vendredi 26 février 2010
Les lectures du week end !
PARIS (France) - 26/02/10 - 3B Conseils - Ce mois-ci la Revue Défense Nationale (ICI) propose plusieurs articles en lien avec notre thème.
-Romain Lalane, Chercheur à la chaire de recherche du Canada en politiques étrangère et de défense canadiennes : "Quand la sécurité devient verte"
Résumé : "La sécurité environnementale est un concept relativement récent qui provoque d’intenses débats entre les théoriciens des relations internationales. Quel est l’objet référent de la sécurité environnementale ? Dans quelle mesure la rareté d’une ressource naturelle est-elle une cause de « guerre verte » ? Le changement climatique est-il une menace à la sécurité nationale ? Autant de questions que cet article aborde par un état des lieux des approches théoriques de la sécurité environnementale dans le domaine des relations internationales."
- David MASCRÉ, Docteur en mathématiques et docteur en philosophie et en histoire des sciences : "Climat: enjeu de sécurité ou contrôle stratégique ?"
Résumé : "Le climat est devenu, pour les États-Unis, une affaire de sécurité nationale. En septembre 2009, un centre sur le changement climatique a été créé par la CIA pour scruter le ciel et la biosphère, et vérifier les taux de pollution de chaque pays. Plus qu’une simple mission, cette création marque un changement de cap avec l’émergence d’un nouveau trio sécuritaire : climat, économie, contrôle stratégique" Vous pouvez lire cette article en entier ICI
Article : SLG 3B Conseils
Sources : Revue Défense Nationale
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jeudi 25 février 2010
Politique des biocarburants aux Etats-Unis : clarification des objectifs et des procédures
WASHINGTON (Etats-Unis) - 25/02/10 - 3B Conseils - La question des énergies renouvelables était au coeur du premier "State of the Union" du Président Obama, allocution à destination des membres du Congrès en date du 27 janvier. Parmi différentes priorités, le Président a mis l'accent sur l'importance du lien entre production d'énergie et infrastructures adaptées, notamment pour les biocarburants. Il a également insisté sur la question de la réduction des taxes afin d'inciter les entreprises concernées à s'établir aux Etats-Unis. Le domaine des bioénergies apparaît comme un secteur prometteur dans lequel les Etats-Unis souhaitent rester compétitifs face à une Europe et d'autres pays émergeants qui y sont également bien engagés. Dans ce contexte général, l'administration Obama a précisé ses objectifs, lors d'une annonce du 3 février, avec la présentation d'un plan d'action énergétique qui vise à promouvoir une nouvelle économie basée sur une énergie "propre", en particulier sur les biocarburants.
En premier lieu, la U.S. EPA (Environmental Protection Agency) a finalisé sa législation pour le Renewable Fuels Standard 2, avec un maintien du volume de production de biocarburant à 12,95 milliards de gallons pour 2010 et une augmentation à 36 milliards de gallons d'ici 2022, dont 21 milliards de biocarburants dits "avancés". Sur l'hypothèse que ces objectifs de production seraient inatteignables le rapport" James A. Baker III Institute for Public Policy" de la Rice University proposait notamment l'importation de biocarburants d'Amérique latine comme une solution économiquement intéressante pour atteindre ces objectifs. Le nouveau programme de l'administration américaine s'appuie quant à lui, sur le développement à l'échelle nationale des biocarburants afin de maintenir le niveau des emplois "verts". En effet, l'industrie des biocarburants est soutenue par près de 400.000 emplois et d'après la US Ethanol Industry Study réalisée en 2010, près de 75% des employés de ce secteur industriel gagneraient plus de 50.000 dollars par an, ce qui mérite d'être consolidé.
L'USDA a annoncé une nouvelle réglementation dans le cadre du Biomass Crop Assistance Program (BCAP), celle-ci vise à inciter le développement des cultures non alimentaires pour la production de biocarburant. Le but est ici de réduire les risques financiers pour les agriculteurs, propriétaires de ranchs ou de forêts en offrant des primes à ceux qui investissent dans la production, la récolte, le stockage et le transport de biomasse pour sa conversion en biocarburants ou autres produits provenant de source biologique (résidus végétaux des cultures agricoles, des forêts, ...).
