
Dans le cadre de l'appel d'offres lancé par le ministère en charge du développement durable portant sur des installations au sol de production d’électricité à partir d’énergie solaire, l'entreprise Energie Europe Service, spécialisée dans les énergies renouvelables, a pour projet d'installer une centrale au sol photovoltaïque, d’une puissance de 10 MW, sur une ancienne friche militaire située sur les communes de Vaas, Aubigné-Racan et Montabon, dans la Sarthe (72).
Sur les 200 hectares que compte l'ancienne friche militaire reconvertie en Parc d’Activités d’Intérêt Départemental par le Syndicat de Développement Économique du Sud Sarthe (SDESS), la centrale au sol photovoltaïque occuperait une surface de 37 hectares.
Le 15 juin 2009, une première promesse de bail emphytéotique de 30 ans pour la location de la parcelle a été signée entre Energie Europe Service et le SDESS. Cette promesse de bail reste toutefois conditionnée à la réponse favorable à la candidature de l’entreprise dans le cadre de l’appel d’offres lancé en avril dernier du ministère pour la construction d’ici 2011 d’au moins une centrale solaire au sol dans chaque région française. Rappelons que l'appel d’offres a pour objectif de multiplier par 5 le parc photovoltaïque français dont la puissance cumulée pourrait atteindre 300 MW. Les candidats peuvent envoyer leur projet jusqu'au 21 décembre.
L'ancienne friche militaire devrait accueillir de nouvelles entreprises dès 2011.
Source: R. BOUGHRIET / Actu-Environnement.com
Article: RL / 3B Conseils
Crédit image: crédit : www.regionreunion.com
jeudi 18 juin 2009
Sarthe : un projet de centrale photovoltaïque de 10 MW sur une ancienne friche militaire
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mardi 16 juin 2009
Le premier atlas géologique complet de l'Arctique

Ottawa (Canada) - 17/6/2009 - 3B Conseils - Le Canada a publié le premier atlas géologique complet de l'Arctique. Ce travail résulte de données recueillies pendant des années par une équipe internationale de chercheurs (Canada, Russie, États-Unis, Danemark, Norvège, Finlande, Suède). Elles indiquent la composition des sous-sols et l'emplacement des plaques tectoniques, des lignes de faille ou encore des volcans sous-marins, dont la localisation est souvent synonyme de gisement de minerais précieux. Cet atlas géologique détaille les emplacements des gisements gaziers, pétroliers et des minerais précieux de cette région hautement convoitée. Selon un géologiste qui a participé à son élaboration, il devrait faciliter l'exploration minière, ainsi que la la résolution des différends territoriaux qui opposent plusieurs pays riverains du Grand Nord.
La région de l’Arctique contiendrait environ 30 % des ressources de gaz non découvertes du monde et 13% des réserves de pétrole.
De son coté, l’Université de Durham a mis à jour sa carte de l’Arctique en précisant les territoires disputés. Ces publications doivent aider à la surveillance de l’environnement, l’exploration des ressources et la négociation de la souveraineté en Arctique.
Les militaires doivent étudier ces cartes pour leurs missions et pour la préparation des futures négociations.
La fonte accélérée de la calotte glaciaire, attribuée au réchauffement climatique, a avivé les convoitises des cinq pays riverains de l'Arctique (Etats-Unis, Russie, Canada, Norvège et Danemark) qui se sont lancés dans une course pour revendiquer la souveraineté des fonds sous-marins auprès de l'ONU.
La Convention des Nations unies sur le droit de la mer de 1982 permet à un pays ayant une façade maritime d'étendre ses droits pour l'exploitation des ressources naturelles de 200 à 350 milles s'il peut prouver que cette extension constitue "la prolongation naturelle du plateau continental".
Et alors que des glaciologues estiment que l'océan Arctique pourrait être libéré des glaces pendant toute la période estivale d'ici à 2030, l'exploitation de ses hydrocarbures apparaît comme un moyen de pallier l'assèchement prévu des réserves des pays pétroliers.
English Summary :
A recently completed map of Arctic geology across Greenland, Norway, Russia and other polar nations offers new hints about where Canada might find energy and mineral deposits across its vast north, says the geologist who co-led the mapping project.
