France - 28/5/2009 – 3B Conseils – Le changement climatique implique des questions de sécurité internationale car, non content d’intensifier et d’exacerber les conflits, il crée en outre de nouvelles zones géopolitiques préoccupantes, a expliqué M. Andrew Vincent Alder, représentant californien auprès de l’Institute for Environmental Security. Selon lui, l’armée possède l’expertise ainsi que la capacité logistique et technique nécessaire pour mener le mouvement en vue de résoudre ces situations de crise. Lors du colloque « Conséquences géostratégiques du réchauffement climatique, organisé par le Collège interarmées de Défense à l’Ecole militaire au mois d’avril, le milieu de la Défense français a pris la mesure des nouvelles problématiques géostratégiques dues au réchauffement climatique. Quatre éléments principaux ont été discutés :
-Le raidissement actuel autour de l’Arctique, longtemps sujet « congelé » (Inuit, Ours) et « impensé de la géopolitique », mais devenu incontournable en raison du recul de la banquise qui suscite de nouveaux appétits (Article 3B du 22/5/2009) ;
-la rareté croissante de l’eau, notamment dans les zones urbaines denses, avec, par exemple, une baisse de 4 à 5 mètres par an du niveau des nappes phréatiques dans l’agglomération de Pékin ;
Selon les travaux de recherche du NCAR (National Center for Atmospheric Research -Boulder, Colorado), les débits des principaux fleuves et rivières de la planète auraient diminué au cours de ces cinquante dernières années (1948 - 2004). Ces recherches, financées par la National Science Foundation, constituent la première étude exhaustive démontrant l'impact généralisé du changement climatique sur le cycle de l'eau et la menace pour les besoins futurs en eau et en nourriture.
-le retour possible d’une « hydro-diplomatie », autour du partage des eaux des fleuves et rivières (Tigre-Euphrate, Jourdain, Indus, Nil, Litani, etc) ;
M. Fadi Georges Comair, directeur général des Ressources Hydrauliques et Electriques au Ministère de l’énergie et de l’eau de la République Libanaise précise au quotidien L'Orient - Le Jour, qu’une réunion de directeurs généraux se tient généralement deux fois par an, à l'initiative de la MED EUWI (Mediterranean EU Water Initiative), pilotée par la Grèce. Elle vise à discuter des problèmes d'eau dans les pays de la région, particulièrement des effets néfastes du changement climatique dont risque de souffrir le bassin méditerranéen, avec une mutation graduelle vers des climats plus arides.
-les graves conséquences pour l’Asie d’une fonte des glaces de l’Himalaya.
Selon une équipe de scientifiques chinois menés par Xin Yuanzhong, les glaciers himalayens fondent à une vitesse dramatique. Au cours des 40 années passées ils ont perdu une surface de 196 km2, soit un quart de la surface de la ville de New York. Cette réduction suffirait à remplir le plus grand réservoir de la ville de Pékin. L'ingénieur Xin attribue cette accélération de la fonte au réchauffement climatique. Selon lui cette fonte contribue à alimenter les fleuves aujourd'hui, mais lorsque la fonte aura cessé, la sécheresse finira par faire son apparition. Or le réchauffement du climat local attire plus d'éleveurs, faisant monter la pression de l'activité de pâturage sur des écosystèmes fragiles.
Ces perspectives ont un impact sur l’engagement des forces dans des conflits de type asymétrique, au cœur des zones habitées, où les unités doivent disposer d’une capacité autonome en énergie, de moyens de géo-localisation et de communication jusqu’à l’échelle individuelle ; et pour des missions le plus souvent de contrôle, sécurisation, ou stabilisation, plus que pour des missions armées classiques. Les perspectives climatiques ont également des conséquences sur le « formatage » des unités, avec l’accent mis de plus en plus sur :
* les forces type « maintien de l’ordre », disposant d’un armement non létal,entraînées aux techniques de contrôle de foules ;
* les forces maritimes de surveillance et de secours, type « garde côtes » ;
* les unités et missions de type protection civile, à mi-chemin entre militaires et humanitaires.
