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DEFENSE et ENVIRONNEMENT : une nouvelle manière de penser

vendredi 17 juillet 2009

Le débat sur la propulsion nucléaire des futurs sous-marins est relancé en Australie


Australie - 17/7/2009 - 3B Conseils - Un lobby influent indique que les 12 sous-marins que l’Australie prévoit de construire devrait être à propulsion nucléaire pour leur donner l’autonomie et la vitesse nécessaires pour mener des patrouilles prolongées, loin dans l’Asie du Nord. La Navy League explique que le rejet de la propulsion nucléaire dans le récent Livre Blanc sur la Défense a été "hâtif et inconsidéré" et "une décision absurde lorsqu’on se souvient que nous sommes l’un des plus gros exportateurs d’uranium".
Quatre nations qui opèrent dans les océans Indien et Pacifique — la Russie, la Chine, l’Inde et les Etats-Unis —, disposent de sous-marins nucléaire, indique la ligue dans la dernière édition de sa publication The Navy. "Si l’Australie veut maintenir son avance technologique, elle aussi devrait choisir la propulsion nucléaire," indique-t-elle.
La ligue, à laquelle adhèrent de nombreux officiers supérieurs, a demandé au gouvernement australien de revenir sur sa décision que les sous-marins seraient à propulsion classique.
Elle explique que les sous-marins nucléaires sont plus rapides et ont une autonomie très supérieure aux sous-marins classiques, et que l’Australie, en particulier, a besoin de cette autonomie si elle veut envoyer ses sous-marins aussi loin que la mer de Chine du Nord.
Interrogé si une évolution était probable, un porte-parole du ministère australien de la défense a renvoyé The Age au livre blanc et précisé que rien n’avait changé. Ce document indiquait que "le gouvernement s’est prononcé contre la propulsion nucléaire pour ces sous-marins". Des spécialistes de la défense ont indiqué à The Age que, sans une industrie nucléaire en Australie, construire et mettre en oeuvre des sous-marins nucléaires serait extrêmement difficile. Andrew Davies, de l’Australian Strategic Policy Institute, a indiqué que l’Australie n’avait ni la volonté politique ni les capacités techniques de construire un sous-marin nucléaire dans un avenir prévisible. "Compte-tenu des défis que constitue le développement des futurs sous-marins, nous ne devrions pas gaspiller de l’argent et de l’énergie pour concrétiser cette idée," explique le Dr Davies.

La ligue explique que le gouvernement voulait un nouveau sous-marin qui puisse naviguer sur de très longues distances en secret, et qu’un sous-marin nucléaire pourrait le faire plus efficacement qu’un classique.
Elle souligne que la Chine construit ses propres sous-marins nucléaires lanceurs d’engins et d’attaque utilisés pour détruire bâtiments de surface et sous-marins.
Le contre-amiral Andrew Robertson (en retraite) a déclaré que les sous-marins nucléaires avaient une autonomie illimitée et qu’ils pouvaient naviguer tant que leurs équipages pouvaient les mettre en œuvre.
"Ils peuvent faire le tour du monde en plongée et à grande vitesse," a-t-il précisé.
Il a déclaré que le manque de soutien d’une industrie civile n’était pas insurmontable. Il a ajouté que des techniciens expérimentés seraient nécessaires dans la marine et les industries de soutien, mais que les derniers sous-marins nucléaires n’avaient pas besoin de rechargement de leur réacteur, et que cela réduisait le besoin de soutien dont ils avaient besoin.

Commentaire :
S’il est indéniable que la propulsion nucléaire apporte un gain majeur en matière de vitesse et d’endurance pour les sous-marins, elle nécessite toutefois des bases technologiques, techniques et industrielles importantes. De plus, les coûts d’acquisition et de fonctionnement de la propulsion nucléaire sont nettement supérieurs à une propulsion classique. Enfin, il est à noter que de nouvelles propulsions classiques, du type « anaérobie », permettent de réduire le différentiel entre les propulsions classiques et nucléaires, tout en étant nettement moins onéreuse.


English Summary:
An influential defence lobby group says Australia's 12 new submarines should be nuclear powered to give them the range and speed to carry out extended patrols far away off North Asia.
The Navy League says the rejection of nuclear propulsion for the submarines in the recent defence white paper was "hasty and unconsidered" and "an absurd decision when one remembers we are one of the largest exporters of uranium".
Four nations that operate in the Indian and Pacific oceans, Russia, China, India and the United States, operate nuclear submarines, says the league in the latest edition of its publication The Navy. "If Australia is to maintain its technological edge it too should opt for nuclear propulsion," it says.
The league, which includes many retired senior officers, has urged the Federal Government to reverse the decision that the submarines would be conventionally powered.
It says nuclear submarines are much faster and have very much longer range than conventional boats, and Australia, in particular, needs that range if it is to send submarines far into the North China Sea.
Asked yesterday if a rethink was likely, a Defence spokesman referred The Age to the white paper and said nothing had changed. That document said that "the Government has ruled out nuclear propulsion for these submarines".
Defence specialists told The Age that without a nuclear industry in Australia, building and running nuclear submarines would be extremely difficult.