Cette allocution a été l'occasion de présenter la publication du premier rapport du Biofuels Interagency Working Group (IWG) mis en place par le Président lors d'un mémorandum le 5 mai 2009. Ce rapport s'intitule "Growing America's Fuel - An innovation to Achieving the President's Biofuels Target". Le but de ce groupe de travail constitué de l'USDA, du DOE et de l'EPA est d'accélérer les investissements pour la production de biocarburants et de diminuer la dépendance du pays vis-à-vis des carburants fossiles. Un des objectifs de ce groupe, la Interagency Task Force on Carbon Capture and Storage, est également le développement de technologies limitant l'empreinte carbone due à l'utilisation de charbon. La nouvelle approche revendiquée dans ce rapport se décline en trois principaux points : un management de la chaîne logistique (supply chain) à l'échelle régionale afin que le carburant produit soit compatible avec tous les systèmes de transports des Etats-Unis ; une poursuite de la production des biocarburants de première génération (issus de cultures alimentaires) et un développement de ceux de seconde génération (provenant de sources ligno-cellulosiques) avec une nouvelle cible, celle des biocarburants de troisième génération (à partir de microalgues ou d'autres approches utilisant les biotechnologies). Ces programmes vont nécessiter la mise en place de services d'ingénierie des projets pour un meilleur fléchage des soutiens fédéraux sur des propositions réellement innovantes et qui seront accompagnées d'une analyse de faisabilité (technique, économique, environnementale, ...) plus pertinente ; un appui à la recherche sur les matières premières et aux projets de démonstrations (pilotes) pour assurer le développement d'une chaîne logistique durable minimisant les coûts de transaction et sur des projets qui soient sources de profit pour les agriculteurs et les communautés rurales.
Côté administratif, le Ministre Tom Vilsack de l'USDA est favorable aux conclusions émises par ce rapport et voit dans les progrès attendus par la production de biocarburants à partir de biomasse, un potentiel de création d'"emplois verts". Le BCAP permettrait, selon lui, de stimuler la production de biomasse ce qui bénéficierait aux producteurs et fournirait le matériel nécessaire pour générer de l'énergie propre et réduire les émissions de carbone polluantes. Ce rapport encourage selon lui la coopération entre les agences et mentionne qu'une approche globale pour les biocarburants n'est pas applicable et qu'il serait donc nécessaire de mettre en place des politiques régionales pour le développement de cette bioindustrie. Dans cet objectif, la mise en place d'équipes locales est proposée, sous la direction du IWG (Interagency Working Group) avec des tâches clairement réparties entre les secteurs public, privé et les autres partenaires afin de gérer efficacement chaque segment de la chaîne logistique. Chaque Département fédéral aura ainsi la responsabilité d'un segment bien précis : par exemple, le DOE sera en charge des enquêtes sur les avancées scientifiques, l'USDA s'occupera du développement des matières premières pour la production des biocarburants et l'EPA partagera avec l'USDA la responsabilité de l'évaluation de la conformité des structures de production avec les réglementations environnementales, ...
Le Président Obama entend bien faire adopter une loi spécifique sur l'énergie et le climat axée sur le développement des technologies et des emplois pour les énergies propres. Dans son allocution, s'adressant à ceux qui ne sont pas convaincus par la menace que constitue les changements climatiques, il argumentait sur l'importance des investissements dans les "emplois verts" et les entreprises d'"énergie propre" pour l'économie américaine de demain. L'administrateur de l'EPA Lisa P. Jackson va même plus loin en appelant cette nouvelle tendance la "new energy economy". Selon elle le RFS apportera de nombreuses nouvelles opportunités économiques à des millions d'Américains et tout particulièrement dans les zones rurales.
Du côté industriel, d'après les représentants de la Renewable Fuels Association (RFA), le RFS (Renewable Fuels Standard) est réalisable dans ses objectifs. Cependant ceux-ci regrettent que l'EPA continue de se baser sur des théories, qui selon eux sont non fondées, telles que les changements d'utilisation des sols et l'augmentation des émissions de CO2 liées notamment à la déforestation, comme argument pour pénaliser les biocarburants produits sur le sol américain. Mais ces deux organismes s'accordent sur le fait que l'éthanol, peu importe la source, fournit des avantages significatifs en ce qui concerne les émissions de carbone par rapport à l'essence. Pour la RFA (Renewable Fuels Association), le RFS (Renewable Fuels Standard) permettra d'atteindre les objectifs politiques que sont la réduction de la dépendance vis-à-vis du pétrole, la relance économique et le respect de l'environnement.
