
Berlin (Allemagne) - 26/6/2009 - 3B Conseils - L'Allemagne est devenue le onzième pays à ratifier le traité interdisant les bombes à sous-munitions, espérant donner une impulsion à cette convention encore refusée par les principaux pays utilisateurs. En effet, il en faut 30 pour que le traité entre en vigueur et devienne un instrument international juridiquement contraignant. Selon l'article 17 de la Convention, il "entrera en vigueur le premier jour du sixième mois suivant celui au cours duquel le trentième instrument de ratification, d’acceptation, d’approbation ou d’adhésion aura été déposé". La convention a été signée en 2008 par 98 pays, mais les Etats-Unis, Israël et la Russie, entre autres, refusent toujours de les rejoindre. Ils étaient d'ailleurs les grands absents d'une conférence sur le sujet qui rassemble 80 Etats signataires à Berlin.
Selon l'ONU, la Géorgie et la Russie ont eu recours aux armes à sous-munitions au cours de la guerre qui les a opposés à l'été 2008. Israël les a utilisées pour bombarder le Sud-Liban en 2006. Les Etats-Unis et leurs alliés en ont fait usage en Irak en 2003 ainsi qu'en Afghanistan en 2001-2002.
Au premier jour de la conférence, le secrétaire d'Etat norvégien à la Défense, Espen Barth Eide, a toutefois estimé que la Convention allait conduire même les non-signataires à "réfléchir deux fois" avant d'utiliser ces bombes.
"Elle établit une norme qui va au-delà des limites du cercle des seuls signataires. Nous avons déjà pu en constater les effets matériels, il y a aujourd'hui des gens en vie qui auraient été tués (sans la Convention)", a-t-il affirmé.
La Norvège a commencé à détruire son stock de bombes à sous-munitions depuis le mois de mai 2009. Ce processus s'achèvera aux alentours du mois de juillet 2010. (Article 3B - 25/5/2009)
Le secrétaire d'Etat allemand aux Affaires étrangères, Gernot Erler a annoncé que l'Allemagne avait terminé le processus de ratification. Il a constaté que le désarmement nucléaire connaissait un nouvel élan". "Espérons que cet élan s'étendra aussi au désarmement conventionnel", a-t-il dit.
Une fois que trente pays en auront fait de même - d'ici fin 2009 espèrent les militants - le traité entrera en vigueur, donnant huit ans aux signataires pour détruire leurs stocks de bombes.
Une bombe à sous-munitions est une arme envoyée par l'artillerie ou par avion qui se fissure et se disperse en centaines de plus petites bombes sur un large territoire.
Employée pour la première fois par l'aviation allemande en 1943 lors du bombardement de la ville anglaise de Grimsby et par l'armée Rouge la même année, son usage s'est nettement développé lors des bombardements du Vietnam, du Laos et du Cambodge par l'armée américaine dans les années 1960-1970.
Souvent, les bombes n'explosent pas immédiatement et peuvent demeurer en sommeil pendant des années, tuant et mutilant des civils --souvent des enfants-- longtemps après la fin d'un conflit.
L'ONG Handicap international a indiqué dans un rapport datant de 2006 avoir pu confirmer au moins 11.000 morts dues à ces munitions après la fin des conflits pendant lequel elles ont été utilisées mais selon elle le chiffre réel pourrait en fait s'élever à 100.000 victimes.
Les Etats-Unis avancent que renoncer à ses armes pourrait mettre en danger la vie de leurs soldats et de leurs alliés. En outre, les bombes à sous-munitions entraîneraient moins de dommages collatéraux que des bombes de taille plus importante ou qu'une artillerie plus lourde, estiment-ils.
La liste des non-signataires inclue aussi l'Inde, le Pakistan, la Corée du Sud, la Corée du Nord, la Turquie, la Géorgie, l'Iran, la Libye ou encore la Syrie.
Article : FRi 3B Conseils
Source : France 24 / 3B Conseils
Photo : France 24
jeudi 25 juin 2009
L'Allemagne ratifie le traité d'interdiction des bombes à sous-munitions
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mercredi 24 juin 2009
Quelles solutions pour le stockage des déchets nucléaires en France et dans le monde ?