Article : FRi 3B Conseils - RL
Source : Le portail des sous-marins / theage.com / 3B Conseils
Photo : sous-marins de classe Collins - mer et marine

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jeudi 16 juillet 2009

Un contrat d'étude pour un 2ème porte-avions nucléaire


France - 16/7/2009 - 3B Conseils - La Délégation Générale de l'Armement doit notifier tout prochainement un contrat d'étude sur le second porte-avions destiné à la Marine nationale. Ce contrat, qui devrait normalement être signé ce mois-ci, portera notamment sur l'étude d'un porte-avions à propulsion nucléaire. STX France et DCNS devront déterminer la pertinence d'adopter une propulsion nucléaire, à l'image de ce qui a été fait pour le Charles de Gaulle, face à une option « classique », telle qu'envisagée suite à l'accord de coopération signé en 2006 avec la Grande-Bretagne. Le projet franco-britannique étant « tombé à l'eau », Londres commandant ses deux porte-avions à l'été 2008 et Paris repoussant à 2011/2012 sa décision, le projet PA2 est remis à plat. Le choix d'une propulsion classique avait, avant tout, été dicté par la volonté de la France de réaliser le nouveau navire en coopération avec les Anglais. Ce choix, très politique et placé sous le signe de l'Europe de la Défense, était critiqué en coulisses, certains spécialistes estimant qu'il serait difficile pour la marine d'aligner deux porte-avions très différents. Cela pose, notamment, des problèmes en matière d'équipages. Les « pro-nucléaire » font également valoir que l'atome offre au bâtiment une souplesse et une endurance sans commune mesure avec la propulsion classique. Sur le plan politique enfin, c'est aussi une manière de montrer que la France est, avec les Etats-Unis, le seul pays à maîtriser la construction et la mise en oeuvre d'un tel outil.
Et il ne s'agit apparemment pas d'un syndrome franco-français. « Si la France choisi un porte-avions nucléaire, elle aura un poids. Si elle opte pour un navire classique, elle sera perçue comme étant au même niveau que des marines secondaires, comme l'Italie ou l'Espagne », explique un officier américain.
L'intérêt politique et opérationnel du porte-avions nucléaire parait assez évident. Mais le projet ne peut s'affranchir des contraintes budgétaires. Or, un porte-avions à propulsion classique est considéré comme plus économique, sur l'ensemble de son cycle de vie. Seule une progression très forte du coût du pétrole rendrait l'option nucléaire plus rentable. Si un tel niveau était atteint, cela signifierait qu'il faudrait aussi trouver une solution pour l'ensemble des plateformes non-nucléaires, c'est-à-dire l'essentiel des navires.
Dans les prochains mois, les ingénieurs vont plancher sur les différentes problématiques techniques et financières du projet. L'objectif est de fournir au pouvoir politique tous les éléments d'appréciation qui conduiront à la décision de construire, ou non, un second porte-avions. Et, si c'est le cas, de choisir le mode de propulsion.
En juin 2008, Nicolas Sarkozy avait renvoyé à 2011/2012 cette décision. Cette demande est, d'ailleurs, également formulée pour le quatrième bâtiment de projection et de commandement. Notifié en avril dernier, le BPC n°3 sera achevé en 2011 par Saint-Nazaire.

Article : FRi 3B Conseils
Source : Mer et Marine / RL - 3B Conseils
Photo : Le porte-avions nucléaire Charles de Gaulle - crédits : JEAN-LOUIS VENNE

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mercredi 15 juillet 2009

Les armées en renfort contre les feux de forêt dans le sud de la France


France - 15/7/2009 - 3B Conseils - Les armées vont déployer des renforts pour faire face à l'aggravation des conditions climatiques en période estivale et aux menaces d'incendies dans le sud de la France, a indiqué l'Etat-major interarmées.
Ces renforts, constitués de 300 hommes, 140 véhicules et 3 hélicoptères, seront engagés pendant trois mois dans 15 départements de l'arc méditerranéen.
Ils interviendront en Provence-Alpes-Côte d'Azur, en Languedoc-Roussillon, en Corse et dans les départements de la Drôme et de l'Ardèche, dans le cadre du plan Héphaïstos (du nom du dieu Grec du feu) signé entre les ministères de la Défense et de l'Intérieur.
Ces renforts, issus des trois armées -Terre, Air et Mer- agiront aux côtés des forces de la protection civile dans la lutte contre les incendies, la protection et l'évacuation des personnes menacées.
L'été 2008 a été calme dans la zone méditerranéenne avec 3.500 hectares détruits par les incendies contre 5.700 hectares détruits en 2007 et 73.000 hectares pour l'été catastrophique de 2003, précise l'Etat-major interarmées.

Le préfet des Bouches-du-Rhône Michel Sappin avait indiqué lors d'un point presse que les risques d'incendies étaient importants cette année du fait de la présence accrue de végétation en raison des précipitations qui se sont abattues sur la région.

Article : FRi 3B Conseils
Source : AFP / www.lematin.ch / Ministère de la Défense / 3B Conseils
Photo : Ministère de la Défense

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mardi 14 juillet 2009

Comment les plantes s'adaptent-elles à la radioactivité ?


Slovaquie - 14/7/2009 - 3B Conseils - Un laboratoire slovaque a étudié la façon dont s'adaptent les plantes lorsqu'elles sont situées dans un milieu radioactif. Les conclusions de leur recherche (faite dans la région de Tchernobyl) ont été publiées par de nombreux médias étrangers, renommés et spécialisés. Selon eux, les connaissances qu'on a acquises seront utiles lors d'une potentielle plantation des végétaux dans l'univers. "Le jour où les gens voudront aller sur Mars, ils seront bien obligés d'y cultiver des plantes. Mars a une atmosphère peu épaisse ; c'est la raison pour laquelle le niveau de radiation provenant du cosmos y est élevé. Les plantes vont devoir être résistantes : tel était notre sujet," a dit le responsable de l'équipe de recherche, Martin Hajduch de l'Institut de génétique et de biotechnologies des plantes de SAV (L'Académie des Sciences de Slovaquie) à Nitra.