Cette nouvelle feuille de route relative aux biocarburants mandatée par le Président et le Congrès vise, à court terme, à promouvoir l'innovation, le développement industriel et la création d'emplois. On notera cependant que, malgré un soutien important pour la recherche sur les biocarburants de seconde et de troisième génération, le gouvernement maintient le cap sur une production de biocarburants à partir de cultures alimentaires (maïs, sorgho, ...). Afin d'assurer un marché viable à long terme, cette stratégie vise par ailleurs, à transformer la manière dont l'administration américaine pilote les actions des différents ministères et incite à la mise en place de partenariats entre les secteurs public et privé.
Article : SLG 3B Conseils
Sources : BE Actualité /Chemical Online / Renewable Energy / 3B Conseils
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mercredi 24 février 2010
Les dauphins déclarés « personnes non-humaines »
Déclarer les dauphins, « personnes non-humaines » pourrait leur donner de nouveaux « droits. » Le débat sur les sonars (ou Sound Navigation and ranging) et les activités militaires, qui induisent une perte de l’ouïe temporaire chez les dauphins, pourrait être relancé.
Article : SLG 3B Conseils
Sources : Times Online / AEPI / 3B Conseils
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mardi 23 février 2010
2010, Année internationale de la biodiversité
NEW YORK (Etats-Unis) – 23/02/10 – 3B Conseils - L’année 2010 a été proclamée Année internationale de la biodiversité par l’Assemblée générale des Nations Unies. L’année offrira un forum pour un engagement plus grand, avec le public, sur l’importance de la diversité biologique et des différents services rendus par les écosystèmes et qui contribuent au bien-être des humains. Pendant l’Année internationale, les chefs d’états et de gouvernements se rencontreront lors de l’Assemblée générale des Nations Unies, en septembre 2010, afin d’agir et de se préparer pour le sommet de Nagoya sur la diversité biologique, qui aura lieu en octobre 2010, durant lequel des gouvernements fixeront des buts et des étapes nécessaires afin de contrer la perte de la diversité biologique. 48% des 634 espèces de primates seraient menacées d'extinction, selon un rapport de l'Union mondiale pour la nature (IUCN). Un chiffre en nette augmentation puisqu'il était "seulement" d'un tiers en 2007.
Les 85 experts qui ont rédigé ce rapport ont souligné l'urgence de la situation pour certaines espèces. Sur les 25 les plus en danger, onze vivent en Asie, six en Afrique, cinq à Madagascar et trois en Amérique du sud. Ce "top-25" des primates les plus en danger a été créé dans le but d'attirer l'attention du public et des autorités. Les scientifiques espèrent que leur rapport sera pris en compte lors de la Conférence des signataires de la Convention sur la diversité biologique (COP10, adopté lors du Sommet de la Terre à Rio de Janeiro en 1992).
En France, le ministère du Développement durable et l'ensemble des partenaires de l'année internationale de la biodiversité ont lancé le portail français www.biodiversite2010.fr qui a vocation à réunir les contributions de tous les acteurs qui œuvrent en faveur de la protection de la biodiversité.
En vue du COP10, il est probable que de nouvelles normes et de nouveaux règlements soient mis en place. Les militaires et leurs partenaires devraient se préparer à s’y conformer.
Article : SLG 3B Conseils
Sources : ONU / Le Monde /3B Conseils
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lundi 22 février 2010
2010 : entrée en vigueur du traité d’Oslo interdisant les bombes à sous-munitions
NEW YORK (Etats-Unis) – 22/02/10 – 3B Conseils - La nouvelle est passée pratiquement inaperçue mais le traité d’Oslo interdisant les bombes à sous-munitions (BASM) entrera en vigueur le 1er août 2010. Il fallait pour cela que 30 États le ratifient, c’est chose faite depuis que le Burkina Faso et la Moldavie ont déposé le 16 février leur ratification aux Nations unies. Le traité va devenir contraignant pour les trente pays qui l’ont ratifié, mais les États-Unis, la Chine et la Russie refusent toujours de le signer.
Le secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon s'est félicité de la rapidité avec laquelle ce texte adopté en décembre 2008 a pu atteindre le nombre de ratifications nécessaires. Cette «avancée majeure dans le programme mondial de désarmement démontre le dégoût collectif du monde face aux effets de ces armes effroyables», a-t-il réagi par la voix de son porte-parole Martin Nesirky.
