
Allemagne - 10/7/2009 - 3B Conseils - Dans le site de stockage de déchets radioactifs de Asse, en Basse-Saxe, s'écoulent quotidiennement, et depuis 1988, 12.000 litres d'eau saumâtre dans un bassin collecteur, en provenance des montagnes voisines. La majeure partie de cette eau est évacuée jour après jour par un ascenseur de 658 m de profondeur vers la surface. La situation demeure ainsi maîtrisable pour le moment. Cependant, pour Wolfram König, Président de l'Office fédéral pour la radioprotection et la sûreté nucléaire (BfS), elle n'est pas particulièrement rassurante. "Nous ne connaissons pas le chemin qu'emprunte l'eau, ni d'où elle provient". Ainsi, Wolfram König et ses experts ne peuvent pas estimer à quel moment le "pire" pourrait arriver. Il est donc nécessaire d'envisager un engouffrement soudain et conséquent de saumure dans la mine, ce qui constituerait un accident majeur et retentissant. Si le site de stockage de Wolfenbüttel, dans les chambres duquel sont stockés 126.000 fûts dans des conditions non adéquates, était rempli d'eau, l'environnement immédiat de la mine pourrait être fortement pollué à long terme par des nucléides radioactifs à travers la nappe phréatique, et il y aurait vraisemblablement un outrepassement de la valeur limite de radioactivité tolérée. Le Président du BfS estime que la probabilité de ce scénario catastrophe est faible, mais son Office doit s'y préparer. L'objectif premier de toutes les mesures prises pour fermer la mine est ainsi d'assurer un confinement sécurisé des déchets radioactifs vis-à-vis de la biosphère.
Depuis le début de l'année 2009, le puits d'Asse II, officiellement considéré comme un centre de recherche, et ayant servi de facto au stockage de déchets à faible et moyenne activité entre 1967 et 1978, est désormais considéré comme un centre de stockage définitif de déchets radioactifs et dépend donc du droit nucléaire, sous la responsabilité du BfS.
Le BfS a d'abord renforcé la protection contre les radiations : dosimètres et vêtements spéciaux sont désormais obligatoires lors de l'entrée dans la mine. Un inventaire intensif des contenus des fûts stockés est également réalisé. L'ancien exploitant de la mine, le Centre Helmholtz de Munich, a fourni des "inventaires contenant de grosses lacunes, qui n'étaient pas effectués systématiquement, loin de l'état qui serait exigible pour un centre de stockage définitif de déchets nucléaires", selon Wolfram König. Pour la gestion du "pire", le BfS a prévu deux paquets de mesures, annoncées par le Président du BfS le 2 juillet 2009. Le premier doit permettre de réduire la probabilité d'une inondation incontrôlée. Ainsi, les fissures situées entre les chambres de la mine et le sel instable environnant devraient être stabilisées à l'aide de béton. En même temps, en cas d'engouffrement soudain d'eau saumâtre, de gros bassins collecteurs devraient être aménagés et des pompes à haute performance installées. En cas d'échec de ces systèmes, certaines cellules devraient être remplies de béton pour empêcher que des solutions aqueuses mélangées à des déchets radioactifs se propagent dans les montagnes environnantes et ainsi dans la biosphère.
Le BfS part du principe que l'écoulement continu puisse également être contrôlé, si ce ne sont plus 12 mais 200 mètres cubes d'eau qui s'écoulent quotidiennement. "Nous souhaitons pouvoir aussi maîtriser 500 mètres cubes", selon Wolfram König, mais au dessus de ce flux "il n'y aurait plus rien à faire". Les experts préfèrent ne pas se prononcer quant à la probabilité d'occurrence du "pire". "Depuis 1995, le système est stable. Mais le fait qu'une quantité constante d'eau saumâtre pénètre dans la mine pourrait empiriquement signifier qu'il faille bientôt compter sur une irruption brutale et drastique d'eau". Wolfram König ne veut pas propager un vent de panique, mais il ne peut pas promettre une sécurité absolue. "C'est un exercice d'équilibre. Nous ne pouvons offrir aucune garantie pour le respect des seuils limites".
Les mesures ne seraient pas une décision préliminaire à la fermeture de la mine d'Asse, selon Wolfram König. Actuellement, les experts se concertent sur trois options : la récupération des déchets nucléaires ou d'une partie d'entre eux, le déplacement des fûts dans un autre site de la même mine, ou le remplissage des puits par du béton. En août devraient être effectuées des études de faisabilité, et une décision définitive devrait tomber d'ici la fin de l'année.
Article : FRi 3B Conseils
Source : Bulletins électroniques / 3B Conseils
Photo : The Federal Office for Radiation Protection
vendredi 10 juillet 2009
Allemagne : Sécurisation de la mine d'Asse II pour protéger de la radioactivité
Publié par
Brigitte Bornemann - directrice des publications
0
commentaires
jeudi 9 juillet 2009
Désarmement nucléaire : Obama et Medvedev signent un accord

Moscou (Russie) - 9/7/2009 - 3B Conseils - Malgré quelques points de divergences, notamment le bouclier antimissiles américain, les deux présidents se sont montrés soucieux de relancer les relations entre les deux pays. «Un compromis raisonnable», selon les deux présidents. Barack Obama et Dmitri Medvedev ont signé lundi un accord préalable de désarmement nucléaire contenant des objectifs chiffrés de réduction de leurs arsenaux, mettant ainsi en oeuvre le réchauffement des relations entre les deux pays. «Les problèmes entre les USA et la Russie sont nombreux, impressionnants, mais nous avons la volonté de les examiner de façon constructive et pragmatique», a expliqué le président russe.
