
Arctique – 22/5/2009 – 3B Conseils - Les 5 pays riverains (Russie, Canada, Norvège, Danemark, États-Unis) de l’océan Arctique se sont "engagés à prendre des mesures en conformité avec les lois internationales et nationales pour assurer la protection et la préservation du fragile environnement marin de l'océan Arctique". Cependant, chacun d’eux a mis en place une stratégie nationale dans le but de défendre sa souveraineté et l’accès aux matières premières de l’océan Arctique. Cette stratégie pourrait menacer l'équilibre écologique du Grand Nord.
Le Canada vient de publier le premier Atlas géologique de l'Arctique qui cartographie en 1 222 cartes l'emplacement des gisements d'hydrocarbures et de minerais précieux de cette région convoitée. Environ un quart des réserves non découvertes de gaz et de pétrole se trouverait dans l'Arctique.
Selon le professeur Peter Harrison, la fonte des glaces au pôle Nord crée des opportunités uniques pour le développement de nouvelles voies maritimes, l'accès à des réserves d’hydrocarbures (25% des réserves mondiales) ainsi qu’à une importante réserve de poissons.
Depuis quelques années, le gouvernement canadien poursuit la préservation de la souveraineté de ses territoires en Arctique. A la fin du mois de mars 2009, le ministre de la Défense nationale canadien et ministre de la promotion économique de l'Atlantique M. Peter Gordon MacKay avait annoncé que les Rangers canadiens patrouilleraient autour de l'île Ellesmere du 30 mars au 20 avril. Cette opération intitulée Nunalivut 2009 est la première de trois opérations annuelles de souveraineté prévues cette année dans le Nord par les Forces canadiennes.
Dans le même temps, la Russie a déployé des unités militaires et de détachements du Service fédéral de sécurité (FSB) dans l'Arctique. La Russie entend en faire une « base stratégique de ressources » pour notamment « assurer ses besoins en hydrocarbures, en ressources biologiques, en eau et autres matières premières stratégiques.
Parallèlement, dans le cadre de l'année polaire (le plus important programme international de recherche scientifique jamais entrepris sur l'Arctique et l'Antarctique, lancé en mars 2007), Son S.E.R. Albert de Monaco et M. Jean-Louis Borloo, ministre d'État, ministre de l'Écologie, de l'Énergie, du Développement durable et de l'Aménagement du territoire, clôturaient ce programme au Collège de France le 15 mai dernier. A cette occasion, Jean Jouzel, du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC), déclarait: "Les régions polaires sont au coeur des incertitudes que nous avons sur l'évolution du climat". De plus, Michel Rocard, ambassadeur chargé des négociations internationales sur les pôles, juge difficile de "sanctuariser" le pôle Nord : "L'Antarctique est un continent vide, alors que l'Arctique est un milieu humanisé et disputé pour ses ressources." Près de 4 millions de personnes y vivent. Les zones économiques exclusives (ZEE) - jusqu'à 200 milles des côtes -, relevant des pays riverains (Canada, Etats-unis, Russie, Danemark, Norvège), couvrent 40 % de l'Arctique. Mais si toutes les demandes d'extension étaient satisfaites, la zone internationale serait ramenée à 10 %, et "l'Arctique serait alors réduite à une mosaïque de zones nationales ouvertes à tous les usages, y compris militaires", redoute M. Rocard
Pour revendiquer une portion de territoire, les États s'appuient sur la Convention internationale sur le droit de la mer, qui permet d'étendre ses droits pour l'exploitation des ressources naturelles au-delà des 200 milles (sans dépasser les 350) si le pays prouve que cette extension est la prolongation de son plateau continental. La stabilité environnementale de l’Arctique semble être donc tributaire du bon vouloir des pays riverains de l’océan Arctique. A la vue des enjeux, il est en effet peu probable que les États acceptent de réviser leurs appétits sur la foi de ce seul atlas, qui refuse par exemple à la Russie la propriété de la dorsale de Lomonossov sur laquelle Moscou s'était empressé, en 2008, de planter son drapeau national.(Youtube – Russia plants flag on Artic floor, claims North Pole)
Pour plus d’informations vous pouvez relire les articles de Thierry Garcin parus dans la revue Défense Nationale : « Le Grand Nord, nouvel espace géopolitique », n°11, 2006 et « L'Arctique revisité », n°2, 2008. Réécoutez également son émission Les Enjeux internationaux sur France Culture : l’émission du 7 octobre 2008 (ICI) avec Frédéric Lasserre, professeur de géographie (Université Laval, Québec), directeur de l’Observatoire de Recherches Internationales sur l’Eau (ORIE), et l’émission du 9 mai 2008 ICI.
