France - 02/10/2009 - 3B Conseils - Natura 2000 est un réseau européen d’espace naturels identifiés pour la qualité, la rareté ou la fragilité des espèces animales ou végétales. Il a pour objectif de préserver la biodiversité tout en valorisant le territoire, et en conciliant préservation et activités humaines.
Selon une étude (National Legislation and Practices Regarding the Implementation of Council Directive 92/43/EEC of 21 May 1992 on the Conservation of Natural Habitats and of Wild Fauna and Flora, in particular Article 6) réalisée à la demande des eurodéputés du Groupe des Verts/ALE et présentée ce vendredi 2 octobre 2009 en commission des pétitions du Parlement européen, la directive relative à la mise en place du réseau Natura 2000 n'est pas correctement appliquée par les Etat membres.
Une étape essentielle dans la mise en place du réseau consiste à désigner les sites qui présentent une importance particulière pour la conservation de la biodiversité et qui de ce fait réclament un régime spécial de protection. Or, les auteurs de l'étude constatent que de nombreux Etats membres n'ont pas terminé l'étude de leurs sites et que pour ceux identifiés l'évaluation des impacts des infrastructures n'a pas été réalisée correctement. ''L'étude a pointé de graves insuffisances dans la gestion des sites dans le réseau Natura 2000, avec des prises de décisions non transparentes, des évaluations insuffisantes des effets probables des projets et de l'urbanisation importante sur ces sites'', commente Sandrine Bélier, eurodéputée du Groupe des Verts/ALE et membre de la commission des pétitions. Concernant plus spécifiquement le cas de la France, l'eurodéputée française cite plusieurs projets incriminés par l'étude comme les grands chantiers routiers de l'agglomération orléanaise ou encore l'urbanisation programmée des marais salants de Guérande.
''Les griefs émis par les auteurs de l'étude sont extrêmement préoccupants,'' ajoute-t-elle.''Si, au-delà des discours médiatiques, certains pays de l'Union, dont la France, s'obstinent à ne pas remplir leurs obligations environnementales et humaines, et que la Commission Barroso continue à fermer les yeux sur ces pratiques, c'est l'Arche de Noé que l'on condamne à couler et les citoyens avec'', prévient l'eurodéputée.
Rappelons que le Ministère de la Défense français possède, parmi les 250.000 hectares utilisés par l'armée, 20% d’espaces classés Natura 2000 et reconnus pour leur richesse floristique et faunistique.
Article: GG 3B Conseils
Sources: Actu-environnement.com / Le portail du réseau Natura 2000
Photo: portail du réseau Natura 2000
vendredi 2 octobre 2009
Une étude du Parlement européen pointe des dysfonctionnements de Natura 2000
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jeudi 1 octobre 2009
Alain Crémieux : "Mémoires d'un technocrate"

1/10/2009 - 3B Conseils - Après "L'armement à l'heure du désarmement", "Quand les Ricains repartiront" et "L'Ethique des armes", Alain Crémieux * sort son nouveau livre "Mémoires d'un technocrate". A cette occasion, il a répondu à quelques questions :
- 3B : Comment, au cours d'une carrière d'ingénieur de l'armement, l'éthique des armes est-elle prise en compte ?
AC : D'abord en respectant loi et règlements, en connaissant les limitations juridiques nationales et internationales qui s'appliquent et en ne cherchant pas à les contourner.
- 3B : Y a-t-il eu une évolution sur la conception des armes ces dernières années ? L'éco-conception a-t-elle une place grandissante dans le cycle de production ?
AC : le respect de l'environnement qui existait déjà mais était plutôt implicite qu'explicite "de mon temps" est devenu un souci majeur, une priorité, et une priorité qui coûte cher.
- 3B : De nombreuses armes conçues depuis des décennies et notamment par l'ex-URSS ne correspondent pas aux normes actuelles. Va-t-il continuer à y avoir des armes sales ?
AC : Il faut effectivement du temps pour devenir "éco-correct". C'est vrai pour les armements comme dans bien d'autres domaines. L'unité est plutôt le lustre ou la décennie que l'année.
