
Virginie (États-Unis) – 28/8/2009 - 3B Conseils - Le Bureau des Recherches Navales (Office of Naval Research (ONR), US Navy) est un organisme chargé de la conception et de la production de solutions innovantes concernant la consommation de carburant. Il vient de mettre au point un robot nettoyeur de coques pour les navires. En effet, les salissures marines sont un problème permanent pour le monde maritime et de nombreuses recherches ont déjà été menées. Plusieurs solutions ont été expérimentées pour nettoyer les coques à la mer. Celle-ci permet d'éviter un long et coûteux passage en carène.
« Une des causes évitable de consommation de carburants pour l’US Navy est relative aux obstructions marines comme les barnacles qui s’accumulent sur les coques des navires, » commente le Directeur de Programme à l’ONR Steve McElvany. " Ils provoquent une augmentation de la trainée des navires et ce un peu plus à chaque nouveau voyage d'un navire à travers le monde. "
Les colonies de barnacles et les bio-films présents sur les coques des navires de l’US Navy représente un coût annuel d’environ 500 millions de dollars en maintenance et en consommation de carburant supplémentaires pour débarrasser les navires des barnacles, huîtres, algues et autres espèces marines.
Le Centre Naval de Lutte de Surface de Carderock (NSWCCD)de l'US Navy estime que les salissures marines réduisent la vitesse des navires de plus de 10%. Les bâtiments peuvent nécessiter jusqu’à 40% de carburant supplémentaire pour compenser le surplus de trainée. La Division des Matériaux Navals du Département de la Guerre et des Armes Navales de l’ONR finance la recherche sur les solutions de nettoyage protégeant l’environnement. elle a développé cette solution : un robot sous-marin autonome de nettoyage des coques.
Le meilleur moyen pour stopper la colonisation des barnacles est, dans un premier temps, de ne pas les laisser s’installer et coloniser la coque. Avec ceci à l’esprit, l’ONR a récemment conduit des tests avec un robot de développement servant au nettoyage des coques, appelé l’outil Robotique de coque de nettoyage sous-marin bio-inspiré ou Hull BUG. Les tests ont montrés que ce petit nettoyeur, similaire au concept de robot aspirateur autonome pour les maisons ou à celui de tondeuse à gazon est prometteur.
Utilisé comme nettoyeur de navires au port, le Hull BUG enlève le bio-film marin et les autres organismes marins avant qu’ils ne soient solidement attachés grâce à ses nombreux capteurs qui lui permettent de naviguer sur la coque et de détecter la présence des colonies. Cela est spécifiquement important pour les bâtiments de la marine qui passent plus de 50% de leur temps de service au port, donnant amplement le temps aux bernaches et à la vie marine de venir s’installer et, si possible, de se développer et de coloniser la coque des navires.
Ce qui souligne les bénéfices de combiner le Hull BUG avec les revêtements de coques anti-fouling respectant l’environnement qui ont été récemment développés car l'US Navy va économiser des millions de dollars par an sur le carburant. Utiliser moins de carburant veut également dire rejeter moins de dioxyde de carbone dans l’atmosphère.
Les partenaires de l’ONR pour le développement du Hull BUG comprennent le NSWCCD, SeaRobotics et l’institut de technologie de Floride. Comme les autres projets de l’ONR, les bénéfices du Hull BUG vont s’étendre au-delà de la marine. En dehors de ce domaine, n’importe quel navire de plus de 15m, qui est en permanence dans l’eau, peut bénéficier de cette technologie. Comme pour l’US Navy, les économies pour l’industrie de transport maritime peuvent être significatives en termes de consommation de carburant et de réduction d’émission associées aux opérations des navires sur nos océans.
Article: RL / GR / 3B Conseils
Source: www.navy.mil / 3B Conseils
Photo: US Navy
vendredi 28 août 2009
US Navy : Un robot contre les barnacles
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jeudi 27 août 2009
Les GPD (Groupement de Plongeurs Démineurs) : Les nettoyeurs sous-marins

France - 27/8/2009 - 3B Conseils - Chaque région maritime possède son GPD (Groupement de Plongeurs Démineurs) qui est l’unité de plongeurs qui sont basés dans les ports. Le territoire français est divisé en trois régions maritimes qui sont chacune représentée par une ville :
- Cherbourg pour la région Manche.
- Brest pour la région Atlantique.
- Toulon pour la région Méditerranée.
Le GPD Manche est entraîné pour intervenir sur les munitions spéciales et dans la lutte contre le terrorisme maritime.
Le GPD Atlantique est spécialisé dans les travaux en eaux polluées et la récupération des mines inconnues.
Le GPD Méditerranée est spécialisé dans les travaux sous-marins et ceux nécessaires pour la préparation des débarquements (VSW, very shalow waters).
Concernant les opérations hors métropole, ce sont les Groupements de Plongeurs Démineurs Manche, Atlantique et Méditerranée qui interviennent par détachement pour une mission précise.
Le Groupe des Plongeurs Démineurs de la Manche (GPDM) a récemment fêté son cinquantième anniversaire à la Cité de la Mer de Cherbourg. Depuis sa création, environ 150.000 engins ont ainsi été découverts et détruits au cours de 6.000 missions. Très actif en Manche et mer du Nord, où de nombreuses mines et obus datant des dernières guerres mondiales sont régulièrement retrouvés. Les plongeurs ont, ainsi, participé au déminage du Canal de Suez, dans les années 70, ou ont été déployés, plus récemment, en Bosnie et en Afghanistan.