La troisième conférence « Défense & Environnement : une nouvelle manière de penser » qui se tiendra le jeudi 2 juillet 2009 à l’Assemblée nationale (salle 6217) consacrera une table ronde au monde Arctique: Inscriptions
Article : FRi 3B Conseils
Sources : Le Monde / Diploweb / L'Année polaire internationale / SLG - BB - 3B Conseils
Image: Carte de l’Arctique. L’Année polaire internationale
vendredi 22 mai 2009
La course aux matières premières : un danger pour le Grand Nord
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mardi 19 mai 2009
La piraterie maritime menace désormais la pêche environnante

Golfe d'Aden (Somalie) – 20/5/2009 – 3B Conseils – La publication du rapport sur la piraterie maritime du député Christian Ménard, présenté à la commission de la défense nationale et des forces armées le 13 mai 2009, fait état d’un risque pour « les installations pétrolières du golfe de Guinée et des eaux nigérianes ».
Ainsi la prise de conscience des enjeux et des risques par la France a contribué à la mobilisation de la communauté internationale sur ce sujet, d’autant qu’aujourd’hui, 94 % du commerce mondial transitent par la mer. Dès lors la piraterie pose un problème considérable aux armateurs et les primes d’assurance applicables au fret maritime ont augmenté ces dernières années de 300 %. Au-delà de ses conséquences les plus directes que sont les attaques les prises d’otages et les rançons, la piraterie a mis en évidence l’importance des enjeux de sûreté maritime, aux frontières de la défense et de la sécurité.
La première réaction aux attaques de pirates a nécessairement été de nature militaire et navale. Cependant, le 18 mai 2009, le site Mediaterre nous fait part de l’inquiétude sur les îles des Seychelles, de Madagascar et l’île Maurice du déplacement de cette piraterie qui menacerait les activités de pêche de la région, notamment celle du thon. En effet, « La présence d'une force européenne pour protéger les navires dans cette partie de l'Océan Indien, pousse les pirates a descendre dans les parages de Madagascar et de Maurice.» Les autorités mauriciennes mènent d’ores et déjà des consultations poussées avec les marines françaises et indiennes afin de limiter ce risque. L’industrie entière du thon pourrait se retrouver privée de matières premières. Mais le fond du problème ne peut être indéfiniment ignoré.
Dans son rapport, le député recommande la mise en œuvre d’une approche globale par la communauté internationale pour des actions militaires et civiles. Pour sa part, le ministre somalien des Affaires étrangères rappelle à la communauté internationale que le problème de la piraterie se situe sur la terre ferme et la Somalie a besoin d’un Etat de droit. Sur le plan militaire il préconise s’agissant du golfe d’Aden et au large de la Somalie, un arsenal de mesures visant à rendre ces attaques plus risquées et plus coûteuses pour les pirates :
- En s’appuyant sur la résolution 1851 des Nations-Unies la communauté internationale mener ponctuellement des interventions à terre de type policier en ciblant par exemple les navires suspects et en avertissant que tous ceux qui seront retrouvés en mer seront détruits.