Ces perspectives imposent également une meilleure anticipation : lancement de missions prospectives pour une évaluation plus fine des menaces ; étude des moyens et scénarios de riposte, impliquant une révision des accords de coopération, la négociation de partenariats civils et militaires, la mise au point de plans de sécurisation, voire d’intervention. Mais la planification reste un exercice difficile dans les armées, où les décisions prises en matière d’équipement structurent les moyens et missions pour les 15 à 25 ans à venir.
Ces sujets seront traités dans le cadre de la troisième conférence « Défense & Environnement : une nouvelle manière de penser » qui se tiendra le jeudi 2 juillet 2009 à l’Assemblée nationale (salle 6217, 126 rue de l'Université 75355 Paris), organisée avec le soutien du Ministère de la Défense : Inscriptions
Article : FRi 3B Conseils - RL
Source : ClimaBlog / Libanvision / Bulletins électroniques / 3B Conseils
jeudi 28 mai 2009
Les armées face aux nouvelles problématiques du réchauffement climatique
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mardi 26 mai 2009
Les enjeux majeurs du Traité de non-prolifération de 2010

New-York (Etats-Unis) – 26/5/2009 – 3B Conseils - Dix jours après la 3ème session du Comité préparatoire de la Conférence du Traité de non-prolifération de 2010 (TNP 2010) et deux ans et demi après l'échec d'un premier test nucléaire, la Corée du Nord a fait exploser un engin atomique, devenant ainsi le neuvième État nucléaire dans le monde. "La République populaire démocratique de Corée a conduit avec succès un nouvel essai nucléaire souterrain le 25 mai dans le cadre des mesures de renforcement de la dissuasion nucléaire", a déclaré KCNA, l'agence de presse officielle du régime communiste. La République islamique d’Iran a repris au début 2006 ses activités d'enrichissement d'uranium, et a refusé depuis de les suspendre malgré cinq résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU, dont trois assorties de sanctions.
Lors de cette 3ème session du Comité préparatoire de la Conférence d’examen du TNP 2010 qui s’est achevée le 15 mai 2009 à New-York, S.E.M. Eric DANON, représentant permanent de la France auprès de la Conférence du Désarmement rappelait que le « Traité de non-prolifération nucléaire qui a aujourd’hui plus de 40 ans est un instrument devenu quasi-universel, il constitue un irremplaçable instrument de sécurité collective dont il est de notre devoir de préserver l’intégrité face aux nouveaux défis et aux nouvelles menaces. »
« Nous devons tous être conscients du niveau de sécurité que nous offre le TNP, en limitant le risque de prolifération des armes nucléaires elles-mêmes, en prévoyant les mécanismes destinés à permettre l’accès aux usages pacifiques de l’énergie nucléaire tout en évitant que les biens ou technologies nucléaires pour des usages civils ne soient détournés à des fins non-pacifiques, et en encourageant le désarmement nucléaire dans le cadre du désarmement général et complet. Ces trois piliers ont tous leur importance en soutien de l’objectif de non-prolifération qui est celui du traité.»
Les délégations présentes à cette 3ème session ont réitéré leur engagement constant et sans équivoque à œuvrer en faveur du désarmement nucléaire, obligation commune à tous les États parties du TNP. Elles ont salué la décision des États-Unis et de la Russie de négocier un accord destiné à remplacer le traité sur la réduction des armements stratégiques. En effet, la Maison Blanche et le Kremlin s’étaient mis d’accord en avril pour tenter de conclure un nouveau pacte, plus ambitieux que le traité Sort (Strategic Offensive Reductions Treaty) de 2002, en vertu duquel les deux parties doivent limiter leurs arsenaux dans une fourchette de 1.700 à 2.200 ogives d’ici 2012.
La conférence se tiendra au mois de mai 2010 à New-York.