Cette recherche a également prouvé que si jamais les gens étaient obligés de se nourrir de fruits contaminés après une éventuelle catastrophe nucléaire, il ne leur arriverait rien. Les savants ont créé deux champs dans la région de Tchernobyl : l'un à 5 km et l'autre a 100 km de la centrale nucléaire. Ils y ont planté du soja et du lin, dans le but d'observer la plantation jusqu'à sa 4ème génération. Ils ont découvert que les protéines s'y accumulaient de façon différente : ainsi, ils ont proposé un modèle de travail pour examiner l'adaptation de ces plantes aux conditions d'un milieu radioactif. Les plantes absorbent à peu près 10% de la radioactivité contenue dans la terre. "Ce qui est très intéressant c'est que les graines n'étaient plus radioactives. La plante a un mécanisme de protection à l'aide duquel elle protège ses futures générations," a constaté Hajduch. Il s'agit d'une première recherche qui révèle l'essence moléculaire de l'intérieur des cellules des plantes lors du processus d'adaptation.

Les résultats de cette recherche ont été publiés par le magazine de l'entreprise chimique américaine, Journal of Proteome Research. Celle-ci l'a ajouté à son "press pack" qu'elle envoie à peu près à 2000 journalistes dans le monde entier. Par la suite, de nombreux médias américains se sont intéressés à l'équipe de Hajduch : parmi elles, on peut mentionner Discovery Channel, et les magazines New Scientist, Science et Wired Science, mais aussi des médias Japonais ou Israëliens.
Le partenaire de ce projet, Namika Rashyd de l'Institut de biologie des cellules et de l'ingénierie génétique de l'Académie des Sciences Ukrainienne ; les frais sont pris en charge par un programme-cadre de l'Union européenne. Le projet a débuté en 2001 et va durer jusqu'en 2007.

Article : FRi 3B Conseils
Source : Bulletins électroniques / www.24hod.sk/ / 3B Conseils
Photo : www.24hod.sk

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lundi 13 juillet 2009

Washington refuse de lier bouclier antimissile et nouveau traité START


Moscou (Russie) - 13/7/2009 - 3B Conseils - Les deux présidents américain et russe se sont montrés soucieux de relancer les relations entre les deux pays. «Un compromis raisonnable», selon les deux présidents. Barack Obama et Dmitri Medvedev ont signé un accord préalable de désarmement nucléaire contenant des objectifs chiffrés de réduction de leurs arsenaux, mettant ainsi en oeuvre le réchauffement des relations entre les deux pays. En revanche, Washington refuse de lier le déploiement de son bouclier antimissile (ABM) en Europe orientale avec la conclusion d'un nouveau traité sur la réduction des armements offensifs (START), a déclaré Philip Crowley, porte-parole du Département d'Etat. "Nous ne pensons pas que ces deux questions soient liées", a-t-il déclaré lors d'un briefing quotidien au département d'Etat.

"Nous poursuivons les négociations afin de convaincre la Russie que nos plans en Europe ne sont pas orientés contre elle, mais contre l'Iran", a-t-il poursuivi.
"Les pourparlers sur START se poursuivront, et j'espère que nous arriverons à un accord avant la fin de l'année", a-t-il indiqué

Le journal polonais Nasz Dziennik avait auparavant annoncé que suite au sommet russo-américain de Moscou, Washington aurait renoncé à déployer des éléments de l'ABM en Europe. "Les Etats-Unis examinent deux autres emplacements: à proximité immédiate de l'Iran et dans le sud de l'Europe", écrivait le quotidien.
Des négociations russo-américaines sur l'ABM auront lieu en juillet, après quoi la partie américaine prendra une décision définitive, poursuit le journal citant une "source anonyme à Washington".

Washington envisage de déployer en Europe des éléments de son bouclier antimissile pour parer à d'éventuelles attaques venant d'Iran ou de Corée du Nord. Il compte ainsi installer un radar en République tchèque et dix missiles intercepteurs en Pologne. Moscou, se sentant menacé, a exprimé à plusieurs reprises son hostilité envers ce projet malgré les tentatives américaines visant à rassurer la Russie. Le président russe Dmitri Medvedev a envisagé le déploiement de missiles Iskander à Kaliningrad, aux frontières de la Pologne.
Le nouveau président américain Barack Obama a indiqué qu'il soutiendrait le projet développé par l'administration de son prédécesseur George W. Bush s'il s'avérait "technologiquement adapté" et "financièrement supportable".
Début mars dernier, la presse américaine a rapporté que M.Obama avait envoyé une lettre secrète au président russe Dmitri Medvedev dans laquelle il se disait prêt à renoncer au déploiement de l'ABM en Europe en échange de l'aide de la Russie dans le règlement du problème nucléaire iranien.

Article : FRi 3B Conseils
Source : RIA Novosti / 3B Conseils
Photo : centretransatlantique.fr

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vendredi 10 juillet 2009

Allemagne : Sécurisation de la mine d'Asse II pour protéger de la radioactivité


Allemagne - 10/7/2009 - 3B Conseils - Dans le site de stockage de déchets radioactifs de Asse, en Basse-Saxe, s'écoulent quotidiennement, et depuis 1988, 12.000 litres d'eau saumâtre dans un bassin collecteur, en provenance des montagnes voisines. La majeure partie de cette eau est évacuée jour après jour par un ascenseur de 658 m de profondeur vers la surface. La situation demeure ainsi maîtrisable pour le moment. Cependant, pour Wolfram König, Président de l'Office fédéral pour la radioprotection et la sûreté nucléaire (BfS), elle n'est pas particulièrement rassurante. "Nous ne connaissons pas le chemin qu'emprunte l'eau, ni d'où elle provient". Ainsi, Wolfram König et ses experts ne peuvent pas estimer à quel moment le "pire" pourrait arriver. Il est donc nécessaire d'envisager un engouffrement soudain et conséquent de saumure dans la mine, ce qui constituerait un accident majeur et retentissant. Si le site de stockage de Wolfenbüttel, dans les chambres duquel sont stockés 126.000 fûts dans des conditions non adéquates, était rempli d'eau, l'environnement immédiat de la mine pourrait être fortement pollué à long terme par des nucléides radioactifs à travers la nappe phréatique, et il y aurait vraisemblablement un outrepassement de la valeur limite de radioactivité tolérée. Le Président du BfS estime que la probabilité de ce scénario catastrophe est faible, mais son Office doit s'y préparer. L'objectif premier de toutes les mesures prises pour fermer la mine est ainsi d'assurer un confinement sécurisé des déchets radioactifs vis-à-vis de la biosphère.