Les BASM sont constituées d'un très grand nombre de petits explosifs – les «sous-munitions» – destinés à se répandre sur une large surface. Or, leur taux de défaillance élevé – de 5% à 40% des sous-munitions n'explosent pas à l'impact – transforme ces armes de guerre en menace durable pour les populations civiles, principalement pour les enfants, qui les prennent pour des jouets. Au moins 15 000 personnes seraient victimes chaque année de cette pollution armée. D'après Handicap International, qui a recueilli des données sur près de 14 000 cas dans 25 pays, 98% des blessés et des morts seraient des civils, 27% des enfants.
Dès le 1er août, les Etats parties à la Convention d'Oslo devront cesser toute utilisation, production et transfert de BASM. Un délais leur sera accordé pour détruire leurs stocks et dépolluer leur territoire. La France, l'Allemagne, la Belgique, le Japon ont ratifié le traité.
Outre Washington, ni Pékin ni Moscou ni Tel Aviv n'ont signé le traité. Les experts de l'ONU estiment ainsi que près d'un million de sous-munitions non explosées jonchent le territoire libanais. Fin juin 2008, le CICR y recensait plus de 1000 zones contaminées représentant 40 millions de m2. Autre pays massivement touché, l'Irak aurait été bombardé par quelque 50 millions de sous-munitions étasuniennes et britanniques au cours des deux guerres du Golfe.
L'Etat le plus pollué reste sans conteste le Laos. Le pays asiatique, qui recevra en novembre 2010 la première réunion des Etats parties de la Convention, hébergerait entre 13 et 78 millions de munitions non explosées datant des années 1960 et 1970. Suivent de près le Vietnam (5 à 29 millions) et le Cambodge (1,3 à 7,8 millions).
Article : SLG 3B Conseils
Sources : Le Courrier / La Croix / 3B Conseils
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vendredi 19 février 2010
Bientôt des bactéries utilisées pour détecter la présence de mines antipersonnel ?
EDIMBOURG (Ecosse) - 19/02/10 - 3B Conseils - Une bactérie qui brille d’une lueur verte en présence d’explosifs pourrait permettre de détecter les mines terrestres. Cette bactérie issue des biotechnologies a été présentée par l’université d’Edimbourg à l’iGEM 2009, un concours international de biologie synthétique organisé par le Massachusetts Institute of Technology (MIT). “Notre système utilise la bactérie Escherichia coli [une bactérie très commune, présente de façon chronique dans le système intestinal de nombreux mammifères, humains compris]. Nous l’avons modifiée de façon à obtenir une molécule sensible et un mécanisme de communication. Le détecteur d’explosifs possède une membrane réceptrice qui fixe les molécules instables de TNT et produit de la lumière”explique Alistair Elfick, le chercheur qui a dirigé l’équipe écossaise. Selon Elfick, l’impact sur l’environnement est réduit au minimum parce que les cellules “ne sont pas assez robustes pour survivre dans la nature ; elles meurent au bout de quelques heures”.
Pour le moment, les chercheurs ont seulement testée la bactérie “à très petite échelle et en laboratoire (...)Il reste beaucoup de travail à faire avant qu’elle puisse être utilisée sur le terrain”, précise Elfick.
La Convention sur l’interdiction des mines antipersonnel (nom officiel), entrée en vigueur en 1999, interdit l’acquisition, la production, le stockage et l’utilisation des mines antipersonnel. Elle comptait, fin 2009, 156 pays signataires – mais pas les Etats-Unis, la Russie, la Chine, l’Inde ni le Pakistan.
Article : SLG 3B Conseils
Source : Courrier International /Science and Development Network / 3B Conseils
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jeudi 18 février 2010
Le débat se poursuit sur le déménagement de la base américaine d'Okinawa (Japon)
OKINAWA (Japon) - 18/02/10 - 3B Conseils - Le sénateur Jim Webb, qui dirige au Sénat américain, la sous-commission des affaires étrangères chargée de l'Asie orientale, estime que la présence militaire américaine au Japon "pouvait être modifiée". Le sénateur démocrate, également président de la sous-commission du Sénat chargée du personnel militaire à l'étranger, insiste sur la nécessité de conserver cette présence afin de maintenir la stabilité dans le nord-est de l'Asie."C'est la seule région au monde où les intérêts stratégiques et militaires de la Chine, de la Russie, du Japon et des Etats-Unis se rencontrent", a-t-il dit.