France - 25/6/2009 - 3B Conseils - l'Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra) a indiqué que deux communes de l'Aube, Auxon et Pars-lès-Chavanches, ont été sélectionnées dans le cadre de la recherche d'un site de stockage de déchets radioactifs de faible activité à vie longue (FAVL). "L'Andra mènera en 2009 et 2010 des investigations géologiques et environnementales approfondies pour vérifier la faisabilité d'implantation d'un centre de stockage à faible profondeur pour les déchets FAVL", précise l'Andra dans un communiqué.
L'Andra avait lancé un appel à candidatures, clos au 31 octobre 2008, parmi 3.315 communes préselectionnées dans 20 départements et huit régions en fonction de la présence d'une couche d'argile adéquate en faible profondeur, pour la construction d'un centre qui doit être exploité à partir de 2019.
Cependant, le débat reste ouvert pour associer les populations concernées aux solutions proposées et techniquement viables. "Au nom de quoi retirerait-on aux générations futures la possibilité de décider par elles-mêmes ?" La question posée par le sociologue Michel Callon, professeur à l'Ecole des mines, est au coeur de la nouvelle doctrine française sur les déchets nucléaires. Elle repose sur le concept de "réversibilité" des solutions techniques, mais aussi des choix politiques. Un colloque vient d'être organisé sur ce thème, à Nancy, par l'Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra), prélude à une conférence internationale prévue en 2010.
"Le stock de combustibles usés accumulé dans le monde se monte à 250 000 tonnes", rappelle Bernard Boullis, du Commissariat à l'énergie atomique (CEA). Même si l'on arrêtait demain toutes les centrales, le problème resterait donc entier. En France, 1 150 tonnes de combustibles irradiés sont déchargés chaque année des 58 réacteurs d'EDF, dont 850 tonnes retraitées.
Ces déchets ultimes ne représentent qu'un volume relativement faible : un peu moins de 50 000 tonnes pour la France, provisoirement entreposées dans les usines de retraitement, à La Hague (Manche) et Marcoule (Gard). Mais ces rebuts concentrent plus de 99 % de la radioactivité totale. Certains sont à très haute activité. D'autres à vie longue : des milliers, voire des millions d'années.
Pour ces substances très nocives, l'option mondialement retenue est le stockage dans des formations géologiques profondes, capables de les confiner pendant plusieurs centaines de milliers d'années. C'est pour valider cette solution que, sous la commune de Bure (entre Meuse et Haute-Marne), l'Andra a creusé, à 490 mètres de profondeur, dans une couche d'argilite, un laboratoire.
"Il s'agit d'une installation de recherche, qui ne constituera pas le futur site de stockage", précise Marie-Claude Dupuis, directrice générale de l'Andra. Celui-ci serait situé dans un périmètre de 30 km2 autour de Bure, où serait enfoui un réseau de 15 km2 de galeries et d'alvéoles souterraines.
Si, du moins, le Parlement et le gouvernement donnent leur feu vert. Un débat public est prévu en 2013, avant une enquête et une demande d'autorisation de construction en 2015, pour une éventuelle mise en service en 2025.
C'est l'hostilité persistante d'une partie de la population, en même temps que le constat que les études sur la gestion des déchets radioactifs demandent à être plus poussées, qui a conduit le Parlement à inscrire dans la loi, en juin 2006, l'exigence de réversibilité. Cela pour une durée d'au moins cent ans. "Ce principe est crucial pour donner aux citoyens les meilleures garanties, mais aussi pour laisser à la science une chance de proposer, dans le futur, des alternatives", justifie Claude Birraux, président de l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques.
Tous les pays n'ont pas fait le même choix, souligne Claudio Pescatore, de l'Agence pour l'énergie nucléaire de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Aux Etats-Unis et en Suisse, la réversibilité est, comme en France, exigée par la loi. Au Canada et au Japon, elle l'est par le gouvernement. En Suède et en Finlande, elle n'est pas requise, mais néanmoins prévue par les exploitants nucléaires. En Angleterre, elle fait l'objet d'un débat.