- En renforçant la présence navale et aérienne afin de mieux couvrir les zones à risque (ex la mer des Seychelles) Les pêcheurs sont particulièrement vulnérables dans cette zone et la meilleure solution serait très certainement de baser un avion de patrouille maritime aux Seychelles. Cet État, fortement menacé par la piraterie, ne devrait pas s’y opposer.
- En utilisant des drones – comme le font les américains de la Task force 151 –pour renforcer les moyens de surveillance.
Mais toute action sur le plan militaire qui ne serait pas accompagnée d’un volet important dans le domaine civil serait échec Aussi le rapport parlementaire met-il l’accent sur ces aspects essentiels en plaidant pour :
- Un accroissement de l’aide au développement de la Somalie en combinant le soutien à la restauration de l’État de droit et les aides directes et conditionnelles à la population.
- Une consolidation des capacités juridiques et judiciaires des États côtiers – comme le Kenya – auxquels l’Union européenne a choisi de transférer les pirates capturés.
- Une aide afin que la Somalie puisse recouvrer sa souveraineté maritime et à exploiter ses ressources, longtemps pillées, dans le domaine de la pêche.
D’autres sujets sont étudiés par la mission d’information parlementaires comme la nécessité par la communauté internationale de partager l’information et de s’engager dans une coopération entre les forces navales, mais aussi avec les États côtiers en matière de sauvegarde maritime, et le contrôle de la circulation des flux financiers générés par la piraterie.
S’agissant des armateurs, ils devraient quant à eux renforcer les capacités de défense passive des navires (systèmes automatiques de veille optique) et améliorer la formation des équipages. Reste le coût de telles mesures. Sur ce point, la mission indique que les armateurs devraient contribuer au développement économique de la région et à la sécurisation des espaces maritimes. Elle estime, pour le golfe d’Aden, que sur la base d’un euro perçu par tonne de marchandise, ce sont 2 millions d’euros par jour qui pourrait être réunis et dédiés à ces politiques.
Article : RH - FRi 3B Conseils
Documents de référence : Mediaterre / photo Assemblée Nationale / Le Télégramme / RFI / 3B Conseils
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Les armées se mettent au vert
Washington (États-Unis) – 19/5/2009 – 3B Conseils – Les autorités militaires américaines et britanniques qui participaient fin 2008 (Article 3B Conseils 7/11/2008) à la réunion annuelle du DEFNET (réseau informel d'experts "environnement" des ministères de la défense de l'Union européenne que nous vous présentions le 18 août 2008) couplée avec la conférence internationale sur l’importance de la prise en compte du climat par les armées prennent les choses en main. En effet, sur le terrain de la guerre, l’heure est à l’économie d’énergie.
Dans les coulisses du Pentagone, on commence à remettre en cause la dépense énergétique de l’armée. Au delà des simples considérations climatiques, une inquiétude : plus les régiments consomment sur le terrain, plus il faut de camions pour acheminer le carburant. Or, ces camions sont très vulnérables aux attaques. En juin 2008 par exemple, 44 camions chargés de transporter 220 000 gallons (830 000 litres) de carburant vers la base de Bagram en Afghanistan ont été perdus dans des attaques ou ont subi des avaries.
Aujourd’hui en Irak et Afghanistan, les troupes américaines consomment en moyenne 68 millions de gallons (257 millions de litres) de carburant chaque mois. Du coup, l’armée a lancé des programmes de recherche pour limiter sa consommation. Isoler les tentes avec une couche de mousse dure pourrait réduire les besoins en chauffage et air conditionné et économiser 100 000 gallons (378 500 litres) par jour. Ailleurs, le Pentagone prévoit de puiser un quart de son énergie au robinet renouvelable d’ici 2025 et d’acheter 4 000 voitures électriques pour circuler dans ses bases.
Mais l’US Army n’est pas la seule à faire des efforts. En Grande-Bretagne, l’armée affirme avoir déjà réduit en 10 ans de 10% les émissions de carbone de ses engins de guerre. Mieux, la quasi-intégralité des avions de la RAF sont prêts à voler aux biocarburants. En janvier, le ministère de la Défense a affirmé que « réduire la dépendance vis-à-vis des énergies fossiles » était une priorité. Tant mieux. Car les ardoises des armées sont lourdes. En Grande-Bretagne par exemple, le ministère de la Défense est responsable de 70% des émissions en carbone du gouvernement.