Pour obtenir ce nouvel ouvrage, il vous suffit de contacter directement l'auteur :
- Mail : cremieux.janod@wanadoo.fr
- Téléphone : 01 48 04 30 19
* Ancien élève de l'École Polytechnique (promotion 1955) et Sup'Aéro (promotion 1960), Alain Crémieux a exercé des fonctions techniques, de politique industrielle et de relations internationales à la Délégation Générale pour l'Armement de 1960 à 2001, avec un passage de sept ans au ministère de l'industrie de 1976 à 1983.
Il a effectué en particulier des séjours comme attaché d'armement auprès des ambassades de France à Londres (1965-1968) et à Washington (1983-1987) puis comme conseiller de l'ambassadeur représentant de la France à l'OTAN à Bruxelles (1994-1998).
De 1990 à 1994, Alain Crémieux a été directeur du Centre des Hautes Études de l'Armement (CHÉAr). Il est ingénieur général de l'armement en deuxième section.
Il a participé à l'ensemble du 1er cycle de conférences "Défense et Environnement : une nouvelle manière de penser" organisé par 3B Conseils.
Retrouvez les vidéos des 3 conférences de ce cycle : ICI
Article : FRi 3B Conseils
Photo : Couverture du livre
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mercredi 30 septembre 2009
DCNS propose des solutions pour la préservation du milieu marin

30/9/2009 - 3B Conseils - A l'occasion du colloque ATMA (Association technique maritime et aéronautique) qui se tenait hier à Paris, le groupe naval a présenté ses dernières solutions architecturales et technologiques en matière d'éco-conception, d'amélioration des systèmes de propulsion et de traitement des déchets. « Les projets éco-responsables représentent un axe de développement important pour DCNS, qui s'attache à la préservation du milieu marin. Parallèlement, l'Organisation Maritime Internationale, institution des Nations Unies chargée d'élaborer des dispositions relatives à la sécurité en mer, a prévu un renforcement des réglementations sur la pollution maritime à l'horizon 2016 », explique DCNS, qui a présenté ses solutions en partenariat avec le Pôle Mer Bretagne.
C'est dans cette optique que le groupe a développé Ecoship, un concept permettant de réduire de 50% l'impact environnemental d'un navire sur l'ensemble de son cycle de vie. « L'éco-conception s'appuie sur de nombreux projets R&D afin de conduire une recherche systématique de solutions portant sur l'optimisation des systèmes, les nouvelles sources d'énergie, la limitation des rejets dans l'environnement... », indique Yves Pierson, ingénieur R&D chez DCNS.
L'industriel s'attache à optimiser les systèmes propulsifs hybrides (double système diesel et turbine à gaz), qui permettent d'améliorer la performance des navires, d'en diminuer le coût d'acquisition, mais également d'en réduire la facture énergétique. C'est, par exemple, le cas sur les nouvelles frégates européennes multi-missions (FREMM). Dominique Mignotte, expert senior, a présenté hier une analyse comparée entre diesel et turbine à gaz. « L'optimisation d'utilisation de l'un et l'autre est obtenue avec la propulsion hybride mise en oeuvre sur les frégates FREMM : la turbine à gaz est réservée aux hautes vitesses et la propulsion électrique pour les vitesses basses et de transit. Ensemble, ils offrent une grande souplesse d'emploi, un faible niveau de maintenance et un fort rendement global », explique-t-il.
DCNS développe, par ailleurs, NACRE, un projet de navire conduit dans le respect de l'environnement. Retenu lors du Grenelle de la mer, le projet NACRE, labellisé par le Pôle Mer Bretagne, a débuté en janvier 2009. Il a pour objectif de concevoir des systèmes permettant de réduire l'impact environnemental des navires en exploitation. « NACRE va se dérouler sur 3 ans pour identifier et mesurer les émissions de produits polluants (rejets liquides et gazeux), comprendre leur impact, cibler les technologies porteuses, puis choisir des solutions innovantes pour leur traitement », explique Marc Boeuf, détaché au Pôle Mer Bretagne. La dernière année sera consacrée à la réalisation et aux essais d'un prototype.