La réversibilité suppose de pouvoir, à tout moment, retirer les colis radioactifs de leurs alvéoles souterraines. Mais aussi de pouvoir revenir sur les choix de gestion des déchets. Ce qui soulève de multiples questions. Comment assurer le même niveau de sécurité à un stockage susceptible d'être rouvert qu'à un ouvrage définitivement scellé ? Comment être sûr que, dans les décennies ou les siècles à venir, les institutions politiques seront au moins aussi stables que les formations géologiques, et qu'elles garantiront des processus de décision démocratiques ? Comment imaginer sérieusement qu'une fois lancé, on puisse revenir sur un projet chiffré, entre la construction et l'exploitation sur un siècle, à 15 milliards d'euros ?
Pour l'heure, la Suède est le premier pays à avoir choisi un site de stockage profond, dans du granit (Article 3B - 8/6/2009). Tous les autres tergiversent. Aux Etats-Unis, le projet d'enfouissement dans la roche volcanique de Yucca Mountain, dans le désert du Nevada, vient d'être "enterré" par Barack Obama. En Allemagne, le stockage dans la mine de sel de Görleben a été gelé par le moratoire sur le nucléaire. Le Japon, le Canada et l'Angleterre cherchent des sites. L'Espagne privilégie pour l'instant l'entreposage. La Chine, l'Inde et la Russie, quant à elles, n'ont pas arrêté de position.
Article : FRi 3B Conseils
Documents de référence : France 24 / Le Monde / 3B Conseils
Photo : Le Monde
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mardi 23 juin 2009
Le bouclier antimissile américain en Europe : un obstacle de poids à la réduction des armements

Vienne (Autriche) - 24/6/2009 - 3B Conseils - La réalisation des projets américains de bouclier antimissile en Europe constituera un obstacle de poids à la réduction des armements offensifs stratégiques, a déclaré le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, en prévision d'une rencontre de travail avec son homologue autrichien Michael Spindelegger.
L'administration Obama a marqué une pause en vue de soumettre à une analyse la situation et en évaluer les conséquences dans un contexte plus vaste, a rappelé le ministre.
"Nous saluons cette approche car elle est plus productive. Nous sommes prêts à mener une analyse des menaces balistiques conjointement et ce non seulement avec les États-Unis mais aussi obligatoirement avec l'Europe car il s'agit des mesures qu'on entend réaliser sur le continent européen", a expliqué M.Lavrov.
"Si nos partenaires sont prêts à se mettre à la table des négociations sans partis pris ni recettes toutes faites, pour élaborer une vision commune (...) des mesures qui pourraient être entreprises en vue de neutraliser ces menaces - il pourrait s'agir de mesures politique et diplomatiques, techniques ou, au besoin, d'autres mesures, - alors, et j'en suis sûr, nous obtiendrons un résultat qui pourrait satisfaire tout le monde", a indiqué M.Lavrov.
S'agissant d'une corrélation préconisée par la Russie, entre la réduction des armements offensifs stratégiques et le déploiement par les Etats-Unis d'un système de défense antimissile, le ministre russe a souligné que Washington se rendait également compte de l'existence de cette interdépendance. Dans cet ordre d'idées, M.Lavrov a rappelé le première rencontre des présidents russe et américains en avril à Londres. Une déclaration conjointe adoptée à l'issue de cette rencontre insistait sur la nécessité d'élaborer un nouveau traité START et de mener un travail conjoint en matière de défense antimissile, et faisait également état de la thèse selon laquelle les gouvernements russe et américain devaient étudier l'interdépendance entre les armements stratégiques offensifs et défensifs.
"Il s'agit d'une position commune des deux présidents. Nous espérons que les négociateurs américains s'en tiendront rigoureusement à cette position. Cela est d'autant plus important que le nouveau traité START soit préparé en l'absence du traité sur la limitation des systèmes de défense antimissile, alors que cette interdépendance a une signification clé pour la stabilité stratégique", a conclu le ministre russe.
Les négociations entre Russes et Américains sur l'avenir des accords START 1 de désarmement nucléaire, qui expirent à la fin de l'année, ont repris à Genève à la mission des Etats-Unis, a indiqué un diplomate américain.
