions arctiques et antarctiques.
Pour autant, les armées disposent, au titre de leur contrat opérationnel, de savoir-faire et de capacités militaires répondant aux exigences de fonctionnement dans les milieux climatiques extrêmes, permettant ainsi, en cas de nécessité, une intervention en zone polaire, y compris en urgence.

L'armée de terre détient une expertise « grand froid » avec les 6 000 militaires de la 27e brigade d'infanterie de montagne (27e BIM) - basée à Grenoble - entraînés à évoluer dans un relief escarpé ou montagneux et dans des conditions climatiques extrêmes. Cette brigade mène régulièrement un entraînement spécifique dans les régions proches du pôle Nord, notamment en Norvège. Elle participe tous les deux ans à l'exercice norvégien Cold Response, dont l'objectif est d'entraîner au combat en zone arctique un état-major tactique et un groupement tactique interarmes de 400 hommes opérant avec des matériels spécifiques.
La mise en service, à partir de 2012, des nouveaux véhicules blindés haute mobilité au sein d'un des bataillons de la 27e BIM donnera lieu à des expérimentations « grand froid » en zone polaire.
Par ailleurs, l'école militaire de haute montagne de Chamonix dispose d'une équipe spécialisée effectuant des expéditions en zone polaire pour expérimenter les matériels nouveaux et les procédures spécifiques en milieu extrême.

La marine nationale effectue pour sa part chaque année un déploiement opérationnel d'une unité de surface et sous-marine en zone grand Nord à des fins d'entraînement et de vérification des performances des équipements et des senseurs. En outre, toute nouvelle unité effectue un déploiement en zone froide avant d'être admise au service actif, comme c'est le cas actuellement de la frégate de défense aérienne Chevalier Paul.

Enfin, s'agissant de l'armée de l'air, 3 Mirage 2000 ont participé en 2009 à un exercice Red Flag en Alaska. Par ailleurs, l'armée de l'air vient de déployer un dispositif de défense aérienne en Lituanie pendant les quatre mois d'hiver durant lesquels les températures ont avoisiné les - 30 °C. De plus, chaque année, des pilotes effectuent des stages de survie en conditions polaires en Suède, en Finlande et en Norvège. La France dispose ainsi d'ores et déjà de capacités militaires lui permettant d'intervenir dans les conditions extrêmes des zones polaires si l'évolution de la situation stratégique venait à l'exiger. »


Article RH 3B Conseils
Sources : SLG / actudéfense / Assemblée nationale
photo Sirpa Terre

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jeudi 24 juin 2010

La reconversion du Plateau d’Albion : de la dissuasion nucléaire au solaire photovoltaïque


FRANCE : SAULT (Vaucluse) – 25/06/2010 – 3B Conseils - Dans les années 1960, la France choisit Sault (Plateau d'Albion) pour faire un complexe militaire de lancement de missiles nucléaires destiné à renforcer la force de frappe de l'Armée française, lequel sera ensuite désaffecté dans les années 1990.

A l’époque de son fonctionnement, le dispositif militaire était composé de :
- 18 Zones de Lancement (ZL),
- 2 Postes de Conduite de Tir (PCT),
- 1 base militaire de supervision (base aérienne 200 Apt - St Christol)
.

La zone de lancement de Sault disposait alors d'importantes installations enterrées, dont principalement un silo cylindrique en acier et béton d'environ 30 mètres de profondeur, destiné à stocker le missile nucléaire et recouverte d'une dalle de 9 mètres d'épaisseur.

C’est en 1996 que Jacques Chirac, alors Chef de l’Etat, décide de mettre un terme à toute activité militaire sur le Plateau d'Albion. Les travaux de démantèlement durent alors 2 ans, de 1997 à 1999 et les infrastructures militaires sont ensuite désaffectées, puis vendues et reconverties.

En lieu et place de la base militaire, une centrale solaire photovoltaïque au sol d'une puissance de 1,2 MWc vient d'y être inaugurée le 17 juin 2010.

Celle-ci s’étend sur une superficie de 5,5 hectares et sa construction a débuté en août 2009 par la société AES Solaire France, filiale française de AES Solar Energy Ltd. La centrale solaire photovoltaïque de Sault produira l'équivalent des besoins en électricité d'environ 600 foyers soit près de 3000 kWh par an et par foyer.