Article : FRi 3B Conseils
Documents de référence: Governement executive / The Independent / Terra Eco / Le Télégramme / 3B Conseils
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jeudi 14 mai 2009
Enquête du PNUE dans la bande de Gaza
NAIROBI (Kenya) – 15/5/2009 – 3B Conseils - La branche « gestion post-conflit et désastre » du PNUE devrait bientôt déployer une équipe de huits experts dans la bande de Gaza afin d’évaluer l’impact environnemental de l’attaque israélienne (décembre2008-janvier 2009). Ils évalueront les risques liés à la destruction des infrastructures, la gestion des eaux usées et des déchets dangereux, l’état de la côte et de l’environnement marin….La mission de dix jours est programmée pour la mi-mai, et les résultats devraient être disponibles début juin. Un rapport et des recommandations devraient suivre en juillet.
Le PNUE a créé la branche «gestion post-conflit et désastre», dès 1999, afin d’étudier d’un point de vue environnemental l’après-conflit dans les Balkans.
English Summary :
UNEP‘s Post Conflict and Disaster Management Branch will deploy a team of up to eight experts to the Gaza Strip to assess the environmental impact of the December 2008–January 2009 invasion by Israel. The focus will be infrastructure and contamination risks assessment, wastewater and hazardous wastes management, state of coastal and marine environment examination, and institutional and economic evaluation. The ten-day mission is scheduled for mid-May, with results expected by early June, followed by a report and recommendations in July.
Article : SLG 3B Conseils
Documents de référence : AEPI / PNUE / 3B Conseils
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Le démantèlement "propre" du Lucifer

Cherbourg (France) – 14/5/2009 – 3B Conseils – Après le démantèlement du Lucifer échoué à Querqueville, la plage sera entièrement remise en état à l’issue du chantier. En effet, une digue a été construite autour de l’ex-frégate dans le but d’assécher l’emplacement et d’assurer le démantèlement dans les meilleures conditions environnementales. Yann Bizien, porte-parole de la préfecture maritime Manche Mer du Nord, rappelle la détermination du ministère de la Défense de mener à terme ce chantier et « d’aboutir à l'élimination totale et propre du navire. Diverses options industrielles ont été proposées à la Direction des travaux maritimes, à des prix très différents. Le projet retenu était l'unique solution industrielle qui permettait de garantir dans les meilleures conditions, la maîtrise et l'aboutissement du processus, le respect des normes sociales et sanitaires, la protection des travailleurs, la limitation des nuisances pour les riverains, la traçabilité de tous les déchets présents sur le navire, la valorisation et le recyclage de certains matériaux et la préservation de l'environnement. »
C’est la problématique de l’amiante qui avait retardé le démantèlement de l’ex-frégate.
Le 10 novembre 2008, 3B Conseils publiait un article dans lequel il faisait état d’un retard de 4 mois pour les travaux de démantèlement du Lucifer. Ce chantier, dont le contrat de 3,3 millions d’euros a été remporté par Endel et Sita France, deux filiales du groupe Suez, sera piloté par ACE, une société commune constituée par Endel et les Constructions Mécaniques de Normandie (CMN). L’évaluation de la quantité de produits amiantés a été réalisée par le bureau Tecnitas.
Article : FRi 3B Conseils
Documents de référence : Ouest France / Marine nationale / 3B Conseils
Photo : Ouest France Saint-Lô– Le Lucifer
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mardi 12 mai 2009
Le plan de destruction des armes chimiques s’accélère

WASHINGTON (Etats-Unis) - 12/5/2009 – 3B Conseils - Le Pentagone prévoit d’accélérer de plus de 3 ans, la destruction de ses armes chimiques vieillissantes avec un budget d’1,2 milliard de dollars pour l’accélération de la construction de 2 nouvelles usines.
