BREST - 02/07/2008 - Sous ce titre, le site meretmarine.com publie aujourd'hui un très intéressant récit qui fait la synthèse de l'histoire pathétique (et surréaliste) de la coque Q790 (ex Clémenceau) depuis son retrait de service en 1997 jusqu'à aujourd'hui. 11 années de péripéties rocambolesques traitées par le détail que vous pouvez retrouver en cliquant directement ICI. Ce récit vient étayer un article à paraître sur notre blog et concernant l'attribution par le Ministère de la Défense de la déconstruction de la coque Q790 au chantier anglais Able UK Ltd. après avoir écarté les trois autres candidats de poids : Veolia Propreté, Sita (groupe Suez) et Galloo.
mercredi 2 juillet 2008
L'épopée pathétique du Q 790
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mardi 1 juillet 2008
Présidence française de l’Union européenne : quelle place pour l’environnement ?
D’après un sondage du 25 juin 2008 réalisée par TNS-Sofres pour le Groupe Casino et l’Hémicycle, 63% des Français estiment que l'environnement doit être la priorité de la présidence française de l'Union Européenne. Qu’en est-il pour la Défense ? Ce 1er juillet, le plan Natura 2000 pour la préservation des habitats naturels entre en vigueur. Le Ministère de la Défense est partie prenante puisqu’il est le second propriétaire foncier de France. Quant au Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale, publié le 17 juin, il prend en compte l’environnement sous plusieurs aspects notamment :
-l’approche interétatique de la protection de l’environnement : « La coopération entre États (...) contribue (...) à la stratégie de prévention, que la coopération porte sur des questions militaires ou de sécurité, ou qu’elle touche des domaines intéressant la sécurité internationale, comme les ressources naturelles ou l’environnement » (p.67).
- le rôle de l’armée dans la protection de l’environnement maritime : « l’action de l’État en mer : protection des intérêts nationaux, sauvegarde des personnes et des biens, lutte contre les activités illicites, protection de l’environnement et des ressources naturelles » (p.177).
-la prise en compte du démantèlement des navires : « déconstruction et recyclage dans le respect des normes environnementales » (p.276).
Pour une analyse critique du Livre blanc, vous pouvez réécouter l’interview du Général Eric de la Maisonneuve dans l’émission Les enjeux internationaux de Thierry Garcin du 23 juin 2008 : France Culture
Le 30 mai dernier, 3B Conseils a organisé la deuxième conférence du cycle Défense et environnement : une nouvelle manière de penser dont le thème était : « Nouveaux enjeux environnementaux des états-majors et des industriels européens de l’armement en temps de paix, dans le cadre de conflits et post-conflits armés ». Vous pouvez lire les transcriptions des intervenants sur notre site 3B Conseils.
Documents de référence : SLG 3B Conseils / TNS-Sofres / Ministère de la Défense / Natura 2000 / France Culture.
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vendredi 27 juin 2008
Le sud de la mer Adriatique regorge de bombes à retardement…par Christian Buchet
Christian Buchet a consacré son émission du mardi 17 juin 2008 aux munitions et aux armes immergées dans le sud de l'Adriatique. Sa chronique environnementale quotidienne a été réalisée à partir de l'intervention du Docteur Luigi Alcaro de l'ICRAM (Istituto Centrale per la Ricerca scientifica e tecnologica Applicata al Mare)faite le 30 mai 2008 lors du cycle de conférence Défense et Environnement : une nouvelle manière de penser.
Vous pouvez réécouter l'émission sur Europe 1 et visionner le documentaire réalisé par l'ICRAM sur notre blog Défense et Environnement.