La centrale en chiffres :

- 3 ha la surface occupée par les panneaux solaires sur un site de 5,5ha.
- 16 400 panneaux solaires de First Solar installés, en partenariat avec la société française Ciel et Terre, par rangées sur des structures métalliques, avec une inclinaison de 27,5°.
- 11000 tonnes, c'est l'émission de CO2 évitée sur la durée de vie de la centrale, environ 20 ans (source ADEME).
- 1,2 méga watts de puissance, soit l'équivalent de la consommation annuelle de 600 foyers.
- 5 millions d'€ d'investissement pour la conception et réalisation de la centrale.

La centrale a été financé par le Crédit Coopératif et construite dans le cadre d'un contrat "clé en main" par GES Global Energy Services (Espagne).
L'électricité produite sur cette centrale est vendue à EDF dans le cadre d'un contrat de rachat d'électricité sur 20 ans.

Article RH 3B Conseils

Sources : La Provence / AES solar Energy / Usine nouvelle

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Océan Indien : nouvelles discussions autour des Chagos



Diego Garcia (Archipel des Chagos - Océan Indien) - 24/06/2010 - 3B Conseils - Ces derniers mois le projet de création de la plus grande réserve marine du monde dans l'Archipel des Chagos – appartenant à la Grande-Bretagne depuis 1814 - a suscité de nombreuses interrogations et controverses sur le projet lui-même et ce ce qu'il pourrait "cacher"...

Après avoir jugé l'attitude du gouvernement britannique "particulièrement cavalière", le nouveau Foreign Secretary britannique et le Premier ministre mauricien viennent de renouer le dialogue sur ce sujet.

Retour sur une affaire à multiples dimensions....
C’est en mars 2010 que le Royaume-Uni marquait sa volonté de créer la plus grande réserve marine du monde dans l’archipel des Chagos (Océan Indien) avec plus de 650.000 km2 de riches écosystèmes marins protégés.

Composées de 55 îles, les Chagos sont réputées pour leurs récifs coralliens, qui hébergent des centaines d’espèces de coraux et de poissons. Cette réserve marine développée par la « Chagos Conservation Trust » était appelée à devenir une zone excluant la pêche commerciale ou toutes formes d’exploitation des ressources marines.

Dans les années 60 et 70 la Grande-Bretagne a expulsé 2.000 habitants de l’île de Diego Garcia, le plus grand atoll de l’archipel afin de le louer aux États-Unis qui y ont installé une base militaire.

Dans un premier temps, le gouvernement mauricien - qui réclame le retour des habitants sur Diego Garcia - s’était montré ouvert à l’annonce de ces propositions ayant trait à la protection de l’environnement puis s’est ensuite ému devant les révélations du Sunday Herald.
Le journal révélait (devant l’empressement du gouvernement de l’ex-Premier ministre Gordon Brown et des autorités américaines) que cette volonté de sanctuariser les Chagos ne répondait pas exclusivement à des préoccupations écologiques.

Selon les sources du journal, le gouvernement américain aurait signé un contrat en Janvier 2010 pour le transport de dix containers de munitions vers Diego Garcia comprenant notamment 387 bombes destinées à détruire le béton d’infrastructures souterraines.
Le Sunday Herald relayait l’opinion d’experts qui considéraient que « les bombes stockées à Diego Garcia pourraient servir à une attaque contre les sites nucléaires controversés de l’Iran."
"Une compagnie maritime basée en Floride, Superior Maritime Services, sera payée 699 500 $ pour transporter des milliers de munitions de Concord en Californie jusqu’à Diego Garcia. La cargaison comprend 195 bombes guidées au laser, et 195 énormes bombes de 2 tonnes », selon ces révélations du Sunday Herald venant conforter les soupçons du gouvernement mauricien devant l’empressement des Britanniques à faire aboutir le projet de réserve des Chagos.

Le ministre des Affaires étrangères de Maurice réclamait alors des explications et des négociations bilatérales entre les gouvernements mauricien et britannique.

Est-ce à la faveur du changement de gouvernement à Londres que l’affaire a été revue ? En effet, le nouveau Foreign Secretary britannique, William Hague, vient de promettre que « le projet britannique visant à convertir en un parc marin les eaux de l’archipel de Diego Garcia sera matière à révision », lors de sa rencontre avec le Premier ministre mauricien Navin Ramgoolam.