Article : FRi 3B Conseils
Documents de référence : Blog secret défense / Représentation permanente de la France à l’ONU / Ministère des affaires étrangères et européennes / Reuters / Libération / 3B Conseils
Photos : armees.com
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lundi 25 mai 2009
La destruction des bombes à sous-munitions norvégiennes

Oslo(Norvège) – 25/5/2009 – 3B Conseils - La destruction de l’arsenal de bombes à sous-munitions norvégien a commencé au début du mois de mai 2009. « Le message que nous envoyons aujourd’hui à toutes les nations qui ont signé la Convention ou qui vont la signer, c’est que la Norvège remplit ses obligations. Nous montrons que nous ne stockerons pas, ni ne cacherons nos stocks de bombes à sous-munitions, nous les détruirons. Ces armes n’apparaîtront plus jamais à la surface de la Terre » explique Per Nergaard, qui dirige le Humanitarian Mine Action Department, Norwegian People’s Aid. Il était représenté pendant la première destruction, qui a eu lieu dans une mine située à 900 mètres de profondeur à Lakken Trondheim. L’opération a été exécutée par Espen Barth Eide, le secrétaire d’Etat du ministre de la défense. La Norvège a mené le processus, qui en décembre dernier, a abouti à une convention internationale qui interdit l’utilisation, le stockage, la production et la distribution des bombes à sous-munitions. 94 nations ont signé la convention à Oslo en décembre 2008. En accord avec les obligations contractuelles de la Norvège, le ministre de la défense norvégien a mis en place une commission pour la destruction de l’ensemble du stock de ces bombes à sous-munitions norvégiens. La destruction de l’ensemble de l’arsenal sera achevée aux alentours du mois de juillet 2010.
Précisément, les bombes à sous-munitions sont particulièrement inhumaines du fait de leur composition. En plus de leur caractère non-discriminant, ces bombes contiennent des centaines de petites bombes (sous-munitions) qui se dispersent sur un grand espace. Ainsi disséminées et en partie non explosées, elles deviennent de véritables mines antipersonnel interdites depuis la Convention d’Ottawa de 1997.
Précurseur dans le domaine, le Parlement belge était le premier à adopter, le 16 février 2006, une législation interdisant les bombes à sous-munitions (loi entrée en vigueur le 9 juin de la même année). Depuis, un mouvement a été lancé au niveau international. En effet, en février 2007 à Oslo, débutait un processus diplomatique important. Les gouvernements et plusieurs ONG se sont rencontrés sur le sujet lors de conférences tenues à Lima, Bruxelles, Vienne Wellington et Dublin. Enfin, le 28 mai 2008, le projet de traité contre les bombes à sous-munitions a été adopté conduisant, quelques mois plus tard, au Traité d’Oslo. De plus, ce texte prévoit l’obligation pour les États signataires de fournir une assistance aux victimes de ces armes, ce qui constitue une véritable innovation.
English Summary :
Norway has been leading on the process, which in December last year resulted in an international convention banning usage, storing, production and distribution of cluster ammunition. 94 nations signed the convention in Oslo in December 2008. As a sequel to Norway’s contractual obligations, the Norwegian Ministry of Defence initiated the commission of destroying the total Norwegian arsenal of such weapons. Destruction of the total arsenal is estimated to be completed by July 2010.
Article : FRi 3B Conseils
Documents de référence : Norwegian People’s Aid / Amnesty International / IdB - 3B Conseils
Photo : Norwegian People's Aid
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vendredi 22 mai 2009
La course aux matières premières : un danger pour le Grand Nord

Arctique – 22/5/2009 – 3B Conseils - Les 5 pays riverains (Russie, Canada, Norvège, Danemark, États-Unis) de l’océan Arctique se sont "engagés à prendre des mesures en conformité avec les lois internationales et nationales pour assurer la protection et la préservation du fragile environnement marin de l'océan Arctique". Cependant, chacun d’eux a mis en place une stratégie nationale dans le but de défendre sa souveraineté et l’accès aux matières premières de l’océan Arctique. Cette stratégie pourrait menacer l'équilibre écologique du Grand Nord.
Le Canada vient de publier le premier Atlas géologique de l'Arctique qui cartographie en 1 222 cartes l'emplacement des gisements d'hydrocarbures et de minerais précieux de cette région convoitée. Environ un quart des réserves non découvertes de gaz et de pétrole se trouverait dans l'Arctique.
