Paris (France – UE) 12/11/2010 - 3B Conseils - La Direction de la mémoire, du patrimoine et de l’aménagement (DMPA) dirigée par Eric Lucas au ministère de la défense a publié son deuxième rapport sur le développement durable. Cette politique à l’initiative de son ministre Hervé Morin a notamment vu la direction de l’environnement dirigée par le Commandant Dominique Leroy assisté de Frédéric Roulleau étendre ses prérogatives.
La Défense est nécessairement partie prenante à cette évolution. Ensuite, pour des raisons géoéconomiques,la concurrence pour les ressources et les changements climatiques vont avoir des impacts techniques et stratégiques, y compris sur les capacités industrielles. En outre, les règlementations évoluent. Au-delà de l’effet purement juridique, il est important de comprendre que leurs évolutions ont aussi des impacts techniques et économiques. Par exemple, la nouvelle réglementation chimique
européenne REACH va avoir des effets à long terme sur le marché - certaines matières dangereuses ne seront plus disponibles, même si elles ne sont pas strictement interdites, tout simplement parce qu'elles perdront tout intérêt commercial. De ce point de vue, les exemptions réglementaires de défense ne doivent pas être considérées comme une panacée, bien qu’elles demeurent indispensables pour gérer les transitions.
Il en découle que l'acquisition durable des systèmes de défense ne doit pas être étudiée indépendamment des autres éléments de capacités opérationnelles, qui vont de l'homme à la doctrine en passant par l'organisation, le soutien et l’entraînement. Ainsi, ne se limitant pas à la seule application de la réglementation
aux matériels commandés à court terme, la manière de bien prendre en compte les exigences du développement durable reste, dans une large mesure, à mettre au point. Elle doit assurer la capacité dynamique de s’adapter aux attentes nouvelles en la matière, notamment en intégrant la dimension environnementale dans le compromis global de conception des capacités opérationnelles
http://www.defense.gouv.fr/sga/a-la-une/publication-du-second-rapport-developpement-durable
BB
Sources : ministère de la Défense
vendredi 12 novembre 2010
Parution du rapport développement durable du ministère de la Défense
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mercredi 10 novembre 2010
Les déchets militaires et l’environnement
Bruxelles (Belgique EU) - 10 /11/2010 - 3B Conseils - La 1ère conférence du nouveau cycle européen « Défense et Environnement : une nouvelle manière de pensée » organisé* avec le soutien de DCNS et de la DGA, s’est tenu à Bruxelles le 5 novembre dernier en présence des représentants de 5 pays membres de l’Union Européenne (Autriche, France, Grande Bretagne, Pays-Bas, la République Tchèque), le Canada et la Russie. Cette première réunion était aussi l'occasion de rencontrer des membres de DEFNET (réseau informel de responsables de Développement durable et d'environnement des ministères de la Défense en Europe). Un compte rendu sera publié dès la semaine prochaine.
Au même moment, le magazine Diplomatie de novembre – décembre 2010 publie les extraits du rapport de M. Latchezar TOSHEV, Bulgarie, Groupe du Parti populaire européen de l’Assemblée parlementaire du Conseil européen, membre de la commission de l’environnement, de l’agriculture et des questions territoriales. Présenté le 6 août dernier, le rapport déplore que l'utilisation et la gestion des déchets militaires, qui représentent une menace importante pour l'environnement, fassent partie du secret militaire. La plupart de ces déchets, qui ont parfois causé des dégâts humains et environnementaux ces dernières années, sont encore chimiquement actifs et peuvent entraîner des catastrophes à l'échelle européenne.
Il recommande que l'Assemblée encourage, les Etats membres du Conseil de l’Europe à lever la confidentialité des informations concernant les déchets militaires, là où une telle confidentialité existe encore.
Elle devrait également inviter les Etats membres à élaborer et à mettre en oeuvre une politique et une stratégie européennes communes de gestion des déchets militaires et à envisager la création d'un organe visant notamment à coordonner et à contrôler les actions nationales.