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jeudi 26 juin 2008
Brest, base de défense « expérimentale »
BREST (France)- 26/06/2008 - Selon un article paru aujourd'hui dans meretmarine.com, la base navale de Brest fera partie des 11 bases de défense expérimentales dont la création vient d'être annoncée par Hervé Morin. Le ministre, qui souhaite faire de ces pôles les « symboles » de la réforme des armées, a précisé que l'expérimentation débuterait cet été, pour se généraliser à l'ensemble des 87 bases de défense (78 en métropole et 9 outre-mer) issues de la nouvelle carte militaire, qui sera dévoilée début juillet. L'objectif est de regrouper les fonctions de soutien et d'administration, telles que les finances, les ressources humaines, la santé, la communication, l'alimentation ou encore l'habillement de toutes les unités situées dans un rayon de 30 kilomètres. La mutualisation doit permettre, selon l'Hôtel de Brienne, de dégager des économies substantielles qui seront, a promis Hervé Morin, reversées aux forces opérationnelles et au budget d'équipement. A l'horizon 2014, le ministère de la Défense espère, ainsi, gagner 2 milliards d'euros.
A noter que Djibouti sera aussi une base (interarmées) de défense expérimentale
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mercredi 25 juin 2008
Q790 : réponse probable la semaine prochaine

PARIS - 25/06/2008 - C'est en début de semaine prochaine que l'on devrait, normalement, connaître le lauréat à la déconstruction de l'ex-porte-avions Clemenceau, toujours en attente à Brest. Au terme d'une procédure d'appel d'offres, le ministère de la Défense a notifié aux cinq industriels finalistes sa décision, positive ou négative suivant les cas. Les courriers sont partis le 6 juin, les entreprises devant retourner les accusés de réception. S'en suivait, en fonction de la date de retour de l'accusé, un délai légal de 10 jours durant lesquels les candidats non retenus pouvaient contester la décision dévant la justice. Un référé aurait été déposé mais n'aurait finalement pas été déclaré recevable par le juge. Du côté du ministère, on indique que le nom du lauréat sera connu « avant la fin du mois », c'est-à-dire la semaine prochaine. « Il n'y a pas de volonté de secret mais nous sommes toujours en procédure de marché et, durant le délai légal, le ministère a un devoir de retrait ». L'un des quatre industriels dont l'offre n'a pas été retenue serait, en effet, encore susceptible de contester la décision de l'Hôtel de Brienne.
En attendant, mi-juin, la presse britannique, relayée par le Télégramme, affirmait que c'était finalement Able UK, basé au sud de Newcastle, qui aurait été retenu pour démolir le Q 790. Selon les journaux anglais, une demande d'autorisation pour importer 700 tonnes d'amiante aurait été faite. Le Français Veolia, qui a implanté cet hiver, à Bordeaux, une unité de démantèlement dotée d'une cale sèche, faisait partie des favoris. Idem pour le franco-belge Galloo, qui a déjà déconstruit plusieurs navires militaires et a obtenu le marché d'un ex-transport de chalands de débarquement de la Royal Navy.
Documents de référence : Mer et marine.com. Le Télégramme. Photo : le Q790?, ex Clémenceau en attente à Brest depuis Mai 2006©meretmarine.com©Vincent Groizeleau
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vendredi 20 juin 2008
Nouveau centre de destruction d'armes chimiques en Russie
Associated Press - La Russie a ouvert mardi un quatrième centre de destruction de ses stocks d'armes chimiques, qui sont les plus importants au monde. L'installation de ce centre situé à proximité d'un des sept grands arsenaux d'armes chimiques de Russie, contribuera à accélérer un ambitieux effort mené pour éliminer, en moins de quatre ans, les stocks existants. Le centre de destruction situé à 55 km au sud-est de Moscou, près de Leonidovka dans l'oblast de Penza permettra de détruire 7600 tonnes (6,885 metric tons) d'agent VX, de sarin, de soman et d' agents neurotoxiques, soit environ 17% du stock d'armes chimiques déclarées par la Russie, selon Global Green USA, l'antenne basée à Washington de l'organisme Green Cross International connu pour ses préoccupations environnementale et piloté par l'ancien président soviétique Mikhail Gorbachev. Global Green USA a félicité la Russie pour la neutralisation déjà opérée d'environ 25% de ses 40.000 tonnes déclarées d'armes chimiques. Selon Paul Walker de Global Green USA, la mise en service d'une quatrième installation " permettra peut être d'accélérer la destruction des stocks d'armes chimiques dans la date limite d'avril 2012, fixée par la Convention sur les armes chimiques" . Le même Paul Walker ajoute : " Ce délai ne doit toutefois pas mettre en péril la sécurité et la protection de la santé publique, et nous exhortons la Russie à se montrer extrêmement prudente et transparente à mesure de son avancement dans ce processus dangereux ". Les États-Unis quant à eux qui ont déclaré le deuxième plus important stocks d'armes chimiques au monde, soit 31500 tonnes, en ont achevé à ce jour, la destruction de près de la moitié. La Russie a signé la Convention sur les armes chimiques en 1997, en s'engageant à éliminer son arsenal dans les 10 ans. La Russie et les États-Unis ont obtenu une prolongation de cinq ans à l'expiration du délai initial. Rogelio Pfirter, directeur général de "l' Organisation pour l'interdiction des armes chimiques" (Organization for the Prohibition of Chemical Weapons) basée à La Haye, qui a assisté mardi, à l'ouverture de ce centre, a salué la Russie pour le travail accompli pour respecter son engagement et a appelé à l'aide internationale pour soutenir cet effort. Il faut préciser que sur les 3 premiers centres construits en Russie, deux l'ont été grâce à des financements étrangers.