«Nous devons atteindre un niveau de coopération digne du XXIe siècle», a déclaré Dmitri Medvedev, tandis que Barack Obama a de son côté estimé que ces «pourparlers sont un premier pas important dans le processus d'intensification de la coopération qui doit profiter à nos deux Etats. Si nos deux Etats gagnent, tout le monde gagnera».
Les deux présidents sont ainsi convenus d'abaisser à 1.500 (pour les USA) et à 1.675 (pour la Russie) le nombre de têtes nucléaires, contre respectivement 2.200 et 2.790 actuellement, selon le Bulletin des scientifiques.
Le mémorandum prévoit également la réduction du nombre de vecteurs nucléaires (des missiles intercontinentaux, embarqués à bord de sous-marins et de bombardiers stratégiques). La nouvelle fourchette se situera entre 500 (USA) et 1.100 (Russie) vecteurs, contre 1.600 chacun actuellement. Des réductions qui interviendront dans les sept ans suivant l'entrée en vigueur de l'accord, a précisé Washington.
Sur la base de cet accord préalable, les négociateurs russes et américains vont poursuivre leurs discussions afin d'aboutir à la conclusion d'un nouveau traité, qui doit remplacer le traité historique START-1 (signé en 1991), arrivant à échéance le 5 décembre prochain.
Washington souhaite stopper la prolifération des armes nucléaires, mais le monde n'assistera pas à leur disparition avant longtemps, a déclaré le président américain Barack Obama s'adressant aux étudiants de l'école d'économie à Moscou.
"Les Etats-Unis souhaitent endiguer la prolifération des armes nucléaires" a annoncé M. Obama se trouvant en visite officielle à Moscou.
Selon le président américain, l'Inde, le Pakistan et la Corée du Nord ont procédé à des essais nucléaires après la fin de la "guerre froide", le nombre de puissances nucléaires risquant d'augmenter au cours des deux prochaines décennies.
"C'est justement pour cette raison que les États-Unis d'Amérique ont la ferme intention de mettre un terme à la prolifération nucléaire, car nous voulons en arriver à un monde sans armes atomiques, tels sont nos engagements stipulés par le Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires. Bien que je sache que ce n'est pas pour demain, notre aspiration crée des bases juridiques et morales destinées à résoudre les problèmes de la prolifération", a indiqué le leader américain.
M.Obama a rappelé que son homologue Dmitri Medvedev et lui-même avaient fait des progrès dans la préparation d'un nouvel accord qui permettra de réduire considérablement le nombre de charges nucléaires se trouvant actuellement en possession des deux puissances.
Notons également qu'en marge du sommet du G8 qui se tient à L'Aquila (centre de l'Italie), le président russe Dmitri Medvedev et le premier ministre britannique Gordon Brown ont examiné la non-prolifération nucléaire et la situation en Corée du Nord et en Iran. "Les leaders ont passé en revue les relations bilatérales, notamment dans la sphère économie et énergétique, et ont abordé l'utilisation de sources alternatives d'énergie. MM. Medvedev et Brown ont évoqué la situation internationale, la non-prolifération, l'Iran et la Corée du Nord", a déclaré un une source au sein de la délégation russe.
Article : FRi 3B Conseils
Source : RIA Novosti / Le Figaro / 3B Conseils
Photo : Le Figaro
Publié par
Brigitte Bornemann - directrice des publications
0
commentaires
mercredi 8 juillet 2009
La Russie va entourer l’Arctique de centrales nucléaires flottantes

Russie - 8/7/2009 - 3B Conseils - Comme si sauter d’un morceau de banquise à la dérive à un autre n’était pas déjà assez compliqué comme ça, l'Ours polaire devra bientôt éviter des centrales nucléaires russes flottantes.
C’est ce qui se prépare actuellement pour satisfaire aux insatiables besoins énergétiques de la Russie et du reste du monde. Dans ce contexte énergétique très tendu, la Russie travaille depuis le début des années 2000 sur le concept de centrale nucléaire flottante, pour une implantation à proximité des pôles de consommation déficitaires en énergie. Validé en novembre 2002, par le ministre russe de l’énergie atomique et de l’industrie, le projet est entré dans une phase active en 2007, pour devenir une réalité dès 2010 avec la construction d’une première unité.
Le Pôle Nord sera bientôt entouré d’un anneau de centrales nucléaires flottantes. Un prototype de 70 mégawatts, actuellement en construction au chantier naval SevMash de Severodvinsk, sera terminé dès l’an prochain.
Les spécialistes de l’environnement sont évidemment outrés par le projet, et plus qu’inquiets sur l’impact environnemental de telles stations sur une partie du globe déjà en danger. Et si les ours polaires pouvaient parler, nul doute qu’ils seraient outrés aussi. Certains s’inquiètent du fait que la Russie pourrait simplement abandonner des déchets radioactifs dans l’océan arctique, comme elle l’a déjà fait à plusieurs reprises par le passé: à ce jour, au moins 12 réacteurs nucléaires de sous-marins nucléaires russes déclassés ont été abandonnées, ainsi que plus de 5.000 containers de déchets solides et liquides. Bientôt l’aurore boréale durera 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 et elle sera hautement cancérigène.