Selon le professeur Peter Harrison, la fonte des glaces au pôle Nord crée des opportunités uniques pour le développement de nouvelles voies maritimes, l'accès à des réserves d’hydrocarbures (25% des réserves mondiales) ainsi qu’à une importante réserve de poissons.
Depuis quelques années, le gouvernement canadien poursuit la préservation de la souveraineté de ses territoires en Arctique. A la fin du mois de mars 2009, le ministre de la Défense nationale canadien et ministre de la promotion économique de l'Atlantique M. Peter Gordon MacKay avait annoncé que les Rangers canadiens patrouilleraient autour de l'île Ellesmere du 30 mars au 20 avril. Cette opération intitulée Nunalivut 2009 est la première de trois opérations annuelles de souveraineté prévues cette année dans le Nord par les Forces canadiennes.
Dans le même temps, la Russie a déployé des unités militaires et de détachements du Service fédéral de sécurité (FSB) dans l'Arctique. La Russie entend en faire une « base stratégique de ressources » pour notamment « assurer ses besoins en hydrocarbures, en ressources biologiques, en eau et autres matières premières stratégiques.
Parallèlement, dans le cadre de l'année polaire (le plus important programme international de recherche scientifique jamais entrepris sur l'Arctique et l'Antarctique, lancé en mars 2007), Son S.E.R. Albert de Monaco et M. Jean-Louis Borloo, ministre d'État, ministre de l'Écologie, de l'Énergie, du Développement durable et de l'Aménagement du territoire, clôturaient ce programme au Collège de France le 15 mai dernier. A cette occasion, Jean Jouzel, du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC), déclarait: "Les régions polaires sont au coeur des incertitudes que nous avons sur l'évolution du climat". De plus, Michel Rocard, ambassadeur chargé des négociations internationales sur les pôles, juge difficile de "sanctuariser" le pôle Nord : "L'Antarctique est un continent vide, alors que l'Arctique est un milieu humanisé et disputé pour ses ressources." Près de 4 millions de personnes y vivent. Les zones économiques exclusives (ZEE) - jusqu'à 200 milles des côtes -, relevant des pays riverains (Canada, Etats-unis, Russie, Danemark, Norvège), couvrent 40 % de l'Arctique. Mais si toutes les demandes d'extension étaient satisfaites, la zone internationale serait ramenée à 10 %, et "l'Arctique serait alors réduite à une mosaïque de zones nationales ouvertes à tous les usages, y compris militaires", redoute M. Rocard
Pour revendiquer une portion de territoire, les États s'appuient sur la Convention internationale sur le droit de la mer, qui permet d'étendre ses droits pour l'exploitation des ressources naturelles au-delà des 200 milles (sans dépasser les 350) si le pays prouve que cette extension est la prolongation de son plateau continental. La stabilité environnementale de l’Arctique semble être donc tributaire du bon vouloir des pays riverains de l’océan Arctique. A la vue des enjeux, il est en effet peu probable que les États acceptent de réviser leurs appétits sur la foi de ce seul atlas, qui refuse par exemple à la Russie la propriété de la dorsale de Lomonossov sur laquelle Moscou s'était empressé, en 2008, de planter son drapeau national.(Youtube – Russia plants flag on Artic floor, claims North Pole)
Pour plus d’informations vous pouvez relire les articles de Thierry Garcin parus dans la revue Défense Nationale : « Le Grand Nord, nouvel espace géopolitique », n°11, 2006 et « L'Arctique revisité », n°2, 2008. Réécoutez également son émission Les Enjeux internationaux sur France Culture : l’émission du 7 octobre 2008 (ICI) avec Frédéric Lasserre, professeur de géographie (Université Laval, Québec), directeur de l’Observatoire de Recherches Internationales sur l’Eau (ORIE), et l’émission du 9 mai 2008 ICI.