Au Havre, le GPDM a, par ailleurs, été mobilisé durant trois ans sur la zone de Port 2000, om un chantier colossal a vu la réalisation de nouveaux terminaux à conteneurs. Au cours de cette mission, où 400 plongées ont été réalisées, l'équivalent de 9 tonnes de munitions a été découvert. L'ensemble de ces explosifs, dont une bombe anglaise de 1,8 tonne, a été détruit au large.
Au cours du premier semestre 2009, le GPD Atlantique a été déployé pour des exercices ou des missions opérationnelles en Norvège, en Nouvelle-Calédonie, à Djibouti, au Gabon, à Abu Dhabi et à Bahreïn, avant d’apporter son concours à l’association « recherche de l’Oiseau blanc ».
Enfin, deux jours après qu'une bombe anti-sonar a été localisée, flottant dans la rade d'Agay à l'entrée du chenal de l'école de voile, avant d'être détruite par le service de déminage de la Marine nationale, deux grenades datant de la Seconde Guerre mondiale ont été retrouvées dans les calanques de la pointe d'Anthéor (Saint-Raphaël).
Jusqu’à la Seconde Guerre Mondiale, les scaphandriers jouaient un rôle important dans le cadre des déminages sous-marins. Ces scaphandriers étaient généralement formés dans des écoles de mécaniciens ou dans l’atelier central devenu par la suite Atelier de la Flotte. Ils étaient surtout dédiés à des tâches d’entretien et de vérifications des mines défensives. On avait également recours à leurs services pour récupérer des mines ennemies. À la fin de la Seconde Guerre Mondiale et à la suite de nombreux accidents, les marines ont petit à petit décidé de remplacer les scaphandriers par des plongeurs autonomes et ainsi développer d’autres techniques. Ces accidents étaient essentiellement dus à l'encombrement, aux influences acoustiques et magnétiques de leurs équipements dans les zones portuaires.
Au début des années 50, la première école de scaphandriers est créée dans le Var, à Saint-Mandrier. Toutefois les formations qui y sont dispensées ne comprennent pas le déminage, une spécialité qui ne verra le jour qu’en 1953 à l’Escadrille de Dragage de Toulon.
Les Plongeurs Démineurs ont 4 missions principales :
- La surveillance et la protection anti-mines des installations et des bâtiments de la Marine Nationale et des ports nationaux.
- Les missions de déminages lors des déploiements de forces militaires françaises à l'étranger.
- La récupération, l'expertise ou les travaux de lutte anti-pollution sur épave.
- La destruction d'engins explosifs de la dernière guerre découverts par des marins pêcheurs ou déclarés sur les plages par des promeneurs...
Chaque GPD dispose de deux vedettes de 21 mètres équipées d'un caisson biplace de recompression permettant le transport d'un plongeurs blessé. Un bâtiment support de plongeurs constitue la plateforme principale de travail lors des déplacements lointains. Ce bâtiment est muni d’un caisson multiplace permettant également le traitement de plongeurs accidentés.
La lutte anti-mines est une spécialité française reconnue. La France ne cesse d'innover dans le domaine. En effet, la DGA a récemment lancer une étude pour améliorer la détection et la lutte contre les mines afin de garantir une meilleure sécurité aux plongeurs en mission.
Découvrez 2 articles sur le sujet :
- Nouvelle-Calédonie : Exercice multinational de déminage
- ESPADON : La DGA lance une nouvelle étude pour la lutte contre les mines
Article : FRi 3B Conseils
Source : Sauvmer.free.fr / Var matin / Marine nationale / Mer et Marine / loiseaublanc.over-blog.com / 3B Conseils
Photo : Plongeur-démineur de la Marine nationale - crédits : MARINE NATIONALE
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mercredi 26 août 2009
Arctique : Conférences et rencontres entres experts pour l'avenir du Grand Nord

Copenhague (Danemark) - 26/8/2009 - 3B Conseils - Plus de 150 chercheurs et experts internationaux se réunissent depuis mardi à Nuuk, capitale du Groenland, pour faire le point sur le changement climatique en Arctique et évaluer ses conséquences futures sur l'hémisphère Nord, selon les organisateurs. Cette conférence, intitulée "Nuuk Climate Days 2009", est destinée entre autres à "faire participer l'opinion publique aux débats des chercheurs sur le réchauffement climatique" rapide constaté dans la région arctique, selon John Mortensen, océanographe au nouveau Centre de recherches climatiques du Groenland et co-organisateur de la réunion.
- La première journée de la conférence de trois jours (25-27 août) est ouverte au public. Elle portera notamment sur les conséquences du réchauffement pour la société groenlandaise vivant essentiellement de la pêche.
- La prospection pétrolière, gazière et minière de l'île, facilitée par le réchauffement dans le territoire autonome danois de l'Arctique, sera un autre thème de cette conférence de trois jours.