Catherine Soullié (MEP) parraine aujourd'hui une réunion de 16h30 à 18h30 organisée par l'ECDSE sur l'Ecodesigning European Defence.
Pour mémoire, le 1er février 2002, M. Latchezar TOSHEV et plusieurs de ses collègues avaient présenté une résolution qui n'avait pas été examinée sur la situation dans la région de Semipalatinsk, au Kazakhstan au regard de l'enquête menée en mai 2000 par la Croix Rouge sur les conséquences pour la population civile de la région des essais concernant au moins 113 armes nucléaires qui avaient été menés à l’air libre par l'URSS, soit l’équivalent de 2 600 fois l’explosion d’Hiroshima.
* par 3B Conseils à l’association Confrontations Europe.
Sources : Conseil de l'Europe, Diplomatie, BB avec SLG 3B Conseils
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mardi 9 novembre 2010
Le Standing Nato Counter Measures Groupe 1 bloqué à Cherbourg

Cherbourg (France) 09/11/2011 - 3B Conseils - Le groupe de guerre des mines de l'OTAN - le Standing Nato Counter Measures Groupe 1 (SNMCMG1) qui doit participer, comme chaque année, du 2 au 12 novembre, à une opération de détection et de neutralisation d'engins explosifs historiques dans la région attend toujours de pouvoir appareiller de Cherbourg.
Rassemblé dans le port du Cotentin depuis le 29 octobre, le SNMCMG1 (*) reste pour l’instant à quai en raison des mauvaises conditions météorologiques sévissant en Manche ce qui peut compromettre la mission puisque la mise en œuvre du matériel spécifique à la guerre des mines, comme les engins autopropulsés, nécessite en effet des conditions de mer favorable (en dessous de force3) d’autant que l'escale du SNMCMG1 à Rouen, du 12 au 15 novembre, reste d'actualité.
Dès lors les bâtiments qui compose la force de l'OTAN pourraient gagner directement le port de Rouen.
(*) La force est composée du bâtiment de soutien logistique Kontradmiral Czernicki (Pologne), des chasseurs de mines Pégase (France), Hinnoy (Norvège), Penzance (Grande-Bretagne), Crocus (Belgique), Zierikzee (Pays-Bas) et Rottweil (Allemagne).
Article RH 3B Conseils
Sources : OTAN / mer et marine
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dimanche 7 novembre 2010
Le Liban ratifie la Convention internationale sur les armes à sous-munitions
Liban - 3B Conseils - 8/11/2010 - Human Rights Watch (HRW) a annoncé vendredi dernier la ratification par le Liban de la Convention internationale bannissant les sous-munitions. La première rencontre formelle entre les États ayant ratifié la Convention d'Oslo qui est entrée en vigueur le 1er août 2010, se tiendra du 9 au 12 novembre à Ventiane au Laos, le pays au monde le plus pollué par les BASM. Elle sera l’occasion de discuter et d’adopter un plan d’action ambitieux pour mettre en application chacune des dispositions du traité, alors que les défis restent nombreux, et d’œuvrer à son universalisation. Selon la directrice de HRW au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, Sarah L. Whitson, « cette ratification souligne la nécessité pour le Liban et les donateurs internationaux de redoubler d’efforts pour déminer les zones contaminées et aider les victimes de sous-munitions ». Le Liban a particulièrement souffert de l’utilisation des sous-munitions par Israël en 2006.
Adoptée à Dublin (Irlande) le 30 Mai 2008 et ouverte à la signature à Oslo (Norvège) en décembre 2008, la Convention a été signée à ce jour par 107 Etats, 38 Etats l’ayant ratifiée. La Convention prévoit la destruction des stocks d’armes à sous-munitions dans un délai de 8 ans, la dépollution des zones affectées par ces armes sous 10 ans ainsi qu’une assistance aux victimes et aux communautés affectées. Il s’agit de par ces dispositions de l’un des traités les plus aboutis dans le domaine des armes conventionnelles depuis la Convention d’Ottawa. Son entrée en vigueur extrêmement rapide témoigne du consensus de la communauté internationale en faveur de son interdiction.