La troisième conférence « Défense & Environnement : une nouvelle manière de penser » qui se tiendra le jeudi 2 juillet 2009 à l’Assemblée nationale (salle 6217) consacrera une table ronde au monde Arctique: Inscriptions
Article : FRi 3B Conseils
Sources : Le Monde / Diploweb / L'Année polaire internationale / SLG - BB - 3B Conseils
Image: Carte de l’Arctique. L’Année polaire internationale
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mardi 19 mai 2009
La piraterie maritime menace désormais la pêche environnante

Golfe d'Aden (Somalie) – 20/5/2009 – 3B Conseils – La publication du rapport sur la piraterie maritime du député Christian Ménard, présenté à la commission de la défense nationale et des forces armées le 13 mai 2009, fait état d’un risque pour « les installations pétrolières du golfe de Guinée et des eaux nigérianes ».
Ainsi la prise de conscience des enjeux et des risques par la France a contribué à la mobilisation de la communauté internationale sur ce sujet, d’autant qu’aujourd’hui, 94 % du commerce mondial transitent par la mer. Dès lors la piraterie pose un problème considérable aux armateurs et les primes d’assurance applicables au fret maritime ont augmenté ces dernières années de 300 %. Au-delà de ses conséquences les plus directes que sont les attaques les prises d’otages et les rançons, la piraterie a mis en évidence l’importance des enjeux de sûreté maritime, aux frontières de la défense et de la sécurité.
La première réaction aux attaques de pirates a nécessairement été de nature militaire et navale. Cependant, le 18 mai 2009, le site Mediaterre nous fait part de l’inquiétude sur les îles des Seychelles, de Madagascar et l’île Maurice du déplacement de cette piraterie qui menacerait les activités de pêche de la région, notamment celle du thon. En effet, « La présence d'une force européenne pour protéger les navires dans cette partie de l'Océan Indien, pousse les pirates a descendre dans les parages de Madagascar et de Maurice.» Les autorités mauriciennes mènent d’ores et déjà des consultations poussées avec les marines françaises et indiennes afin de limiter ce risque. L’industrie entière du thon pourrait se retrouver privée de matières premières. Mais le fond du problème ne peut être indéfiniment ignoré.
Dans son rapport, le député recommande la mise en œuvre d’une approche globale par la communauté internationale pour des actions militaires et civiles. Pour sa part, le ministre somalien des Affaires étrangères rappelle à la communauté internationale que le problème de la piraterie se situe sur la terre ferme et la Somalie a besoin d’un Etat de droit. Sur le plan militaire il préconise s’agissant du golfe d’Aden et au large de la Somalie, un arsenal de mesures visant à rendre ces attaques plus risquées et plus coûteuses pour les pirates :
- En s’appuyant sur la résolution 1851 des Nations-Unies la communauté internationale mener ponctuellement des interventions à terre de type policier en ciblant par exemple les navires suspects et en avertissant que tous ceux qui seront retrouvés en mer seront détruits.
- En renforçant la présence navale et aérienne afin de mieux couvrir les zones à risque (ex la mer des Seychelles) Les pêcheurs sont particulièrement vulnérables dans cette zone et la meilleure solution serait très certainement de baser un avion de patrouille maritime aux Seychelles. Cet État, fortement menacé par la piraterie, ne devrait pas s’y opposer.
- En utilisant des drones – comme le font les américains de la Task force 151 –pour renforcer les moyens de surveillance.
Mais toute action sur le plan militaire qui ne serait pas accompagnée d’un volet important dans le domaine civil serait échec Aussi le rapport parlementaire met-il l’accent sur ces aspects essentiels en plaidant pour :
- Un accroissement de l’aide au développement de la Somalie en combinant le soutien à la restauration de l’État de droit et les aides directes et conditionnelles à la population.
- Une consolidation des capacités juridiques et judiciaires des États côtiers – comme le Kenya – auxquels l’Union européenne a choisi de transférer les pirates capturés.
- Une aide afin que la Somalie puisse recouvrer sa souveraineté maritime et à exploiter ses ressources, longtemps pillées, dans le domaine de la pêche.
D’autres sujets sont étudiés par la mission d’information parlementaires comme la nécessité par la communauté internationale de partager l’information et de s’engager dans une coopération entre les forces navales, mais aussi avec les États côtiers en matière de sauvegarde maritime, et le contrôle de la circulation des flux financiers générés par la piraterie.