This maps (The most comprehensive geological atlas of the Arctic) detailed information on continental plates, rock types, and highlights the potential reserves of oil, gas, and other mineral resources. It estimates that the area within the Arctic Circle might contain around 30% of the world‘s undiscovered gas resources and 13% of oil reserves. The research, published in Science magazine, is the result of data compiled over several years by an international team of northern countries researchers. Meanwhile, Durham University updated its map of the Arctic highlighting the disputed territories. These publications should aid in environmental surveillance, resource exploration, and negotiation of Arctic sovereignty disputes.
Military Implications:
Military personnel with Arctic responsibilities should review these maps to explore military applications and preparation for participation in future negociations.
La 3ème conférence « Défense & Environnement : une nouvelle manière de penser » qui se tiendra le jeudi 2 juillet 2009 au Palais Bourbon (salle 6217) consacrera une table ronde au monde Arctique : Inscriptions
Article : FRi 3B Conseils
Source : CBC (New map of Arctic could point to Canadian gas, minerals) / nature.com (Arctic's black gold mapped) / Durham University (Maritime jurisdiction and boundaries in the Arctic region) / Good Planet / SLG – 3B Conseils
Map : CBC
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dimanche 14 juin 2009
Cartographie des effets des changements climatiques sur les migrations humaines et le déplacement

15/6/2009 – 3B Conseils – Les organisations CARE International, le Center for International Earth Science Information Network (CIESIN), l'Agence des Nations unies pour les réfugiés (HCR), l'Institute for Environment and Human Security (UNU-EHS), et la Banque mondiale, ont établi un rapport sur les conséquences du changement climatique sur les migrations humaines et le déplacement.
Destiné aux décideurs politiques, « In Search of Shelter : Mapping the Effects of Climate Change on Human Migration and Displacement », détaille l'enquête multi-continent de l'évolution de l'environnement et des migrations et comporte des cartes originales qui cernent les domaines où les changements climatiques peuvent causer des déplacements et des recommandations politiques.
Ce rapport doit être mis en relation avec la décision de l'Assemblée générale de l'ONU qui a récemment approuvé par consensus une résolution reconnaissant pour la première fois que le réchauffement climatique constitue un enjeu de sécurité internationale.
Le texte, parrainé par 63 États membres, appelle les organes compétents de l'ONU à intensifier leurs efforts consacrés à l'examen et au traitement du problème des changements climatiques, "notamment les répercussions que ceux-ci pourraient avoir sur la sécurité". (Article 3B Conseils – 4/6/2009)
Le réchauffement climatique amène les armées à s’adapter à de nouvelles problématiques et à de nouvelles missions. Le 28 mai 2009, 3B Conseils détaillait les nouveaux enjeux des armées face à ce phénomène mondial.
Les impacts du changement climatique sont déjà la cause de migrations et de déplacements. Bien que le nombre exact de personnes qui seront déplacées à moitié de notre siècle, est incertaine, la portée et l'ampleur pourrait largement dépasser tout ce qui a eu lieu avant. Les personnes vivant dans les pays les moins avancés et les États insulaires seront touchés en premier et la pire des façons.
Les conséquences sur presque tous les aspects du développement et de la sécurité humaine peuvent être dévastatrices. Cela peut également avoir d'importantes implications pour la stabilité politique. La plupart des personnes déplacées cherchent refuge dans leur propre pays, mais certains tentent de franchir les frontières à la recherche de meilleures chances.
Certains déplacements de population et migration pourraient être évités grâce à la mise en œuvre de mesures d'adaptation. Toutefois, les pays les plus pauvres sont insuffisamment équipés pour faire face à une adaptation de grande ampleur.
En conséquence, les sociétés touchées par les changements climatiques peuvent se trouver enfermées dans une spirale de la dégradation de leur environnement, avec un effondrement des conditions sociales alors que les tensions et la violence augmentent.
Dans ce trop plausible pire des scénarios, des populations entières seraient contraintes de migrer pour des raisons de survie immédiate. Les questions de migration et de déplacement liés au climat peuvent être traitées que si elles sont considérées comme des processus globaux plutôt que des crises locales.
Le principe de la responsabilité commune mais différenciée, tant en termes de réduction des déplacements et le soutien aux migrations inévitables doit, par conséquent, sous-tendre la politique et les résultats des négociations. La charge d'aider et de protéger les populations déplacées ne peuvent pas retomber sur les épaules des seuls Etats les plus touchés.
