
BERNE (Suisse) - 12/04/10 - 3B Conseils - L'armée suisse devra consacrer plus d'un milliard de francs ces prochaines années pour assainir ses zones d'exercice.
Contaminés par des métaux lourds ou des résidus de lance-flammes, les sols et buttes polluées constituent un danger pour les eaux souterraines.
Les géologues ont recensé 1500 sites suspects. Dans certaines communes, ils ont repéré des douzaines d'emplacements fortement pollués, a indiqué Sebastian Hueber, porte-parole du Département fédéral de la défense (DDPS), confirmant un article de la Sonntagszeitung. Les cantons les plus touchés sont Berne, Fribourg, Vaud, St-Gall, Zurich et celui du Tessin.
Le canton de Berne, avec la place d'armes de Thoune, est le plus fortement concerné avec 400 endroits dénombrés. Les tirs de l'armée sont la principale source de pollution. Le cadastre des sites contaminés du DDPS mentionne par exemple 330 lieux chargés en plomb.
La dépollution sera lente et chère. Les experts estiment que les opérations d'assainissement dépasseront le milliard de francs, précise la Sonntagszeitung.
Article : SLG3B Conseils
Sources : 20 minutes.ch
lundi 12 avril 2010
Le Département fédéral de la défense suisse devra dépolluer ses zones de tirs
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mercredi 2 décembre 2009
La Suisse continuera à exporter des armes
Berne (Suisse) - 02/12/09 - 3B Conseils - La Suisse va continuer à exporter des armes, le peuple en a décidé ainsi ! Le résultat est sans appel. 68,2% des votants ont refusé hier l’initiative pour interdire l’exportation de matériel de guerre. Tous les cantons ont dit non. En effet, le même jour que le vote sur l'interdiction des minarets et sur la taxation du kérosène pour les vols intérieurs, les suisses devaient se prononcer pour ou contre l'interdiction d'exporter des armes de fabrication hélvétique.
Cette initiative, lancée par le Groupe pour une Suisse sans Armée (GSsA) et soutenue par la gauche et des chrétiens engagés, demande que la Suisse n'autorise plus les exportations d'armes, de munitions et de savoir-faire militaire vers l'étranger. En récoltant plus de 100.000 signatures, le GSsA avait ouvert la voie à un référendum. Mais alors que Berne met en avant sa politique de contrôle des exportations de matériel de guerre - qui ont totalisé 722 millions de francs suisses (477,7 millions d'euros) en 2008 -, GSsA continue de dénoncer "le soutien direct ou indirect de la Suisse aux guerres dans le monde". Déjà consultés à deux reprises sur les ventes d'armes, les Suisses avaient déjà refusé de prononcer leur interdiction. En 1997, ils avaient même rejeté à plus de 77% des votants un projet dans ce sens.
Mais le GSsA refuse pour autant d’y voir une nette défaite. «C’est même un excellent résultat !, soutient Tobia Schnebli, secrétaire du GSsA à Genève. Nous avons fait nettement mieux qu’en en 1997". Le résultat de ce dimanche donne des ailes aux opposants à un durcissement de la Loi sur le contrôle des biens (LCB). Le Conseil fédéral aimerait, par une clause supplémentaire, se ménager la possibilité de stopper certaines exportations. Affaire à suivre ...
Article : FM 3B Conseils
Sources : RTBF / Swissinfo.ch / La Tribune de Genève / 3B Conseils
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vendredi 3 avril 2009
Sommet Aviation et Environnement : la technologie clé d’un futur transport aérien plus écologique

GENEVE (Suisse) – 3/4/2009 – 3B Conseils – Lors du sommet aviation et environnement, François Gayet, secrétaire général de l’Aerospace and Defence European Industries Association, a appelé les industriels et les autorités publiques à investir plus dans la recherche afin que les transports aériens puissent relever le challenge environnementale qui les attend. « La technologie est la clé d’un futur transport aérien écologique ».