S’agissant des armateurs, ils devraient quant à eux renforcer les capacités de défense passive des navires (systèmes automatiques de veille optique) et améliorer la formation des équipages. Reste le coût de telles mesures. Sur ce point, la mission indique que les armateurs devraient contribuer au développement économique de la région et à la sécurisation des espaces maritimes. Elle estime, pour le golfe d’Aden, que sur la base d’un euro perçu par tonne de marchandise, ce sont 2 millions d’euros par jour qui pourrait être réunis et dédiés à ces politiques.
Article : RH - FRi 3B Conseils
Documents de référence : Mediaterre / photo Assemblée Nationale / Le Télégramme / RFI / 3B Conseils
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Les armées se mettent au vert
Washington (États-Unis) – 19/5/2009 – 3B Conseils – Les autorités militaires américaines et britanniques qui participaient fin 2008 (Article 3B Conseils 7/11/2008) à la réunion annuelle du DEFNET (réseau informel d'experts "environnement" des ministères de la défense de l'Union européenne que nous vous présentions le 18 août 2008) couplée avec la conférence internationale sur l’importance de la prise en compte du climat par les armées prennent les choses en main. En effet, sur le terrain de la guerre, l’heure est à l’économie d’énergie.
Dans les coulisses du Pentagone, on commence à remettre en cause la dépense énergétique de l’armée. Au delà des simples considérations climatiques, une inquiétude : plus les régiments consomment sur le terrain, plus il faut de camions pour acheminer le carburant. Or, ces camions sont très vulnérables aux attaques. En juin 2008 par exemple, 44 camions chargés de transporter 220 000 gallons (830 000 litres) de carburant vers la base de Bagram en Afghanistan ont été perdus dans des attaques ou ont subi des avaries.
Aujourd’hui en Irak et Afghanistan, les troupes américaines consomment en moyenne 68 millions de gallons (257 millions de litres) de carburant chaque mois. Du coup, l’armée a lancé des programmes de recherche pour limiter sa consommation. Isoler les tentes avec une couche de mousse dure pourrait réduire les besoins en chauffage et air conditionné et économiser 100 000 gallons (378 500 litres) par jour. Ailleurs, le Pentagone prévoit de puiser un quart de son énergie au robinet renouvelable d’ici 2025 et d’acheter 4 000 voitures électriques pour circuler dans ses bases.
Mais l’US Army n’est pas la seule à faire des efforts. En Grande-Bretagne, l’armée affirme avoir déjà réduit en 10 ans de 10% les émissions de carbone de ses engins de guerre. Mieux, la quasi-intégralité des avions de la RAF sont prêts à voler aux biocarburants. En janvier, le ministère de la Défense a affirmé que « réduire la dépendance vis-à-vis des énergies fossiles » était une priorité. Tant mieux. Car les ardoises des armées sont lourdes. En Grande-Bretagne par exemple, le ministère de la Défense est responsable de 70% des émissions en carbone du gouvernement.
Article : FRi 3B Conseils
Documents de référence: Governement executive / The Independent / Terra Eco / Le Télégramme / 3B Conseils
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jeudi 14 mai 2009
Enquête du PNUE dans la bande de Gaza
NAIROBI (Kenya) – 15/5/2009 – 3B Conseils - La branche « gestion post-conflit et désastre » du PNUE devrait bientôt déployer une équipe de huits experts dans la bande de Gaza afin d’évaluer l’impact environnemental de l’attaque israélienne (décembre2008-janvier 2009). Ils évalueront les risques liés à la destruction des infrastructures, la gestion des eaux usées et des déchets dangereux, l’état de la côte et de l’environnement marin….La mission de dix jours est programmée pour la mi-mai, et les résultats devraient être disponibles début juin. Un rapport et des recommandations devraient suivre en juillet.
Le PNUE a créé la branche «gestion post-conflit et désastre», dès 1999, afin d’étudier d’un point de vue environnemental l’après-conflit dans les Balkans.
English Summary :
UNEP‘s Post Conflict and Disaster Management Branch will deploy a team of up to eight experts to the Gaza Strip to assess the environmental impact of the December 2008–January 2009 invasion by Israel. The focus will be infrastructure and contamination risks assessment, wastewater and hazardous wastes management, state of coastal and marine environment examination, and institutional and economic evaluation. The ten-day mission is scheduled for mid-May, with results expected by early June, followed by a report and recommendations in July.