documents : assemblée nationale,
Source : HRW /Amnesty International / BB - SLG 3B Conseils
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jeudi 4 novembre 2010
1ère conférence européenne Défense et Environnement : Bruxelles le 5 novembre 2010

Bruxelles ( Belgique / Union européenne) 4/10/2010 - 3B Conseils - Les normes environnementales qui se mettent en place au niveau mondial et les nouvelles formes de conflits ont des impacts importants sur la conception, l’utilisation et l’élimination des matériels et des armes en temps d’opérations de maintien de la paix, de conflits armés et de post conflits.
Quelles sont les adaptations à prévoir pour les ministères de la Défense face au droit européen de l’environnement ?
Comment éviter les doublons dans les programmes de coopération ?
Peut-on envisager une coopération entre la Namsa et les pays de l’Union européenne le cadre de l’élimination des armes et matériels en fin de vie ?
Quel est le surcoût et comment les armées vont le financer dans une économie de crise ?
Pour information, le ministère de la Défense en France a procédé le 9 décembre 2009 à l'actualisation de son plan d'action environnemental notamment dans les domaines de la gestion de la biodiversité, de la maîtrise de l'énergie, de l'infrastructure durable, la gestion des matériels en fin de vie, des substances dangereuses, des déchets.
Ce plan renforce également les mesures en faveur de la mise aux normes des sites, des installations classées et de la gestion de l'eau.
La première conférence européenne Défense et Environnement réunie un groupe d’experts sur une journée afin de préparer le cycle de conférences Défense et Environnement « une nouvelle manière de penser ».
Parmi les intervenants attendus : General Carlo Magrassi, IGA Xavier Lebacq, Fabrice Leggeri, Ronald de Roij, Patrick Baert…
oganisation & information : 3B Conseils / Brigitte Bornemann, Déléguée générale
33(0)6 45 33 81 18 / 33(0)6 81 41 26 69
la conférence est organisée avec le soutien de DGA, DCNS, EADS, Thales
Article : BB / RH 3B Conseils
Sources 3B conseils
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mardi 2 novembre 2010
Défense franco britannique : un sommet qui « compte » !
David Cameron et Nicolas Sarkozy se rencontrent aujourd’hui pour renforcer de manière significative la coopération militaire entre les deux pays alors que le Gouvernement britannique s’est donné comme objectif de réaliser une réduction de 8% de ses dépenses militaires étalées entre 2011 et 2014/15.
En septembre dernier Liam Fox, le secrétaire d'Etat britannique à la Défense avait annoncé les limites et les ouvertures des collaborations potentielles. Lors de son interview à la BBC, il confirme ses précédents propos et insiste sur le « sens parfait dans un monde où les ressources sont de moins en moins disponibles, mais où nous avons un intérêt commun."
James Arbuthnot, le président de la commission de la Défense de la Chambre des communes, avait rappelé récemment que les deux pays étaient des partenaires « idéaux », mais que l'Otan (comprendre les Etats-Unis) resterait « au cœur de notre stratégie » de sécurité nationale.
The Financial Times, de ce matin signale que les traités représentent une occasion pour la France "d'augmenter sa participation dans l'OTAN après son retour récent à l'alliance" qui comprend la coopération nucléaire, les porte-avions partagés, et la création d'une force d'expédition jointe. Les quotidiens britanniques de droite et de gauche, The Telegraph et The Guardian, ont publié des reportages positifs sur les traités en mentionnant que l'indépendance militaire des deux pays était respectée, tout en faisant des économies importantes.
Le Financial Times se demande si la signature des traités ne fait pas partie d'une stratégie pan-européenne de la part du gouvernement britannique. "Pour David Cameron, le grand prix est de convaincre Paris et Berlin de soutenir son plan pour juguler le budget de l'UE," croient deux reporteurs diplomatiques.