Giovanni Bisignani, président de l’Association internationale du transport aérien (IATA), a expliqué lors du même sommet que les derniers tests d’utilisation de biocarburant effectués par plusieurs compagnies dont Continental Airlines (USA), JAL (Japon), Air New Zealand et Virgin (Royaume-Uni) avaient montré que les nouvelles générations de biocarburants plus durables fonctionnaient. "Nous avons constaté des progrès incroyables, une certification en 2010 ou 2011 est désormais possible", a expliqué Giovanni Bisignani. Toutefois, ces biocarburants ne sont pas encore produits à une échelle commerciale, en quantité viable avec des normes communes de qualité. De même des stockages doivent être mis en place. "La production commerciale doit être une priorité pour les gouvernements qui doivent l'encourager avec des incitations fiscales efficaces et un cadre de régulation", a réclamé le président de IATA.
IATA représente 230 compagnies, soit 93% du trafic aérien international, à l'exception des compagnies à bas prix.
Rappelons qu’en 2008 les appareils de l'armée de l'air ont rejeté 5,29 tonnes de CO2 par heure de vol pour une consommation moyenne de 2,2 m3 de carburant par heure de vol. Différents travaux sont en cours pour réduire ces émissions et touchent à :
- l'optimisation des profils de vols d'entrainement,
- l'utilisation des simulateurs,
- l'utilisation de carburant synthétique (réflexions menées avec les américains et les britanniques).
On peut prévoir une diminution des émissions de CO2 de l'ordre de 3% par an en moyenne pour atteindre 14% en 2014 avec des rejets de l'ordre de 5,03 tonnes de CO2 par heure de vol et une consommation de 2 m3 de carburant par heure de vol. A titre de comparaison, l'aviation civile a une consommation spécifique qui oscille entre 6 et 7 m3 par heure de vol mais on s'attend à ce que la navigation aérienne double avant 2020. Les émissions de CO2 du secteur aérien ont déjà augmenté de 87% depuis 1990.
Article : SLG 3B Conseils
Documents de référence : www.asd-europe.org / L’Express / Ministère de la Défense / 3B Conseils
Photo (www.confrontations.org) : François Gayet, secrétaire général de l’Aerospace and Defence European Industries Association
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vendredi 28 novembre 2008
Conférence test pour la convention d'Ottawa

GENEVE (Suisse) – 28/11/2008 – 3B Conseils – Cette semaine, se tient à Genève la neuvième conférence des 156 États parties à la Convention d’Ottawa sur l’interdiction des mines antipersonnel. La réunion constitue un test crucial pour la Convention. Les Etats parties doivent réaffirmer son statut. Quinze Etats ont demandé une extension du délai de 2009 pour nettoyer leurs territoires minés. L’Ambassadeur de Suisse qui préside la Conférence des Etats parties, Jürg Streuli reconnaît que « pour certains Etats, la tâche de déminage humanitaire est énorme ».
Selon, le rapport 2008 de l’Observatoire des mines, publié par Handicap International, les mines antipersonnel (ainsi que les munitions non-explosées) ont fait « 5426 victimes en 2007, dont 1401 morts et 3939 blessés, souvent très grièvement ». Ces chiffres sont en « très forte baisse (…) "grâce à des efforts de déminage importants", constate Handicap International ». Cette association « pointe la Russie (en Tchétchénie et de fortes présomptions en Géorgie), la Birmanie, alors que de fortes présomptions pèsent sur la Géorgie et le Sri Lanka ». Le rapport indique aussi que trois pays (la Grèce, la Turquie et le Belarus) violent le traité international signé en 1997 en ne détruisant pas leurs stocks de mines dans les délais impartis, et quinze autres pays n’auront pas déminé leur territoire d’ici la fin du délai de dix ans, en 2009. Le Royaume-Uni est notamment accusé de n’avoir pas commencé le déminage des îles Malouines, théâtre de la guerre contre l’Argentine en 1982. Outre-Manche, on s’en défend, estimant qu’il est contre-productif de dépenser des fonds pour déminer des zones désertes des Malouines. La dynamique d’adhésion à la convention s’est fortement ralentie et aucun aucun Etat n’a adhéré au traité en 2007. Des Etats comme les Etats-Unis, la Russie, la Chine, Cuba, Israël, l’Iran, la Finlande ou encore l’Inde sont toujours récalcitrants.