Article : FRi 3B Conseils
Source : Le portail des sous-marins / Mer et Marine / techniques-ingenieur.fr / Les Echos / 3B Conseils
Photo : Logo DCNS
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« Ecoship », le navire militaire qui défend la mer

30/9/2009 - 3B Conseils - Avec ses deux coques et le cerf-volant qui le traîne, ce bâtiment militaire ne passera pas inaperçu. Pour l'instant, il ne s'agit que d'un concept, baptisé « Ecoship » (« navire écologique ») et présenté par la branche ingénierie de DCNS (ex-DCN, Direction des chantiers navals). Sa maquette fut l'une des vedettes de la Journée sciences navales, organisée par l'Ecole navale, près de Brest. « Pour nous, marins, qui sommes là pour défendre la mer, la protection de l'environnement est primordiale, a souligné l'amiral Pierre Soudan, commandant de l'Ecole navale. Les officiers que nous formons doivent prendre en compte l'éco-conception des navires.». DCNS a donc lancé une démarche d’éco-conception globale, dont l’Ecoship est le point d’orgue.
L'éco-conception ? Il s'agit de réfléchir, dès la conception d'un produit, à son impact sur l'environnement, et ce tout au long de son cycle de vie : fabrication, utilisation (pendant trente à quarante ans, pour les navires de la marine française), entretien et démantèlement. Les péripéties du « Clémenceau » ont montré l'importance de ce dernier point... DCNS semble signer là une première. « Je n'ai pas trouvé de réflexion aussi avancée dans d'autres marines étrangères », avance Richard Matez, expert pour la protection de l'environnement dans les navires militaires à la DET (Direction de l'expertise technique), de la DGA (Délégation générale pour l'armement).
Navire de demain, l’Ecoship a pour objectif de réduire de moitié l’impact environnemental d’un navire militaire de référence. Mais ce n’est pas tout. L’amortissement du surcoût engendré ne doit pas excéder cinq ans. " Au final, le bilan fait apparaître un gain de 57 % de l’impact environnemental global, et une réduction de la consommation de gazole de 50 %, ce qui permet l’amortissement sur 5 ans des surcoûts liés à l’écoconception ", affirme Philippe Goubaut, architecte d'ensemble pour les bâtiments de surface chez DCNS Ingénierie. Bien sûr, ce navire n’est à l’heure actuelle qu’un concept, mais quelques solutions retenues pour la mise en œuvre d’Ecoship sont déjà appliquées dans des programmes en cours, notamment en ce qui concerne l’optimisation de la consommation et du rendement, le respect des normes en matière de rejets et de déchets et la traçabilité des matériaux entre autres.
Une des particularités du travail réalisé par DCNS pour ce projet est la prise en compte de l’impact environnemental à un niveau global. Ainsi, le groupe de recherche a fait le bilan complet de l’impact environnemental du navire vert sur toute sa vie, jusqu’à prendre en compte l’énergie nécessaire pour produire les matériaux mis en œuvre dans la réalisation de ce bâtiment. Yves Pierson, responsable avant-projet chez DCNS Ingénierie, affirme ainsi que " cette démarche est en avance sur les pratiques actuelle d’autres secteurs du transport, qui ne s’attachent qu’au bilan carbone de leur activité. "
L'éco-conception n'est en effet pas, aux yeux de DCNS, une simple étude. Au sein de l'industriel, on assure que la plupart des mesures imaginées « sont réalisables aujourd'hui, sans développement particulier. Il fallait simplement penser à les appliquer et les intégrer dès la conception. C'est une recherche d'économies plus ou moins importantes qui, mises bout à bout, font qu'il est aujourd'hui possible de faire des bateaux ayant beaucoup moins d'impact sur l'environnement, sans pour autant être plus chers. La démarche d'éco-conception est d'ores et déjà intégrée dans nos projets et constitue un acte fondateur de ce que seront les navires du futur ».