English Summary :
Climate change is already contributing to migration and displacement. All major estimates project that the trend will rise to tens of millions of migrants in coming years. Within the next few decades, the consequences of climate change for human security efforts could be devastating. These are amongst the key findings of a new report entitled, "In Search of Shelter: Mapping the effects of Climate Change on Human Migration and Displacement". The report was authored by the United Nations University Institute for Environment and Human Security (UNU-EHS), CARE International and Columbia University's Center for International Earth Science Information Network (CIESIN). The exact number of people that will be on the move by mid-century is uncertain. The International Organisation for Migration (IOM) estimates that there may be 200 million environmentally-induced migrants by 2050. "While human migration and displacement is usually the result of multiple factors, the influence of climate change in people's decision to give up their livelihoods and leave their homes is growing" says Dr. Charles Ehrhart, CARE International's Climate Change Coordinator and one of the report's authors.
The report was written by the United Nations University Institute for Environment and Human Security (UNU-EHS), CARE International, and Columbia University's Center for International Earth Science Information Network (CIESIN). It was funded by the UN Refugee Agency (UNHCR) and the World Bank.
Article : FRi 3B Conseils
Documents de référence : CARE / Médiaterre / 3B Conseils
Maps provided courtesy of CARE International and CIESIN at the Earth Institute of Columbia University
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vendredi 12 juin 2009
Un monde sans bombe atomique ?

Moscou (Russie) - 12/6/2009 - 3B Conseils - Dans la perspective du traité de non prolifération nucléaire dont la discussion aura lieu à New-York au mois de mai 2010, 3B Conseils faisait état le 26 mai 2009 sur ce blog, de la volonté, de l'engagement constant et sans équivoque d'œuvrer en faveur du désarmement nucléaire, obligation commune à tous les États parties du TNP.
Le premier ministre russe, Vladimir Poutine, a estimé que la Russie pourrait très bien se passer de l'arme nucléaire, à condition que ceux qui l'ont inventée et utilisée, c'est-à-dire les Etats-Unis, y renoncent aussi.
Russes et Américains sont engagés dans des négociations sur l'avenir des accords Start 1 de réduction de leurs arsenaux nucléaires, qui expirent à la fin de l'année. Un haut responsable militaire russe, le général Nikolaï Solonov, a jugé que la Russie devrait conserver au moins 1 500 ogives nucléaires à l'issue du nouvel accord de désarmement en négociation.
Le ministre allemand a, lui, appelé la Russie à ne pas rater la chance d'un rapprochement avec les Etats-Unis, notamment à trouver un accord sur le désarmement nucléaire, alors que le président Barack Obama a dit souhaiter un monde sans bombe atomique.
Article : FRi 3B Conseils
Documents de référence : Le Monde / 3B Conseils
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jeudi 11 juin 2009
La France, pionnière dans le démantèlement des navires

Brest (France) – 11/6/2009 – 3B Conseils - Le ministre de la Défense s’est rendu hier à Brest. À l'ordre du jour, la nouvelle organisation des armées. Il a précisé que le démantèlement des navires était un priorité pour la France : « Dans le cadre de la nouvelle Loi de programmation militaire, j'ai décidé de privilégier la déconstruction pour le démantèlement des navires en fin de vie. C'est un dossier que suit de près le député de Brest, Marguerite Lamour. Soucieux de la préservation de l'environnement et du traitement des matériels déclassés de nos armées, j'ai souhaité doter d'une ligne budgétaire de 100 millions d'euros l'ensemble des opérations de déconstruction de nos navires, avions, chars... Cela va permettre de lancer une nouvelle filière industrielle. ».
Ce message envoyé par la France fait suite à la première convention internationale pour la convention des navires adoptée il y a un mois par l'OMI.(Article 3B - Article du 29/5/2009)
L’amiral Hubert Jouot, chargé de la déconstruction des navires militaires à l’État-major de la Marine à Paris explique dans un entretien les détails techniques du démantèlement respectant l’Homme et l’environnement:
Doit-on parler de « démantèlement » ou de « déconstruction ». Quel est le terme approprié ?
Le mot « déconstruction » pourrait prêter à confusion en ce sens qu’il donne le sentiment qu’il s’agit simplement de déconstruire. Or on serait plutôt dans la « démolition ». Cependant, les deux mots sont synonymes, on peut les utiliser indifféremment. Nous les utilisons d’ailleurs dans le langage courant sans qu’il y ait la moindre connotation de différence entre ces deux termes.
Pourquoi la marine a-t-elle fait le choix du démantèlement et non celui de l’océanisation ?