La semaine dernière, une conférence internationale sur la sécurité en Arctique réunissait les représentants du Canada, du Danemark, des Etats-Unis, de la Finlande, de la Russie et de la Suède à Anadyr (Tchoukotka). Les discussions ont porté sur la prévention et la gestion des situations d'urgence, notamment des accidents nucléaires, dans le secteur oriental de l'Arctique, ainsi que les moyens de recherche et de sauvetage dans l'Arctique. Dans le cadre de la participation russe aux activités du Conseil Arctique, la délégation russe était représentée par des membres du Conseil de la Fédération (chambre haute du parlement russe), des spécialistes des ministères des Situations d'urgence, des Transports, des Affaires étrangères, du Service fédéral pour l'hydrométéorologie et le suivi de l'environnement (Roshydromet), du Service fédéral russe de contrôle de l'exploitation des ressources naturelles (Rosprirodnadzor), du Holding russe de l'Énergie atomique (Rosatom) et de plusieurs instituts de recherches scientifiques.
Malgré les nombreuses manoeuvres militaires, la mobilisation des scientifiques n'a jamais cessée en Arctique. Les études géographiques et géologiques détermineront le découpage, l'extension et donc la souveraineté des 5 pays riverains sur leur territoires respectifs. La décision de la Cour internationale de justice (CIJ) de l'ONU, qui tranchera les litiges susceptibles de surgir autour du plateau continental de l'océan glacial Arctique, permettra à chaque nation présente au pôle Nord d'utiliser les études scientifiques afin d'exploiter les richesses de la région.
La suède, présidente du Conseil de l'Union européenne, s'intéresse de près aux évolutions climatiques du Grand Nord. M. Rocard, Ambassadeur pour l'Arctique et l'Antarctique, a été reçu au secrétariat pour la recherche polaire basé à l'Académie royale des sciences par Magnus Tannerfeldt, directeur scientifique, puis à l'université de Stockholm, par le Professeur Johan Kleman, chef du département des sciences de la Terre et de l'Environnement et directeur du Centre Bert Bohlin, ainsi que par le Professeur Ninis Rosqvist, directrice de la station glaciologique de Tarfala.
Il a pu apprécier les capacités de recherche et logistiques de la Suède en Arctique et en Antarctique, reposant notamment sur le brise-glace Oden. Les chercheurs ont présenté les grandes expéditions qui ont marqué l'année polaire internationale en Suède et notamment : International Siberian Shelf (août-septembre 2008) en collaboration avec la Branche orientale de l'Académie des sciences de Russie, le projet ASCOS (Arctic Summer Cloud Ocean Study), l'expédition antarctique suédo-japonaise (JASE), ou le projet Kinnivka visant à étudier le climat du Svalbard.
M. Rocard a pu aussi rencontrer Bo Ekmam, le président de la Fondation Tällberg. M. Ekman a fait savoir que la position adoptée par la Fondation en matière de lutte contre le changement climatique avait évolué depuis la conférence de Poznan (COP 14), où elle s'était fait remarquer en diffusant le document "Percevoir la crise du climat - Une provocation de la Fondation Tallberg". La fondation s'est désormais fixé l'objectif de promouvoir sur un seuil de un degré pour le réchauffement. Cette rencontre a eu lieu à la veille du forum annuel qui s'est tenu à Tällberg les 24-28 juin 2009 sur le thème "Comment vivre ensemble, dans les limites de la planète ?". Ce rendez-vous d'envergure internationale rassemble chaque année plus de 400 personnalités, qui sont appelées à échanger dans le cadre de "conversations". Le sujet retenu en 2009 était celui de la convergence des crises (crises économiques et financières, crises climatiques et écologiques, crises de gouvernance) et de la divergence des intérêts. Ainsi, l'édition 2009 s'est-elle enorgueillie de la participation de personnalités telles Gro Harlem Brundtland, ancienne Premier ministre de la Norvège, Jan Eliasson, ancien envoyé spécial des Nations Unies au Darfour, José Maria Figueres-Olsen, ancien président du Costa-Rica, Jacqueline McGlade, directrice de l'Agence européenne de l'environnement ou encore Christian Ketels, professeur à la Harvard Business School.
Article : FRi 3B Conseils
Source : France 24 / Bulletins électroniques / AFP / zebrastationpolaire.over-blog.com / RIA Novosti / 3B Conseils
Photo : freshnor.dmi.dk
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mardi 25 août 2009
Le commandant du Corps des Marines : " Nous serons plus efficace sur le plan énergétique "

Washington (États-Unis) - 25/8/2009 - 3B Conseils - Le commandant du Corps des Marines, le Général James T. Conway accompagné de l’honorable Raymond E. Mabus, secrétaire d’Etat à la Marine, étaient les hôtes et les promoteurs d’un sommet sur l’énergie à l’Hôtel Hyatt Regency dans la banlieue de Washington. Les discussions ont porté sur la réduction de l’utilisation de l’énergie sur le champ de bataille, le fait d’opérer dans un environnement expéditionnaire, les défis énergétiques des infrastructures ainsi que les possibilités d’atteindre l’auto-suffisance et la durabilité. « Nous devons d’avantage prêter attention à cela. Nous devons prendre cela au sérieux », a dit M. Mabus. « C’est quelque chose que nous devons faire maintenant ». Le Corps des Marines souhaite améliorer son efficacité énergétique sur le champ de bataille. « Nous aurons une task force sur le terrain en Afghanistan d’ici un mois pour étudier les moyens d’améliorer l’efficacité énergétique sur une zone de déploiement », selon le Général Conway.