La piraterie a été le deuxième sujet abordé durant cette rencontre. Navin Ramgoolam a proposé que Maurice abrite un tribunal pour juger des pirates arrêtés dans l’océan Indien. Cette suggestion a été appréciée par la partie anglaise.

Affaire à suivre…..

Article RH 3 B Conseils
Sources : Mauritius Newspaper

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mercredi 23 juin 2010

Déminage dans la Bande de Gaza par les Nations-Unies

GAZA (Territoires palestiniens) - 22/06/2010 - 3B Conseils - C'est dans le cadre de l'opération militaire israélienne « Cast Lead » (décembre 2008 et janvier 2009) dans la bande de Gaza, qu'ont été disséminés un grand nombre de munitions.


On se souvient en effet que le 10 janvier 2009, les Palestiniens de la bande de Gaza avaient reçu des tracts, largués par avion, les avertissant que l’armée israélienne était sur le point d’intensifier ses opérations ciblées contre les militants de la zone, et leur recommandant de prendre les précautions nécessaires.

Le tract expliquait aux Gazaouis qu’ils devaient suivre l’exemple des habitants de Rafah, qui avaient fui le sud de la bande de Gaza après avoir reçu des avertissements semblables, les enjoignant de partir juste avant que les forces aériennes israéliennes commencent à frapper la ville, située le long de la frontière égyptienne. 

 Selon les autorités israéliennes, les militants palestiniens empruntaient des tunnels pour passer des armes en contrebande sous cette frontière. 



Plus de 50 000 personnes avaient fui la ville, et selon les Nations Unies, l’opération « Cast Lead » (« Plomb durci »), menée par Israël (fin 2008 et janvier 2009) avait provoqué le plus important déplacement de populations palestiniennes depuis la guerre de 1967.

Sur les sites touchés l’équipe d’action des Nations Unies sur les mines - UNMAT -, a découvert 355 munitions non explosées (UXO en anglais), parmi lesquelles 71 mines anti-char M-15 et 63 fragments de phosphore blanc, de même que 2 100 cartouches d’armes légères.

Les UXO "les plus répandues trouvées à Gaza sont des mortiers, rockets, bombes, douilles au phosphore blanc et mines, telles que les mines anti-char M-15 », a indiqué à l'Irin Sheila Black, spécialiste pour l’UNMAT, à Gaza-Ville, indiquant également que pendant plus d’un an, l’UNMAT a évalué la menace de contamination sur les 1 642 sites, essentiellement d’habitations, de Gaza.



S'agissant des engins n'ayant pas explosé, l’UNMAT, vient donc de procéder à la destruction des munitions au phosphore blanc.

Si le droit international autorise l’usage de cette substance généralement utilisée sous forme de munitions fumigènes, traçantes et éclairantes, elle ne peut être employée à proximité des populations civiles, car elle a un effet susceptible de provoquer des brûlures et d’incendier les structures et installations situées à proximité. En effet le phosphore blanc réagit au contact de l’oxygène.

L’armée israélienne a assuré au moment des opérations militaires agir dans les limites du droit international en n’employant ni armes, ni tactiques illégales.



Pour aller plus loin :
Retrouver l'intervention de S Exc. l'Ambassadeur Pierre Duquesne, lors de la conférence Défense et Environnement du 2 juillet 2009 portant sur "Gaza : la station d'assainissement de Beit Lahia".

Article RH 3B Conseils
Sources Irin- Nations Unies

Publié par Brigitte Bornemann - directrice des publications 0 commentaires  

mardi 22 juin 2010

Les projets de l’AED pour la mise en réseau des systèmes de surveillance maritime militaire de l’Union Européenne


BRUXELLES / BREST – Agence Européenne de Défense – 22/06/2010 – 3B Conseils - L’Agence européenne de Défense (AED) a mis en place une équipe de projet spécialisée chargée de réaliser des travaux dans le cadre du projet de surveillance maritime (Marsur).

Fabrice Coheleach, Officier de projets de surveillance maritime à l’AED a présenté lors de la première journée de Sea Tech Week 2010 à Brest, les projets de l’Agence notamment celui de la mise en réseau des systèmes de surveillance maritime militaire des membres de l’Union Européenne (UE). En effet, les nations maritimes de l’UE disposent en général de systèmes militaires centraux ou régionaux de surveillance maritime comme SPATIONAV en France ou TELESTO de la Royal Navy. L’UE souhaite rationaliser les différents développements dans ce domaine.