Ce troisième round de négociations à huis-clos, est destiné à étudier l'avenir du Traité de réduction des armes stratégiques de 1991 (START 1), qui a conduit à amputer d'un tiers les arsenaux nucléaires russe et américain et arrive à échéance le 5 décembre.
Washington a estimé que des avancées avaient été faites sur une nouvelle "réduction significative" des ogives nucléaires des deux puissances. "C'est à cela que chaque pays travaille. Je crois que nous avons fait des progrès dans les discussions que nous avons eues (...) jusqu'à présent", a dit M. Kelly à des journalistes.
Alors que les délégations se refusent à donner des précisions sur le contenu de leurs pourparlers, l'issue de ces discussions marathon devrait être connue lors de la rencontre entre les chefs d'Etat russe et américain, Dmitri Medvedev et Barack Obama, début juillet à Moscou.
Le Kremlin n'a pas exclu qu'un accord de principe soit trouvé pour la visite du président Obama du 6 au 8 juillet dans la capitale russe.
Malgré un contexte de marchandage géopolitique compliquant le processus, Moscou et Washington ont manifesté une forte volonté de trouver une issue sur START 1 qu'ils ont choisi comme symbole de la relance de leurs relations après les années de froid de l'administration Bush.
Les enjeux de la conférence sur le traité de non prolifération nucléaire qui aura lieu en 2010.
Article : FRi 3B Conseils
Source : RIA Novosti / France 24 / 3B Conseils
Photo : RIA Novosti
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Agir ensemble pour éduquer au développement durable.
Viennent de paraître les Actes de la Conférence Internationales de Bordeaux qui a eu lieu les 27, 28 et 29 octobre 2008. Le thème de cette Conférence était « Agir ensemble pour éduquer au développement durable. »
Les problèmes soulevés par l’impact des activités humaines sur notre environnement, et leurs conséquences sur l’avenir de nos sociétés, ne peuvent trouver de réponses satisfaisantes et durables que dans un changement radical de nos comportements. Ce changement appelle des démarches nouvelles d’éducation, de formation et d’information de l’ensemble des citoyens : d’abord construite par l’école dont la fonction demeure irremplaçable, l’éducation doit être développée tout au long de la vie et adaptée aux nouveaux enjeux de notre Société afin d’atteindre le but recherché : faire du développement durable le fondement même de nos actions.
La conférence avait quatre objectifs principaux :
- Mettre en évidence la contribution essentielle de l’EDD à l’éducation dans son ensemble.
- Promouvoir les échanges internationaux de l’EDD.
- Dresser un premier bilan de la Décennie depuis son lancement en 2005.
- Elaborer des stratégies pour la suite de la Décennie jusqu’en 2014.
Ce rendez-vous a réuni plus de 1000 personnes sous la Présidence du Professeur Michel Ricard. Les principaux intervenants étant :
- Alain Juppé, ancien Premier Ministre, maire de Bordeaux.
- Alain Rousset, député, président de la région Aquitaine, président de l’Association des Régions de France.
- Mark Richmond, directeur de la division de l’UNESCO pour la coordination des priorités des Nations Unies en matière d’éducation.
- Elisabeth Bittner, direction générale de l’Education, Commission Européenne.
- Tsunashige Shirotori, Premier secrétaire de la délégation permanente du Japon à l’UNESCO.
- Jean-Michel Valantin, haut fonctionnaire au Développement durable, ministère de l’Education nationale.
- Fatimata Dia Touré, directrice de l’Institut de l’énergie et de l’environnement de la Francophonie (IEPF, Organisation internationale de la Francophonie (OIF)).
- Patrick Viveret, philosophe et politologue.
- Michèle Pappalardo, commissaire générale au développement durable, ministère de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de l’Aménagement du Territoire.
Michel Ricard est également membre du Comité de programme du colloque Défense et Environnement qui se déroulera le 2 juillet prochain. il y présentera une synthèse de la Conférence Internationales de Bordeaux.
Vous pouvez télécharger l’ensemble des Actes de la conférence ici.