Le journal de la City de Londres a publié un commentaire de Philip Stevens, qui vante "l'occasion dans l'austérité." De son avis, les traités incarnent le seul moyen pour les pays de "retenir leur portée globale." De plus, il acclame les compromis qui ont été nécessaires ; la France renonce à son ambition dans le cadre de l'UE, et la Grande-Bretagne maîtrise l'europhobie instinctive du parti conservateur. Selon lui, il s'agit d'une reconnaissance que les deux pays ne peuvent plus être divisés selon leur attitude envers les Etats-Unis.
Hervé Morin, ministre de la défense a de nombreux projets de coopération bilatérale en souffrance : lutte anti sous-marine, patrouilles navales mixtes, drones, avions ravitailleurs, maintenance de l'A400M, satellites de télécommunications, porte-avions…. soit une cinquantaine de dossiers à l'étude selon l'amiral Edouard Guillaud, chef d'état-major des armées françaises depuis janvier 2010. Les économies budgétaires à réaliser des deux côtés de la Manche permettraient en particulier de rationaliser les bureaux d'études pour éviter les doublons.
Lors du dernier salon Euronaval qui vient de refermer ses portes, Jean-Marie Poimboeuf, le président du Gican, avait mentionné que « pour qu'il y ait coopération, il faut de quoi coopérer ». Les programmes d'armement susceptibles d'être menés à plusieurs pays sont rares puisque les grandes marines européennes ont chacune développé leurs frégates. Le constat vaut également pour les blindés (l'Europe compte une dizaine de fabricants) et les avions de combat au travers de la concurrence Eurofighter-Rafale. Pour remédier aux surcapacités industrielles, il reste bien la piste des alliances à l'export. Ce type de coopération serait d’autant plus utile que la marine anglaise n’aura plus de porte-avions pendant près de dix ans dès 2011.
C’est probablement une des raisons qui a motivé la France de reporter à 2011-2012 la décision de construire un second porte-avions. Londres avait confirmé la construction de deux porte-avions mais selon la Strategic Defence and Security Review, (relire l'article du 25/10/2010)la Grande-Bretagne en construira un pour ses besoins propres. Le bâtiment, attendu vers 2020, devra être capable de recevoir des chasseurs américains et français et sera donc équipé de catapultes. Selon le Daily Telegraph, le second porte-avions construit en Grande-Bretagne pourrait être vendu au Brésil, voire à la France. La décision de ne pas le construire aurait coûté plus cher aux contribuables anglais que celle de poursuivre le programme. Leur coût est estimé aujourd'hui à six milliards de livres, soit 6,8 milliards d'euros - dont 1,25 milliards de livres ont déjà été engagés. Une perspective qui pourrait pénaliser DCNS.
Un autre dossier important est la réflexion qui pourrait s’instaurer dans le cadre des coopérations pour prévoir le démantèlement et les processus à mettre en place pour que les deux pays puissent à terme, diminuer les coûts des matériels et armes en fin de vie.
Article BB
Sources : France Culture (Thierry Garcin – Jean-Claude Sergeant - les enjeux internationaux 2/11/2010/), Financial Times, The Times, Les Echos – A. Ruello 26/10/2010, Le Figaro interview Jean-Marie Poimboeuf 25/10/2010, Secret Défense Libération, Strategic Defence and Security Review, Daily Telegraph - traduction T Barfield.
Photo The Telegraph
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mercredi 27 octobre 2010
Accord inédit entre DCNS et la Marine nationale autour du patrouilleur Hermès

C'est dans le cadre d'Euronaval 2010 que DCNS et la Marine nationale viennent de signer un accord inédit puisque le patrouilleur hauturier Hermès va être mis à la disposition de la marine pour une durée de trois ans à compter de l’automne 2011.
Construit sur ses fonds propres par DCNS dans ses chantiers à Lorient l’accord trouvé par les deux partenaires consiste en un montage innovant : DCNS finance le bâtiment, et la Marine française l’utilise et le présente sur l’ensemble des mers du globe.

Hermès va voir le jour en un temps record: moins de 20 mois entre la découpe de la première tôle et la mise à disposition de la marine.