Par ailleurs, la Commission a confié à la DG Mare la coordination de la mise en œuvre de la surveillance maritime intégrée (IMS).

L’Agence de son côté travaille à améliorer les conditions d’exécution des missions et tâches maritimes dans le cadre la politique de sécurité et de défense commune (PSDC).

La question de la surveillance maritime fait actuellement l'objet de multiples initiatives nationales et, de manière plus perceptible, européennes. Certaines de ces initiatives se concentrent sur la mise en réseau des systèmes existants et ont pour objectif d'aider tous les acteurs dans le domaine de la surveillance maritime à acquérir une meilleure connaissance de la situation.

L’objectif de l’AED est développer un système en architecture ouverte qui permettra à tous systèmes de surveillance maritime (civil et militaire) d’échanger des données. L’une des difficultés des échanges d’informations est d’abord culturelle :« accepter de donner de l’information ». La nécessité de ces échanges doit également faire face à des obstacles légaux qu’il convient cependant de mesurer à l’aune des menaces nouvelles (pollution, trafic illicite, immigration ….). A cet égard la lecture du rapport de WISE PEN (experts mandatés par l’AED : Vice-Amiraux Fernando del Pozo, Anthony Dymock, Lutz Feldt, Patrick Hebrard et Ferdinando Sanfelice di Montefort) éclaire les enjeux.

Pour ce qui concerne le projet spécifique de l’AED, soit la mise en réseau des systèmes militaires, six pays membres participeront à la démonstration fin 2010 : Espagne, France, Finlande, Italie, Suède et Royaume-Uni. Les résultats seront connus au 1er semestre 2011. L’attribution du contrat liée à cette démonstration devrait être réalisée à l’automne. Le coût de la démonstration est évaluée à 350 000€.

Rappelons que 95% des échanges commerciaux sont transportés par voies maritimes et 43% en intra européen.

Pour aller plus loin....
De son côté, la Commission européenne entend également se saisir des questions touchant à la surveillance maritime et assurer l’interopérabilité des différents systèmes tant sectoriels, nationaux qu’européens en allant vers une meilleure intégration de ces services pour en assurer une meilleure efficacité (voir article du blog Science et Ethique du 23/03/2010).

La Commission a donc passé en revue tous les systèmes utilisés dans l’Union européenne, et propose maintenant aux États membres de passer à «un environnement commun de partage de l’information».
Autrement dit, il faudra assurer l’interopérabilité des systèmes sectoriels, nationaux et européens, ce qui demande un gros travail en matière de développement de normes, de procédures communes et d’interconnexion des systèmes.



Pour en savoir plus : discours du Général Carlo Magrassi (Agence européenne de défense) lors de la deuxième conférence « Défense et Environnement : une nouvelle manière de penser » le 30 mai 2008 et le 10 juillet 2007, « L’importance de la prise en compte de l’environnement pour les programmes de coopération européens » : ICI


Article BB
Sources : AED / RH - 3B Conseils

Publié par Brigitte Bornemann - directrice des publications 0 commentaires  

lundi 21 juin 2010

La SEA TECH WEEK 2010 - Brest 21 au 25 juin


La Sea Tech Week , semaine internationale des sciences et technologies de la mer, qui se tient tous les 2 ans à Brest, s’inscrit parmi les grands rendez-vous européens de la recherche marine et s’ouvre aujourd’hui (jusqu’au 25 juin) au Quartz.

Pôle d’excellence européen de l’océanographie et de l’environnement maritime, Brest accueille cette 7ème édition de la Sea Tech Week, le grand rendez-vous interdisciplinaire des sciences et technologies de la mer.
Sea Tech Week se présente comme un lieu unique d'échange pour les acteurs de la recherche-développement dans les diverses disciplines marines et maritimes.

La Sea Tech Week accueillera durant toute semaine des conférences et workshops ainsi qu’un salon professionnel, constituant ainsi un lieu unique d’échange pour les acteurs de la recherche-développement dans les diverses disciplines marines et maritimes. Un millier de chercheurs, économistes, juristes, industriels, institutionnels, s’y retrouvent pour faire le point des découvertes scientifiques, des avancées technologiques, des problématiques économiques ou juridiques. En 2008, elle a recueilli 1 200 participants.