L'administration du président Barack Obama et le gouvernement du premier ministre Yukio Hatoyama sont en désaccord sur le déménagement de la base aérienne des marines de Futenma, actuellement située en pleine zone urbaine, à Okinawa (une île située à 1.600 km au sud-ouest de la partie principale de l'archipel nippon), et qui doit être reconstruite un peu plus loin, sur une baie protégée, aux termes d'un accord conclu en 2006. Le gouvernement de coalition japonais suggère que la base soit relogée dans une autre partie du Japon, voire en dehors de l'archipel, afin d'alléger le fardeau d'Okinawa, qui accueille déjà la moitié des quarante-sept mille soldats américains basés dans le pays. Le gouvernement doit rendre sa décision d'ici la fin mai. Même si le sénateur démocrate ne s'exprime pas au nom du gouvernement américain, ses commentaires suggèrent un assouplissement de l'attitude de l'administration Obama qui a jusqu'ici exigé du Japon le respect de l'accord de 2006. La population locale ne cesse de dénoncer l'impact de cette présence sur la criminalité et sur la pollution.
Notre précédent billat : ICI
Article : SLG 3B Conseils
Source :Le Monde / 3B Conseils
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mercredi 17 février 2010
REACH : nouveau plan d’accompagnement pour aider les entreprises françaises
BRUXELLES (Belgique) - 17/02/10 - 3B Conseils - Dans le cadre de l’application du règlement REACH, la secrétaire de l’Etat chargée à l’Ecologie, Mme Chantal Jouanno, lancera un nouveau plan d’accompagnement pour aider les entreprises françaises à enregistrer leurs substances chimiques.
Chantal Jouanno explique que ce plan d’accompagnement s’articulera autour de quatre actions principales, et devrait permettre a 4.900 entreprises de progresser rapidement dans le processus d’enregistrement.
L’enregistrement, évaluation et autorisation des produits chimiques (REACh), est un règlement du Parlement européen et du Conseil de l'Union européenne, adopté le 18 décembre 2006, qui modernise la législation européenne en matière de substances chimiques, et met en place un système intégré unique d'enregistrement, d'évaluation et d'autorisation des substances chimiques dans l'Union européenne.
Son objectif est d'améliorer la protection de la santé humaine et de l’environnement, tout en maintenant la compétitivité et en renforçant l'esprit d’innovation de l'industrie chimique européenne.
Le nouveau règlement vise progressivement à supprimer dans l'Union européenne les substances chimiques les plus dangereuses. Pour cela, la charge de la preuve de l'innocuité des produits chimiques couramment utilisés est inversée : c'est à l'industriel (et l'importateur) de démontrer l'innocuité de ces substances pour l'homme et la nature, par des études sur les risques sur la santé humaine et sur l'environnement, avant leur mise sur le marché ou leur utilisation. En France, 3 000 à 5 000 entreprises françaises seraient concernées.
REACH vise toutes les substances chimiques, produites ou importées, existantes ou nouvelles, à partir d'un volume annuel supérieur à une tonne, soit 30 000 substances (parmi les plus de 100 000 utilisées en Europe).
Actualité : SLG 3B conseils
Sources : Actualité News Environnement /3B Conseils
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mardi 16 février 2010
Deux milliards d'euros pour la recherche sur le développement durable en Allemagne jusqu'en 2015
BERLIN (Allemagne) - 16/02/10 - 3B Conseils - La Ministre fédérale de l'enseignement et de la recherche, Annette Schavan (photo), a annoncé le 2 février 2010 à Berlin la mise en place d'un nouveau programme-cadre "Recherche pour des développements durables" ("Forschung für nachhaltige Entwicklungen") qui s'inscrit dans la continuité du programme-cadre précédent 2004-2009 FoNa. Jusqu'en 2015, le Ministère fédéral de la recherche (BMBF) devrait mettre à disposition de ce nouveau programme-cadre plus de 2 milliards d'euros, a expliqué Mme Schavan.
La création de ce nouveau programme-cadre doit incarner la volonté de l'Allemagne qui, au lendemain de l'échec des négociations de Copenhague, ambitionne de s'engager plus intensément dans le combat contre le changement climatique et pour un développement durable à l'échelle mondiale. Mme Schavan a rappelé que le temps presse et que la décennie à venir sera déterminante dans la réussite ou non face aux défis climatiques et scientifiques "sans précédent" qui nous attendent. "Nous devons rapidement développer des stratégies et des instruments adéquats. J'en suis convaincue : c'est maintenant que commence la décennie de la recherche !", a souligné la Ministre lors de son annonce.