Le ministre de la Défense explique ainsi que Le «bâtiment est mis à disposition, afin qu'il puisse avoir le label marine nationale», facilitant ainsi sa vente à l'export après avoir obtenu, grâce à la marine qui aura testé la qualification «sea proven», c'est-à-dire «éprouvé en opérations».
Le patrouilleur hauturier Hermès pourrait séduire des pays en Asie du Sud Est, au Moyen Orient ou en Amérique du Sud. C'est l'entrée de gamme de la famille Gowind qui compte aussi des bâtiments plus gros et plus armés.
Ce bâtiment sera particulièrement efficient pour les missions de surveillance de zone, de protection de l'environnement, de lutte contre la piraterie, le terrorisme, et les trafics illicites comme pour la police des pêches, le sauvetage en mer ou l'aide humanitaire.
Avec cette gamme Gowind, DCNS entend se positionner sur de nouveaux marchés très concurrentiels.
Le patrouilleur de 1.000 tonnes, mesure 87 m, a une autonomie de 8.000 milles nautiques. Il peut rester plus de trois semaines en haute mer, atteindre une vitesse de 21 nœuds et accueillir un hélicoptère. Il travaille avec un équipage réduit de 30 personnes et peut transporter en plus une trentaine de passagers.
Article RH 3B Conseils
Sources : DCNS /Télégramme
Photos DCNS / mer et marine
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mardi 26 octobre 2010
ONU, Assemblée générale pour les centres régionaux du désarmement
NEW YORK - (USA) - 26/10/2010 - 3B Conseils - La Première Commission de l'ONU, a entamé, le 21 octobre 2010, la partie de son débat thématique consacrée au désarmement et à la sécurité au niveau régional. Plusieurs représentants ont réaffirmé la nécessité d’une approche régionale pour lutter contre le trafic illicite des armes et le terrorisme.
L’an dernier, le Centre régional des Nations Unies pour la paix, le désarmement et le développement en Amérique latine et dans les Caraïbes, basé à Lima, avait fait réaliser une étude qui estimait que le nombre d’armes à feu en circulation est entre 45 millions et 80 millions.
À Lomé, le Centre régional pour la paix et le désarmement en Afrique, fournit un appui à plusieurs pays ayant adopté un plan d’action national dans le cadre du Programme sur le trafic des armes légères et de petit calibre (ALPC). En raison de la recrudescence du trafic illicite dans la zone Asie-Pacifique, la question du courtage des armes à feu est au cœur des activités du Centre régional des Nations Unies pour la paix et le désarmement, a précisé son directeur, M. Taijiro Kimura.
À l’issue de ces exposés, plusieurs délégations ont ensuite fait part de leurs préoccupations régionales dans le domaine du désarmement et de la sécurité. Elles furent axées, entre autres, sur la non-prolifération des armes nucléaires et la lutte contre le terrorisme.
Cinq projets de résolutions ont été présentés au cours de la séance.
La représentante de Cuba a invité les États de grande capacité militaire à assumer leurs responsabilités au profit de la sécurité régionale. Celles-ci passent notamment par le respect et l’appui aux décisions et aux traités régionaux ou sous-régionaux qui garantissent la paix et la stabilité, a-t-elle déclaré. La délégation iraquienne a estimé que la création de zones exemptes d’armes nucléaires doit constituer un pilier des mesures de confiance du désarmement régional, particulièrement dans la zone du Moyen-Orient. Elle a réitéré sa demande à Israël de soumettre toutes ses installations nucléaires militaires au système de garanties de l’AIEA.
L’Algérie a présenté un projet de résolution sur le renforcement de la sécurité et de la coopération dans la région de la Méditerranée. Le texte encourage tous les États de la région à renforcer leur coopération dans la lutte contre le terrorisme sous toutes ses formes, y compris l’utilisation éventuelle d’armes de destruction massive (ADM) par des terroristes. De son côté, la représentante de Singapour s’est dite préoccupée par le risque que des ADM tombent aux mains de terroristes, citant un rapport de l’AIEA qui fait état de plus de 200 cas de trafic, de pertes et de vols de matériels nucléaires ou radioactifs.