Au niveau de la conception de l'Ecoship, quatre axes de recherche ont permis d’aboutir au résultat actuel :
* Optimisation du flotteur : forme de la carène et matériau structurel
* Optimisation hydro et aérodynamique
* Energies propres
* Optimisation énergétique
Au niveau de la carène, des études ont été menées pour évaluer la puissance propulsive nécessaire, selon les modèles choisis. Ainsi, c'est un système de propulsion hybride diesel/électrique qui a été retenu, les moteurs électriques pour le fonctionnement jusqu'à 11 noeuds puis des moteurs diesels semi-rapides prennent le relai. Au final, un monocoque nécessite une puissance supplémentaire d’environ 20 % par rapport au catamaran pour une vitesse de propulsion équivalente. La composition de la coque tout comme son revêtement sont également le fruit de réflexions prenant en compte le cycle de vie complet du bateau.
Enfin, l'optimisation énergétique a été poussée au maximum grâce à l'utilisation de panneaux solaires, d'un système de ventilation double flux et à la voile propulsive. Tout cela réduisant d'autant la consommation en carburant du navire.
A l'origine, le projet Ecoship est destiné à concourir pour le programme BIS (Bâtiment d'Intervention et de Souveraineté) visant à remplacer les BATRAL (BAtiments de TRAnsport Léger) de la Marine Nationale. Toutefois, ce concept va également servir de base pour le segment bâtiment-mère du démonstrateur ESPADON. Si ces deux projets aboutissent, cela engendrerait une homogénéisation d'une partie de la Flotte, et donc des économies supplémentaires sur le MCO (Maintien en Condition Opérationnel).
Article : FRi 3B Conseils
Source : Le portail des sous-marins / Mer et Marine / techniques-ingenieur.fr / Les Echos / RL - 3B Conseils
Photo : Mer et Marine - L'Ecoship de DCNS
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mardi 29 septembre 2009
Coulée en 1950, la frégate Laplace pollue encore la baie de la Fresnaye

29/9/2009 - 3B Conseils - Dans quatre jours, les hydrocarbures qui suintent de l'épave du Laplace ne devraient plus être qu'un mauvais souvenir. Le pompage de la soute qui contient encore 10m³ de carburant doit commencer aujourd'hui. Le Laplace, ancien destroyer américain, lancé en 1942, puis acheté par la France en 1947, a été transformé en navire météo d'assistance à l'aviation et à la marine marchande. Se rendant à Saint-Malo, le 16septembre 1950, la frégate s'était mise à l'abri d'une tempête dans la baie de La Fresnaye, à quelques encablures du château de Fort La Latte, où elle sauta sur une mine magnétique flottante allemande. Sur 92hommes d'équipage, marins et civils, 41 survivront. Surveillée depuis 2003, après qu'un pêcheur-plaisancier eut signalé une pollution insidieuse par hydrocarbures à proximité de l'épave, celle-ci devrait enfin être vidée. La zone d'intervention a été délimitée par des barrages flottants.
Article : FRi 3B Conseils
Source : Le Télégramee / Le portail des sous-marins / 3B Conseils
Photo : Le Télégramme - La frégate Laplace coulée
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lundi 28 septembre 2009
Substances chimiques : La contribution de la recherche publique au réglement européen REACH

28/9/2009 - 3B Conseils - L’adoption en 2007 du règlement européen REACH devrait aboutir à une meilleure connaissance des substances chimiques mais aussi à la substitution de certaines. La recherche publique s’est interrogée sur sa contribution possible à cet énorme chantier.
Depuis deux ans, l’INERIS (institut national de l’environnement et des risques), le CNRS et l’APESA (centre technologique en environnement et maîtrise des risques), saisis par les pouvoirs publics, ont réfléchi à leur contribution à la bonne mise en œuvre du règlement européen REACH, qui vise d’ici 2018 une meilleure connaissance des substances chimiques utilisées. Ces travaux ont permis de mettre en lumière les efforts de recherche indispensables à la réussite de ce chantier. Un colloque de restitution des travaux était organisé le 24 septembre dernier. Il devrait permettre d’orienter les axes de recherche futurs et les appels à projet.