Malgré une puissance réduite, la dissémination de ces réacteurs nucléaires sur la planète n’est pas sans soulever de questions. Alors que pour Moscou, 'Il s’agit d’un moyen sûr et sans risque de prolifération de répondre aux besoins énergétiques des zones les plus isolées, ou à l’énorme appétit des économies en pleine croissance', Evgueni Simonov, un ex-inspecteur de la sécurité nucléaire à l’époque soviétique, considère que 'Les réacteurs de ces centrales sont beaucoup plus dangereux que ceux de l’industrie atomique traditionnelle'. En effet, correspondant aux modèles utilisés sur certains brise-glace et sous-marins à propulsion nucléaire de l’ex URSS, de par leur conception ces 'petits' réacteurs sont considérés par plusieurs experts comme beaucoup plus difficiles à contrôler qu’un réacteur commercial classique, notamment en cas d’emballement de la réaction en chaîne. Alexandre Iablokov, le président du centre de politique écologique, note d’ailleurs que leur constructeur a lui-même remarqué qu’il fallait les modifier dans la perspective d’une utilisation non militaire, car 'ils ne sont pas assez sûrs pour être utilisés à proximité d’une zone peuplée'.
English Summary :
Oil and gas in the Arctic are seen as ripe for exploitation by the Russian energy industry. Russia is planning a fleet of floating and submersible nuclear power stations to exploit Arctic oil and gas reserves, causing widespread alarm among environmentalists.
A prototype floating nuclear power station being constructed at the SevMash shipyard in Severodvinsk is due to be completed next year. Agreement to build a further four was reached between the Russian state nuclear corporation, Rosatom, and the northern Siberian republic of Yakutiya in February.
The 70-megawatt plants, each of which would consist of two reactors on board giant steel platforms, would provide power to Gazprom, the oil firm which is also Russia's biggest company. It would allow Gazprom to power drills needed to exploit some of the remotest oil and gas fields in the world in the Barents and Kara seas. The self-propelled vessels would store their own waste and fuel and would need to be serviced only once every 12 to 14 years.
Environmentalists also fear that if additional radioactive waste is produced, it will be dumped into the sea. Russia has a long record of polluting the Arctic with radioactive waste. Countries including Britain have had to offer Russia billions of dollars to decommission more than 160 nuclear submarines, but at least 12 nuclear reactors are known to have been dumped, along with more than 5,000 containers of solid and liquid nuclear waste, on the northern coast and on the island of Novaya Zemlya.
Article : FRi 3B Conseils
Source : The Guardian / Gizmodo / univers-nature / 3B Conseils
Photo : The Guardian
Publié par
Brigitte Bornemann - directrice des publications
0
commentaires
lundi 6 juillet 2009
Ottawa se bat pour rester la superpuissance de l'Arctique

Ottawa (Canada) - 7/7/2009 - 3B Conseils - Un siècle après la conquête du capitaine Bernier, la flotte canadienne se déploie dans les eaux du Grand Nord pour faire pièce aux ambitions russes, américaines et danoises. Le 1er juillet 1909, l'explorateur canadien Joseph-Elzear Bernier prit possession de l'Arctique au nom du Canada, dans l'indifférence générale. Un siècle plus tard, Ottawa multiplie les gestes pour convaincre le monde que le Grand Nord et ses immenses richesses lui appartiennent.
«Le héros des mers glacées», a titré mardi en une le quotidien montréalais Le Devoir en hommage au capitaine Bernier. Il y a un siècle, ce navigateur québécois avait mené des expéditions dans le Grand Nord vers l'île Melville. Il déposa une plaque commémorative pour attester de la «prise de possession de l'archipel arctique pour le dominion du Canada». L'aventurier est ensuite tombé dans l'oubli. Ce n'est que depuis le début des années 2000 qu'Ottawa s'intéresse à l'Arctique. Le 1er juillet, jour de la fête nationale canadienne, le ministre des Affaires étrangères, Lawrence Cannon, a rendu hommage à l'explorateur. «40 % de notre territoire sont dans l'Arctique (…) Nous n'avons jamais réalisé que nous étions une superpuissance de l'Arctique», a-t-il déclaré au National Post.
La marine canadienne multipliera cet été les patrouilles dans le Grand Nord. Un convoi de sept navires, menés par le brise-glace Terry Fox, doit quitter Terre-Neuve ces jours-ci pour le pôle Nord. Dans ces eaux glacées, Ottawa doit gérer des conflits territoriaux sur trois fronts : avec la Russie, les États-Unis et le Danemark.
Jaloux des richesses pétrolières et gazières du Grand Nord, les Russes ont intensifié ces derniers temps les incursions militaires et scientifiques dans l'Arctique. Le PDG de Gazprom, Alexeï Miller, a déclaré au début juin : «Le savoir-faire de Gazprom nous permet de mener à bien des projets d'envergure dans cette région. Nous pouvons y exploiter des gisements.»
La course aux matières premières est un danger pour la région du Grand Nord. les Russes ne sont pas les seuls adversaires des Canadiens. Washington s'oppose à Ottawa pour le contrôle du pétrole dans la mer de Beaufort. Après plusieurs rodomontades, Canadiens et Danois discutent désormais à l'ONU de la frontière entre le Groenland et le Canada. Le chef de la marine canadienne, le vice-amiral Dean McFadden, a annoncé, lors de sa prise de fonction le 21 juin, que la marine se doterait d'une flotte de nouveaux brise-glace, jusqu'ici réservés à la garde côtière. Malgré la promesse gouvernementale de construire de nouveaux navires, la marine canadienne, contrairement à la marine russe, ne dispose d'aucun brise-glace nucléaire pouvant se rendre en Arctique par tout temps.