La journée du 23 juin, organisée par l'Ensieta en partenariat avec la DGA, l'Ecole navale et Brest métropole océane (BMO) traitera de la thématique "Monitoring Quantitatif de l’Environnement Sous-Marin".
Depuis quelques années, un intérêt grandissant est porté à l’exploitation judicieuse des ressources marines et sous-marines. Cette thématique repose principalement sur le développement d’outils et de méthodes de mesure de l’évolution au cours du temps du milieu marin.

L’objectif de ce workshop est de réunir les acteurs de la communauté scientifique, en abor abordant simultanément les aspects technologiques et scientifiques, les dernières avancées méthodologiques et technologiques en termes de senseurs (acoustiques, optiques, sismiques, radar, …), d’infrastructures (plateformes autonomes ou télé-opérées, réseaux de capteur, communication) et de modélisation et de traitement de l’information géographique visant à un monitoring quantitatif de l’environnement sous-marin.

3 sessions seront proposées ce 23 juin :
- Navigation automatisée à partir d'amers sous-marins ;
- Monitoring acoustique des champs d'algues et des herbiers sous-marins ;
- Systèmes d'information géographiques appliqués au domaine sous-marins.


La Sea Tech Week c’est aussi un salon professionnel. Une exposition au cœur des espaces de conférences accueille les entreprises et les laboratoires qui font l’actualité dans le domaine des technologies de la mer, l’occasion pour les professionnels de promouvoir leur savoir-faire auprès d’un public ciblé et d’initier des courants d’affaires notamment au travers de trois journées consacrées à des sessions industrielles.

La Sea Tech Week est organisée par Brest métropole océane (BMO) en partenariat avec IEEE (Institute of Electrical and Electronics Engineers), Ifremer, Europôle mer, Pôle Mer Bretagne, Université de Bretagne occidentale (UBO), Ensieta, Télecom Bretagne...

Plus d’informations ICI

Article RH 3B Conseils
Sources : Sea Tech Week 2010/ Ensieta

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EU - Foreign Affairs -18/07/2011

The 3106th session of the Council of the European Union - FOREIGN AFFAIRS - under the presidency of Ms Catherine Ashton, High Representative of the Union for Foreign Affairs and Security Policy.
The following items will be discussed at this session:
. Initiatives in the area of CSDP
. MEPP
. Southern Neighbourhood
. Financing External Action Instruments
. Pakistan
. Afghanistan

9h30 - 17h

Public events and press conferences can be followed by video streaming:
(ici)

Changement de direction chez IMarEST

11/04/2011


Le Dr Marcus Jones a quitté son poste de directeur d’IMarEST (Institute of Marine Engineering, Science and Technology) pour de nouvelles fonctions. Le processus de recrutement du nouveau directeur est en cours et dans l’intervalle l’Institut sera dirigée par deux cadres supérieurs et le conseil d’administration présidé par Chris Hodge.
contact james.mcrae@imarest.org

1ère conférence européenne "Défense et Environnement"
5 novembre 2010 - Bruxelles



Pour plus de renseignements : cliquez ici

Le démantèlement de l’ex-Clemenceau... Pour en savoir +


Clemenceau

Un solide dossier de synthèse a été réalisé par des officiers de presse de la DICoD (Délégation à l'Information et à la Communication de Défense) et se trouve sur le site Internet du ministère français de la Défense.
(Source: DICoD, Paris)

Audition de Connie Hedegaard, Commissaire européenne à l'action sur le climat



Connie Hedegaard

Télécharger ici l'audition du
8 juillet 2010 de Connie Hedegaard.
Mme Hedegaard a été interviewée en 2007 par Brigitte Bornemann lors du SIREME. Vous pouvez visionner ici cette interview.

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Le Livre bleu

Le Livre bleu
Le Livre bleu sur la stratégie nationale pour la mer et les océans coordonné par le Secrétariat général à la Mer a été adopté le 12 décembre dernier par la Commission interministérielle présidée par François Fillon, Premier Ministre

« Enjeux internationaux » sur France culture

Pierre Duquesne, Ambassadeur chargé des questions économiques de reconstruction et de développement pour les pays donateurs, était l'invité de Thierry Garcin sur France culture, dans le cadre de l'émission les Enjeux internationaux sur le thème : "l'aide internationale aux Territoires palestiniens".