Les mines antipersonnel continuent de blesser près de 5500 personnes par an. La Colombie est le pays le plus touché avec 895victimes en 2007 contre 811 en Afghanistan, 438 en Birmanie ou encore 352 au Cambodge.
Les chiffres clés du rapport ICI ,la convention d’Ottawa ICI et carte mondiale des mines antipersonnel ICI
Article : SLG 3B Conseils
Documents de référence : DICOD / Handicap International / 3B Conseils
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lundi 3 novembre 2008
Les munitions des lacs Suisses ne seront pas retirées

BERN (Suisse) – 3/11/2008 – 3B Conseils - Le 8 octobre nous vous annoncions que les autorités suisses avaient débuté une vaste campagne pour examiner l'état et la dangerosité de plus de 8.000 tonnes de munitions coulées dans les lacs du pays et dont la décomposition pourrait menacer l'environnement. Le Département fédéral de la défense a annoncé la semaine dernière, après un mois passé à sonder les lacs des Quatre-Cantons, de Brienz et de Thoune, que ces munitions ne seraient pas retirées des lacs de Suisse centrale. «Retirer ce matériel représente un danger plus grand que de le laisser sur place, explique Robert Flühmann, chef du projet Territoire et environnement. Les munitions reposent à 200 mètres sous la surface, parfois sous deux mètres de sédiments. Outre le risque d’explosion, leur déplacement pourrait perturber profondément l’écosystème de ces lacs.» Les couches de sédiments qui s’accumulent lentement sur ces stocks constituent par ailleurs une protection supplémentaire.
Le travail s’est effectué au moyen d’une barge équipée d’une caméra, de détecteurs à métaux et d’un treuil. «Nous avons procédé à des prélèvements dans les trois lacs, poursuit Robert Flühmann. Ces échantillons nous permettront d’évaluer l’état de conservation des munitions, notamment au niveau de la corrosion. Nous cherchons à nous assurer que ces stocks ne représentent aucun danger d’explosion ou de pollution.» Dans un premier temps, les experts ont déterminé la nature et la quantité de tout le matériel dans l'eau. Il en est ressorti huit substances présentant un danger potentiellement significatif pour l'environnement, comme le TNT, le mercure ou le plomb, et d'autres substances sans danger significatif comme l'acier, le bronze ou la poudre noire. Les prélèvements devront encore faire l’objet d’analyses dans un laboratoire de Thoune, mais «les autres études menées jusqu’à présent confirment que les munitions immergées n’ont déversé aucune substance explosive dans les lacs», signale le DDPS.
Au total, plus de 8000 tonnes d’armement dorment actuellement au fond des trois lacs concernés. Les lacs de Thoune (4600 tonnes) et de Brienz (280 tonnes), dans l'Oberland bernois, ainsi que dans ceux d'Uri (2800 tonnes) et de Gersau (530 tonnes). En 2004, le Département fédéral de la défense, de la protection de la population et des sports (DDPS) avait demandé une évaluation des risques liés à ces résidus militaires.
Article : SLG 3B Conseils
Documents de référence : tsrinfo.ch / 3B Conseils
Photo (KEYSTONE) : Deux munitions repêchés dans le lac de Qautre-Cantons.
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mercredi 8 octobre 2008
Evaluation des 8000 tonnes de munitions coulées dans les lacs suisses

BECKENRIED (Suisse) – 8/10/2008 – 3B Conseils – Les autorités suisses ont débuté hier une vaste campagne pour examiner l'état et la dangerosité de plus de 8.000 tonnes de munitions coulées dans les lacs du pays et dont la décomposition pourrait menacer l'environnement.