Le but du sommet « Alléger la charge – Réduire l’empreinte dans un environnement expéditionnaire – Un impératif pour la Sécurité nationale pour le succès. » est d’améliorer la conscience et la compréhension sur les actions menées par les Marines. Les efforts sont portés sur la diminution de la consommation d’énergie et sur la diminution de la dépendance vis-à-vis des énergies fossiles. Enfin, il a pour but d’informer le grand public sur les actions de Marines et les futurs défis.
Selon le Général Conway, le Corps ne doit pas perdre de vue l'objectif principal : " Que nos installations produisent autant d’énergie que nous en consommons. »
Deux installations, Miramar Air Station et la base logistique de Barstow, ont déjà mis en place des programmes pour aider à réduire la consommation d’énergie tout en produisant la leur via des panneaux solaires, obtenant ainsi le statut de « zéro absolu ». Il était important pour les militaires de ne pas dépendre du pétrole. Ils gaspillent beaucoup de temps à utiliser du pétrole pour avoir du pétrole. « Seulement 10% de notre énergie est utilisé par les véhicules de combat » a précisé M. Mabus. « Une bonne partie des 90% restant est utilisé pour fournir aux véhicules de combats ce dont ils ont besoin. Nous devons simplement avoir une meilleure source d’énergie pour nos militaires que celle que nous avons aujourd’hui. " Nous devons nous éloigner du pétrole. "
Le Général Conway a donné des objectifs à court terme au Corps afin de préserver l’énergie.
« Nous voulons réduire la consommation d’énergie de 30% et l’eau de 60% d’ici 2015 ». « Nous souhaiterions également augmenter la part des énergies renouvelables de 25% ». M. Mabus a donné des exemples de ce que peut faire un Marine pour diminuer sa consommation d’énergie :
« Prêtez attention aux petites choses, comme comment vous chauffez ou refroidissez votre lieu de vie ». "Je veux que le Département de la Marine soit à la pointe, pas seulement du département de la Défense mais de tous les États-Unis, sur la réduction énergétique. "
Article : RL 3B Conseils - GR - FRi
Source : Globalsecurity.org / 3B Conseils
Photo : Wikipédia - Le commandant du Corps des Marines, le Général James T. Conway
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lundi 24 août 2009
Irak : L’uranium appauvri est l’arme qui continue à détruire

Irak - 3B Conseils - 24/8/2009 - Le gouvernement irakien n'a traité et enseveli jusqu'à présent que 10% des chars et véhicules militaires contaminés par l'uranium appauvri, en raison d'un budget dérisoire et d'une sécurité fragile, a expliqué la ministre de l'Environnement.
Les débris radioactifs et les 10 millions de mines continuent de polluer le pays, près de 30 ans après les début de la guerre avec l'Iran (1980-1988), vingt ans après la première guerre du Golfe (1991) et six ans après l'invasion conduite par les Etats-Unis (2003), a assuré Nermine Othman Hassan. "Nous avons trouvé 80% (des sites contaminés) mais en raison du (manque de) sécurité, il y a encore des secteurs que nous n'avons pas pu atteindre", a-t-elle ajouté, en allusion au chaos ayant suivi la chute de Saddam Hussein en 2003.
Le budget du ministère, qui s'élève à 100 millions de dollars, est dérisoire comparé aux "milliards" qui sont nécessaires pour faire face aux multiples défis environnementaux du pays, a expliqué la ministre. "Il y a deux étapes: traiter et ensuite ensevelir. Nous ne pouvons prendre un tank et l'enterrer comme cela. Nous devons d'abord le traiter pour minimiser les radiations. Cela prend du temps", a-t-elle souligné. Selon elle, les articles de journaux évoquant les effets négatifs sur la santé de l'uranium appauvri ont contribué à susciter "la panique" chez les Irakiens.
L'uranium appauvri est une métal radioactif présent dans des obus capables de percer les véhicules blindés, utilisés durant la guerre du Golfe de 1991 et de 2003. Une forte exposition à cet élément peut avoir des conséquences sur la santé, selon l'Organisation mondiale de la Santé. "Toutes les radiations sont dangereuses, mais savoir à quel point l'uranium affecte la santé est encore à l'étude", a estimé la ministre, en admettant toutefois que les mines demeurent sa principale préoccupation.
"Il y a l'équivalent d'une mine par habitant. Nous en avons 25 millions enfouies dans notre sol", a-t-elle dit. L'Irak a interdit en décembre aux entreprises civiles de déminer le pays, une tâche réservée à l'armée irakienne, qui craint que les mines soient déterrées et vendues aux insurgés. L'ONU a dit reconnaître les "inquiétudes entièrement légitimes en matière de sécurité" de l'armée irakienne, mais elle a souligné que le problème reste entier. "Si cette question n'est pas résolue, le soutien de certains donateurs pourrait être retiré", assurent les Nations unies dans un rapport. Quatre raisons pour lesquelles l’utilisation des armes à uranium appauvri viole la Convention de l’ONU des Droits Humains :
Test de légalité des armes devant le droit international :
- Test de Temporalité : Les armes ne doivent pas continuer à agir une fois la bataille terminée.