Rappelant le rôle de l’éducation dans le renforcement de la paix internationale et régionale, le représentant du Mexique a présenté deux projets de résolution. L’une pour promouvoir un cadre d’application plus large de l’éducation dans le domaine du désarmement, l’autre concernant le Programme d’information des Nations Unies sur le désarmement.
M. HAMID ALI RAO (Inde) a rappelé que l’Inde était pleinement consciente de la nature dynamique des développements technologiques et scientifiques et de leur impact dans un environnement global de la sécurité internationale, de la non-prolifération et du désarmement. Tous ces développements ont un très large impact dans des domaines connexes relatifs à la sécurité humaine, à savoir la croissance économique, sécurité alimentaire, les soins et la sécurité énergétique, a indiqué le représentant. La science et la technologie sont essentielles pour les pays en développement, a-t-il poursuivi.
Pour l’Inde, les avancées scientifiques et technologiques peuvent contribuer à la vérification des accords de non-prolifération. Il s’agit en même temps de surveiller tout impact négatif que pourrait avoir ces avancées scientifiques sur l’environnement sécuritaire, a précisé le représentant. Il a ensuite expliqué que le transfert des technologies sensibles ayant des applications militaires devait être réglementé, en gardant à l’esprit le droit à la légitime défense des États. C’est ainsi que les régulations au plan national et le contrôle des exportations, doivent être renforcés et mis en œuvre, tout comme les instruments internationaux en la matière, a-t-il poursuivi. Compte tenu des impacts de la science et la technologie qui affectent les intérêts de tous, l’Inde souligne la nécessité d’un dialogue pour arriver à une approche viable et tournée vers le futur qui prenne en compte tous les développements futurs dans ce champ. C’est pourquoi l’Inde a souhaité présenter la résolution L.40).
Mme ANNABELLA NG (Singapour) a fait valoir que la communauté internationale fait face à d’importants défis dans le domaine des armes de destruction massive (ADM). Dans un monde de plus en plus interconnecté, dont le volume des échanges commerciaux est en augmentation et dans lequel les flots d’informations sont abondants, il est devenu plus aisé de se fournir ce type d’armes. Dans son rapport daté du mois d’août sur la sécurité nucléaire, l’AIEA cite plus de 200 cas de trafic illégal, de pertes et vols de matériels nucléaires ou radioactifs. Si ce matériel tombait entre les mains de terroristes, les conséquences seraient inimaginables, a-t-elle averti. La représentante a souligné que son pays soutenait les efforts en matière de non-prolifération, notamment le TNP, le Traité d’interdiction complète des essais nucléaires (TICE), la Convention sur les armes chimiques, ainsi que celle sur les armes biologiques.
M. LUIZ FILIPE DE MACEDO SOARES (Brésil) a rappelé la dépendance croissante des sociétés aux technologies de l’information et de la communication (TIC). Il s’agit de technologies qui sont devenues très précieuses et cruciales pour la prospérité des pays et des citoyens. En même temps, ces technologies ont aussi créé de nouvelles vulnérabilités puisque leur utilisation peut permettre de "saper" les activités des gouvernements, des banques ou encore des bourses, ajoutant que certaines infrastructures militaires pouvaient également être mises en danger par l’intrusion dans certains réseaux d’information.
M. PABLO ADRIAN ARROCHA OLABUENAGA (Mexique) a insisté sur le rôle de l’éducation dans le renforcement de la paix internationale et régionale, ainsi qu’en tant qu’élément fondamental pour promouvoir la paix des peuples. Citant à ce propos l’ancien Secrétaire général Kofi Annan, le représentant a ensuite émis le souhait que l’éducation au désarmement fasse partie intégrante de l’éducation des générations futures. Il est nécessaire de promouvoir un cadre d’application de plus en plus large de l’éducation dans ce domaine, a-t-il ajouté.