Depuis le début de l'année 2009, le puits d'Asse II, officiellement considéré comme un centre de recherche, et ayant servi de facto au stockage de déchets à faible et moyenne activité entre 1967 et 1978, est désormais considéré comme un centre de stockage définitif de déchets radioactifs et dépend donc du droit nucléaire, sous la responsabilité du BfS.

Le BfS a d'abord renforcé la protection contre les radiations : dosimètres et vêtements spéciaux sont désormais obligatoires lors de l'entrée dans la mine. Un inventaire intensif des contenus des fûts stockés est également réalisé. L'ancien exploitant de la mine, le Centre Helmholtz de Munich, a fourni des "inventaires contenant de grosses lacunes, qui n'étaient pas effectués systématiquement, loin de l'état qui serait exigible pour un centre de stockage définitif de déchets nucléaires", selon Wolfram König. Pour la gestion du "pire", le BfS a prévu deux paquets de mesures, annoncées par le Président du BfS le 2 juillet 2009. Le premier doit permettre de réduire la probabilité d'une inondation incontrôlée. Ainsi, les fissures situées entre les chambres de la mine et le sel instable environnant devraient être stabilisées à l'aide de béton. En même temps, en cas d'engouffrement soudain d'eau saumâtre, de gros bassins collecteurs devraient être aménagés et des pompes à haute performance installées. En cas d'échec de ces systèmes, certaines cellules devraient être remplies de béton pour empêcher que des solutions aqueuses mélangées à des déchets radioactifs se propagent dans les montagnes environnantes et ainsi dans la biosphère.

Le BfS part du principe que l'écoulement continu puisse également être contrôlé, si ce ne sont plus 12 mais 200 mètres cubes d'eau qui s'écoulent quotidiennement. "Nous souhaitons pouvoir aussi maîtriser 500 mètres cubes", selon Wolfram König, mais au dessus de ce flux "il n'y aurait plus rien à faire". Les experts préfèrent ne pas se prononcer quant à la probabilité d'occurrence du "pire". "Depuis 1995, le système est stable. Mais le fait qu'une quantité constante d'eau saumâtre pénètre dans la mine pourrait empiriquement signifier qu'il faille bientôt compter sur une irruption brutale et drastique d'eau". Wolfram König ne veut pas propager un vent de panique, mais il ne peut pas promettre une sécurité absolue. "C'est un exercice d'équilibre. Nous ne pouvons offrir aucune garantie pour le respect des seuils limites".

Les mesures ne seraient pas une décision préliminaire à la fermeture de la mine d'Asse, selon Wolfram König. Actuellement, les experts se concertent sur trois options : la récupération des déchets nucléaires ou d'une partie d'entre eux, le déplacement des fûts dans un autre site de la même mine, ou le remplissage des puits par du béton. En août devraient être effectuées des études de faisabilité, et une décision définitive devrait tomber d'ici la fin de l'année.

Article : FRi 3B Conseils
Source : Bulletins électroniques / 3B Conseils
Photo : The Federal Office for Radiation Protection

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jeudi 9 juillet 2009

Désarmement nucléaire : Obama et Medvedev signent un accord


Moscou (Russie) - 9/7/2009 - 3B Conseils - Malgré quelques points de divergences, notamment le bouclier antimissiles américain, les deux présidents se sont montrés soucieux de relancer les relations entre les deux pays. «Un compromis raisonnable», selon les deux présidents. Barack Obama et Dmitri Medvedev ont signé lundi un accord préalable de désarmement nucléaire contenant des objectifs chiffrés de réduction de leurs arsenaux, mettant ainsi en oeuvre le réchauffement des relations entre les deux pays. «Les problèmes entre les USA et la Russie sont nombreux, impressionnants, mais nous avons la volonté de les examiner de façon constructive et pragmatique», a expliqué le président russe.
«Nous devons atteindre un niveau de coopération digne du XXIe siècle», a déclaré Dmitri Medvedev, tandis que Barack Obama a de son côté estimé que ces «pourparlers sont un premier pas important dans le processus d'intensification de la coopération qui doit profiter à nos deux Etats. Si nos deux Etats gagnent, tout le monde gagnera».
Les deux présidents sont ainsi convenus d'abaisser à 1.500 (pour les USA) et à 1.675 (pour la Russie) le nombre de têtes nucléaires, contre respectivement 2.200 et 2.790 actuellement, selon le Bulletin des scientifiques.
Le mémorandum prévoit également la réduction du nombre de vecteurs nucléaires (des missiles intercontinentaux, embarqués à bord de sous-marins et de bombardiers stratégiques). La nouvelle fourchette se situera entre 500 (USA) et 1.100 (Russie) vecteurs, contre 1.600 chacun actuellement. Des réductions qui interviendront dans les sept ans suivant l'entrée en vigueur de l'accord, a précisé Washington.
Sur la base de cet accord préalable, les négociateurs russes et américains vont poursuivre leurs discussions afin d'aboutir à la conclusion d'un nouveau traité, qui doit remplacer le traité historique START-1 (signé en 1991), arrivant à échéance le 5 décembre prochain.