- Test environnemental : Les armes ne doivent pas être indûment malfaisantes pour l’environnement.
- Test territorial : Les armes ne doivent pas agir hors du champ de bataille.
- Test d'humanité : Les armes ne doivent pas tuer ou blesser inhumainement.
L’avocate et humanitaire de International Human Rights, Karen Parker, a déterminé que l’armement à uranium appauvri échoue aux quatre tests des armes légales devant le droit international, et qu’il est aussi illégal sous la définition d’une arme « poison ». (Note : Il n’y a aucun traité spécifique interdisant l’usage de projectiles à uranium appauvri. Des inquiétudes et un débat scientifique se développent actuellement au sujet des conséquences de l’utilisation de tels projectiles et il est possible que, dans le futur, il y ait, dans les cercles juridiques internationaux, un consensus estimant que l’utilisation de tels projectiles est contraire aux principes généraux du droit applicables à l’utilisation des armes dans les conflits armés. Aucun consensus de ce genre n’existe à présent). Grâce aux efforts continus de Karen Parker, une sous-commission de la Commission des Droits Humains de l’ONU a déterminé en 1996 que l’uranium appauvri est une arme de destruction massive qui ne devrait pas être utilisée. Consulter l'article d'armees.com sur les armes à l'Uranium appauvri par Leuren Moret.
Concernant la présence de mines, l'Irak a signé l'an dernier la Convention d'Ottawa bannissant les mines antipersonnel, au terme duquel il s'engage à retirer toutes les mines d'ici 2018.Article : FRi 3B Conseils
Source : AFP / France 24 / armees.com / 3B Conseils
Photo : © 2007 AFP Janine Haidar
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vendredi 21 août 2009
" L'Otan doit s'adapter aux enjeux du changement climatique dans l'Arctique "

Reykjavik - 21/8/2009 - 3B Conseils - L'Otan doit s'adapter aux enjeux du changement climatique dans l'Arctique, a souligné le secrétaire général de l'Otan Anders Fogh Rasmussen lors de sa visite en Islande, la première dans un Etat membre de l'Alliance depuis sa prise de fonction. "Nous devons adapter l'Otan au nouvel environnement en termes de sécurité et évidemment le changement climatique a un impact sur la sécurité mondiale", a dit l'ex-Premier ministre danois, à la tête de l'Otan depuis début août, lors d'une conférence de presse.
"Le fait que la fonte des glaces ouvre de nouvelles voies maritimes polaires et rende les ressources minérales dans cette partie du monde plus accessible aura bien entendu un impact sur la sécurité et nous devons nous occuper de ça", a-t-il dit.
La Russie a multiplié les démonstrations de force dans l'Arctique, région potentiellement riche en ressources énergétiques mais dont les frontières font l'objet de contentieux entre les cinq Etats riverains (Etats-Unis, Russie, Norvège, Canada, Danemark).
Outre la Russie, les Etats-Unis, le Canada et l'Union européenne, notamment, s'intéressent aux fonds de l'océan Arctique. Les services géologiques américains estiment que ces derniers pourraient receler 13% des réserves de pétrole et 30% des réserves de gaz naturel non découvertes de la planète. Placée sur la route entre l'Europe et l'Arctique, l'Islande, où les Etats-Unis ont fermé une importante base militaire en 2006, bénéficie de la protection des forces aériennes de l'OTAN, dont elle est membre fondateur. "J'ai décidé de visiter l'Islande en premier, non seulement parce que je sens les forts liens nordiques, mais aussi parce que je considère l'Islande comme un allié très important et extrêmement précieux", a déclaré Anders Fogh Rasmussen jeudi.
Cette visite intervient alors qu'à la fin du mois de mars, la Russie exprimait son mécontentement à l'égard de l'intérêt porté par l'OTAN à la région Arctique. L'activité de l'OTAN en Arctique pourrait violer le schéma actuel de coopération entre les Etats riverains, indiquait le porte-parole de la diplomatie russe Andreï Nesterenko lors d'un point de presse à Moscou. "Nous sommes convaincus que l'activité de l'OTAN en Arctique pourrait dévoyer le schéma constructif actuel de coopération entre les Etats riverains, et stériliser l'ordre du jour pour la région arctique", a poursuivi M.Nesterenko. Selon lui, les questions régionales doivent être résolues sans implication des acteurs n'ayant pas de rapport avec la région.
L'ancien secrétaire général de l'OTAN faisait savoir au début du mois de janvier 2009 que l'Alliance avait besoin d'une présence militaire en Arctique.
Depuis le début de l'année, les États-Unis et l'OTAN ont indiqué à maintes reprises en paroles et par des actes leur intention d'établir leur revendication territoriale et d'étendre leur présence militaire dans ce qu'ils appellent le Grand Nord : le cercle polaire et les eaux qui s'y relient, les mers de Barents et de Norvège, ainsi que la mer Baltique.
Consulter le dossier du blog zebrastationpolaire.over-blog.com sur la militarisation de l'Arctique et de la Baltique - Les plans de guerre de l'OTAN pour le Grand Nord.