Article : SLG 3B Conseils
Documents de référence : AEPI / PNUE / 3B Conseils
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Le démantèlement "propre" du Lucifer

Cherbourg (France) – 14/5/2009 – 3B Conseils – Après le démantèlement du Lucifer échoué à Querqueville, la plage sera entièrement remise en état à l’issue du chantier. En effet, une digue a été construite autour de l’ex-frégate dans le but d’assécher l’emplacement et d’assurer le démantèlement dans les meilleures conditions environnementales. Yann Bizien, porte-parole de la préfecture maritime Manche Mer du Nord, rappelle la détermination du ministère de la Défense de mener à terme ce chantier et « d’aboutir à l'élimination totale et propre du navire. Diverses options industrielles ont été proposées à la Direction des travaux maritimes, à des prix très différents. Le projet retenu était l'unique solution industrielle qui permettait de garantir dans les meilleures conditions, la maîtrise et l'aboutissement du processus, le respect des normes sociales et sanitaires, la protection des travailleurs, la limitation des nuisances pour les riverains, la traçabilité de tous les déchets présents sur le navire, la valorisation et le recyclage de certains matériaux et la préservation de l'environnement. »
C’est la problématique de l’amiante qui avait retardé le démantèlement de l’ex-frégate.
Le 10 novembre 2008, 3B Conseils publiait un article dans lequel il faisait état d’un retard de 4 mois pour les travaux de démantèlement du Lucifer. Ce chantier, dont le contrat de 3,3 millions d’euros a été remporté par Endel et Sita France, deux filiales du groupe Suez, sera piloté par ACE, une société commune constituée par Endel et les Constructions Mécaniques de Normandie (CMN). L’évaluation de la quantité de produits amiantés a été réalisée par le bureau Tecnitas.
Article : FRi 3B Conseils
Documents de référence : Ouest France / Marine nationale / 3B Conseils
Photo : Ouest France Saint-Lô– Le Lucifer
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mardi 12 mai 2009
Le plan de destruction des armes chimiques s’accélère

WASHINGTON (Etats-Unis) - 12/5/2009 – 3B Conseils - Le Pentagone prévoit d’accélérer de plus de 3 ans, la destruction de ses armes chimiques vieillissantes avec un budget d’1,2 milliard de dollars pour l’accélération de la construction de 2 nouvelles usines.
Cette proposition représente 60% d’augmentation de la dépense prévue jusqu’en 2015 pour construire l’usine de dépôts chimiques Pueblo dans le Colorado et l’usine Blue Grass dans le Kentucky, pour un total de plus de 3,2 milliards de dollars, d’après les documents obtenus par USA Today. Ces sites seront les derniers pour éliminer leurs réserves et les seules à utiliser la neutralisation chimique au lieu de l’incinération.
Malgré cette accélération, le Pentagone ne s’attend pas à éliminer toutes ses armes chimiques avant 2021, alors que la convention internationale sur les armes chimiques fixait cette date en 2012. Jusqu’à présent, l’armée a détruit 60% de ses réserves, incluant le gaz moutarde produit avant 1969.
Les responsables refusent de commenter le budget car rien n’est encore publié. Ils ont confirmé que grâce à l’augmentation des dépenses, le délai était avancé.
Les armes « doivent être détruites pour 2 raisons : elles sont une menace potentielle si elles tombent dans de mauvaises mains et…pour réduire le risque d’une fuite accidentelle pour les populations locales et les travailleurs » Jean Reed, responsable du programme.
Ce nouveau plan pour 2010 prévoit une augmentation, pour les usines de Pueblo et de Blue Grass, de 29% à 550 millions de dollars.
