
DUNKERQUE (France) - 25/5/10 - 3B Conseils - Sonars en action, quatre chasseurs de mines ratissent les eaux de la Manche depuis mardi dernier, au large de la baie de Somme et de la Côte d’Opale. À l’initiative de l’OTAN, ces navires ont pour mission de traquer les anciennes mines allemandes qui sommeillent au fond de l’eau depuis la Seconde Guerre mondiale. Quelque 500 000 engins polluent cette zone comprise entre Étretat et Dunkerque.
Beaucoup ont été repêchés après la guerre. Aujourd'hui, difficile d'évaluer leur nombre. « Mais on estime que l'on a retrouvé seulement 25 % de ce qu'il reste », jauge le lieutenant Alexis Edme, de la préfecture maritime de Cherbourg. Or, la plupart de ces mines sont retrouvées dans un excellent état de conservation. Donc potentiellement dangereuses pour les activités maritimes, à commencer par la pêche.
D'où cette opération qui a mobilisé pendant près d'une semaine neuf navires et près de 600 marins . Deux groupes se sont formés : le premier travaillait dans les environs du pays de Caux (Seine-Maritime) le second se trouvait au large de Berck-sur-Mer. Ce dernier rassemble des chasseurs de mines de nationalités française, belge, britannique et allemande, sous le commandement d'un bâtiment polonais.
Le principe : chaque navire cible une zone d'une superficie de 50 km². Lorsqu'une mine est détectée, une équipe de plongeurs - ou un robot autopropulsé en cas de risque - est envoyée au fond pour déterminer la nature de l'engin et y amarrer flotteurs et explosifs, dans le but de le « pétarder » entre deux eaux.
Article : SLG 3B Conseils
Sources : La voix du Nord
mardi 25 mai 2010
L'OTAN part à la chasse aux mines
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lundi 24 mai 2010
un rideau de bulles pour atténuer les effets d’une explosion sous-marine

BREST (Bretagne) - 24/5/2010 - 3B Conseils - Une explosion sous-marine provoque des nuisances mécaniques qui perturbent la faune, et souvent des destructions. Or, pour les acteurs du projet RESIBAD, un rideau de bulles d’air produites par un « tuyau à bulles » immergé dans un périmètre maritime à protéger pourrait atténuer fortement les effets d’une telle explosion.
La mise au point du dispositif RESIBAD intéresse la sécurité et la sûreté maritimes, le génie côtier et la préservation de l’environnement marin. Il concerne notamment :
1) le génie civil sous-marin pour la protection des installations lors de travaux maritimes ou la défense nationale pour les opérations de déminage ;
2)la protection permanente face à des actes de malveillance imprévisibles de sites sensibles immobiles : structures portuaires, bases sous-marines…
3) la protection de structures mobiles nécessitant un déploiement extrêmement rapide du dispositif d’atténuation.
RESIBAD vise à étudier la modélisation de l’amortissement des ondes de choc sous-marines au passage de la barrière diphasique (rideau de bulle). Les résultats de l’étude seront validés sur un banc d’essais à échelle réduite. Le projet prévoit également des études sur la mesure des nuisances en mer et l’évaluation du pouvoir protecteur du rideau de bulles, ainsi que le développement de capteurs pour la mesure de pression sous l’eau et l’estimation de la fréquence des opérations de maintenance du « tuyau à bulles ».
Dans un souci de préservation de la faune sous-marine, certains pays ont déjà adopté une réglementation en faveur de la limitation des nuisances sonores dans l’eau. Cette réglementation n’existant pas encore en Europe serait pourtant légitime et favoriserait l’essor d’un tel projet.
Les partenaires de RESIBAD :
Les entreprises :
- Piezotech, Colmar, société spécialisée dans la production de polymères piézo-électriques utilisés dans des capteurs de pression de choc,
- In Vivo Environnement, La Forêt-Fouesnant, bureau d’études qui travaille dans les domaines de l’océanographie, l’environnement, des industries et de l’ingénierie,
- Trafordyn, Saint-Nazaire, société spécialisée dans la fabrication et l’utilisation des explosifs en milieu maritime,
- Armor Travaux maritimes, Nantes, société spécialisée dans les travaux maritimes, fluviaux et sous-marins,
Les centres de recherche :
- Ensieta, Brest, porteur du projet
- Arts et Métiers ParisTech (LALP) Laboratoire pour l'Application des lasers de Puissance
Article : SLG 3B Conseils
Sources : Pole mer Bretagne
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vendredi 21 mai 2010
Le parc foncier de la Défense britannique se reboise