Article : FRi 3B Conseils
Source : AFP / France 24 / RIA Novosti / zebrastationpolaire.over-blog.com / 3B Conseils
Photo : The economist - L'illustration du lien entre le prêt Russe accordé à l'Islande ( en 2008) et les " manoeuvres Russes dans l'Arctique ". Consulter l'article de The Economist.
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jeudi 20 août 2009
Traité d'Oslo : La Croatie est le 15ème pays à ratifier

Croatie - 20/8/2009 - 3B Conseils - La Croatie a déposé les instruments de ratifications au siège des Nations unies à New York. Elle devient le 15e pays à avoir ratifié la Convention qui interdit les bombes à sous-munitions. Le 10 juillet, le Luxembourg et la République de Saint-Marin ratifiaient à leur tour le Traité d'Oslo, rejoints quatre jours plus tard par le Japon. Nous sommes donc à mi parcours de l'entrée en vigueur du Traité qui aura lieu 6 mois après la 30e ratification. Handicap International appelle tous les Etats à signer et ratifier la Convention le plus rapidement possible.
Alors que l’utilisation des mines antipersonnel est depuis quelques années quasiment inexistante sur le terrain, les populations et les ONG présentes continuent d’être confrontées aux horreurs provoquées par les bombes à sous-munitions. Depuis 2003, Handicap International et les autres ONG de la Coalition internationale contre les sous-munitions (CMC), se battent pour que les Etats prennent conscience de la nécessité de mettre fin à l’utilisation des BASM. L’utilisation massive de ces armes lors du conflit libanais de l’été 2006 a marqué un tournant majeur dans la prise de conscience internationale du problème.
A l’instar du Canada, en 1996, sur les mines antipersonnel, la Norvège a lancé le processus d’Oslo dans le paysage diplomatique, afin de parvenir à la signature d'un traité d’interdiction des bombes à sous-munitions (BASM) avant fin 2008. La déclaration politique finale ouvre la voie à un nouveau processus diplomatique indépendant de la Convention de 1980 sur certaines armes classiques (CCW), dans laquelle la question des conséquences humanitaires des BASM s’était enlisée depuis cinq ans, échouant systématiquement à établir l’indispensable consensus prévu par cet instrument.
Ce processus diplomatique se définit comme un cycle de conférences internationales qui a débuté à Oslo les 22 et 23 février 2007. 46 pays acceptent alors de s’engager dans le processus. 155 Etats se sont finalement investis dans le processus. Une centaine d'Etats ont participé à la conférence de Dublin et ont adopté le texte final du Traité; Ils seront 94 a signé officiellement le texte d'interdiction présenté à Oslo le 3 décembre 2008.
Article : FRi 3B Conseils
Source : sousmunitions.org / stopclustermunitions.org / 3B Conseils
Photo : paperblog.fr
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mercredi 19 août 2009
Le grand rendez-vous d'affaires international du secteur Aéronautique, Spatial et Défense (ASD)

France - 19/8/2009 - 3B Conseils - Les 1er et 2 décembre 2009, à Bordeaux, se déroulera Aérosolutions 2009, le grand rendez-vous d'affaires international du secteur Aéronautique, Spatial et Défense (ASD). Pour sa cinquième édition, cet événement biennal se déclinera sous trois formes : une convention d'affaires avec rendez-vous préprogrammés, des conférences plénières ciblant les problématiques actuelles des marchés (environnement, investissements dans les secteurs de la défense, etc.), enfin des ateliers techniques animés par les donneurs d'ordre (technologies dans le spatial, drones, etc...).
Un concours "Technologies et Perspectives", créé lors d'Aérosolutions 2007, est ouvert à tous les preneurs d'ordre inscrits à l'édition 2009 de ce grand rendez-vous. Son but : mettre en valeur les réalisations techniques, équipements, matériels, services et produits qui présentent un caractère d'innovation ou de perfectionnement original pour les secteurs de l'aéronautique, du spatial, de la défense, de l'optique et du laser.
Article : FRi 3B Conseils
Source : Bulletins électroniques / 3B Conseils
Photo : www.bordeaux-expo.com/aero/
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mardi 18 août 2009
Canada : l'Arctique n'est pas qu'une simple question militaire

Ottawa (Canada) - 18/8/2009 - 3B Conseils - Stephen Harper revisite l'Arctique canadien dans ce qui s'installe désormais comme une destination estivale régulière pour le premier ministre. Les images télévisées se concentreront inévitablement sur les manœuvres militaires en cours, au profit si possible de la Défense nationale qui réclame depuis des années un équipement militaire qui se fait attendre. Le premier ministre conservateur se rendra notamment à Iqaluit, Yellowknife et Whitehorse. Le point culminant de son voyage est sa présence sur la frégate NCSM Toronto et sur le sous-marin NCSM Corner Brook lors d'un exercice de guerre anti-sous-marin. Il faut préciser que dans cet archipel, des sous-marins russes et américains rôdent depuis un certain temps.
Les conservateurs insistent depuis leur arrivée au pouvoir sur l'importance d'une présence armée accrue du pays dans le Grand Nord, et cette insistance a retardé une essentielle prise de conscience sur les enjeux régionaux. Tout semble indiquer pourtant qu'à force d'entendre des commentaires critiques sur sa politique, le gouvernement ait fini par comprendre que la souveraineté du Canada sur l'Arctique n'est pas une simple question de sous-marins, de brise-glaces ou d'hélicoptères.