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lundi 22 juin 2009
Cinquième conférence européenne sur les débris spatiaux

Darmstadt (Allemagne) - 23/6/2009 - 3B Conseils - L'Agence spatiale européenne a accueilli du 30 mars au 2 avril dans son Centre d'opérations spatiales (ESOC) de Darmstadt (Allemagne) la 5ème Conférence européenne sur les débris spatiaux, qui est la plus importante manifestation mondiale consacrée à cette question. Organisée conjointement par les agences spatiales britannique (BNSC), française (CNES), allemande (DLR) et italienne (ASI), le Comité de la Recherche spatiale (COSPAR) et l'Académie internationale d'astronautique (IAA), cette conférence a rassemblé des experts venus du monde entier.
La question des débris spatiaux suscite depuis quelque temps un intérêt croissant lié à la fois à une meilleure prise de conscience de la nécessité de protéger durablement l'orbite terrestre basse (LEO) et l'orbite géosynchrone (GEO) en raison de leur utilité commerciale, et à la menace directe que ces débris représentent pour les missions actuelles et futures. L'exploitation de l'espace à des fins scientifiques et commerciales s'est étendue à un large éventail d'activités, des télécommunications à la recherche en passant par la météorologie, la navigation et l'observation de la Terre, entraînant l'accumulation en orbite d'un grand nombre (Un nombre est un concept caractérisant une unité, une collection d'unités ou une fraction d'unité.) de débris qui constituent un grave danger pour les missions spatiales en cours et à venir.
Les intervenants à cette conférence ont présenté les résultats et défini les nouvelles orientations de la recherche sur les débris spatiaux. Ils ont fait le point sur la modélisation de la population de débris, les mesures limitatives et correctives, l'évaluation et le contrôle des risques et les mesures de protection. Les aspects politiques, réglementaires et juridiques de cette question ont également été abordés.
Ces échanges de vues contribuent aussi aux réflexions en cours dans un certain nombre d'organisations, notamment le Comité de coordination inter-agences sur les débris spatiaux (IADC) et le Sous-comité scientifique et technique du Comité des utilisations pacifiques de l'espace extra-atmosphérique des Nations unies (UNCOPUOS).
English Summary :
During the 5th European Conference on Space Debris, 30 March to 2 April 2009, held at the European Space Agency, Darmstadt, Germany, experts from a wide spectrum of disciplines communicated their research results through 100 oral presentations and more than 40 poster presentations.
The conference was attended by some 330 participants from 21 countries, making this the largest dedicated space debris conference in the world.
Key areas were measurements and debris environment characterisation, environment modelling and forecasting (including orbit prediction aspects), risk analysis for the in-orbit and re-entry mission phases, protection and shielding, debris mitigation and remediation, and debris policies and guidelines.
Article : FRi 3B Conseils
Source : ESA / Techno-Science.net / SLG - 3B Conseils
Photo : ESA
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J-10

C’est le jeudi 2 juillet qu’aura lieu la 3e conférence « Défense et Environnement : une nouvelle manière de penser » au Palais Bourbon. Le thème de ce rendez-vous sera : « Bilan et perspectives : place du droit de l’environnement dans la réflexion stratégique européenne de défense ? ».
La journée se décline en 3 tables-rondes dont les thématiques sont :
Table ronde n°1 : « Environnement et Défense : Etats des lieux
Panorama sur les accords environnementaux internationaux exerçant une influence sur la défense et les législations nationales. »
Table ronde n°2 : « Exemples et témoignages. Prévention et réparation des dommages environnementaux suite aux activités humaines (civiles et militaires), à des conflits et aux impacts des munitions et équipements encore présents sur les sites ou en prévision de conflits potentiels. Avec pour cadre le Liban, les Territoires Palestiniens et l’Arctique. »
Table ronde n°3 : « Environnement et industries de défense : aujourd'hui et demain. »
Pour en savoir plus voir le site de présentation de la conférence et 3B Conseils.
L’inscription est obligatoire et gratuite en cliquant sur le lien français ou anglais.
Nombre de places limitées.