Washington souhaite stopper la prolifération des armes nucléaires, mais le monde n'assistera pas à leur disparition avant longtemps, a déclaré le président américain Barack Obama s'adressant aux étudiants de l'école d'économie à Moscou.
"Les Etats-Unis souhaitent endiguer la prolifération des armes nucléaires" a annoncé M. Obama se trouvant en visite officielle à Moscou.
Selon le président américain, l'Inde, le Pakistan et la Corée du Nord ont procédé à des essais nucléaires après la fin de la "guerre froide", le nombre de puissances nucléaires risquant d'augmenter au cours des deux prochaines décennies.
"C'est justement pour cette raison que les États-Unis d'Amérique ont la ferme intention de mettre un terme à la prolifération nucléaire, car nous voulons en arriver à un monde sans armes atomiques, tels sont nos engagements stipulés par le Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires. Bien que je sache que ce n'est pas pour demain, notre aspiration crée des bases juridiques et morales destinées à résoudre les problèmes de la prolifération", a indiqué le leader américain.
M.Obama a rappelé que son homologue Dmitri Medvedev et lui-même avaient fait des progrès dans la préparation d'un nouvel accord qui permettra de réduire considérablement le nombre de charges nucléaires se trouvant actuellement en possession des deux puissances.

Notons également qu'en marge du sommet du G8 qui se tient à L'Aquila (centre de l'Italie), le président russe Dmitri Medvedev et le premier ministre britannique Gordon Brown ont examiné la non-prolifération nucléaire et la situation en Corée du Nord et en Iran. "Les leaders ont passé en revue les relations bilatérales, notamment dans la sphère économie et énergétique, et ont abordé l'utilisation de sources alternatives d'énergie. MM. Medvedev et Brown ont évoqué la situation internationale, la non-prolifération, l'Iran et la Corée du Nord", a déclaré un une source au sein de la délégation russe.

Article : FRi 3B Conseils
Source : RIA Novosti / Le Figaro / 3B Conseils
Photo : Le Figaro

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mercredi 8 juillet 2009

La Russie va entourer l’Arctique de centrales nucléaires flottantes


Russie - 8/7/2009 - 3B Conseils - Comme si sauter d’un morceau de banquise à la dérive à un autre n’était pas déjà assez compliqué comme ça, l'Ours polaire devra bientôt éviter des centrales nucléaires russes flottantes.
C’est ce qui se prépare actuellement pour satisfaire aux insatiables besoins énergétiques de la Russie et du reste du monde. Dans ce contexte énergétique très tendu, la Russie travaille depuis le début des années 2000 sur le concept de centrale nucléaire flottante, pour une implantation à proximité des pôles de consommation déficitaires en énergie. Validé en novembre 2002, par le ministre russe de l’énergie atomique et de l’industrie, le projet est entré dans une phase active en 2007, pour devenir une réalité dès 2010 avec la construction d’une première unité.
Le Pôle Nord sera bientôt entouré d’un anneau de centrales nucléaires flottantes. Un prototype de 70 mégawatts, actuellement en construction au chantier naval SevMash de Severodvinsk, sera terminé dès l’an prochain.
Les spécialistes de l’environnement sont évidemment outrés par le projet, et plus qu’inquiets sur l’impact environnemental de telles stations sur une partie du globe déjà en danger. Et si les ours polaires pouvaient parler, nul doute qu’ils seraient outrés aussi. Certains s’inquiètent du fait que la Russie pourrait simplement abandonner des déchets radioactifs dans l’océan arctique, comme elle l’a déjà fait à plusieurs reprises par le passé: à ce jour, au moins 12 réacteurs nucléaires de sous-marins nucléaires russes déclassés ont été abandonnées, ainsi que plus de 5.000 containers de déchets solides et liquides. Bientôt l’aurore boréale durera 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 et elle sera hautement cancérigène.

Malgré une puissance réduite, la dissémination de ces réacteurs nucléaires sur la planète n’est pas sans soulever de questions. Alors que pour Moscou, 'Il s’agit d’un moyen sûr et sans risque de prolifération de répondre aux besoins énergétiques des zones les plus isolées, ou à l’énorme appétit des économies en pleine croissance', Evgueni Simonov, un ex-inspecteur de la sécurité nucléaire à l’époque soviétique, considère que 'Les réacteurs de ces centrales sont beaucoup plus dangereux que ceux de l’industrie atomique traditionnelle'. En effet, correspondant aux modèles utilisés sur certains brise-glace et sous-marins à propulsion nucléaire de l’ex URSS, de par leur conception ces 'petits' réacteurs sont considérés par plusieurs experts comme beaucoup plus difficiles à contrôler qu’un réacteur commercial classique, notamment en cas d’emballement de la réaction en chaîne. Alexandre Iablokov, le président du centre de politique écologique, note d’ailleurs que leur constructeur a lui-même remarqué qu’il fallait les modifier dans la perspective d’une utilisation non militaire, car 'ils ne sont pas assez sûrs pour être utilisés à proximité d’une zone peuplée'.

English Summary :
Oil and gas in the Arctic are seen as ripe for exploitation by the Russian energy industry. Russia is planning a fleet of floating and submersible nuclear power stations to exploit Arctic oil and gas reserves, causing widespread alarm among environmentalists.
A prototype floating nuclear power station being constructed at the SevMash shipyard in Severodvinsk is due to be completed next year. Agreement to build a further four was reached between the Russian state nuclear corporation, Rosatom, and the northern Siberian republic of Yakutiya in February.
The 70-megawatt plants, each of which would consist of two reactors on board giant steel platforms, would provide power to Gazprom, the oil firm which is also Russia's biggest company. It would allow Gazprom to power drills needed to exploit some of the remotest oil and gas fields in the world in the Barents and Kara seas. The self-propelled vessels would store their own waste and fuel and would need to be serviced only once every 12 to 14 years.
Environmentalists also fear that if additional radioactive waste is produced, it will be dumped into the sea. Russia has a long record of polluting the Arctic with radioactive waste. Countries including Britain have had to offer Russia billions of dollars to decommission more than 160 nuclear submarines, but at least 12 nuclear reactors are known to have been dumped, along with more than 5,000 containers of solid and liquid nuclear waste, on the northern coast and on the island of Novaya Zemlya.