Cette proposition représente 60% d’augmentation de la dépense prévue jusqu’en 2015 pour construire l’usine de dépôts chimiques Pueblo dans le Colorado et l’usine Blue Grass dans le Kentucky, pour un total de plus de 3,2 milliards de dollars, d’après les documents obtenus par USA Today. Ces sites seront les derniers pour éliminer leurs réserves et les seules à utiliser la neutralisation chimique au lieu de l’incinération.
Malgré cette accélération, le Pentagone ne s’attend pas à éliminer toutes ses armes chimiques avant 2021, alors que la convention internationale sur les armes chimiques fixait cette date en 2012. Jusqu’à présent, l’armée a détruit 60% de ses réserves, incluant le gaz moutarde produit avant 1969.
Les responsables refusent de commenter le budget car rien n’est encore publié. Ils ont confirmé que grâce à l’augmentation des dépenses, le délai était avancé.
Les armes « doivent être détruites pour 2 raisons : elles sont une menace potentielle si elles tombent dans de mauvaises mains et…pour réduire le risque d’une fuite accidentelle pour les populations locales et les travailleurs » Jean Reed, responsable du programme.
Ce nouveau plan pour 2010 prévoit une augmentation, pour les usines de Pueblo et de Blue Grass, de 29% à 550 millions de dollars.
La question budgétaire des prochaines années sera discutée, selon Craig Williams, le responsable du groupe de travail sur les armes chimiques et porte parole des populations vivant près des stocks. La disposition a été ralentie auparavant quand les fonds prévus n’ont pas été alloués, il a ajouté, et une telle incohérence « n’est ni raisonnable ni appropriée »
La Russie, qui a le plus grand arsenal d’armes chimiques au monde a aussi rencontré des problèmes de financement. Elle a seulement détruit 30% de ses 44 000 tonnes d’armes chimiques. (Article 3B Conseils du 3/12/2008)
Le sénateur Mitch McConnell, représentant du Kentucky, est séduit par le nouveau plan budgétaire. « Quand ces avances seront mises en œuvre, on pourra gagner du temps sur le calendrier initial»
Article : FRi 3B Conseils
Source : USA Today / 3B Conseils
Photo : Organisation for the Prohibition of Chemical Weapons
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lundi 11 mai 2009
Nouvelle-Calédonie : Exercice multinational de déminage

Nouvelle-Calédonie (France) - 11/05/2009 – 3B Conseils - En novembre prochain, des militaires français, américains, kiwis et australiens vont plonger dans le lagon calédonien. Pour un barbotage d’un genre spécial : dégager quelques mines datant de la Seconde Guerre mondiale et reposant aux abords des voies maritimes.
Déplacer une mine de 400 kg, d’un mètre de diamètre et contenant quelque 200 kg d’explosif pour la débarrasser du fond du lagon ? L’opération, en plus d’être coûteuse, est délicate à mener. En Nouvelle-Calédonie, elle apparaît pourtant nécessaire, eu égard à la quantité de ces petits paquets d’explosif (environ 1 600) qui parsèment le fond du lagon. En novembre prochain, la Marine nationale doit ainsi mener une opération intitulée « Lagoon Minex », en coopération avec ses homologues américains, australiens et néo-zélandais. Un petit pas de plus pour débarrasser le lagon de ces spécimens fort peu endémiques.
Petit retour en arrière. Pendant la guerre du Pacifique, les GI’s avaient fait du Caillou leur quartier général où ils avaient notamment basé une partie de leur flotte. Raison pour laquelle ils avaient truffé le lagon de quelque 2 000 mines. A la fin de la guerre et avant leur départ de Nouméa, les Américains avaient en partie effacé leurs traces en précipitant par le fond leurs mines. Depuis ce temps, elles n’ont pas vraiment troublé la quiétude du lagon mais plutôt fourni un socle au corail.