Entrée : Palais Bourbon - 126 rue de l’Université - PARIS 7ème
Salle 6217 (Se munir d’une pièce d’identité)
3B Conseils
4 rue Suger 75006 PARIS
Tel : 01 40 51 83 87
http://www.3bconseils.com
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vendredi 19 juin 2009
Le Ministère de la défense et Canards Illimités Canada s’entendent en vue de protéger l’environnement

OTTAWA 4 juin 2009 – Le ministère de la Défense nationale (MND) et Canards Illimités Canada (CIC) ont signé aujourd’hui un protocole d’entente (PE) qui aboutira à la mise en œuvre de saines pratiques de gestions en vue de protéger l’habitat des oiseaux aquatiques sur les terres du MDN. « Le MDN s’engage mener ses opérations en veillant à préserver les ressources et à protéger l’environnement, a déclaré l’honorable Peter Gordon MacKay, ministre de la Défense nationale et ministre responsable de la porte d’entrée de l’Atlantique. L’annonce faite aujourd’hui illustre l’engagement du Ministère à gérer l’environnement de façon responsable. »
Le MDN possède ou loue un nombre important de terres partout au Canada, dont plusieurs englobent des marécages. Les habitats uniques, comme les marécages, doivent être gérés conformément au Plan nord-américain de gestion de la sauvagine, signé par le Canada, les États-Unis et le Mexique. Ce plan d’action international a été élaboré pour protéger les oiseaux migrateurs à l’échelle du continent. « Canards Illimités Canada entretient depuis longtemps une relation productive avec le ministère de la Défense nationale, a affirmé Jeffery Nelson, vice-président exécutif de CIC. Nous sommes ravis d’officialiser cette relation et d’aller de l’avant pour améliorer la viabilité de l’habitat sur les terres du MDN partout au Canada. »
Par sa riche expérience et son expertise solide en matière de protection des oiseaux aquatiques, CIC aidera le MDN à atteindre ses buts et objectifs relativement à l’entraînement militaire continu et à la gestion des ressources naturelles.
Ce PE servira de cadre national pour faciliter l’élaboration d’ententes locales entre CIC et les bases et escadres du Ministère.
Le MDN possède un nombre importants de propriété partout au pays en vue de soutenir les Forces canadiennes, notamment près de 21 000 édifices, 2,25 millions d’hectares de terres, 5 500 km de routes et 3 000 km de tuyaux d’égouts pluviaux.
Pour obtenir de plus amples renseignements sur Canards Illimités Canada, veuillez consulter leur site Web, au http://www.ducks.ca/fr/index.html.
Source: Ministère de la défense du Canada
Crédit image: Canard Illimités Canada
Article: RL / 3Bconseils
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jeudi 18 juin 2009
Sarthe : un projet de centrale photovoltaïque de 10 MW sur une ancienne friche militaire

Dans le cadre de l'appel d'offres lancé par le ministère en charge du développement durable portant sur des installations au sol de production d’électricité à partir d’énergie solaire, l'entreprise Energie Europe Service, spécialisée dans les énergies renouvelables, a pour projet d'installer une centrale au sol photovoltaïque, d’une puissance de 10 MW, sur une ancienne friche militaire située sur les communes de Vaas, Aubigné-Racan et Montabon, dans la Sarthe (72).
Sur les 200 hectares que compte l'ancienne friche militaire reconvertie en Parc d’Activités d’Intérêt Départemental par le Syndicat de Développement Économique du Sud Sarthe (SDESS), la centrale au sol photovoltaïque occuperait une surface de 37 hectares.
Le 15 juin 2009, une première promesse de bail emphytéotique de 30 ans pour la location de la parcelle a été signée entre Energie Europe Service et le SDESS. Cette promesse de bail reste toutefois conditionnée à la réponse favorable à la candidature de l’entreprise dans le cadre de l’appel d’offres lancé en avril dernier du ministère pour la construction d’ici 2011 d’au moins une centrale solaire au sol dans chaque région française. Rappelons que l'appel d’offres a pour objectif de multiplier par 5 le parc photovoltaïque français dont la puissance cumulée pourrait atteindre 300 MW. Les candidats peuvent envoyer leur projet jusqu'au 21 décembre.
L'ancienne friche militaire devrait accueillir de nouvelles entreprises dès 2011.