Professeur de droit international de l'University of British Columbia de Vancouver, Michael Byers dresse un constat plus sévère. Il explique : «Le contrôle du passage du Nord-Ouest ne s'est pas amélioré. La fonte accélérée des glaces permet à des douzaines de navires de traverser le passage chaque été. (…) Si le Canada n'intercepte pas ces bateaux, cela risque de créer un précédent.»
En marge des missions sécuritaires, le gouvernement de Stephen Harper s'intéresse désormais aux projets scientifiques. Le 11 juin, la loi sur la prévention de la pollution des eaux arctiques a unilatéralement étendu la limite des eaux arctiques canadiennes de 100 milles à 200 milles. La récente publication du premier atlas géologique de l'Arctique montre les prétentions canadiennes sur la zone. Parallèlement, Ottawa encourage le développement du Nunavut, le Grand Nord inuit.
Michael Byers conclut : «Le Canada doit mettre en place avec les autres pays des règles pour protéger l'environnement, empêcher le trafic de drogue et résoudre les différends sur les frontières maritimes (…). Une situation anarchique n'est dans l'intérêt de personne.»
Article : FRi 3B Conseils
Source : Le Figaro / RL - 3B Conseils
Photo : Le Figaro
Publié par
Brigitte Bornemann - directrice des publications
0
commentaires
Les installations militaires françaises de production de matières fissiles en voie de démantèlement

France - 6/7/2009 - 3B Conseils - Pour la première fois depuis le lancement du programme nucléaire militaire français, en 1958, la presse a pénétré dans les usines de production de matières fissiles de Pierrelatte et de Marcoule (Gard), vendredi 3 juillet. Leurs portes se sont ouvertes sur des hangars presque vides : les installations militaires sont en voie de démantèlement.
Cette opération de communication fait partie de ces "actes concrets" par lesquels Paris entend, selon l'Elysée, "témoigner de son engagement au service du désarmement" et "marquer sa volonté de transparence". Pour Antoine Beaussant, membre de l'état-major particulier de Nicolas Sarkozy, "c'est la première fois qu'un Etat doté d'armes nucléaires consent à un tel geste".
L'initiative avait été annoncée par M. Sarkozy le 21 mars 2008 à Cherbourg, dans un discours sur la politique de défense. Dans le cadre de la dissuasion - qui reste "la garantie ultime" -, la France "a aujourd'hui un bilan exemplaire, et unique au monde, en matière de désarmement nucléaire", avait-il affirmé. Il avait mentionné notamment "la ratification, avec le Royaume-Uni, du traité d'interdiction complète des essais nucléaires" et "la fermeture des installations de production de matière fissiles à des fins explosives". Le volume des stocks a été jugé suffisant pour arrêter cette production sans compromettre l'arsenal, fixé à 300 têtes nucléaires.
La cessation d'activité des installations a été décidée en 1996. Mais le trouble provoqué par la décision prise, l'année précédente, par le président Jacques Chirac, de procéder à d'ultimes essais nucléaires, a convaincu le gouvernement d'attendre avant de jouer la transparence. Les ambassadeurs de la conférence du désarmement de l'ONU ont été les premiers visiteurs, en septembre 2008, suivis des experts internationaux et des ONG en mars.
L'usine d'enrichissement d'uranium de Pierrelatte sera démantelée en 2010. Pour celle de Marcoule, consacrée au retraitement des combustibles, l'opération finira plus tard. Le temps que la radioactivité résiduelle des réacteurs, dans lesquels se trouve du graphite irradié, diminue. Mais aussi que soit mis en service, à partir de 2025 seulement, le site de stockage national en profondeur. Du coeur des réacteurs, aux centaines de kilomètres de tuyauterie contaminée, 47 000 tonnes de déchets seront évacuées. Le Commissariat à l'énergie atomique (CEA) prévoit que le programme sera achevé en 2040. Coût total : 6 milliards d'euros. La gestion de ces déchets nécessite de les recenser et d'en prévoir les tonnages à traiter en fonction de leur dangerosité.
Le tout nouvel inventaire national des déchets radioactifs vient de sortir. Établi tous les trois ans par l'Agence nationale de gestion des déchets radioactifs (Andra), il répertorie (à la fin 2007), 1,15 million de tonnes de ces produits répartis sur 1 121 sites en France. Les ingénieurs de l'Andra ont calculé que d'ici à 2030, ce volume aura pratiquement doublé, atteignant 2,25 millions de tonnes. Des prévisions importantes puisque la grande majorité des déchets radioactifs doit être stockée le temps qu'ils deviennent inoffensifs.
Tous ces déchets proviennent à 62 % de l'industrie électronucléaire (les centrales nucléaires principalement), à 17 % des laboratoires de recherche, à 17 % des militaires, à 3 % d'industries non nucléaires et à 1 % du secteur médical. Mais les déchets radioactifs sont très divers et demandent des traitements bien différents.
- Quelles solutions pour le stockage des déchets nucléaires en France ?
- L'enfouissement des déchets nucléaires suédois
Sur la base d'actions "mesurables", la France espère ainsi convaincre d'autres États de la suivre, avec l'Union européenne, sur la négociation d'un traité d'interdiction de la production des matières fissiles pour les armes nucléaires.