Sources : ICI
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vendredi 13 juin 2008
Nomination DCNS
Le directeur de la communication est depuis 2007 Christophe Lachnitt, qui est également membre du comité exécutif du groupe DCNS.
source : BBB. 3B Conseils
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jeudi 12 juin 2008
REACH : le pré-enregistrement a commencé
Après son lancement le 1er juin, l'agence européenne des produits chimiques (ECHA) a commencé à accepter les pré-enregistrements de produits chimiques dans le cadre de la législation REACH (Réglementation sur l'Enregistrement, l'Autorisation et la Restriction des produits Chimiques). Les industriels européens sont tenus de livrer à l’ECHA toutes les informations concernant l’ensemble des produits chimiques qu’ils utilisent, produisent ou importent en quantité supérieure à une tonne.
La première phase de REACH est prévue jusqu’au 1er décembre 2008. Elle permet d'aider les sociétés à identifier et à contacter d'autres sociétés ayant l'intention d'enregistrer les mêmes substances, ce qui leur laisse suffisamment de temps pour mettre en place un Forum d'Echange d'Informations sur les Substances (FEIS). Dans un FEIS, les sociétés partagent les résultats de leurs études basées sur des expérimentations animales afin de limiter au maximum le nombre d'animaux utilisés dans le cadre de tests.
Suite à la phase de pré-enregistrement, les sociétés auront jusqu'au 1er décembre 2010 pour compléter leur pré-enregistrement et obtenir les autorisations de mise sur le marché de toutes les substances produites ou importées dans une quantité supérieure ou égale à 1000 tonnes par an. Par ailleurs, les sociétés qui importent ou produisent des quantités moindres de produits chimiques (supérieures ou égales à une tonne) auront jusqu'à juin 2018 pour enregistrer ces substances.
Le but principal de REACH est de repérer puis de substituer les substances les plus dangereuses pour l’Homme et l’environnement. Une ambition dévoyée, dénoncent les associations écologiques, en raison des nombreuses exemptions dont peuvent bénéficier certaines substances qui ne feront pas l’objet d'une évaluation adéquate de leurs effets toxicologiques, comme la toxicité pour la reproduction et le développement.
Sources : J.I. Sciences et Avenir.com 10/06/2008 / Conférence N°2 Défense et Environnement : une nouvelle manière de penser 30 mai Intervention de Jean Pelin Directeur général de l'Union des Industries Chimiques. www.3bconseils.com. BBB/3B.
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mercredi 11 juin 2008
Conférence
Lundi 16 juin 2008 à l’Institut Goethe, Europartenaires co-présidé par Elisabeth Guigou et Jean-Noël Jeanneney propose une conférence sur Quelle défense pour l'Europe ? Un bilan, des perspectives
Les travaux sont organisés en deux tables rondes avec Hubert Védrine, ancien ministre des affaires étrangères :
- le bilan de l'Europe de la Défense, autour de Louis Gautier (ancien conseiller du Premier Ministre chargé des questions stratégiques et de défense), du Général Jean-Paul Perruche (ancien directeur général de l'état major européen), de Jörn Thiessen, (député du Bundestag) et de Sir Peter Westmacott (ambassadeur de Grande-Bretagne en France).