Source: R. BOUGHRIET / Actu-Environnement.com
Article: RL / 3B Conseils
Crédit image: crédit : www.regionreunion.com
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mardi 16 juin 2009
Le premier atlas géologique complet de l'Arctique

Ottawa (Canada) - 17/6/2009 - 3B Conseils - Le Canada a publié le premier atlas géologique complet de l'Arctique. Ce travail résulte de données recueillies pendant des années par une équipe internationale de chercheurs (Canada, Russie, États-Unis, Danemark, Norvège, Finlande, Suède). Elles indiquent la composition des sous-sols et l'emplacement des plaques tectoniques, des lignes de faille ou encore des volcans sous-marins, dont la localisation est souvent synonyme de gisement de minerais précieux. Cet atlas géologique détaille les emplacements des gisements gaziers, pétroliers et des minerais précieux de cette région hautement convoitée. Selon un géologiste qui a participé à son élaboration, il devrait faciliter l'exploration minière, ainsi que la la résolution des différends territoriaux qui opposent plusieurs pays riverains du Grand Nord.
La région de l’Arctique contiendrait environ 30 % des ressources de gaz non découvertes du monde et 13% des réserves de pétrole.
De son coté, l’Université de Durham a mis à jour sa carte de l’Arctique en précisant les territoires disputés. Ces publications doivent aider à la surveillance de l’environnement, l’exploration des ressources et la négociation de la souveraineté en Arctique.
Les militaires doivent étudier ces cartes pour leurs missions et pour la préparation des futures négociations.
La fonte accélérée de la calotte glaciaire, attribuée au réchauffement climatique, a avivé les convoitises des cinq pays riverains de l'Arctique (Etats-Unis, Russie, Canada, Norvège et Danemark) qui se sont lancés dans une course pour revendiquer la souveraineté des fonds sous-marins auprès de l'ONU.
La Convention des Nations unies sur le droit de la mer de 1982 permet à un pays ayant une façade maritime d'étendre ses droits pour l'exploitation des ressources naturelles de 200 à 350 milles s'il peut prouver que cette extension constitue "la prolongation naturelle du plateau continental".
Et alors que des glaciologues estiment que l'océan Arctique pourrait être libéré des glaces pendant toute la période estivale d'ici à 2030, l'exploitation de ses hydrocarbures apparaît comme un moyen de pallier l'assèchement prévu des réserves des pays pétroliers.
English Summary :
A recently completed map of Arctic geology across Greenland, Norway, Russia and other polar nations offers new hints about where Canada might find energy and mineral deposits across its vast north, says the geologist who co-led the mapping project.
This maps (The most comprehensive geological atlas of the Arctic) detailed information on continental plates, rock types, and highlights the potential reserves of oil, gas, and other mineral resources. It estimates that the area within the Arctic Circle might contain around 30% of the world‘s undiscovered gas resources and 13% of oil reserves. The research, published in Science magazine, is the result of data compiled over several years by an international team of northern countries researchers. Meanwhile, Durham University updated its map of the Arctic highlighting the disputed territories. These publications should aid in environmental surveillance, resource exploration, and negotiation of Arctic sovereignty disputes.
Military Implications:
Military personnel with Arctic responsibilities should review these maps to explore military applications and preparation for participation in future negociations.
La 3ème conférence « Défense & Environnement : une nouvelle manière de penser » qui se tiendra le jeudi 2 juillet 2009 au Palais Bourbon (salle 6217) consacrera une table ronde au monde Arctique : Inscriptions
Article : FRi 3B Conseils
Source : CBC (New map of Arctic could point to Canadian gas, minerals) / nature.com (Arctic's black gold mapped) / Durham University (Maritime jurisdiction and boundaries in the Arctic region) / Good Planet / SLG – 3B Conseils
Map : CBC
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dimanche 14 juin 2009
Cartographie des effets des changements climatiques sur les migrations humaines et le déplacement

15/6/2009 – 3B Conseils – Les organisations CARE International, le Center for International Earth Science Information Network (CIESIN), l'Agence des Nations unies pour les réfugiés (HCR), l'Institute for Environment and Human Security (UNU-EHS), et la Banque mondiale, ont établi un rapport sur les conséquences du changement climatique sur les migrations humaines et le déplacement.