Les voies maritimes ont déjà été débarrassées d’une partie de ces 1 600 mines. La dépollution totale du lagon semble en revanche illusoire.
Selon les forces armées de Nouvelle-Calédonie (Fanc), le degré de dangerosité de ces mines, est « modeste mais pas nul ». C’est pour cette raison que régulièrement, depuis les années cinquante, des campagnes de dépollution sont menées par la Marine, indiquent les Fanc. Les plus récentes remontent à 2002 et 2004. « En 2002, un groupe de plongeurs démineurs de l’Atlantique a effectué une mission qui a révélé la présence de plusieurs centaines de mines, indique l’état-major des Fanc. Ces spécialistes ont recommandé de déblayer les principaux axes de navigation. » Deux ans plus tard, à la demande du haussariat, une nouvelle mission a permis de transférer à l’extérieur du lagon des mines situées dans le secteur des passes de Dumbéa et Boulari. Ces deux voies ont été déblayées sur une centaine de mètres de largeur.
En 2008, depuis la publication d’un rapport effectué par une société métropolitaine spécialisée dans l’étude et les expertises sous-marines, le sujet a trouvé oreille auprès des spécialistes locaux de travaux sous-marins, même si en Nouvelle-Calédonie, ce genre de chantier demeure une compétence de l’Etat. Il a aussi été relayé par le député Pierre Frogier, qui a adressé une question écrite au gouvernement en janvier dernier. Dans sa réponse, le ministère de la Défense confirme ainsi la tenue prochaine de cet « exercice multinational de déminage ». Son déroulement reste encore à détailler précisément.
Article : FRi 3B Conseils
Documents de référence : Les Nouvelles calédoniennes / Forces armées de Nouvelle-Calédonie (Fanc) / 3B Conseils
Photo : Le lagon de Nouméa en Nouvelle-Calédonie, inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco.
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jeudi 7 mai 2009
Prévention et lutte contre les pollutions marines par hydrocarbures
Marseille (France) – 07/05/2009 – 3B Conseils - Dans le cadre du colloque international Interspill 2009 qui se déroule au parc Chanot (Marseille) du 12 au 15 mai 2009, le bataillon des marins-pompiers de Marseille assure, le lundi 11 mai, une présentation dynamique de matériel de lutte contre la dépollution sur la plage du Petit Roucas (Marseille 8ème arrondissement). Cette présentation dynamique par le BMPM sera effectuée conjointement à d’autres démonstrations coordonnées par le SYCOPOL. Interspill Limited est une organisation internationale non gouvernementale pilotée par les industries de lutte antipollution par hydrocarbures (matériels et prestataires de services dont le SYCOPOL français), par l’industrie du pétrole (IPIECA) et par l’union européenne à travers l’EMSA (agence européenne pour la sécurité maritime).
L’industrie de la lutte antipollution dispose aujourd’hui de meilleurs moyens de prévention et d’intervention et s’adresse à des marchés européens et mondiaux plus vastes. La conférence & exposition internationale Interspill 2009 est la manifestation dédiée à ce secteur et lui offre un lieu privilégié pour faire connaître ses avancées et ses messages. Sur le thème ‘Travailler ensemble’, Interspill accueille l’Organisation Maritime Internationale (OMI), qui tiendra à l’occasion son quatrième Forum R&D sur le thème des substances nocives et potentiellement dangereuses (SNPD/HNS) en mer.
Interspill 2009 fait partie d’une série d’événements triennaux. L’International Oil Spill Conference aux Etats-Unis, la conférence Spillcon en Australie et Interspill en Europe se relaient tous les ans afin de garantir qu ’un SEUL événement international majeur se déroule chaque année sur le thème de la lutte antipollution.