La question budgétaire des prochaines années sera discutée, selon Craig Williams, le responsable du groupe de travail sur les armes chimiques et porte parole des populations vivant près des stocks. La disposition a été ralentie auparavant quand les fonds prévus n’ont pas été alloués, il a ajouté, et une telle incohérence « n’est ni raisonnable ni appropriée »
La Russie, qui a le plus grand arsenal d’armes chimiques au monde a aussi rencontré des problèmes de financement. Elle a seulement détruit 30% de ses 44 000 tonnes d’armes chimiques. (Article 3B Conseils du 3/12/2008)
Le sénateur Mitch McConnell, représentant du Kentucky, est séduit par le nouveau plan budgétaire. « Quand ces avances seront mises en œuvre, on pourra gagner du temps sur le calendrier initial»
Article : FRi 3B Conseils
Source : USA Today / 3B Conseils
Photo : Organisation for the Prohibition of Chemical Weapons
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lundi 11 mai 2009
Nouvelle-Calédonie : Exercice multinational de déminage

Nouvelle-Calédonie (France) - 11/05/2009 – 3B Conseils - En novembre prochain, des militaires français, américains, kiwis et australiens vont plonger dans le lagon calédonien. Pour un barbotage d’un genre spécial : dégager quelques mines datant de la Seconde Guerre mondiale et reposant aux abords des voies maritimes.
Déplacer une mine de 400 kg, d’un mètre de diamètre et contenant quelque 200 kg d’explosif pour la débarrasser du fond du lagon ? L’opération, en plus d’être coûteuse, est délicate à mener. En Nouvelle-Calédonie, elle apparaît pourtant nécessaire, eu égard à la quantité de ces petits paquets d’explosif (environ 1 600) qui parsèment le fond du lagon. En novembre prochain, la Marine nationale doit ainsi mener une opération intitulée « Lagoon Minex », en coopération avec ses homologues américains, australiens et néo-zélandais. Un petit pas de plus pour débarrasser le lagon de ces spécimens fort peu endémiques.
Petit retour en arrière. Pendant la guerre du Pacifique, les GI’s avaient fait du Caillou leur quartier général où ils avaient notamment basé une partie de leur flotte. Raison pour laquelle ils avaient truffé le lagon de quelque 2 000 mines. A la fin de la guerre et avant leur départ de Nouméa, les Américains avaient en partie effacé leurs traces en précipitant par le fond leurs mines. Depuis ce temps, elles n’ont pas vraiment troublé la quiétude du lagon mais plutôt fourni un socle au corail.
Les voies maritimes ont déjà été débarrassées d’une partie de ces 1 600 mines. La dépollution totale du lagon semble en revanche illusoire.
Selon les forces armées de Nouvelle-Calédonie (Fanc), le degré de dangerosité de ces mines, est « modeste mais pas nul ». C’est pour cette raison que régulièrement, depuis les années cinquante, des campagnes de dépollution sont menées par la Marine, indiquent les Fanc. Les plus récentes remontent à 2002 et 2004. « En 2002, un groupe de plongeurs démineurs de l’Atlantique a effectué une mission qui a révélé la présence de plusieurs centaines de mines, indique l’état-major des Fanc. Ces spécialistes ont recommandé de déblayer les principaux axes de navigation. » Deux ans plus tard, à la demande du haussariat, une nouvelle mission a permis de transférer à l’extérieur du lagon des mines situées dans le secteur des passes de Dumbéa et Boulari. Ces deux voies ont été déblayées sur une centaine de mètres de largeur.
En 2008, depuis la publication d’un rapport effectué par une société métropolitaine spécialisée dans l’étude et les expertises sous-marines, le sujet a trouvé oreille auprès des spécialistes locaux de travaux sous-marins, même si en Nouvelle-Calédonie, ce genre de chantier demeure une compétence de l’Etat. Il a aussi été relayé par le député Pierre Frogier, qui a adressé une question écrite au gouvernement en janvier dernier. Dans sa réponse, le ministère de la Défense confirme ainsi la tenue prochaine de cet « exercice multinational de déminage ». Son déroulement reste encore à détailler précisément.
Article : FRi 3B Conseils
Documents de référence : Les Nouvelles calédoniennes / Forces armées de Nouvelle-Calédonie (Fanc) / 3B Conseils
Photo : Le lagon de Nouméa en Nouvelle-Calédonie, inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco.
Publié par
Brigitte Bornemann - directrice des publications
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