Rappelons que la production de substances chimiques est passée de 1 million à 400 millions de tonnes entre 1930 et 2007. Aujourd’hui, près de 100.000 substances seraient utilisées sur le marché, dont les impacts sanitaires et environnementaux sont mal connus. L'objectif de REACH ? Renverser la charge de la preuve : les producteurs et importateurs de substances chimiques doivent désormais prouver l’innocuité des substances qu’ils utilisent.
Restée en marge du débat sur le règlement REACH, la communauté de la recherche publique estime pourtant avoir un rôle à y jouer. "Les chercheurs des institutions publiques doivent dès aujourd’hui suivre avec vigilance la mis en œuvre du règlement, note le rapport. Assurément, ce sont les industriels eux-mêmes, et non la communauté scientifique de la recherche publique, qui ont à charge de produire la connaissance. Il est toutefois permis de s’interroger sur l’efficacité du système ainsi mis en place, quand on sait que la source du financement des évaluations est susceptible d’influer directement sur les résultats de ces dernières. Sans prétendre être une instance ultime d’arbitrage, elle est en mesure de mobiliser des compétences de haut niveau pour fournir un support crédible au nécessaire dialogue entre producteurs, chercheurs, utilisateurs, décideurs".
Les chercheurs pensent également que leur rôle est de promouvoir des recherches spécifiques. La chimie verte être perçue comme une priorité dans les laboratoires de recherche académique. Les scientifiques doivent également travailler sur les questions d’acceptabilité sociale en créant une collaboration étroite entre sciences sociales et sciences de la nature.
La prise en compte des impacts sanitaires et environnementaux constitue désormais une priorité pour la chimie. L’analyse du cycle de vie, le choix des matières premières, fossiles ou renouvelables, les choix des réactions avec le minimum de rejets, le choix du procédé… doivent donc être déterminants pour la prise de décision. Selon le rapport, la recherche peut et doit proposer des substances de substitution des produits dangereux mais aussi des substituts aux solvants utilisés dans la chimie, participer au développement de nouveaux procédés plus efficaces et moins impactant, accompagner l’innovation dans le secteur.
La mise en place du règlement REACH a révélé le manque cruel de toxicologues, en France comme en Europe. Le rapport propose de renforcer cette discipline, tout d’abord au niveau de la recherche fondamentale (développement de biomarqueurs…). Le rapport précise que l’accent doit "être mis sur les effets chroniques des faibles doses d’exposition, les problèmes de relation dose-effet, de cocktail de substances… Le développement d’outils de gestion / traitement de données et de modélisation mathématique est primordial au succès de cette approche."
Enfin, le rapport propose entre autre de créer un observatoire économique de la mise en œuvre de REACH pour "réaliser des études ex post sur les conséquences réelles de la mise en œuvre de REACH sur l’industrie chimique et sur certaines grandes industries utilisatrices. Ces études permettraient aux pouvoirs publics d’orienter au mieux les accompagnements de l’évolution, voire des reconversions, des entreprises".
Article : FRI 3B Conseils
Source : Actu environnement / 3B Conseils
Photo : Actu environnement - © Alexander Raths
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vendredi 25 septembre 2009
Le ministère de la Défense face au défi du développement durable

25/9/2009 - 3B Conseils - Eric Lucas, Haut fonctionnaire au développement durable du ministère de la Défense a répondu aux questions de l'IRIS :
- Quel est le rôle du ministère de la Défense en matière de développement durable ?
- Quelles actions concrètes a t-il mené dans ce domaine ?
- Est-il aisé d’appliquer la responsabilité sociale et environnementale des entreprises au ministère de la Défense ?
- N’est-il pas difficile de coordonner des politiques de défense et de développement durable ? Ne sont-elles pas incompatibles dans certains cas ?
Consultez cette interview et retrouvez la conclusion de Mr Lucas, représentant le Ministre de la Défense, lors de la conférence n°3 "Défense et Environnement : une nouvelle manière de penser". Le thème de la conférence qui s'est tenue le 2 juillet 2009 était "Bilan et perspectives : place du droit de l’environnement dans la réflexion stratégique européenne de défense ?".