En savoir plus :
Interspill 2009 : http://www.interspill.com/FR/index_fr.htm
Article : FRi 3B Conseils
Documents de référence: le portail des sous-marins / Interspill / 3B Conseils
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mercredi 6 mai 2009
Nettoyeur de l'espace, un métier d'avenir

États-Unis - 06/05/2009 – 3B Conseils - Abandon d'un satellite, destruction de celui-ci, maladresse de l'astronaute qui laisse son sac d'outils sombrer dans l'infini... autant d'activités qui laissent des traces et font des orbites terrestres de véritables décharges, dont les ordures voyagent à vitesse orbitale et deviennent redoutables pour toute entreprise humaine conduite dans l'espace. Les plus récents évènements, le test antisatellite Chinois en 2007 et la collision entre Iridium et un satellite-débris Russe Cosmos 2251 sont à l'origine de 40% du nombre total actuel de ces objets.
D'ailleurs, l'affaire Iridium met à mal le secteur spatial américain : comment aujourd'hui se réclamer d'une Space Situational Awareness, d'une information totale de ce qui se passe dans l'espace, quand l'un de ses satellites vient d'être percuté par un autre ? Il semble qu'il s'agisse là d'un état de fait qui a alarmé l'US Air Force, puisque celle-ci a décidé de se détourner des capteurs qu'elle utilisait jusqu'à maintenant pour se pencher sur les techniques utilisées par les opérateurs privés afin de contrôler leurs satellites. Grâce à leur spécialisation, ils ont en effet accès à plus de données en la matière que les polyvalents militaires. Le partenariat est par ailleurs bilatéral : ainsi, l'Air Force transmet-elle gratuitement aux entreprises intéressées les savoir-faire qu'elle a développé afin d'éviter les collisions en orbite.
La science est elle aussi sollicitée : des discussions ont été engagées pour étudier l'éventuelle adéquation des immenses radiotélescopes du programme, qui pourraient êtres utilisés afin de localiser, d'identifier et de discriminer les satellites en activité des débris dans la foultitude des objets spatiaux. Une nouvelle ère de la Space Situationnal Awareness s'ouvre donc, qui ne demande pas uniquement d'observer les satellites du monde entier, les Américains cherchent dorénavant à identifier en détail le rôle de chaque engin.
Mais d'autres réflexions émergent quant à l'association de l'industrie privée au nettoyage de l'espace : pour les savants de l'Applied Physics Laboratory, si c'est bien la science qui doit donner l'impulsion, c'est aux entreprises et aux gouvernements de nettoyer effectivement l'espace. Pour eux, bientôt les orbites seront inutilisables si aucune mesure concrète n'est prise; c'est pourquoi, selon leurs estimations, dans 10 à 20 ans le besoin d'un éboueur spatial sera si pressant que la prochaine ère spatiale ne sera pas celle de la Space Situationnal Awareness, mais plutôt celle du nettoyage de l'espace, un programme d'envergure qui pourrait solliciter l'essentiel des missions à venir.
En savoir plus :
Fernand ALBY - Responsable des débris spatiaux, CNES, Armel KERREST - Vice-président du centre européen de droit spatial (ECSL)
Article : FRi 3B Conseils.
Documents de référence : Bulletins électroniques / Ambassade de France, USA / Space News / APL scientists contemplating plan for cleaning up space debris / 3B Conseils
Photo : ESA, European Space Agency
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mardi 5 mai 2009
Reconversion des vieux sous-marins nucléaires en usine à fabriquer de l'hydrogène.
05/05/2009 - 3B Conseils - Adrian F, un ingénieur retraité de chez Apollo a une vision très particulière de l'avenir: des anciens sous-marins nucléaires pourraient être utilisés pour produire de l'hydrogène avec de l'eau de mer.Ces sous-marins pourraient être très nombreux et stationneraient loin des zones dangereuses venant au rivage seulement pour se ravitailler en essence et pour livrer l'hydrogène.
Selon Adrian, "le développement et le test de la pile à hydrogène pour les moteurs électriques au sein du programme Apollo, ont fait partie de ma formation.