La nouvelle Stratégie pour le Nord publiée le mois dernier a l'avantage de reléguer certains mythes aux oubliettes. En effet, le document donne l'heure juste : personne ne conteste la souveraineté du Canada sur les terres et les îles, hormis le cas de l'île de Hans réclamée par le Danemark et que les deux pays ont confié à la filière diplomatique.
L'île Hans est située dans le détroit de Nares entre l'île d'Ellesmere (la plus au nord du Nunavut) au Canada et le Groenland. En 1973, le Canada et le Danemark ont négocié et ratifié un traité de délimitation en vigueur depuis 1974. Le drapeau danois a été planté sur l'île en 1984, 1988, 1995 et 2003. Le Canada a protesté à chaque fois. En septembre 2005, les ministres des affaires étrangères des deux pays ont publié une déclaration conjointe, en marge de l'Assemblée générale des Nations unies, affirmant : « nous continuerons d'unir nos efforts pour trouver une solution à long terme au différend au sujet de l'île Hans.»
Le Canada et le Danemark se sont disputés au sujet du contrôle de l'île Hans, mais les deux pays ont récemment commencé à forger des liens militaires plus serrés. Le mois dernier, un avion des Forces armées danoises a visité plusieurs bandes d'atterrissage en gravier dans des avant-postes canadiens dans le Haut-Arctique. L'opération n'a pas été abondamment rapportée par les médias, mais elle s'inscrivait, selon un communiqué de presse danois, dans le cadre de préparations pour une éventuelle collaboration avec le Canada. Selon Rob Huebert, de l'université de Calgary, des commandants militaires des deux pays se seraient rencontrés pour discuter de terrains d'entente et de coopération, plus particulièrement de missions de recherche et de sauvetage dans le Nord. Enfin, l'hiver dernier en Islande, le chef d'état-major de la Défense, Walter Natynczyk, avait rencontré son homologue danois lors d'une conférence sur l'Arctique.
Quant aux incursions russes réelles ou rêvées, il n'y a pas là de quoi fouetter un chat. Que deux avions moscovites s'approchent des frontières canadiennes, au nord, ou deux sous-marins naviguent au large des eaux territoriales, dans l'Atlantique, cela peut évidemment énerver l'État-major et, par ricochet, le ministre de la Défense, Peter MacKay. Mais dans le vrai monde de l'après-guerre froide, ces incidents n'ont aucune signification profonde, sinon que la Russie cherche à rétablir une présence internationale minimale malgré son retard économique.
Le risque existe toujours que le terme occupation du nord passe par des hommes et des femmes en uniforme. Toutefois, les véritables occupants des lieux, Inuits et Amérindiens, doivent faire partie du jeu, et non regarder les sudistes s'emparer du territoire et de ses richesses naturelles. Les diamants, le pétrole et le gaz naturel abondent dans l'Arctique, alors même que l'exploration et la cartographie scientifiques des lieux en sont toujours à leurs premiers balbutiements.
Outre le Canada, les États-Unis, la Russie, le Danemark et la Norvège se disputent la souveraineté de l'Arctique, qui recèlerait d'énormes ressources naturelles. Pour qu'un pays puisse exercer ses droits pour l'exploitation des ressources naturelles dans l'Arctique, il faut qu'il fasse la preuve que ce territoire est l'extension naturelle de son plateau continental.
Mais dans sa quête pour assurer la souveraineté canadienne en Arctique, Stephen Harper ne devrait pas miser sur l'option militaire, lui ont rappelé des observateurs, alors que le premier ministre amorçait une visite au Nunavut.
Une organisation économique et culturelle du nord du pays a prié le gouvernement conservateur d'appliquer en totalité l'Accord sur les revendications territoriales du Nunavut, affirmant que la meilleure façon de solidifier l'empreinte canadienne sur le Grand Nord passe par des communautés locales vivantes. Selon le vice-président de Nunavut Tunngavik Inc., James Eetoolook, l'importance actuellement accordée à une présence militaire ne tient pas compte de la réalité historique. Selon lui, le Nord s'est bâti notamment grâce au commerce, et sans les Inuits, le drapeau du Canada ne flotterait pas sur l'Arctique. L'entente de revendications territoriales, conclu en 1993, a mené à la création du territoire du Nunavut il y a 10 ans.
En vertu de cet accord, le nouveau gouvernement territorial se voyait confier la gestion de divers dossiers, notamment la faune, l'utilisation et le développement du territoire, et les taxes foncières. Dans un communiqué, M. Eetoolook a rappelé que cette entente faisait du Canada et du Nunavut des partenaires pour les années à venir. Mais le Nunavut a trop souvent l'impression de jouer le rôle de "partenaire oublié ou même invisible", a-t-il aussi déploré.