Destiné aux décideurs politiques, « In Search of Shelter : Mapping the Effects of Climate Change on Human Migration and Displacement », détaille l'enquête multi-continent de l'évolution de l'environnement et des migrations et comporte des cartes originales qui cernent les domaines où les changements climatiques peuvent causer des déplacements et des recommandations politiques.
Ce rapport doit être mis en relation avec la décision de l'Assemblée générale de l'ONU qui a récemment approuvé par consensus une résolution reconnaissant pour la première fois que le réchauffement climatique constitue un enjeu de sécurité internationale.
Le texte, parrainé par 63 États membres, appelle les organes compétents de l'ONU à intensifier leurs efforts consacrés à l'examen et au traitement du problème des changements climatiques, "notamment les répercussions que ceux-ci pourraient avoir sur la sécurité". (Article 3B Conseils – 4/6/2009)
Le réchauffement climatique amène les armées à s’adapter à de nouvelles problématiques et à de nouvelles missions. Le 28 mai 2009, 3B Conseils détaillait les nouveaux enjeux des armées face à ce phénomène mondial.
Les impacts du changement climatique sont déjà la cause de migrations et de déplacements. Bien que le nombre exact de personnes qui seront déplacées à moitié de notre siècle, est incertaine, la portée et l'ampleur pourrait largement dépasser tout ce qui a eu lieu avant. Les personnes vivant dans les pays les moins avancés et les États insulaires seront touchés en premier et la pire des façons.
Les conséquences sur presque tous les aspects du développement et de la sécurité humaine peuvent être dévastatrices. Cela peut également avoir d'importantes implications pour la stabilité politique. La plupart des personnes déplacées cherchent refuge dans leur propre pays, mais certains tentent de franchir les frontières à la recherche de meilleures chances.
Certains déplacements de population et migration pourraient être évités grâce à la mise en œuvre de mesures d'adaptation. Toutefois, les pays les plus pauvres sont insuffisamment équipés pour faire face à une adaptation de grande ampleur.
En conséquence, les sociétés touchées par les changements climatiques peuvent se trouver enfermées dans une spirale de la dégradation de leur environnement, avec un effondrement des conditions sociales alors que les tensions et la violence augmentent.
Dans ce trop plausible pire des scénarios, des populations entières seraient contraintes de migrer pour des raisons de survie immédiate. Les questions de migration et de déplacement liés au climat peuvent être traitées que si elles sont considérées comme des processus globaux plutôt que des crises locales.
Le principe de la responsabilité commune mais différenciée, tant en termes de réduction des déplacements et le soutien aux migrations inévitables doit, par conséquent, sous-tendre la politique et les résultats des négociations. La charge d'aider et de protéger les populations déplacées ne peuvent pas retomber sur les épaules des seuls Etats les plus touchés.
English Summary :
Climate change is already contributing to migration and displacement. All major estimates project that the trend will rise to tens of millions of migrants in coming years. Within the next few decades, the consequences of climate change for human security efforts could be devastating. These are amongst the key findings of a new report entitled, "In Search of Shelter: Mapping the effects of Climate Change on Human Migration and Displacement". The report was authored by the United Nations University Institute for Environment and Human Security (UNU-EHS), CARE International and Columbia University's Center for International Earth Science Information Network (CIESIN). The exact number of people that will be on the move by mid-century is uncertain. The International Organisation for Migration (IOM) estimates that there may be 200 million environmentally-induced migrants by 2050. "While human migration and displacement is usually the result of multiple factors, the influence of climate change in people's decision to give up their livelihoods and leave their homes is growing" says Dr. Charles Ehrhart, CARE International's Climate Change Coordinator and one of the report's authors.
The report was written by the United Nations University Institute for Environment and Human Security (UNU-EHS), CARE International, and Columbia University's Center for International Earth Science Information Network (CIESIN). It was funded by the UN Refugee Agency (UNHCR) and the World Bank.
Article : FRi 3B Conseils
Documents de référence : CARE / Médiaterre / 3B Conseils
Maps provided courtesy of CARE International and CIESIN at the Earth Institute of Columbia University
Publié par
Brigitte Bornemann - directrice des publications
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