Il a présenté le projet de résolution annuelle L.53 « Étude de l’ONU sur l’éducation en matière de désarmement et de non-prolifération ». Le représentant a ensuite présenté le projet de résolution L.52 concernant le Programme d’information des Nations Unies sur le désarmement.
Pour en savoir + Source : ONU / BB - 3B Conseils
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lundi 25 octobre 2010
La nouvelle doctrine britannique en matière de défense
Dans ce nouveau contexte la Royal Navy devra supprimer dans les cinq prochaines années 5000 postes, avec l’objectif de ramener ses effectifs à 30.000 personnels en 2015.
Pour autant à l’exception des grands bâtiments de surface la Royal Navy s'en sort plutôt bien. La force de dissuasion, assurée par quatre sous-marins nucléaires lanceurs d'engins (SNLE) est pour le moment maintenue, de manière à assurer une permanence opérationnelle avec au moins un bâtiment à la mer. Du côté des sous-marins nucléaires d'attaque, la construction de 7 nouveaux SNA du type Astute est confirmée afin d'assurer la protection des SNLE et des groupes navals. Ces sous-marins remplaceront nombre pour nombre les unités de la classe Trafalgar actuellement en service.
C‘est dans ce contexte que s’est ouvert à Paris, la 22e édition, Euronaval qui rassemble jusqu'au 29 octobre 400 exposants issus de 37 pays et attend 80 délégations officielles.
En toile de fond de ce salon, la coopération militaire franco-britannique. On se souviendra que l’idée de coopération navale remonte au sommet de Saint-Malo des 3 et 4 décembre 1998 (voir la déclaration commune franco-britannique) où les chefs d'État et de gouvernement du Royaume-Uni et de la France s'accordaient d'une part sur la nécessité de doter l'Union européenne (UE) d'une capacité autonome de décision et d'autre part d'action commune dans le domaine de la défense. Cette dernière idée refait aujourd’hui surface à a faveur des contraintes budgétaires de l’ensemble des Etats budgets contraints. Des annonces sont donc attendues es dans le cadre du sommet Sarkozy-Cameron le 2 novembre prochain.
Sur ce point l'amiral François Dupont déclare au Figaro que «une coopération a du sens entre les deux plus importantes puissances militaires européennes qui sont dotées de porte-avions et de sous-marins nucléaires lanceurs d'engins (SNLE)».
Parmi les programmes qui pourraient faire l’objet d’une telle coopération renforcée entre les deux armées, les gouvernements français et britannique explorent deux pistes :
- la mise en commun de systèmes de combat, d'équipements, de «briques»
- la coordination de leurs moyens dans le cadre de missions précises comme cela se pratique déjà au sein de l'Otan.
Ce que résume le président d'Euronaval et du Gican, le syndicat des industries navales, Jean-Marie Poimboeuf ainsi «Il s'agit de rationaliser les moyens avec une force franco-britannique qui pourrait se partager des missions militaires mais aussi de lutte contre la piraterie ou de surveillance des cotes».
Ainsi le PAN Charles-de-Gaulle pourrait par exemple être accompagné par un groupe aéronaval - frégates, sous-marins… - britannique. Et inversement.
Dès le sommet de Saint-Malo la question d’un porte-avions en commun a été posée, sans être réellement tranchée. Or, cette coopération fait d'autant plus sens que la marine anglaise va se trouver sans porte-avions à partir de 2011, et cela pendant près de dix ans en attendant la mise en service d'un nouveau bâtiment.
Quant à Paris a reporté à 2011-2012 la décision de donner un « sister-ship » au Charles-de-Gaulle. Londres avait confirmé la construction de deux porte-avions mais selon la Strategic Defence and Security Review, la Grande-Bretagne en construira un pour ses besoins propres. Le bâtiment, attendu vers 2020, devra être capable de recevoir des chasseurs américains et français et sera donc équipé de catapultes.
Si la question de coopération peut encore faire débat, il en est une au moins qui fait consensus de part et d’autre de la Manche c’est celle de l’éco-conception. Une approche partagée pour l’ensemble des programmes développés par les Etats et les industriels de défense. Comme le montre les programmes des frégates type mistral ou pour la nouvelle génération de SNLE, la première génération devant être démantelée dans un très proche avenir.