Deux échéances majeures se présentent : le renouvellement du traité sur le désarmement entre les Etats-Unis et la Russie, en décembre, et la conférence sur le Traité de non-prolifération, en mai 2010. "Ne soyons pas naïfs, la base même de la sécurité collective et du désarmement, c'est la réciprocité", a dit M. Sarkozy à Cherbourg.
Les négociations entre Russes et Américains sur l'avenir des accords Start 1
D’intenses négociations sont réalisées entre Moscou et Washington concernant la limitation bilatérale du nombre de têtes nucléaires et de lanceurs. Lors de leur première rencontre, en avril, à Londres en marge du G8, les deux présidents avaient annoncé leur intention de remplacer le traité START-1 qui prend fin le 5 décembre 2009. Mais selon Kommersant, “Russes et Américains n’arrivent toujours pas à s’entendre sur l’ampleur et les modalités de réduction des arsenaux nucléaires”. Le journal moscovite craint que, si les divergences persistent, les négociations du 6 juillet aboutiront à un accord banal sans obligation. Le problème est d’autant plus compliqué que Moscou lie le futur accord sur les armes stratégiques au plan américain de déploiement de bouclier antimissile en Europe auquel elle s’oppose vigoureusement.
- Un cadre commun pour la sûreté nucléaire européenne
- Les enjeux majeurs du Traité de non-prolifération de 2010
Article : FRi 3B Conseils
Source : Le Monde / / Observatoire des armes nucléaires françaises / Le Figaro / Courrier international / 3B Conseils
Photo : Wikipedia
Publié par
Brigitte Bornemann - directrice des publications
0
commentaires
vendredi 3 juillet 2009
"Défense et Environnement" : Bilan du 1er cycle de conférences et ses perspectives

Paris - 3/7/2009 - 3B Conseils - Le jeudi 2 juillet 2009 s'est tenue la 3éme conférence "Défense et Environnement : une nouvelle manière de penser". Elle conclut le 1er cycle débuté en 2007 en présence notamment de Patricia Adam, Députée du Finistère, membre de la commission défense, de Kristina Bergendal, Conseillère politique près de l'Ambassadeur de Suède en France, S.E. Gunnar Lund, dont le pays vient de prendre la présidence du Conseil de l'Union européenne. Cette participation démontre la volonté de développer les réflexions et d'apporter des éléments de réponse aux nouvelles problématiques "Défense et Environnement". Le pays veut relever le défi de l'environnement et espère bien mener à son terme les négociations en décembre prochain à Copenhague, ultime étape pour définir un nouvel accord capable de prendre la suite du protocole de Kyoto qui prendra fin en décembre 2012.
Lors du colloque, les 3 tables rondes ont permis d'établir un premier bilan et de nouvelles perspectives :
- TR1 : Environnement et Défense : états des lieux sur les législations et des réglementations.
Panorama sur les accords environnementaux internationaux exerçant une influence sur la défense et les législations nationales.
avec le Professeur Christian Buchet, Président du Centre d’études de la mer, Fabrice LEGGERI, Directeur à la Direction des affaires juridiques du ministère de la défense (France, Ronald de ROOIJ, ministère de la défense (Pays-Bas), Président du réseau DEFNET
- TR 2 : Prévention et réparation des dommages environnementaux, des exemples concrets: Liban, territoires palestiniens, Arctique dans une perspective à 30 ans.
Modérateur Thierry Garcin, Colonel Patrick de GRAMONT, direction politique à la Direction des Affaires Stratégiques (DAS) qui a traité de la vision de la défense à 30 ans,SE Pierre DUQUESNE, Ambassadeur, Ministère des affaires étrangères, Stanislas POTTIER et Laurent MAYET, Ministère des affaires étrangères.
La Table ronde 2 a traité de la prévention et dommages environnementaux, sous l'aspect des relations internationales à l'aide de deux exemples concrets. D'une part S.E. Pierre Duquesne, Ambassadeur représentant de la France pour la conférence des donateurs pour les territoires palestiniens a présenté le cas de la station d'assainissement de Beit Lahia à Gaza, et d'autre part Stanislas Pottier et Laurent Mayet, conseillers de M. Michel Rocard, ancien Premier ministre, Ambassadeur pour les pôles ont développé et mis en perspective l'évolution rapide des enjeux de l'Arctique dû au changement climatique sur l'une des zones les plus nucléarisée de notre planète. L'importance diplomatique et économique de l'Arctique avait été révélé au grand public par l'expédition scientifique russe du 2 août 2007. A cette occasion un submersible russe plantait le drapeau de la fédération par 4000 mètres de fond à la latitude de 90° nord. (Cf. article de Christian de Marliave, magazine Pôles n°1 Co-édition Le Cercle Polaire - PAULSEN).
- TR 3 : Environnement et industries de défense : aujourd’hui et demain, quelles normes, quels progrès pour mieux prendre en compte l’environnement ? Fin de vie des matériels : démantèlement et vente de matériels d’occasion à l’export.
Modérateur Thierry Garcin, Kristen TADDONIO - Agence de Protection Environnementale des Etats-Unis (EPA), (DEFNET) IGA Xavier LEBACQ, Conseil général de l’armement
Stephan ROBINSON - Green Cross International, Amiral Joël DUROUX - Conseiller militaire, groupe Etienne Lacroix (France)
La synthèse des trois années a été présentée par le Professeur Michel Ricard, UNiversité Bordeaux 3.