Article : FRi 3B Conseils
Source : The Guardian / Gizmodo / univers-nature / 3B Conseils
Photo : The Guardian

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lundi 6 juillet 2009

Ottawa se bat pour rester la superpuissance de l'Arctique


Ottawa (Canada) - 7/7/2009 - 3B Conseils - Un siècle après la conquête du capitaine Bernier, la flotte canadienne se déploie dans les eaux du Grand Nord pour faire pièce aux ambitions russes, américaines et danoises. Le 1er juillet 1909, l'explorateur canadien Joseph-Elzear Bernier prit possession de l'Arctique au nom du Canada, dans l'indifférence générale. Un siècle plus tard, Ottawa multiplie les gestes pour convaincre le monde que le Grand Nord et ses immenses richesses lui appartiennent.
«Le héros des mers glacées», a titré mardi en une le quotidien montréalais Le Devoir en hommage au capitaine Bernier. Il y a un siècle, ce navigateur québécois avait mené des expéditions dans le Grand Nord vers l'île Melville. Il déposa une plaque commémorative pour attester de la «prise de possession de l'archipel arctique pour le dominion du Canada». L'aventurier est ensuite tombé dans l'oubli. Ce n'est que depuis le début des années 2000 qu'Ottawa s'intéresse à l'Arctique. Le 1er juillet, jour de la fête nationale canadienne, le ministre des Affaires étrangères, Lawrence Cannon, a rendu hommage à l'explorateur. «40 % de notre territoire sont dans l'Arctique (…) Nous n'avons jamais réalisé que nous étions une superpuissance de l'Arctique», a-t-il déclaré au National Post.
La marine canadienne multipliera cet été les patrouilles dans le Grand Nord. Un convoi de sept navires, menés par le brise-glace Terry Fox, doit quitter Terre-Neuve ces jours-ci pour le pôle Nord. Dans ces eaux glacées, Ottawa doit gérer des conflits territoriaux sur trois fronts : avec la Russie, les États-Unis et le Danemark.
Jaloux des richesses pétrolières et gazières du Grand Nord, les Russes ont intensifié ces derniers temps les incursions militaires et scientifiques dans l'Arctique. Le PDG de Gazprom, Alexeï Miller, a déclaré au début juin : «Le savoir-faire de Gazprom nous permet de mener à bien des projets d'envergure dans cette région. Nous pouvons y exploiter des gisements.»
La course aux matières premières est un danger pour la région du Grand Nord. les Russes ne sont pas les seuls adversaires des Canadiens. Washington s'oppose à Ottawa pour le contrôle du pétrole dans la mer de Beaufort. Après plusieurs rodomontades, Canadiens et Danois discutent désormais à l'ONU de la frontière entre le Groenland et le Canada. Le chef de la marine canadienne, le vice-amiral Dean McFadden, a annoncé, lors de sa prise de fonction le 21 juin, que la marine se doterait d'une flotte de nouveaux brise-glace, jusqu'ici réservés à la garde côtière. Malgré la promesse gouvernementale de construire de nouveaux navires, la marine canadienne, contrairement à la marine russe, ne dispose d'aucun brise-glace nucléaire pouvant se rendre en Arctique par tout temps.
Professeur de droit international de l'University of British Columbia de Vancouver, Michael Byers dresse un constat plus sévère. Il explique : «Le contrôle du passage du Nord-Ouest ne s'est pas amélioré. La fonte accélérée des glaces permet à des douzaines de navires de traverser le passage chaque été. (…) Si le Canada n'intercepte pas ces bateaux, cela risque de créer un précédent.»
En marge des missions sécuritaires, le gouvernement de Stephen Harper s'intéresse désormais aux projets scientifiques. Le 11 juin, la loi sur la prévention de la pollution des eaux arctiques a unilatéralement étendu la limite des eaux arctiques canadiennes de 100 milles à 200 milles. La récente publication du premier atlas géologique de l'Arctique montre les prétentions canadiennes sur la zone. Parallèlement, Ottawa encourage le développement du Nunavut, le Grand Nord inuit.
Michael Byers conclut : «Le Canada doit mettre en place avec les autres pays des règles pour protéger l'environnement, empêcher le trafic de drogue et résoudre les différends sur les frontières maritimes (…). Une situation anarchique n'est dans l'intérêt de personne.»

Article : FRi 3B Conseils
Source : Le Figaro / RL - 3B Conseils
Photo : Le Figaro

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Les installations militaires françaises de production de matières fissiles en voie de démantèlement


France - 6/7/2009 - 3B Conseils - Pour la première fois depuis le lancement du programme nucléaire militaire français, en 1958, la presse a pénétré dans les usines de production de matières fissiles de Pierrelatte et de Marcoule (Gard), vendredi 3 juillet. Leurs portes se sont ouvertes sur des hangars presque vides : les installations militaires sont en voie de démantèlement.