Article RH –BB 3B Conseils
Sources : 3B Conseils / mer et marine / Le Figaro
Photo UK Gov.
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jeudi 21 octobre 2010
les Etats de la gouvernance de l'Arctique
Une conférence organisée sous l'égide de l'OTAN (Organisation du traité de l'atlantique Nord), du 13 au 15 octobre dernier à l'Université de Cambridge, a mis en évidence les tensions et les différences de vue autour de la gouvernance de la région Arctique.
Pendant trois jours, des diplomates, des chercheurs universitaires, des élus et des industriels ont échangé sur les questions de sécurité liées au changement climatique dans cette zone qui pourrait contenir un quart des réserves mondiales de gaz naturel et de pétrole. La diminution saisonnière de la calotte glaciaire ouvre également la voie à de nouvelles routes maritimes et à de nouvelles ressources halieutiques.
Paul Berkman, chercheur au Scott polar research institute pense que les tensions actuelles prennent des allures de nouvelle guerre froide.
Selon les dispositions de la Convention des Nations-Unies sur le droit de la mer (UNCLOS) des dispositions relatives à l’exploitation des ressources biologiques et non biotiques et à la protection de l’environnement s'appliquent à la région.
En mai 2008, les cinq états riverains ont adopté la déclaration d'Ilulissat, dans laquelle ils indiquaient rester attachés au cadre juridique existant et au règlement harmonieux des éventuelles revendications qui se chevaucheraient. Ils se sont entendus début octobre pour créer une Commission hydrographique régionale pour l'Arctique, organisme qui sera chargé, entre autres, d'établir une cartographie précise des eaux arctiques en vue de faciliter la navigation maritime dans cette zone.
Le 15 septembre dernier, la fédération de Russie et la Norvège ont signé un traité bilatéral concernant la délimitation maritime et la coopération en mer de Barents et dans l'océan Arctique. Objet d'une longue discorde, cet espace maritime de 175.000 km2 serait riche en ressources naturelles. Les deux pays se sont finalement entendu sur une coopération pour l'exploitation de gisements d'hydrocarbures et la gestion des pêches sur les zones ''limitrophes''.
Pourtant parallèlement, chacun accroît ses recherches pour prouver que certains fonds marins tombent sous sa souveraineté. La Convention de l'ONU prévoit que les Etats côtiers sont souverains dans une limite de 200 milles marins au large des côtes, mais précise que ceux-ci peuvent demander à étendre cette zone d'exclusivité jusqu'à 350 milles s'ils démontrent que leur plateau continental se prolonge au-delà des 200 milles.
Les cinq Etat étayent leur dossier qu'ils doivent présenter à la Commission des limites du plateau continental de l'ONU, seul organisme international habilité à homologuer l'appartenance nationale des extensions du plateau arctique.
L'Union européenne prône une gouvernance élargie
Un repli sur soi que dénoncent certaines parties, dont l'Union européenne, qui est inextricablement liée à cette région. Trois États membres (le Danemark, la Finlande et la Suède) possèdent des territoires dans l’Arctique. Deux autres États arctiques (l’Islande et la Norvège) appartiennent à l’Espace économique européen.
Lors de la conférence organisée par l'OTAN, la vice-présidente du Parlement européen, Diana Wallis, a épinglé le repli des Etats riverains au sein du Conseil de l'Arctique (dont les membres permanents sont le Canada, les Etats-Unis, la Finlande, l'Islande, la Norvège, la Suède, la Russie et le Danemark avec le Groenland et les îles Féroé) et demandé qu'il soit élargi.
Holm Olsen, ministre des affaires étrangères du Groenland se félicite que l’accent ait été mis "sur les questions environnementales, tout en mettant en garde qu’il est mal venu, que le développement industriel au nom de la protection de l'environnement soit refusé à la région Arctique''.
Source : Actu-environnement Sophie Fabrégat (18.10.10)/ BB-3B Conseils
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