"L'ambition de la présidence suédoise et le soutien du Ministère de la Défense français" permettent que cette réflexion engagée se poursuive et débouche sur des nouvelles actions développées par 3B Conseils. Pour les mois à venir, 5 projets sont à l'étude :
- La mise en place d’un « think tank » dédié à la problématique environnementale dans le secteur des industries à vocation militaire ou civile avec l'intervention de parlementaires français européens et des institutions européennes.
- La réalisation auprès des acteurs majeurs du secteur - d’une enquête pour mieux hiérarchiser les priorités normatives perçues par les industriels de la défense et de l’environnement face aux nouvelles contraintes des marchés.
- Le développement du médiablog de veille internationale lancé en 2008 avec la création d’un forum de discussion réservé aux membres et aux partenaires pour mettre en commun les bonnes pratiques et assurer le suivi des relations institutionnelles.
- Une plus grande place à l'éducation avec le développement d'une partie environnementale dans le classeur "La défense au service de la paix : Education à la citoyenneté de l'UNESCO et du ministère de la défense.
La conclusion d'Eric Lucas, représentant le Ministre de la Défense, après avoir rappelé le Brienne de l'environnement et les objectifs du ministère pour accompagner la prise en compte de l'environnement dans la vie quotienne des armées en temps de paix et dans les opérations extérieurs, il a également donné comme objectif de poursuivre et d'amplifier l'audience du deuxième cycle de conférences au niveau européen. Les pays du bassin méditerranéen dont le Professeur Michel Ricard est le représentant de la France pour le réseau des Universités des pays de la Méditerranée pourra être associé à cette réflexion et des liens seront développés avec l'Agence de Protection Environnementale des Etats-Unis (EPA), membre du réseau (DEFNET) et le soutien de Green Cross International sera à nouveau sollicité.
Dans un premier temps, un rapport final de ce 1er cycle de conférences "Défense et Environnement" sera remis au Président de la République, à Hervé Morin, Ministre de la Défense, aux parlementaires, ainsi qu'à l’Agence européenne de défense, à l’OTAN, et aux différentes organisations internationales qui s’investissent dans cette thématique.
* Amnesty International a rendu public le 1er juillet un rapport d'enquête sur les frappes israéliennes sur la bande de Gaza en décembre et janvier 2009 et évoque des «victimes d'armes de haute précision, d'une qualité exceptionnelle», et d'autres ont été tués par des armes imprécises, «notamment des obus au phosphore blanc» qui ne devraient «en aucun cas» être utilisés dans des zones fortement peuplées : Consulter le rapport.
Les vidéos de la conférence n°3 sont en ligne sur CanalC2 et consultables 24h/24 gratuitement ICI.
Article : FRi 3B Conseils
Source : 3B Conseils / Actu environnement / Amnesty International /
Photo : Présidence suédoise du Conseil de l'Union européenne
Publié par
Brigitte Bornemann - directrice des publications
0
commentaires
jeudi 2 juillet 2009
L'Allemagne et la Norvège concluent un accord sur la recherche dans le Grand Nord

Norvège - 2/7/2009 - 3B Conseils - Dans le cadre des efforts du Gouvernement Norvégien pour le développement du Grand Nord, un accord a été signé entre l'Université de Stavanger et l'Université de Technologie de Clausthal, en Allemagne. En vertu de cet accord, des chaires seront mises en place pour renforcer la coopération au niveau recherche et enseignement dans les domaines de l'énergie et de l'environnement dans le Grand Nord.
La politique de la Norvège est de promouvoir une coopération régionale apaisée dans l'Arctique. "Grand Nord, tensions moindres", a lancé M. Stoere, ministre norvégien des Affaires étrangères lors d’une réunion ministérielle du Conseil de l'Arctique à Tromsoe, dans le nord de la Norvège.
L'objectif est de promouvoir le développement et le transfert des connaissances entre les deux universités dans ces deux domaines par l'intermédiaire d'une recherche conjointe et d'activités éducatives. "Je me réjouis de cet accord et suis très heureux que ces chaires soient maintenant mises en place. Un renforcement de la coopération en ce qui concerne des questions importantes relatives à l'énergie et à l'environnement est un bon exemple de comment la recherche et les établissements d'enseignement peuvent contribuer à un développement plus durable dans le Nord. Améliorer les connaissances en matière de gestion des ressources et développements environnemental et climatique dans le Nord est l'une des pierres angulaires de la stratégie "Grand Nord" du Gouvernement Norvégien", a déclaré le Ministre des Affaires Etrangères, Jonas Gahr Støre.
Ce programme de coopération sera principalement axé sur l'efficacité énergétique, ainsi que la production et l'utilisation durables des ressources énergétiques dans le Grand Nord. Il est le résultat direct des dialogues sur le Grand Nord entre les ministres des Affaires Etrangères allemand et norvégien, qui ont eu lieu régulièrement depuis 2004. Ce programme a été développé dans le cadre de la Stratégie "Grand Nord" du Gouvernement Norvégien, lancée en 2006. "Nous sommes très honorés et très heureux que les Ministères des Affaires Etrangères aient décidé de créer ces chaires. Nous nous réjouissons de l'intensification de notre coopération avec nos collègues de Clausthal, et ce avec le soutien de nos gouvernements. Pour l'Université de Stavanger, cela conduira à un renforcement important de nos recherches dans le domaine de l'énergie, notamment en ce qui concerne les développements dans le Grand Nord, où nous allons faire appel à l'expertise développée en Mer du Nord, et également développer notre coopération avec l'Université de Tromsø", a déclaré Mme Aslaug Mikkelsen, rectrice de l'Université de Stavanger. Le programme, qui aura une durée de cinq ans avec possibilité de prolongation de cinq ans, sera financé par des sponsors privés et publics. Le Ministère Norvégien des Affaires Etrangères contribuera à hauteur de 5 millions de NOK (soit environ 554.000 euros) pour la période 2009-2011, et la compagnie d'électricité Lyse Energi AS pour 13 millions de NOK (soit environ 1,44 millions d'euros).