Aujourd'hui, trente ans plus tard, GM et d'autres constructeurs de voitures ont dépensé des millions et ont développé des voitures à hydrogène produisant leur énergie à partir de pile à hydrogène raffiné. Le seul sous-produit de ces voitures vertes est l'eau...
Le défi est de ne plus construire de voitures émettant de gaz carbonique. Pour cela, nous avons besoin d'une grande quantité d'hydrogène avec une production et une distribution de sous-produit pauvre en émission de CO2. Mon idée est que notre gouvernement développe une "Flotte d'Energie" composée de centrales nucléaires embarquées sur des navires (que la Russie utilise) qui voyageraient à travers le monde en produisant de l'hydrogène. Nous pourrions vendre de l'énergie et des voitures à hydrogène sur les marchés étrangers plutôt que de leur acheter comme nous le faisons en ce moment. ( L'Allemagne utilise aujourd'hui l'énergie éolienne à bord des bateaux pour produire de l'hydrogène)
"De mon point de vue, l'hydrogène est produit à partir de l'eau de mer utilisant les plus modernes réacteurs nucléaires à haute température (tels que les construit la Chine) refroidi par l'eau de mer. La production embarquée est faite loin des contres de population et des centres économiques sensibles. Le gouvernement a une importante réserve de matériel nucléaire datant de la fin de la guerre froide qui peut être converti à l'hydrogène. Les déchets nucléaires peuvent êtres recyclés et/ou déposés dans un endroit sûr de l'Océan arctique comme la Russie le fait depuis des années sans problème. Grâce à une énergie propre, l'hydrogène peut être liquéfié pour un stockage et une distribution efficaces.
"Cette nouveauté technologique nucléaire peut produire de l'énergie pour les voitures avec un coût proche de celui de l'essence ($1.50 / kg). Cette nouvelle méthode pourrait permettre des coûts de production et de distribution proche de celui de l'essence en dessous de 3 dollars, équivalent gallon. "Pensez à toutes les personnes que nous pourrions faire travailler à la construction de cette flotte de bateaux énergie et des voitures à hydrogène. Le retour sur investissement viendrait du commerce extérieur. La vente de réserves du gouvernement, c’est-à-dire les bons du trésor, les obligations de guerre, les obligations d'énergie, etc, comme nous l'avons fait pendant la seconde guerre mondiale, peut nous aider à financer ce programme.
“Souvenez vous du programme des Liberty Ship, les Etats-Unis ont construit près de 2700 bateaux en 4 ans pour supporter l’effort de guerre. Imaginez une flotte de plus de 2000 centrales électriques nucléaires ( Flotte d’Energie Américaine) naviguant sur les mers du monde.
“Aujourd’hui nous avons une guerre encore plus importante à gagner, il ne s’agit pas de sauver notre liberté mais de sauver notre planète et notre économie. Même avec tous les projets que Roosevelt a mis en chantier pour nous sortir de la dépression, il a fallu l’effort de guerre après la seconde guerre mondiale pour faire renaître la prospérité dans notre pays. C’est le type d’effort dont nous avons besoin aujourd’hui. A part sauver et replanter la forêt vierge, pouvons nous penser à un effort plus grand qui peut faire une réelle différence dans le sauvetage de notre planète.
“Aujourd’hui, il y a ceux qui ne veulent pas voir l’énergie nucléaire triompher à n’importe quel prix. Ils pensent que les bateaux peuvent utiliser le vent ou l’énergie solaire pour produire de l’hydrogène à la place de l’énergie nucléaire. Mais l’important est de donner quelques éléments d’études pour avoir de grands bateaux sur l’océan qui ne créent pas seulement de l’hydrogène mais aussi qui le livrent là ou il est nécessaire. Cette réflexion est à prendre en compte si les voitures à hydrogène et l’économie de l’hydrogène se développent.
Article: FR 3B Conseils
Documents de référence: http://www.hydrogencarsnow.com/blog2/index.php/hydrogen-production/apollo-futurist-envisions-nuclear-ships-creating-hydrogen/
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