Avec une vision volontariste et innovante, la marine a souhaité inscrire le démantèlement de ses navires dans une perspective de développement durable et de respect de l’environnement. C’est donc aujourd’hui, l’option privilégiée de la marine. Il faut bien comprendre que les métaux qui constituent les coques, acier et cuivre principalement, sont indéfiniment recyclables. Il serait dommage de ne pas utiliser ces matériaux directement accessibles. Par ailleurs, l’océanisation est extrêmement contrainte par la réglementation. Elle est pratiquement interdite en Atlantique comme en Méditerranée. En outre, vis-à-vis de l’environnement, il y aurait d’énormes précautions à prendre. Il faudrait tout d’abord faire une étude d’impact sur l’environnement et ensuite dépolluer le navire. La dépollution de navires représenterait alors un travail important et une charge financière qui serait sans doute plus lourde que le coût de la déconstruction elle-même.
Jusqu’à présent, les coques servaient parfois de brise lames en attendant leur destination finale…
Auparavant la « fin de vie » normale d’un navire était une période pendant laquelle il était utilisé comme magasin de pièces de rechange, ensuite on en faisait un brise lames, enfin il était utilisé comme cible de tir pour tester nos armes et entraîner nos équipages. Les années passant, nous avons pris conscience de tout l’intérêt de recycler les matériaux qui constituent ces navires et la « fin de vie » normale d’un navire passe désormais par la déconstruction. Quant à l’étape brise lames, nous allons prochainement y renoncer. Des études sont en cours pour, à terme, remplacer les coques qui assurent une fonction de brise lames par des ouvrages maritimes.
Quels sont les types de bâtiments concernés par le démantèlement ?
Ce sont des bâtiments désarmés, dont la marine n’a plus l’emploi et qui n’ont plus de potentiel. Les navires les plus anciens sont essentiellement des escorteurs d’escadre, des avisos escorteurs, des bâtiments de débarquement de chars, des navires qui constituaient l’ossature de la marine dans les années 1970.
Pour ces bâtiments, comment s’applique la politique de la marine ? Agit-on au cas par cas ou par généralisation ?
La politique générale de la marine c’est la déconstruction. Il est évident qu’il s’agit de rendre cette politique attractive pour les industriels. Nous allons donc nous efforcer de regrouper les navires en constituant des lots intéressants pour les industriels. Aujourd’hui cette stratégie est en cours de définition.
Pouvez-vous nous décrire les différentes phases de la fin de vie d’un navire, de son retrait du service actif jusqu’à son démantèlement ?
Il y a principalement trois étapes. La première, le désarmement du navire. C’est une phase de préparation. Un certain nombre d’équipements, de matériels sont retirés du bord. Ensuite, il y a une phase d’inventaire de produits polluants, de telle manière que lorsqu’on arrive à la déconstruction, on a l’assurance que le chantier qui sera retenu, a la capacité de traiter les polluants à bord, et qu’il n’exposera pas son personnel par méconnaissance. Troisième étape, c’est la déconstruction elle-même dans des chantiers spécialisés.
Où vont être démantelé les navires ? Par qui ? Quels sont les critères ?
Tout d’abord, en appliquant le cadre de la réglementation européenne nous nous limitons au périmètre de l’Union européenne. C’est une première condition. Une fois cette zone précisée, nous passons un marché public européen afin d’ouvrir le choix à la concurrence et de faire en sorte que les industriels se positionnent en apportant d’une part leur expérience et l’assurance que le navire va être correctement déconstruit, c'est-à-dire dans le respect de l’environnement et de la santé des personnels qui vont concourir à la déconstruction. Enfin, naturellement, cette ouverture à la concurrence facilite la performance économique.
Article : FRi 3B Conseils
Documents de référence : Marine nationale / Ouest France / 3B Conseils
Photo : Ouest France
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lundi 8 juin 2009
Suède : Enfouissement des déchets nucléaires pour 100 000 ans

Stockholm (Suède) - 8/6/2009 - 3B Conseils - C'est un tournant dans la gestion des déchets nucléaires à vie longue. Alors que la France cherche encore un lieu de stockage, et que les Etats-Unis se sont donné 6 mois pour y voir plus clair, la Suède a déjà localisé son sanctuaire de matières radioactives. Elle s'apprête à enfouir ses déchets nucléaires pour une durée de 100 000 ans, au sein de l'un des premiers sites de stockage permanent au monde.