Cette opération de communication fait partie de ces "actes concrets" par lesquels Paris entend, selon l'Elysée, "témoigner de son engagement au service du désarmement" et "marquer sa volonté de transparence". Pour Antoine Beaussant, membre de l'état-major particulier de Nicolas Sarkozy, "c'est la première fois qu'un Etat doté d'armes nucléaires consent à un tel geste".
L'initiative avait été annoncée par M. Sarkozy le 21 mars 2008 à Cherbourg, dans un discours sur la politique de défense. Dans le cadre de la dissuasion - qui reste "la garantie ultime" -, la France "a aujourd'hui un bilan exemplaire, et unique au monde, en matière de désarmement nucléaire", avait-il affirmé. Il avait mentionné notamment "la ratification, avec le Royaume-Uni, du traité d'interdiction complète des essais nucléaires" et "la fermeture des installations de production de matière fissiles à des fins explosives". Le volume des stocks a été jugé suffisant pour arrêter cette production sans compromettre l'arsenal, fixé à 300 têtes nucléaires.
La cessation d'activité des installations a été décidée en 1996. Mais le trouble provoqué par la décision prise, l'année précédente, par le président Jacques Chirac, de procéder à d'ultimes essais nucléaires, a convaincu le gouvernement d'attendre avant de jouer la transparence. Les ambassadeurs de la conférence du désarmement de l'ONU ont été les premiers visiteurs, en septembre 2008, suivis des experts internationaux et des ONG en mars.

L'usine d'enrichissement d'uranium de Pierrelatte sera démantelée en 2010. Pour celle de Marcoule, consacrée au retraitement des combustibles, l'opération finira plus tard. Le temps que la radioactivité résiduelle des réacteurs, dans lesquels se trouve du graphite irradié, diminue. Mais aussi que soit mis en service, à partir de 2025 seulement, le site de stockage national en profondeur. Du coeur des réacteurs, aux centaines de kilomètres de tuyauterie contaminée, 47 000 tonnes de déchets seront évacuées. Le Commissariat à l'énergie atomique (CEA) prévoit que le programme sera achevé en 2040. Coût total : 6 milliards d'euros. La gestion de ces déchets nécessite de les recenser et d'en prévoir les tonnages à traiter en fonction de leur dangerosité.
Le tout nouvel inventaire national des déchets radioactifs vient de sortir. Établi tous les trois ans par l'Agence nationale de gestion des déchets radioactifs (Andra), il répertorie (à la fin 2007), 1,15 million de tonnes de ces produits répartis sur 1 121 sites en France. Les ingénieurs de l'Andra ont calculé que d'ici à 2030, ce volume aura pratiquement doublé, atteignant 2,25 millions de tonnes. Des prévisions importantes puisque la grande majorité des déchets radioactifs doit être stockée le temps qu'ils deviennent inoffensifs.
Tous ces déchets proviennent à 62 % de l'industrie électronucléaire (les centrales nucléaires principalement), à 17 % des laboratoires de recherche, à 17 % des militaires, à 3 % d'industries non nucléaires et à 1 % du secteur médical. Mais les déchets radioactifs sont très divers et demandent des traitements bien différents.

- Quelles solutions pour le stockage des déchets nucléaires en France ?

- L'enfouissement des déchets nucléaires suédois

Sur la base d'actions "mesurables", la France espère ainsi convaincre d'autres États de la suivre, avec l'Union européenne, sur la négociation d'un traité d'interdiction de la production des matières fissiles pour les armes nucléaires.
Deux échéances majeures se présentent : le renouvellement du traité sur le désarmement entre les Etats-Unis et la Russie, en décembre, et la conférence sur le Traité de non-prolifération, en mai 2010. "Ne soyons pas naïfs, la base même de la sécurité collective et du désarmement, c'est la réciprocité", a dit M. Sarkozy à Cherbourg.
Les négociations entre Russes et Américains sur l'avenir des accords Start 1
D’intenses négociations sont réalisées entre Moscou et Washington concernant la limitation bilatérale du nombre de têtes nucléaires et de lanceurs. Lors de leur première rencontre, en avril, à Londres en marge du G8, les deux présidents avaient annoncé leur intention de remplacer le traité START-1 qui prend fin le 5 décembre 2009. Mais selon Kommersant, “Russes et Américains n’arrivent toujours pas à s’entendre sur l’ampleur et les modalités de réduction des arsenaux nucléaires”. Le journal moscovite craint que, si les divergences persistent, les négociations du 6 juillet aboutiront à un accord banal sans obligation. Le problème est d’autant plus compliqué que Moscou lie le futur accord sur les armes stratégiques au plan américain de déploiement de bouclier antimissile en Europe auquel elle s’oppose vigoureusement.

- Un cadre commun pour la sûreté nucléaire européenne
- Les enjeux majeurs du Traité de non-prolifération de 2010

Article : FRi 3B Conseils
Source : Le Monde / / Observatoire des armes nucléaires françaises / Le Figaro / Courrier international / 3B Conseils
Photo : Wikipedia

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EU - Foreign Affairs -18/07/2011

The 3106th session of the Council of the European Union - FOREIGN AFFAIRS - under the presidency of Ms Catherine Ashton, High Representative of the Union for Foreign Affairs and Security Policy.
The following items will be discussed at this session:
. Initiatives in the area of CSDP
. MEPP
. Southern Neighbourhood
. Financing External Action Instruments
. Pakistan
. Afghanistan

9h30 - 17h

Public events and press conferences can be followed by video streaming:
(ici)

Changement de direction chez IMarEST

11/04/2011


Le Dr Marcus Jones a quitté son poste de directeur d’IMarEST (Institute of Marine Engineering, Science and Technology) pour de nouvelles fonctions. Le processus de recrutement du nouveau directeur est en cours et dans l’intervalle l’Institut sera dirigée par deux cadres supérieurs et le conseil d’administration présidé par Chris Hodge.
contact james.mcrae@imarest.org

1ère conférence européenne "Défense et Environnement"
5 novembre 2010 - Bruxelles



Pour plus de renseignements : cliquez ici

Le démantèlement de l’ex-Clemenceau... Pour en savoir +


Clemenceau

Un solide dossier de synthèse a été réalisé par des officiers de presse de la DICoD (Délégation à l'Information et à la Communication de Défense) et se trouve sur le site Internet du ministère français de la Défense.
(Source: DICoD, Paris)

Audition de Connie Hedegaard, Commissaire européenne à l'action sur le climat



Connie Hedegaard

Télécharger ici l'audition du
8 juillet 2010 de Connie Hedegaard.
Mme Hedegaard a été interviewée en 2007 par Brigitte Bornemann lors du SIREME. Vous pouvez visionner ici cette interview.