English Summary :
The High North will be Norway’s most important strategic priority area in the years ahead. The Government will intensify efforts to exercise Norwegian sovereignty and ensure sustainable management of the rich fisheries and energy resources in the region. Norway’s High North policy is intended to protect the environment, maintain settlement patterns and promote business development.
As part of the Government’s High North efforts, an agreement was signed today between the University of Stavanger and the Clausthal University of Technology in Germany. Under the agreement, professorships will be established to strengthen cooperation on research and education in the fields of energy and the environment in the High North.
The intention is to promote knowledge development and transfer between the two universities in the fields of energy and the environment through joint research and educational activities.
The cooperation programme will focus mainly on energy efficiency, sustainable production and use of energy resources in the High North. It is a direct result of the High North dialogues between the German and Norwegian Foreign Ministers that have taken place regularly since 2004. The programme has been further developed under the Government’s High North Strategy, which was launched in 2006.
Article : FRi 3B Conseils
Source : Bulletins électroniques / ministère des affaires étrangères norvégien / 3B Conseils
Photo : ministère des affaires étrangères norvégien
Publié par
Brigitte Bornemann - directrice des publications
0
commentaires
mercredi 1 juillet 2009
J-1

3B Conseils - 01/07/2009
Demain se tiendra au Palais Bourbon la 3e conférence "Défense et Environnement: une nouvelle manière de penser". Le thème développé au cours de ce rendez-vous sera « Bilan et perspectives : place du droit de l’environnement dans la réflexion stratégique européenne de défense ? ».
La conférence se déclinera autour de 3 tables rondes dont les sujets seront:
« Environnement et Défense : Etats des lieux
Panorama sur les accords environnementaux internationaux exerçant une influence sur la défense et les législations nationales. »
« Exemples et témoignages. Prévention et réparation des dommages environnementaux suite aux activités humaines (civiles et militaires), à des conflits et aux impacts des munitions et équipements encore présents sur les sites ou en prévision de conflits potentiels. Avec pour cadre le Liban, les Territoires Palestiniens et l’Arctique. »
« Environnement et industries de défense : aujourd'hui et demain. »
Cette conférence intervient au deuxième jour de la présidence suédoise de l'UE dont les grandes lignes directrices peuvent être consultées ici.
Pour en savoir plus voir le site de présentation de la conférence, le dossier de presse et 3B Conseils.
L’inscription est obligatoire et gratuite en cliquant sur le lien français ou anglais.
Nombre de places limitées.
Entrée : Palais Bourbon - 126 rue de l’Université - PARIS 7ème
Salle 6217 (Se munir d’une pièce d’identité)
3B Conseils
4 rue Suger 75006 PARIS
Tel : 01 40 51 83 87
http://www.3bconseils.com
Publié par
Brigitte Bornemann - directrice des publications
0
commentaires
Projet d’assainissement du réseau d’alerte avancé (DEW)

Canada - 01/07/2009 - 3B Conseils - Pendant la guerre froide, l’Amérique du Nord se fiait à des réseaux radar pour la détection lointaine d’attaques aéroportées transitant au-dessus du pôle Nord. À compter des années 50, une série de stations radar isolées ont été construites au Canada, en Alaska et au Groenland afin de repérer les aéronefs ennemis et de guider les avions de chasse qui iraient les intercepter.
Le plus au nord de ces réseaux, le réseau d’alerte avancé (DEW, Distant Early Warning), a été construit vers la fin des années 50 sur le littoral arctique (le long du 69e parallèle), du nord‑ouest de l’Alaska jusqu’à l’Islande. Le réseau DEW a été dessiné, construit et financé en grande partie par les États-Unis, en vertu d’une entente internationale. Des 63 sites du réseau DEW, 42 se trouvaient en sol canadien.
Au début des années 60, un total de 21 de ces emplacements ont été fermés et confiés au ministère des Affaires indiennes et du Nord canadien. Le ministère de la Défense nationale (MDN) continua d’utiliser les 21 autres sites jusqu’à ce qu’ils soient remplacés, en 1993, par le Système d’alerte du Nord.
Au cours du cycle de vie du réseau DEW, les stations ont fonctionné selon les normes environnementales du temps, avec les pratiques et les matériaux reconnus alors. Les normes environnementales d’aujourd’hui sont différentes de celles d’hier : elles sont beaucoup plus rigoureuses, conformes aux connaissances environnementales actuelles et intégrées à la législation fédérale, provinciale et territoriale. Le MDN a donc entrepris de nettoyer les 21 sites du réseau DEW dont il est responsable. Les normes environnementales qui définissent ce projet d’assainissement reposent sur une expertise scientifique et technique de pointe de même que sur les connaissances traditionnelles des Inuits et des Inuvialuits. En outre, tous les intervenants, notamment les Inuits, les Inuvialuits et le MDN, se sont mis d’accord sur ce projet d’assainissement et sur les normes environnementales qui y sont associées.