Mené par la Société suédoise de gestion de l'énergie et des déchets nucléaires (SKB), le chantier devrait être lancé en 2016, pour s'achever entre 2022 et 2024. Le site est implanté à 200 km au nord de Stockholm, sur la zone industrielle de Forsmark.
Les déchets seront enfouis par une profondeur de 500 mètres, dans un sol granitique. La roche y est sèche et peu fracturées et ne nécessite que peu de forage, indique SKB. Les déchets y seront conditionnés dans des coffres en cuivre, à proximité du centre provisoire de stockage d'Oskarshamn.
Le problème du stockage des déchets radioactifs à vie longue se pose pour toutes les nations privilégiant le nucléaire dans leur energy mix. La Suède dispose d'une dizaine de réacteurs nucléaires qui produisent 45% de l'électricité du pays, contre 80% en France. Elle avait annoncé début février la relance de son programme nucléaire qu'elle souhaitait initialement abandonner progressivement.
Les déchets nucléaires hautement radioactifs suédois sont depuis 1985 stockés dans un centre temporaire à Oskarshamn, mais une solution devait être trouvée pour un stockage à très long terme, afin de désengorger le site. Le processus de sélection était en route depuis 2002. Le site finalement choisi, proche d'une centrale nucléaire existante, était en compétition avec un autre site à Oskarshamn, où se trouve le laboratoire expérimental destiné à développer le stockage permanent de déchets nucléaires. SKB doit encore obtenir les autorisations de radiation et d'environnement.
La France quant à elle doit encore résoudre ce casse-tête. Pour les déchets hautement actifs et à vie longue, il est prévu de construire des centres de stockage à 500m de profondeur sous une couche d'argile datant de 150 millions d'années de 130 mètres d'épaisseur. Les autorisations pour construire ce type de sites seront délivrées dans le courant de l'année 2015 pour une mise en service en 2025.
A l'heure actuelle, seuls les États-Unis possèdent un tel lieu de stockage dans le Nouveau Mexique, dans la montagne du Yucca, mais ce stockage fait l'objet d'une polémique dense au sein de la population, et le ministre à l'énergie de l'administration Obama, Steven Chu, y est réticent.
Des centres de stockage sont également à l'étude en Finlande pour des inaugurations avant 2030. La méthode est la même : enfouis à 500 mètres de profondeur dans un sol granitique, les déchets seront placés dans des coffres en cuivre et doivent, selon le cahier des charges, y être stockés au moins cent mille ans.
D'après le chercheur indépendant John Large, c'est une solution risquée pour les générations futures. « En Finlande, en Suède, aux États-Unis, en Allemagne, le principe est de stocker les combustibles irradiés dans des containers en cuivre, à 400-600 mètres sous terre » rappelait-il. « Or ces containers ont été conçus pour pouvoir résister à toute fuite durant cent mille ans. Durant ce temps, la majorité des isotopes radioactifs auront perdu leur toxicité. Reste que l'129, un isotope radioactif de l'iode créé lors des réactions de fission (cassure des noyaux d'uranium ou de plutonium) dans un réacteur nucléaire, reste dangereux 5 millions d'années après pour l'être humain. Au bout de cent mille ans, quand le container le laissera échapper, il contaminera l'eau en sous-sol et aura une incidence sur les générations futures ». Si les pays utilisant l'énergie de l'atome ont fini par trouver une solution à l'épineux problème des déchets, il ne s'agit que d'une solution partielle.
English Summary:
The Swedish Nuclear Fuel and Waste Management Company, SKB, has decided today to select Forsmark as the site for the final repository for Sweden’s spent nuclear fuel.
All spent nuclear fuel from Swedish nuclear power plants will be disposed of in the final repository at a depth of nearly 500 metres in the crystalline bedrock.
The Forsmark site offers rock at the repository level which is dry and has few fractures. These properties are of a major significance for long-term safety.
Article : FRI 3B Conseils
Source : Enerzine / Usine nouvelle
Photo : Enerzine
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vendredi 5 juin 2009
Le département de la défense américain remet les Environnmental Awards 2009
Washington (États-Unis) – 5/6/2009 – 3B Conseils - Le vice-président américain Joe Biden, en remettant les Environmental Awards du secrétariat d’État à la défense, a félicité les vainqueurs pour leur rôle de pionnier dans la protection de l'environnement ainsi que leur rôle dans la défense de la nation.