"Selon quels principes l’aide internationale est-elle engagée, avec quelles sommes, avec quel contrôle, dans quel but ? Quel est le rôle des conférences de donateurs ? Enfin, est-ce une action inscrite dans le temps, préfigurant la création de l’État palestinien".

Ecoutez cette émission importante pour comprendre les enjeux.

Rappelons également que l'Ambassadeur Duquesne est intervenu lors de la Conférence de Défense et Environnement le 2 juillet 2009 dernier au Palais Bourbon, lors de la table ronde n°2 sur la prévention et la réparation des dommages environnementaux. Son intervention portait sur Gaza et la station d'assainissement de Beit Lahia.

Voir ICI son intervention lors de la Conférence Défense et Environnement.





Conférence n°3 (2 juillet 2009)

"Bilan et perspectives : place du droit de l'environnement dans la réflexion stratégique européenne de défense ?"
Retrouvez le programme et les résumés d'interventions: ICI
Retrouvez l'intégralité de la conférence en vidéo sur Canalc2 en cliquant ici.

Conférence n°2 (30 mai 2008)

"Nouveaux enjeux environnementaux des Etats-majors et des industries européens de l'armement en temps de paix, dans le cadre de conflits et post-conflits."

Retrouvez le programme et les transcriptions : ICI
Retrouvez ci-dessous, les vidéos des tables rondes :

Défense et Environnement n°2 : Partie I
Défense et Environnement n°2 - Partie II
Défense et Environnement n°2 - Partie III
Défense et Environnement n°2 - Partie IV

Conférence n°1 (10 juillet 2007)

La réflexion des armées et des industries de défense en temps de paix, face aux contraintes environnementales, financières et sociétales.

Retrouvez la synthèse et les résumés d'interventions: ICI

LES ARMES CHIMIQUES EN MER

Des résidus de guerre de toute sorte ont été délibérément largués en mer un peu partout dans le monde en transformant certaines zones du fond marin, comme dans la partie sud de la mer Adriatique, en décharges portant atteinte à l'environnement et mettant en danger l'exercice de la pêche et les activités de dragage. RED COD (Recherches sur les dommages causés à l'environnement par des produits chimiques largués en mer) est le projet co-financé de la Commission européenne visant à élargir les recherches attribuées à l'ICRAM en 1997 par le Ministère italien de l'environnement. Voici 2 videos de l'ICRAM diffusées dans le cadre de la 2e Conférence Défense et Environnement.


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Réchauffement et réfugiés environnementaux

cliquez sur la flèche pour visionner cet extrait d'un documentaire canadien. 8 à 10 mn environ.

Réfugiés environnementaux

Autre extrait du même documentaire canadien (9 mn environ).

Refugiés... (fin)

Fin du reportage de l'émission canadienne Zone Libre (8 mn environ)

LE SIEGE DE L'ONU A NEW YORK

LE SIEGE DE L'ONU A NEW YORK
photo domaine public

LES AVIONS DU XXIE SIECLE/1

LES AVIONS DU XXIE SIECLE/1
Eurofighter Typhoon (public domain)

LES AVIONS DU XXIE SIECLE /2

LES AVIONS DU XXIE SIECLE /2
Dassault Rafale (domaine public)

LES AVIONS DU 21E SIECLE / 3

LES AVIONS DU 21E SIECLE / 3
Lookhed F35 (public domain)

CARTE DE LA REGION ARCTIQUE

CARTE DE LA REGION ARCTIQUE

LA SITUATION DANS l'ARCTIQUE VUE PAR LA CHAINE AL JAZEERA

C'est un reportage du 29/07/2007 de 2mn 30, réalisé par Jonah Hull, le correspondant à Moscou de la chaîne arabophone Al Jazeera et diffusé par You Tube. Il résume clairement la situation.

LE MEME ENJEU VU PAR FOX NEWS

Dans un reportage deux fois plus long (4mn 34), la chaîne américaine Fox News rend compte du même événement...

Le réchauffement dans l'Arctique

Le réchauffement dans l'Arctique
Comparatif année 1979 et année 2003

Marée Noire - Liban 2006

Marée Noire - Liban 2006
photo © Cedre

Première Guerre du Golfe (1980-1988)

Première Guerre du Golfe (1980-1988)
Incendie des puits de pétrole © irak-iran war archives

Navires militaires en fin de vie : les ex Détroyat et EV Henri à Brest

Navires militaires en fin de vie : les ex Détroyat et EV Henri à Brest
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