Article : FRi 3B Conseils
Source : IRIS / 3B Conseils
Photo : Ministère de la Défense
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jeudi 24 septembre 2009
Déminage : Le chasseur de mines Eridan en mission à Calais

24/9/2009 - 3B Conseils - Au cours d’une mission de vérification des zones portuaires de la Manche et de la mer du Nord, le chasseur de mines Eridan de la marine nationale a localisé une mine allemande de type " LMB " au large de la commune de Sangatte.
Cette mine historique partiellement enfouie a été formellement identifiée par 20 mètres de fond à 1000 mètres de la côte, au sud du chenal d’accès au port de Calais. Il s’agit d’une mine de fond à influence magnétique, acoustique et dépressionnaire. Elle pèse 1 tonne pour environ 800 kilogrammes d’explosif, deux mètres de long et un diamètre de 70 centimètres.
Une réunion s’est tenue ce jour en sous-préfecture de Calais pour fixer les modalités d’exécution de l’opération de contre-minage. Les plongeurs démineurs embarqués à bord de l’Eridan traiteront cette mine le vendredi 25 septembre entre 7h30 et 09h30.
Plusieurs techniques sont utilisées par les plongeurs démineurs pour " pétarder " les engins explosifs. Dans le cas de cette mine allemande, il a été décidé de la relever puis de la déplacer à une distance significative des accès du port de Calais, du tunnel sous la Manche et de la côte. Le contre-minage se fera à un point fixé au nord du chenal d’accès afin d’éviter tout impact sur l’environnement.
Un arrêté du préfet maritime sera publié pour réglementer la navigation maritime et les activités nautiques autour de la zone de déplacement de l’engin et lors de son pétardement. A ce titre, des mesures spécifiques seront prises vis-à-vis du trafic maritime (rayons de sécurité, interruption du trafic dans le chenal pendant les opérations). Par ailleurs, des arrêtés municipaux seront pris par les maires de Sangatte et de Calais pour assurer la sécurité des plages et les activités nautiques dans la bande des 300 mètres avec le concours de la police et de la brigade nautique de la gendarmerie.
Les chasseurs de mines de la marine nationale : Au nombre de 11 (8 sont basés à Brest et 3 à Toulon), ils ont été modernisés entre 2003 et 2005. Ils sont équipés d’un sonar de coque et du nouveau sonar propulsé à immersion variable (SPIV) qui servent à localiser des objets sous l’eau. Le SPIV est un sonar plus complet, plus sophistiqué et doté des dernières technologies. La Marine nationale est la seule marine au monde à mettre en œuvre un tel sonar. Pour assurer l’identification des objets localisés au sonar et le contre minage des engins explosifs, les chasseurs de mines mettent en œuvre des petits robots filoguidés appelés "poisson autopropulsé" (PAP) ou des plongeurs démineurs. Le PAP, doté d’une caméra et d’une charge explosive ainsi que les plongeurs démineurs sont capables d’intervenir en complémentarité là où chacun de ces moyens montre ses limites.
Article : FRi 3B Conseils
Source : Préfecture maritime de la Manche et de la Mer du Nord / Le portail des sous-marins / 3B Conseils
Photo : premar-manche.gouv.fr - Le chasseur de mines Eridan
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mercredi 23 septembre 2009
Russie / Etats-Unis : Des projets pétrogaziers dans l'Arctique

23/9/2009 - 3B Conseils - Le premier ministre Vladimir Poutine se réunira avec les représentants des grandes compagnies pétrogazières internationales Total, Royal Dutch Shell, Exxon Mobil, ConocoPhillips, StatoilHydro, ONGC ainsi qu'avec le géant gazier Russe GAZPROM et les sociétés pétrolières locales pour examiner les futurs projets de développement de la péninsule du Yamal qui apparaît comme le nouvel "eldorado" pétrogazier de la Russie .
Gazprom y prévoit de mettre en exploitation le gisement gazier de Bovanenkovo en 2012.
Le Premier Ministre Vladimir Poutine est en charge par décret présidentiel de la mise en valeur du plateau continental Russe, et même si pour l'instant seul des projets " on-shore " sont envisagés dans la péninsule du Yamal dont les réserves sont loin d'être toutes répertoriées, la mise en valeur du plateau continental fait l'objet d'études.