- les perspectives dans le contexte de la Présidence française de l'Union Européenne, autour de Patricia Adam (députée), Hans-Peter Bartels (député du Bundestag), Pascal Boniface (directeur de l'IRIS) et de Jean-Claude Mallet (président de la Commission chargée du Livre Blanc de la Défense et de la Sécurité nationale).
Le programme complet est sur le site d'Europartenaires Site internet : www.europartenaires.net
NB : vous pouvez également vous pouvez prendre connaissance des deux conférences organisées par 3B Conseils et accueillies à l’IHEDN les 10 juillet 2007 et 30 mai 2008 derniers sur « Défense et Environnement : une nouvelle manière de penser ».
http://3bconseils.com
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mardi 10 juin 2008
La France et les eaux de ballast
Adoption d’un article sur les eaux de ballast dans le cadre de la loi sur l’eau de décembre 2006, adoption d’une loi - publiée le 23 mai 2008- autorisant la France à adhérer à la convention internationale portant sur la gestion de ces eaux, projets de décret et d’arrêtés portant sur le contrôle des obligations des navires...
Les eaux de ballast, relativement inconnues en France, font actuellement travailler l’Etat qui souhaite se mettre en conformité avec les règles internationales qui vont être mises en œuvre dans les prochaines années. Ces eaux, garantes de la stabilité des navires, transportent sur de très longues distances des organismes potentiellement nuisibles.
Jusqu’ici, la France et l’Europe ont été globalement peu touchées par cette pollution. «Même si on soupçonne quelques cas de contamination, notamment sur notre territoire, il n’y a pas eu de véritable catastrophe, comme celle qui a touché les grands lacs américains contaminés par les moules zébrées dans les années 1990», explique Eric Berder, sous-directeur de la sécurité maritime de la Direction des affaires maritimes du ministère chargé de l’environnement. Cette affaire avait coûté entre 750 millions et 1 milliard de dollars aux Etats-Unis de 1989 à 2000. Australie, Nouvelle-Zélande et Brésil ont également été durement touchés et ont poussé à l’adoption de règles internationales strictes. Le Vieux continent, sachant qu’il n’est pas à l’abri, a accepté cette approche.
Deux solutions sont proposées. La première est d’exiger des navires de déballaster en haute mer, là où les écosystèmes sont tellement pauvres en sels nutritifs que les organismes ne survivent pas. «Nous renouvelons le volume d’eau trois fois en faisant déborder les eaux de ballast, ce qui nous assure un renouvellement de 95%. Cela n’engendre pas trop de souci, mais l’on évite cette opération par mauvais temps», indique ainsi Alain Coatanhay, directeur de la flotte de Louis Dreyfus Armateurs (LDA).
Dans un deuxième temps, les navires devront disposer d’un système de traitement des eaux de ballast garantissant une teneur maximale en micro-organismes vivants. «Cela va devenir un très gros marché. La R&D est dynamique dans ce domaine», précise Daniel Masson, chercheur à l’Ifremer et expert pour la France lors des négociations internationales. «Peu de systèmes ont déjà été approuvés. Mais nous aurons bientôt une obligation de résultats et cela pose problème», continue Alain Coatanhay.
Les navires construits avant 2009 devront respecter la première règle, mais à partir de 2014 ou 2016, selon le volume de leurs ballasts, ils devront satisfaire à la seconde. Les navires construits entre 2009 et 2012 devront satisfaire immédiatement à la seconde règle, à l’exception de ceux dont les ballasts sont supérieurs à 5.000 tonnes, qui pourront ne l’appliquer qu’à partir de 2012. Et tous les navires construits à partir de 2012 devront respecter la seconde règle dès leur construction. «La date de 2009 sera impossible à tenir, même si d’ici un an, plusieurs dizaines de systèmes devraient être validés par l’Organisation maritime internationale», prévient Damien Chevallier, chargé de mission au ministère chargé de l’environnement.
Docuemnts de référence : Journal de l'Environnement.
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