En 1989, le MDN entreprend une enquête sur les conditions environnementales des stations du réseau DEW et, en 1996, entame le nettoyage de deux emplacements. Les travaux de nettoyage à chaque emplacement consistent essentiellement à démolir l’infrastructure excédentaire, à assainir les sols contaminés par des produits chimiques, à stabiliser les décharges existantes, à construire de nouvelles décharges à écran d’étanchéité artificiel et à acheminer certains des sols et des débris contaminés dans des installations d’élimination situées au sud.
Une des préoccupations communes concernant l’assainissement de ces stations est la contamination du sol par des produits pétroliers et d’essence, connus sous le nom d’hydrocarbures. Dans certains sites radar, on peut aussi trouver d’autres matières dangereuses comme des cadrans et des commutateurs, des piles, des produits antigel, des solvants, des BPC (biphényles polychlorés) et des métaux lourds (comme du plomb et du mercure). Il importe de régler le problème de contamination afin de réduire les risques pour les collectivités avoisinantes et d’empêcher que le milieu environnant ne subisse d’autres dommages.
L’assainissement des 21 stations de l’ancien réseau DEW est défini dans deux ententes de collaboration. La première, conclue en février 1996, comprend des dispositions environnementales et économiques visant les six sites radar se trouvant à l’intérieur de la région désignée des Inuvialuits dans les Territoires du Nord‑Ouest et au Yukon.
La seconde entente a été conclue en septembre 1998 entre le MDN et les Inuits, lesquels étaient représentés par la Nunavut Tunngavik Incorporated. Elle comprend seulement des dispositions environnementales visant l’assainissement et le rétablissement des 15 sites radar à l’intérieur du territoire du Nunavut. Les dispositions économiques ont fait l’objet d’une entente distincte signée le 31 août 2001.
Le projet d’assainissement a été conçu pour empêcher la contamination chimique présente sur les sites du réseau DEW de s’étendre à la chaîne alimentaire de l’Arctique et pour garantir que le rétablissement des sites soit des plus respectueux pour l’environnement. L’assainissement des 21 stations devrait être complété en 2013. Présentement, quatorze sites ont déjà été nettoyés et les sept autres sont en voie de l’être. La surveillance des sites décontaminés est une exigence que prévoient les ententes de collaboration et constitue un mécanisme efficace pour assurer le respect des normes définies dans ces ententes.
On estime que le nettoyage de tous les emplacements du réseau DEW situés dans le territoire du Nunavut et dans la région désignée des Inuvialuits coûtera environ 580 millions de dollars. Les accords du MDN avec les Inuvialuits et les Inuits touchent le volet autochtone des contrats respectifs.
Le MDN reconnaît sa responsabilité à l’égard de son héritage environnemental dans le Nord, le résultat de ses pratiques opérationnelles antérieures. Il continue de travailler avec les Inuits et les Inuvialuits partout dans le Nord, afin de mener à terme ce projet d’assainissement pour le bien des générations présentes et futures.
Article: RL 3B Conseils
Source: Ministère de la défense du Canada
Photo: Wikimedia Commons
Publié par
Brigitte Bornemann - directrice des publications
0
commentaires
mardi 30 juin 2009
Un cadre commun pour la sûreté nucléaire européenne

Bruxelles - 3B Conseils - 30/6/2009 - L'Union européenne a adopté une directive sur la sûreté nucléaire. Une étape présentée comme essentielle pour la mise en place d'un encadrement juridique et d'une culture de la sûreté commune en Europe.
Le texte rend juridiquement contraignantes les principales normes internationales de sûreté nucléaire, à savoir les fondamentaux de sûreté établis par l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) et les obligations résultant de la convention sur la sûreté nucléaire.
Les États membres auront en particulier obligation de mettre en place et d'améliorer en continu les cadres nationaux dans le domaine de la sûreté nucléaire. La directive renforce en outre le rôle et l'indépendance des autorités réglementaires nationales. Selon le texte, ils ont également pour obligation d'encourager un haut niveau de transparence dans les actions de réglementation et de garantir que des évaluations indépendantes de la sûreté sont régulièrement effectuées.
"Cette directive sur la sûreté nucléaire apporte la sécurité juridique en clarifiant les responsabilités et donne au public des garanties accrues, conformément aux souhaits des citoyens de l'UE", s'est exprimé M. Andris Piebalgs, membre de la Commission chargé de l'énergie. "Elle fixe des principes contraignants pour renforcer la sûreté nucléaire et protéger les travailleurs et la population en général, ainsi que l'environnement." a-t-il ajouté.
L'UE compte le plus grand nombre de centrales nucléaires au monde et plusieurs États membres envisagent de nouvelles constructions ou la prolongation de la durée de vie des centrales. Dans ce contexte, l'UE estime nécessaire d'adopter une approche commune dans le but de garantir le plus haut niveau de sûreté en établissant des règles contraignantes.
L'UE est le premier grand acteur nucléaire régional à établir un encadrement juridique contraignant dans le domaine de la sûreté nucléaire. L'Europe pourrait ainsi devenir un véritable modèle pour le reste du monde dans le contexte du regain d'intérêt pour l'énergie nucléaire.
Article : FRi 3B Conseils
Source : Enerzine / Secteur public.fr / 3B Conseils
Photo : Enerzine
Publié par
Brigitte Bornemann - directrice des publications
0
commentaires