Dans l’auditorium du Pentagone, M. Biden accompagné du secrétaire adjoint à la défense William J. Lynn III, a récompensé les bases et les équipes pour leur excellence dans un domaine où on ne les attendait pas.
« Quand je regarde tous les efforts accomplis par les équipes que nous honorons aujourd’hui, je suis vraiment impressionné par la manière dont les forces armées de notre nation, tout en menant deux guerres à l’étranger et de nombreuses missions à travers le monde , continuent de mener efficacement le combat pour l’environnement ».
Joe Biden note que le département de la défense, le plus gros employeur, le plus grand propriétaire terrien et le plus gros consommateur d’énergie du pays, a un « impact gigantesque » dans le processus de la protection de l’environnement.
Les vainqueurs d’aujourd’hui ont travaillé en autre sur la protection des marécages, la promotion des programmes de recyclage et la préservation des sites archéologiques par l’« innovation, la simple improvisation, le travail acharné ». « Mais ils ne sont pas seuls » dit-il, désignant l'intérêt grandissant du département de la défense sur ce sujet.
« Vous avez aussi démontré que dans notre armée, vous n’avez pas besoin de porter un béret vert pour être fier de devenir « vert » ».
M. Biden précise que les 4,3 milliards de dollars prévu pour l'année 2010 dans le but de financer les programmes environnementaux du département permettront de poursuivre ces efforts. « Ce que vous faites est important et nous avons l’opportunité d’en faire beaucoup plus »
M. Lynn a glorifié l’engagement dont ont fait preuve les vainqueurs 2009 dans la préservation de l’environnement. « Ils ont développé et implémenté des techniques innovantes pour diminuer la production de déchets, utiliser des alternatives vertes dans la conception des systèmes d’armes, réduire la pollution et la consommation d’énergie et de ressources naturelles »
Il ajoute qu‘« étant donné que le département de la défense est le plus gros consommateur d’énergie aux États-Unis, il est important que nous soyons aussi un leader dans la gestion de l'énergie et dans l’utilisation des carburants renouvelables » Ashton B. Carter, sous-secrétaire à la défense pour les acquisitions, la technologie et la logistique, qui a ouvert la cérémonie d’aujourd’hui, a souligné l'impact durable qu'auront les "extraordinaires contributions" des vainqueurs.
« Les hommes et les femmes que nous honorons aujourd’hui ont contribué à maintenir et restaurer nos ressources naturelles, pas seulement en soulignant les défis des armées d’aujourd’hui mais en s’assurant que les générations à venir bénéficieront des richesses inquantifiables de notre pays »
Les vainqueurs des Environmental Award récompensés :
-Le Centre d’entrainement et de manœuvre du Camp Ripley, une base de la Garde nationale du Minnesota, vainqueur dans la catégorie de la Conservation des ressources naturelles des grandes installations. Avec plus de 19 miles de rives du Mississippi, elle a été reconnue pour son rôle dans la protection du fleuve et de son fragile écosystème.
-L’équipe des ressources culturelles du Fort Drum, basé dans l’Etat de New York, a gagné dans la catégorie gestion individuelle/par équipe des ressources culturelles. L’équipe a été honorée pour son rôle dans la protection de plus de 240 sites archéologiques préhistoriques et 700 historiques, en plus de six districts du Registre National des Sites Historiques.
-La base de l’US Army Garrison Bamberg, située en Allemagne, a remporté la catégorie Qualité environnementale des installations outre-mer. Le poste a été honoré pour son système de gestion environnementale qui promeut la prévention de la pollution, le recyclage, la santé publique et la conservation.
-La base aéronavale de Whidbey Island, Etat de Washington, a gagné dans la catégorie prévention de la pollution dans les installations non-industrielles. La base a été récompensée pour ces efforts combinés dans la prévention contre la pollution, reconnus dans la réduction des déchets dangereux, des déchets solides, des contaminants de l’air et de l’eau, ainsi que d’autres polluants.
-La base de l’Air Force de Vanderberg, Californie, a remporté la catégorie gestion des Installations de ressources culturelles. La base a été reconnue pour l’exécution d’un plan de gestion intégré des ressources culturelles qui protège et préserve plus de 1600 ressources archéologiques irremplaçables et des propriétés historiques, 14 sites d’art rupestre et autres éléments culturels.