LONDRES (Royaume-Uni) – 21/5/10 – 3B Conseils - Le service immobilier du MOD et l’association caritative Woodland Trust ont joint leurs forces dans le reboisement du parc foncier du Ministère de la défense britannique.
Suite à la réunion entre les chefs des deux organisations, un accord de partenariat a été trouvé pour stimuler la couverture forestière du Royaume-Uni. Une étude de trois mois débutera en juin afin d’identifier les opportunités de création de forêts sur le domaine du Ministère de Défense britannique. Elle sera menée conjointement par des gardes forestiers régionaux travaillant pour le Ministère, et soutenue par un certain nombre de personnels de l’association Woodland Trust.
Woodland Trust est l'un des principaux propriétaires fonciers du Royaume-Uni et est à la tête de l’organisation pour la conservation des zones boisées et la création de nouvelles couvertures forestières. Elle s'efforce de planter et entretenir des forêts naturelles au profit des communautés locales et de la faune. Pour le MOD, le développement de la forêt sur son domaine a également des avantages opérationnels, car il offre un environnement efficace pour la formation militaire.
Le Royaume-Uni possède actuellement la plus faible quantité de zones boisées en Europe ; la directive actuelle du gouvernement, "tree planting sooner, rather than later”, préconise la plantation d'arbres et vise à modifier radicalement la façon dont l'avenir des paysages du Royaume-Uni est envisagé.
Le partenariat entre le DE et le Woodland Trust démontre que le MOD travaille de façon proactive afin de répondre aux aspirations du gouvernement pour la création rapide de zones boisées. Jon Watson, un Senior Surveyor Estates (garde forestier) explique : "notre priorité est toujours, bien sûr, la formation militaire, mais est désormais alliée aux avantages que la couverture forestière nous apporte : environnementaux, communautaires et sociaux. » Hamish Thomson, un conseiller de Woodland Trust pour la création de zones boisées, ajoute: « (…) Je suis vraiment excité à la perspective de travailler avec des successions de la Défense pour identifier les opportunités où nous pouvons apporter une contribution importante à notre objectif ambitieux qui est de doubler la couverture d'arbres indigènes au Royaume Uni. "
Article OA 3B Conseils
Source : MOD
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jeudi 20 mai 2010
Un contingent espagnol a débuté des travaux de déminage à Aytaroun, au Liban

MADRID (Espagne) – 20/05/10 – 3B Conseils - Les membres de l'unité du génie «Libre Hidalgo XI », faisant partie de la Brigade Multinationale de l'Est de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL), ont commencé les travaux de déminage dans le village d'Aytaroun.
On estime qu’au début de la mission, il y avait plus d'un million de bombes à sous-munitions sur le territoire libanais, tant dans les zones urbaines que dans les zones rurales.
Avant de rejoindre la mission, l'unité du génie de « libre Hidalgo XI » avait déjà recueilli des informations en Espagne et sensibilisé d'autres unités.
Le 5 mai, l'UNMACC (Le Centre des Nations Unies chargé de la Coordination de la Lutte Antimines ) et le LMAC (Centre d'Action Antimines du Liban), les deux organisations chargées de planifier, diriger et superviser le nettoyage des sous-munitions à travers le pays, ont octroyé les agréments nécessaires à deux sections de sapeurs, une équipe de neutralisation des bombes et deux équipes médicales espagnoles afin de procéder au déminage dans des conditions optimales.
L'objectif de ce travail est d'assurer le suivi des travaux effectués précédemment par les troupes espagnoles dans la même localité et le déblaiement du site de sous-munitions réalisé dans la ville de Khiam.
Article OA 3B Conseils
Source : Ministère de la Défense Espagnol
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mercredi 19 mai 2010
Surveillance maritime : le laboratoire ATOL innove