Article : FRi 3B Conseils
Source : Radio Canada / Wikipedia / The Canadian Press / L'express / Cyberpresse.ca / Premier ministre du Canada / 3B Conseils
Photo : Le Premier ministre canadien Stephen Harper, entouré d'un garde-côte et du ministre de l'environnement John Baird, examinent une carte du cercle polaire, à bord du navire Nahidik - Reuters/Todd Korol
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Brigitte Bornemann - directrice des publications
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lundi 17 août 2009
Démantèlement : Zvezdochka, le plus grand chantier naval de Russie

Russie - 17/8/2009 - 3B Conseils - Une cérémonie officielle d’adieu pour un sous-marin nucléaire lanceur d’engins de la Flotte Russe du Nord, s’est déroulée au chantier naval Zvezdochka, dans le nord de la Russie. Le K-496 Borisoglebsk, un SNLE de la classe Delta III, avait été désarmé en décembre 2008 après 30 ans de service. La durée de vie opérationnelle de ces sous-marins est estimée à 20 ou 25 ans.
"L’équipage du sous-marin, des travailleurs des chantiers navals Zvezdochka et Sevmash, du personnel de la Flotte du Nord et des vétérans ont assisté le 14 aout à la cérémonie d’adieu," a indiqué le chantier naval dans un communiqué. Le Borisoglebsk est connu pour sa collision en mars 1993 avec le sous-marin nucléaire américain Graling, qui l’avait pisté à la distance de 11 à 13 km. Le K-496 avait ensuite été envoyé en réparation au chantier naval Zvezdochka. Les SNLE de la classe Delta ont formé l’épine dorsale de la flotte de SNLE soviétique et russe depuis leur mise en service en 1973. Ils sont équipés de missiles balistiques de la famille R-29 Vysota. La Russie a signé des accords de coopération sur le démantèlement des sous-marins nucléaires désarmés avec les États-Unis, la Grande-Bretagne, le Canada, le Japon, l’Italie et la Norvège.
Rosatom, les Etats-Unis et le Canada vont financer le démantèlement du Borisoglebsk au chantier Zvezdochka.
Zvezdochka est le plus grand chantier naval de Russie, spécialisé dans la réparation et le démantèlement de sous-marins nucléaires. Le chantier peut démanteler jusqu’à 4 sous-marins par an. Au cours du démantèlement, le combustible nucléaire usagé est retiré des réacteurs du sous-marin et envoyé en stockage, la coque est découpée en 3 parties, et les parties avant et arrière sont retirées et détruites. La partie contenant le réacteur est scellée et transférée en stockage.
Au début des années 1990, des douzaines de sous-marins nucléaires qui avaient encore du combustible nucléaire irradié dans leurs réacteurs faisaient tout bonnement partie de la flotte, dans diverses bases navales. Ils représentaient un grand risque terroriste, de même qu’une menace potentielle pour l’environnement. Cette menace ne pesait pas seulement sur la ville de Severodvinsk, mais elle mettait également en péril tout le Nord-ouest de la Russie et même l’ensemble de l’Arctique. Severodvinsk abrite deux importants chantiers navals qui travaillèrent d'abord pour la marine soviétique et la Flotte du Nord, créée en 1937, et aujourd'hui pour la marine russe. Ces deux chantiers, aujourd'hui SevMach (СевМаш) et Zvezdotchka, se trouvent au nord de la ville. Le chantier SevMach compte parmi les plus importants chantiers navals de Russie. Pour cette raison, Severodvinsk a été une ville fermée aux étrangers depuis 1936, sauf une brève exception en 1992-1993. Le premier sous-marin soviétique à propulsion nucléaire, le Leninsky Komsomol, fut construit dans le chantier SevMach de 1955 à 1957. SevMach a construit par la suite la plupart des sous-marins nucléaires de l'URSS. Depuis 1992, les deux chantiers sont principalement chargés du démantèlement des sous-marins nucléaires. En avril 2007, SevMach a également démarré la construction de la première centrale nucléaire flottante (CNF).
Severodvinsk est située sur la mer Blanche, tout près d’ici. Les courants océaniques sont très forts dans cette région et, s’il se produisait un incident entraînant la contamination de l’environnement, il s’agirait d’un danger, ou d’un risque, non seulement pour la Russie, mais aussi pour la Norvège et, en principe, pour toute la région arctique, parce que les courants océaniques et les poissons ne reconnaissent aucune frontière." Le Canada n’est pas très éloigné du Nord de notre pays.
Nous sommes donc chargés par les plus hautes autorités de l’État russe de procéder au démantèlement ou au déclassement de sous-marins nucléaires. Le gouvernement russe a affecté certaines sommes à ce titre et, au Sommet du Groupe des huit à Kananaskis, au Canada, le G8 a pris la décision stratégique et importante de participer à l’effort de démantèlement des sous-marins à propulsion nucléaire ", Nikolay Kalistratov, Directeur général du chantier naval de Zvezdochka.
La Russie a démantelé plus de 200 des 250 sous-marins nucléaires construits par l’Union Soviétique et promis de démanteler les sous-marins trop vieux restants d’ici 2012. La plupart des sous-marins nucléaires sont démantelés avec l’assistance financière d’autres pays, dont la Norvège et les états du G-8. Ainsi la communauté internationale se mobilise financièrement afin d'éviter les dangers que représente les matières nucléaires et radioactives. En effet, leur utilisation à des fins terroristes ou la menace environnementale qu'elles représentent ne peuvent être négligées.
Article : FRi 3B Conseils
Source : Ria Novosti / Le portail des sous-marins / international.gc.ca / Wikipedia / 3B Conseils
Photo : Le sous marin russe 667BDR DELTA III / Global Security
Publié par
Brigitte Bornemann - directrice des publications
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