-La division de gestion environnementale, située sur la Base de l’Air Force de Hill, Utah, était le vainqueur dans la catégorie qualité environnementale des installations industrielles. La division a été reconnue pour son excellence dans la gestion de près d’1 million d’acres du terrain d’entrainement et de test de l’Utah, qui soutient 5 escadrons et une quarantaine d’unités.
-L’équipe de prévention de la pollution du 14e Escadron de génie civil, basée sur la Base de l’Air Force de Columbus, Mississippi, a remporté la catégorie prévention individuelle/par équipe contre la pollution. L’équipe s’est vu honorer pour ses efforts dans la gestion de son programme environnemental, qui inclut un programme innovant de recyclage du verre, une augmentation de l’utilisation de biodiesel et d’autres sources d’énergies alternatives et un travail d’éducation relatif à la journée de la Terre.
-Le Dépôt de la défense de Memphis, Tennessee, a gagné dans la catégorie restauration environnementale d’installations. Le dépôt, qui a été fermé en 1997 à la suite d’un programme de restructuration et de fermeture de bases, a été cité pour l’application d’innovations et d’idées d’avant-garde ayant pour but d’accélérer les opérations de nettoyages et de reconversion réussies des terrains.
Chaque année et depuis 1962, le secrétaire à la défense récompense les bases, les équipes et les personnes pour leur contribution exceptionnelle à la gestion de l'environnement. Un panel d’experts représentant les agences d'État et fédérales, des universitaires et le public a désigné les gagnants de cette année.
English Summary:
Vice President Joe Biden praised winners of the 2009 Secretary of Defense Environmental Awards today for leading the way in environmental stewardship as they lead the way in the nation’s defense.
Biden joined Deputy Defense Secretary William J. Lynn III in the Pentagon auditorium to recognize installations and teams he said are excelling in an area most people in the general public would never expect. Lynn lauded the commitment this year’s awardees have demonstrated to environmental preservation. “They developed and implemented innovative techniques to eliminate waste production, use green alternatives in weapons systems development, reduce pollution and the consumption of energy and natural resources,” he said.
Ashton B. Carter, undersecretary of defense for acquisition, technology and logistics, opened today’s ceremony noting the lasting impact the awardees’ “extraordinary contributions” will have. “The men and women we honor today are committed to maintaining and restoring our natural resources, not only to address the complex security challenges of today, but to ensure that generations to come will benefit from our nation’s unquantifiable richness”, he said.
The secretary of defense has been recognizing installations, teams and individuals for outstanding achievement in environmental management each year since 1962. A panel of experts representing federal and state agencies, academia, and the public selected this year’s winners.
Article : FRi - RL - 3B Conseils
Documents de référence : US Department of Defense / 3B Conseils
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jeudi 4 juin 2009
L'ONU reconnaît le réchauffement comme enjeu de sécurité

New-York (États-Unis) - 4/6/2009 - 3B Conseils - L'Assemblée générale de l'ONU a approuvé mercredi par consensus une résolution reconnaissant pour la première fois que le réchauffement climatique constitue un enjeu de sécurité internationale.
Le texte, parrainé par 63 États membres, appelle les organes compétents de l'ONU à intensifier leurs efforts consacrés à l'examen et au traitement du problème des changements climatiques, "notamment les répercussions que ceux-ci pourraient avoir sur la sécurité".
Il prie le secrétaire général, Ban Ki-moon, de produire un rapport détaillé à l'Assemblée, où siègent les 192 États membres de l'ONU, lors de sa prochaine session qui commence en septembre, "sur les répercussions éventuelles des changements climatiques sur la sécurité", en tenant compte des vues des États membres et des organisations régionales et internationales compétentes.
L'adoption de cette résolution couronne une campagne d'un an menée par une coalition de Petits États insulaires en développement (PEID), pour attirer l'attention du monde sur les graves menaces que le réchauffement climatique représente pour eux.
"Le réchauffement climatique menace notre existence même," a déclaré l'ambassadrice de Nauru à l'ONU, Marlene Moses, actuelle présidente du PEID.
"Les îles sont comme le canari dans la mine de charbon. Nous sommes parmi les premiers à ressentir les effets dévastateurs du changement climatique sur nos populations, mais nous ne serons pas les derniers," a dit Mme Moses.
"Il est vital que le Conseil de sécurité et d'autres organes de l'ONU se saisissent d'urgence de l'aspect sécuritaire du changement climatique", a-t-elle ajouté.
Les PEID sont particulièrement vulnérables à la montée du niveau des eaux des océans, dont les experts prédisent qu'il pourrait s'accroître d'un mètre ou plus d'ici à 2100.