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Le Livre bleu

Le Livre bleu
Le Livre bleu sur la stratégie nationale pour la mer et les océans coordonné par le Secrétariat général à la Mer a été adopté le 12 décembre dernier par la Commission interministérielle présidée par François Fillon, Premier Ministre

« Enjeux internationaux » sur France culture

Pierre Duquesne, Ambassadeur chargé des questions économiques de reconstruction et de développement pour les pays donateurs, était l'invité de Thierry Garcin sur France culture, dans le cadre de l'émission les Enjeux internationaux sur le thème : "l'aide internationale aux Territoires palestiniens".

"Selon quels principes l’aide internationale est-elle engagée, avec quelles sommes, avec quel contrôle, dans quel but ? Quel est le rôle des conférences de donateurs ? Enfin, est-ce une action inscrite dans le temps, préfigurant la création de l’État palestinien".

Ecoutez cette émission importante pour comprendre les enjeux.

Rappelons également que l'Ambassadeur Duquesne est intervenu lors de la Conférence de Défense et Environnement le 2 juillet 2009 dernier au Palais Bourbon, lors de la table ronde n°2 sur la prévention et la réparation des dommages environnementaux. Son intervention portait sur Gaza et la station d'assainissement de Beit Lahia.

Voir ICI son intervention lors de la Conférence Défense et Environnement.





Conférence n°3 (2 juillet 2009)

"Bilan et perspectives : place du droit de l'environnement dans la réflexion stratégique européenne de défense ?"
Retrouvez le programme et les résumés d'interventions: ICI
Retrouvez l'intégralité de la conférence en vidéo sur Canalc2 en cliquant ici.

Conférence n°2 (30 mai 2008)

"Nouveaux enjeux environnementaux des Etats-majors et des industries européens de l'armement en temps de paix, dans le cadre de conflits et post-conflits."

Retrouvez le programme et les transcriptions : ICI
Retrouvez ci-dessous, les vidéos des tables rondes :

Défense et Environnement n°2 : Partie I
Défense et Environnement n°2 - Partie II
Défense et Environnement n°2 - Partie III
Défense et Environnement n°2 - Partie IV

Conférence n°1 (10 juillet 2007)

La réflexion des armées et des industries de défense en temps de paix, face aux contraintes environnementales, financières et sociétales.

Retrouvez la synthèse et les résumés d'interventions: ICI

LES ARMES CHIMIQUES EN MER

Des résidus de guerre de toute sorte ont été délibérément largués en mer un peu partout dans le monde en transformant certaines zones du fond marin, comme dans la partie sud de la mer Adriatique, en décharges portant atteinte à l'environnement et mettant en danger l'exercice de la pêche et les activités de dragage. RED COD (Recherches sur les dommages causés à l'environnement par des produits chimiques largués en mer) est le projet co-financé de la Commission européenne visant à élargir les recherches attribuées à l'ICRAM en 1997 par le Ministère italien de l'environnement. Voici 2 videos de l'ICRAM diffusées dans le cadre de la 2e Conférence Défense et Environnement.


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  • Théâtre des opérations

Réchauffement et réfugiés environnementaux

cliquez sur la flèche pour visionner cet extrait d'un documentaire canadien. 8 à 10 mn environ.

Réfugiés environnementaux

Autre extrait du même documentaire canadien (9 mn environ).

Refugiés... (fin)

Fin du reportage de l'émission canadienne Zone Libre (8 mn environ)

LE SIEGE DE L'ONU A NEW YORK

LE SIEGE DE L'ONU A NEW YORK
photo domaine public

LES AVIONS DU XXIE SIECLE/1

LES AVIONS DU XXIE SIECLE/1
Eurofighter Typhoon (public domain)

LES AVIONS DU XXIE SIECLE /2

LES AVIONS DU XXIE SIECLE /2
Dassault Rafale (domaine public)

LES AVIONS DU 21E SIECLE / 3

LES AVIONS DU 21E SIECLE / 3
Lookhed F35 (public domain)

CARTE DE LA REGION ARCTIQUE

CARTE DE LA REGION ARCTIQUE

LA SITUATION DANS l'ARCTIQUE VUE PAR LA CHAINE AL JAZEERA

C'est un reportage du 29/07/2007 de 2mn 30, réalisé par Jonah Hull, le correspondant à Moscou de la chaîne arabophone Al Jazeera et diffusé par You Tube. Il résume clairement la situation.

LE MEME ENJEU VU PAR FOX NEWS

Dans un reportage deux fois plus long (4mn 34), la chaîne américaine Fox News rend compte du même événement...

Le réchauffement dans l'Arctique

Le réchauffement dans l'Arctique
Comparatif année 1979 et année 2003

Marée Noire - Liban 2006

Marée Noire - Liban 2006
photo © Cedre

Première Guerre du Golfe (1980-1988)

Première Guerre du Golfe (1980-1988)
Incendie des puits de pétrole © irak-iran war archives

Navires militaires en fin de vie : les ex Détroyat et EV Henri à Brest

Navires militaires en fin de vie : les ex Détroyat et EV Henri à Brest
© http://meretmarine.com

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Paris / Brest / Southampton, France
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