Benno Bühlmann, responsable de l'environnement des cantons limitrophes du lac, a expliqué que les militaires allaient, dans un premier temps, remonter des échantillons de munitions des lacs de Quatre cantons (centre) "pour ensuite analyser en laboratoire leur état de décomposition et les risques qu'ils peuvent représenter". Ils sont aidés d'Armasuisse, le centre de compétences de l'armée helvétique pour l'acquisition de matériels technologiquement complexes et de technologies de l'armement. Pour cette opération présentée comme une première mondiale, l'armée suisse va utiliser une barge modifiée, équipée d'un grappin et guidée par un robot sous-marin pour remonter des échantillons des profondeurs du lac.
Ce lac recèle environ 3.200 tonnes de munitions (obus d'artillerie, grenades, mèches et détonateurs), des surplus de l'armée qui ont été coulés, depuis la Première guerre mondiale jusque dans le milieu des années 1960. "Il n'y avait pas de considération écologique dans le passé et c'était alors la meilleure façon de se débarrasser des munitions", reconnaît Benno Bühlmann, et d’avertir qu’au-delà du danger d'explosion, provoqué par la remontée des obus, le soulèvement des sédiments chargés de résidus de TNT et de métaux lourds pourrait provoquer "un désastre écologique". Il y a un an, les zones de dépôts de munitions dans les lacs de Thoune, de Brienz et des Quatre-Cantons ont été contrôlées et mesurées. A cette occasion, les zones d'immersion supposées ont été confirmées et des surfaces de concentration de dépôts ont été localisées. Les autres études menées jusqu'à présent confirment que les munitions immergées n'ont déversé aucune substance explosive dans les lacs. L’objectif de la campagne est de localiser avec plus de précision la munition immergée et de déterminer en particulier la couche de sédiments dont elle est recouverte. "Les munitions sont actuellement recouvertes par une trentaine de centimètres de sédiments qui les isolent", a précisé le spécialiste. Aucune pollution n'a, pour l’instant, été relevée dans le lac. L'opération doit durer entre deux et trois semaines et sera reproduite dans deux autres lacs ayant servi de décharges militaires: le lac Thoune et de Brienz (centre). Un repêchage à proprement parler des munitions n'est pas le but de cette prise d'échantillons et il n'est d'ailleurs toujours pas prévu de procéder à une évacuation de ces dépôts. Un rapport final sera remis d'ici la fin 2009.
Pour améliorer les caractéristiques cinétiques des projectiles, des métaux lourds ont été utilisés dans la plupart des munitions. Or, ils sont toxiques (notamment le plomb qui est l’un des éléments les plus toxiques en termes de risque/quantité, avec le mercure).
Pour en savoir plus, intervention de Luigi Alcaro et de Stephan Robinson lors de la deuxième conférence « Défense et Environnement : une nouvelle manière de penser », le 30 mai 2008 ICI
Article : SLG 3B Conseils
Documents de référence : Département fédéral de la défense, de la protection de la population et des sports / Le Figaro / AFP / 3B Conseils
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vendredi 11 janvier 2008
Hausse des catastrophes naturelles de 60% en dix ans
GENEVE (Suisse) - 11/01/08 - Le nombre de catastrophes naturelles dans le monde a progressé d'environ 60% entre 1997 et 2006 par rapport à la décennie précédente, passant de 4.241 à 6.806 désastres, a alerté la Fédération internationale de la Croix-Rouge qui attribue cette tendance aux conséquences du réchauffement climatique. Le nombre de morts a même doublé par rapport à la période 1987-1996, passant de 600.000 à 1,2 million, selon le rapport annuel de la Fédération, publié fin décembre. Le nombre de personnes touchées en moyenne chaque année est passé de 230 millions à 270 millions entre les deux décennies. En 2007, le nombre de catastrophes a bondi de 20% par rapport à 2006, dépassant pour la première fois la barre des 500.
Pour lire le rapport de la Croix-Rouge, cliquer sur le titre de cet article
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