Article : FRi 3B Conseils
Source : AFP / France 24
Photo : France 24
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mercredi 3 juin 2009
Le Cambodge : un pays novateur en matière de déminage

Cambodge – 3/6/2009 – 3B Conseils - Le Traité d’Ottawa (aussi appelée Convention d’Ottawa) a fêté ses 10 ans le 1er mars 2009. La Convention a été négociée afin de pallier les insuffisances du Protocole II (sur l'interdiction ou la limitation de l'emploi des mines, pièges et autres dispositifs) de la Convention sur certaines armes classiques que de nombreux États jugeaient inadapté pour répondre efficacement au défi de l'interdiction totale des mines antipersonnel. (Article 3B Conseils – 5/3/2009)
Au Cambodge, depuis 1992, près de 1 million de mines ont été retirées d’une zone d’environ 500 kilomètres carrés. ONG et structures gouvernementales se partagent le travail, sous le contrôle d’un groupe financé par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD). Il reste, estime-t-on, encore 700 kilomètres carrés infestés.
Le Cambodge exporte aujourd’hui ce savoir-faire. Sur les cinq pays participant aux opérations de déminage dans le sud du Soudan, c’est lui qui a enlevé le plus grand nombre de mines – plus de 2 000 – et qui est le mieux classé par l’ONU en termes de productivité et de sûreté, indique Ker Savoeun, directeur des opérations de maintien de la paix par l’ONU au Cambodge. Dans le nord-ouest du Cambodge, où opère le CMAC (Cambodian Mine Action Centre, l’agence gouvernementale de déminage.) les démineurs font appel à une combinaison de méthodes éprouvées et de haute technologie. Ils passent le détecteur de métaux et, s’ils ne trouvent rien, scrutent une nouvelle fois le sol. S’ils découvrent une mine, ils la neutralisent ou la détruisent. Cette procédure est lente et fastidieuse, mais elle a le mérite d’être peu coûteuse. Depuis 2000, le CMAC utilise des chiens pour accélérer la tâche. Il dispose maintenant du deuxième programme de déminage canin du monde. Pour les terrains boisés et les zones truffées de mines antichars, l’organisation recourt à d’énormes machines japonaises.
English Summary :
Despite the makeshift start, the U.N. is impressed with the pace of Cambodian demining. In an April speech on the achievement of Cambodia’s U.N. Millennium Development Goals, Cambodia is “now regarded as a world leader in demining," said Douglas Broderick, the country's U.N. resident coordinator.
This unique expertise is now being exported overseas.
In CMAC’s clearance fields in Cambodia’s northwest, workers use a mixture of long-tested and high-tech methods. Up to 90 percent of demining is still carried out by individuals equipped with handheld metal detectors and prods, said Pring Panharith, the director of the organization’s Battambang unit and a former Khmer Rouge member. Pairs work in meter-wide rows divided by red yarn. They scan the land and if it’s clear, they unravel the spools 8 centimeters and scan again. If they find a mine, they either diffuse it or blow it up. This process is slow and tedious, but cheap.
In 2000, CMAC began using dogs to speed up its work. It now has the second-largest canine demining program in the world, after Bosnia, with 56 animals sniffing for TNT remnants, Pring Panharith said. For forested terrain and areas with an abundance of anti-tank mines, CMAC uses enormous, Japanese-made machines that dwarf most heavy construction equipment. The swing-type deminer, made by Hitachi, was created and tested in Cambodia.
Article : FRi 3B Conseils
Source : Courrier international / Global Post / 3B Conseils
Photo : ONU
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Brigitte Bornemann - directrice des publications
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mardi 2 juin 2009
Les problématiques de l'Europe de la défense
Paris (France) - 2/6/2009 – 3B Conseils – Où en est l‘Europe de la défense et comment l’intégration de la France dans l’Otan nécessite une volonté politique de coopération ?
Retrouvez l’émission de France Culture du lundi 1er juin 2009 avec l’invité Mr Michel FOUCHER, géographe et diplomate, professeur à l’Ecole Normale Supérieure, ancien directeur du Centre d’Analyse et de prévision du Quai d’Orsay, puis premier ambassadeur de France dans la Lettonie indépendante.
Article : FRi 3B Conseils
Source : France Culture, Les Matins par Ali Baddou
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Brigitte Bornemann - directrice des publications
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