Le nouveau programme-cadre "Recherche pour des développements durables" couvre un large spectre de projets de recherche, dont l'efficacité énergétique et le rendement optimal des matières premières non renouvelables constituent les thématiques centrales. D'autres objectifs du programme-cadre concernent le développement de stratégies d'adaptation au changement climatique ou encore la construction de nouvelles infrastructures de recherche. Par ailleurs, les coopérations internationales, notamment avec les pays émergents et les pays en voie de développement, revêtent un caractère prioritaire dans la nouvelle initiative.
Le programme-cadre comprend 3 nouveaux axes qui viennent renforcer la politique de soutien du BMBF :
- coopérer avec les pays en voie de développement (sur un pied d'égalité).
L'Allemagne veut aider les Etats africains à combattre le changement climatique et à mettre en place des techniques de développement durable. Pour cela, les collaborations entre les chercheurs allemands et africains devraient être renforcées. De même, des centres de compétences "Afrique" devraient être créés dans les prochaines années. Le soutien du BMBF sur ce point pourrait s'élever à 95 millions d'euros.
- soutenir les pays émergents dans le domaine de la recherche sur le développement durable.
Le BMBF vise à augmenter le nombre de coopérations scientifiques avec les pays émergents. Une priorité sera la réussite de l'objectif "deux degrés" concernant la limitation du réchauffement climatique planétaire. Le BMBF mettra prochainement en place une nouvelle initiative destinée aux Etats " BRICS " (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud) qui bénéficiera d'un financement de 60 millions d'euros.
- mieux comprendre le système Terre.
En étudiant les relations et les interactions qui existent entre la terre, les océans, la biosphère, l'atmosphère et les glaciers, les scientifiques pourront mieux comprendre le changement climatique et ainsi élaborer les stratégies d'adaptation adéquates. En plus du soutien à la recherche fondamentale, le BMBF va également promouvoir la création de nouvelles infrastructures et de grands instruments. La flotte de recherche allemande recevra par exemple un financement de 650 millions d'euros pour les six prochaines années.
Par l'intermédiaire de ce nouveau programme-cadre, l'Allemagne entend conforter sa place de leader dans le domaine de la gestion durable des ressources et des technologies environnementales et énergétiques innovantes. Il s'inscrit dans la continuité du précédent programme-cadre FoNa qui avait mobilisé 800 millions d'euros sur la période 2004-2009. Sur la nouvelle période 2010-2015, l'enveloppe allouée au nouveau programme est ainsi plus que doublée, ce qui reflète l'engagement de l'Allemagne dans le domaine du développement durable.
Article : SLG 3B Conseils
Sources : BE Actualité / 3B Conseils
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lundi 15 février 2010
Retard dans le démantèlement de l'ex-Clemenceau
HARTLEPOOL (Royaume Uni) - 15/2/10 - 3B Conseils - Démanteler la coque Q-790, l’ancien porte-avions Clémenceau, va prendre plus de temps que prévu après la découverte d’amiante, a annoncé le chantier Able UK.
Les responsables de la compagnie ont informé l’Environment Agency que le travail ne pourrait pas être terminé avant juin, à cause de la découverte d’amiante sur des poutres, qui n’avait pas été identifié auparavant.
Glyn Wheeler, directeur d’Able UK, a déclaré : “Notre priorité claire est toujours de garantir que le navire est traité d’une manière qui ne provoque aucune conséquence sur la santé ou de pollution pour l’environnement. Nous avons expliqué à l’Environment Agency que le principal problème, qui nous a conduit à demander une prolongation du délai de traitement du Q790, est la période nécessaire pour retirer les matériels contenant de l’amiante. C’est parce que, pendant les opérations de démantèlement du navire qui ont été menées après son arrivée à Able Seaton Port, il a été découvert que beaucoup des poutres structurelles (non-apparentes) dans tout le navire, avaient été recouvertes d’une fine couche de matériau contenant de l’amiante. Environ 70% du total des matériaux contenant de l’amiante a été retiré et nous pensons que l’opération de retrait sera terminée au mois d’avril, l’opération totale de démantèlement étant terminée d’ici la fin juin.”
Un porte-parole de l’Environment Agency a déclaré : “Able UK nous a fourni les détails de l’avancement des opérations de démantèlement et un programme révisé des travaux, avec une fin prévue en juin. Nous ne pensons pas qu’il soit approprié de prendre des mesures à ce stade, et nous allons continuer de surveiller le démantèlement du Q790 dans les prochains mois. Nous allons revoir notre position en juillet.”
Article : SLG 3B Conseils
Sources : Le portail des sous marins /3B Conseils
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Brigitte Bornemann - directrice des publications
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