En Alaska, c'est le successeur de "Caribou Barbie", Sean Parnell qui s'est rendu le 17 septembre à Washington pour discuter avec le secrétaire d'État à l'intérieur Ken Salazar qui est en train de réexaminer le projets de forages décidés par l'administration Bush sur le plateau continental dont l'Alaska. Le secrétaire d'état Ken Salazar a mené des auditions en Avril dernier et doit se décider si la nouvelle administration doit continuer à appliquer le projet d'exploration du plateau continental de cinq ans tel quel jusqu'en 2012 ou le revoir.
Parnell a demandé au secrétaire d'état de se "prononcer le plus rapidement possible afin que les sociétés pétrolières qui ont des engagements dans la Mer des Tchoutckes et la Mer de Beaufort puissent commencer à mener des campagnes d'explorations le plus rapidement possible, dés l'été prochain et créer de nouveaux emplois".
"Nous avons des lois environnementales, nous avons de riches réserves et des gisements de pétrole et de gaz accessibles et un pays qui en a besoin".
Au cours de son déplacement à washington, il a rencontré des personnalités influentes de l'administration Obama dont Heather Zichal conseiller du président pour l'énergie et les changements climatiques.
La délegation Alaskanne au Congrès, Lisa Murkowski (Rep. ), Mark Begich ( Dem. ) et Don Young (Rep. ), soutiennent les projets de forage sur le plateau continental Alaskan.
Pour en savoir plus sur l'enjeu environnemental de la présence de ressources énergétiques en Arctique, consultez les articles précédents du blog :
- La course aux matières premières : un danger pour le Grand Nord
- la poudrière de l'arctique
- Le Canada surveille les manœuvres russes en Arctique
Article : Fri 3B Conseils
Source : Ice zebra station / 3B Conseils
Photo : Péninsule du Yamal - Ice zebra station
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mardi 22 septembre 2009
OTAN : Le secrétaire général envisage des conflits dans l'Arctique

22/9/2009 - 3B Conseils - Si les dernières déclarations du secrétaire général de l'OTAN, et ancien premier ministre Danois, Anders Fogh Rasmussen ont retenu l'attention des médiats c'est sur le dossier de la défense anti-missiles et du moratoire proposé par l'administration Obama pour l'implantation de certaines de ses composantes en Pologne et en Tchéquie. L'arctique et les changements climatiques n'en ont pas pour autant été oublié par le secrétaire général ces derniers jours. "Les changements climatiques pourront amener à des batailles pour des ressources en voie d'épuisement, principalement un manque d'eau potable et un manque de nourriture, et mener à des conflits armés"
"Nous allons assister à une augmentation des réfugiés climatiques et ceci va déstabiliser la situation dans des régions déjà instables". "Dans l'espace de quelques années , les routes polaires seront ouvertes à la navigation. Nous allons avoir de nouveaux accès aux ressources énergétiques et ceci va augmenter la compétition entre nations dans cette région du monde. Tout ceci pourrait amener à une confrontation entre états riverains".
Depuis quelques années, l'Alliance mène une politique de plus en plus agressive vis à vis de la Russie dans l'arctique , soit institutionnellement lors de manœuvres au caractère anti-russe marqué ( Cold Response 2009 , Loyal Arrow 2009 ), soit au travers de ses " proxys ", Canada, Norvège et Danemark, agissant sous leurs couleurs nationales.
Après un sommet consacré au dossier arctique en Février 2009 à Reykjavik, l'Alliance a annoncé son intention d'intervenir en tant qu'institution dans la région, un rôle que la Russie lui dénie.
Le secrétaire général de l'OTAN doit rencontre le MAE Russe Serguei Lavrov le 24 septembre prochain à New-York.
Notons que cette mise garde du secrétaire général de l'OTAN est passé presque totalement innaperçue dans les mediats "occidentaux" alors que des déclarations semblables de la partie Russe ont donné lieu à des pages et des pages d'interprétations fallacieuses ou(-et ) mensongères.
Article : FRi 3B Conseils
Source : RIA Novosti / Reuters / Ice station zebra / 3B Conseils
Photo : Ice station zebra
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