BREST (Bretagne) - 18/5/10 - 3B Conseils - Depuis quelques mois, ATOL, « Aeronautics Technico-Operational Laboratory », laboratoire commun créé en 2004 (collaboration entre Thales et Télécom Bretagne) s’ouvre à l'Institut de Recherche de l'École Navale. Les 3 entités formaliseront bientôt leur collaboration.
La mission principale d’ATOL : l'innovation technologique via le transfert de résultats de la recherche académique vers les systèmes tels que ceux conçus par Thales. Les thématiques du laboratoire concernent plus particulièrement tout ce qui touche à « l'homme » face aux systèmes complexes, dans l’objectif d’améliorer la performance du couple « humain-système ». Une des particularités d’ATOL est de privilégier les simulations et tests en conditions réelles des nouvelles technologies.
Les domaines cibles d’ATOL sont en priorité ceux du secteur de marché de Thales Systèmes Aéroportés :
1) La surveillance (civile) et la patrouille (militaire) maritimes aéroportées : survol de zone maritime pour la détection de risques (menaces, pollutions, accidents, trafics…) à l'aide d'un système de capteurs (radar, caméra infrarouge, scanner…) embarqués dans des avions, des hélicoptères ou des drones
2) La guerre électronique navale : détection d'émissions radar et de communications, brouillage et utilisation de leurres à bord de navires ou de sous-marins
Au mois de février, deux élèves officiers-ingénieurs de l'École Navale, travaillant au sein d’ATOL, ont remporté le premier prix des projets de fin d'études de l’Ecole, dans le domaine de l'exploration de concepts innovants de la surveillance maritime lié aux Interfaces Homme-Machine (IHM). Leur projet s’intégrant dans le produit AMASCOS de Thales « Airborne Maritime Situation & Control System », visait la mise en œuvre d'un système de surveillance maritime à l’aide d’une table tactile multipoints proposant de nouvelles modalités d'interaction. Cette innovation majeure améliore l'efficacité d'un opérateur ou celle de plusieurs opérateurs se partageant l'écran.
Leur projet ont notamment permis de dérouler un scénario de tenue de situation tactique maritime : conduite de l'avion dans le théâtre d’opération, création de zones d'initialisation automatique de pistage de détections radar, demandes de pointage de la caméra infrarouge, classification des navires, …
Grâce à cette innovation technologique développée par ces deux élèves, des applications verront le jour : tenue de situation en guerre électronique, conduite tactique d'un système de drones, télé-opération d'un système de mission, systèmes de combat navals
Article : SLG 3B Conseils
Sources : Pole Mer Bretagne
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mardi 18 mai 2010
Opération "Port propre" à Toulon

TOULON (France) - 18/5/10 - 3B Conseils - Depuis hier et jusqu'à demain, l'opération, baptisée « Port Propre »,vise à nettoyer la rade de Toulon. Lancée sous l'impulsion de la Marine nationale elle rassemble les communes et acteurs de la rade, notamment les industriels, comme DCNS, implantés au sein de la base navale. Des opérations de nettoyage des fonds et de la surface auront lieu dans le port de Saint-Mandrier et sur ses plages, ainsi que les ports civil et militaire de Toulon. A Hyères, également, la base d'aéronautique navale entreprend le nettoyage des fonds à Port Pothuau.
a+Article : SLG 3B Conseils
Source : Mer et Marine
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lundi 17 mai 2010
Peut-on penser hexagonal pour la gestion de la fin de vie des systèmes d'armes et des matériels militaires ?

PARIS (France) - 17/5/10 - 3B Conseils - Nous vous signalons aujourd'hui l'éditorial de Brigitte Bornemann (fondatrice et déléguée générale du cycle de conférences Défense et Environnement) et Xavier Lebacq (consultant et ancien ingénieur général de l’armement) paru sur le portail du site de Prorecyclage : "Peut-on penser hexagonal pour la gestion de la fin de vie des systèmes d'armes et des matériels militaires ?"
Cet éditorial est reproduit ci-dessous :
"Le recyclage des produits issus du démantèlement des installations et matériels ainsi que le traitement des déchets résiduels sont des secteurs industriels en pleine croissance à l’échelle mondiale. Ils s’inscrivent directement dans le développement durable de nos sociétés. Des règlementations de plus en plus strictes ont vu le jour aux niveaux international, européen et national.
Pour les industries de défense et le ministère de la défense, l’éco-conception et la gestion de la fin de vie des systèmes d’armes et des matériels* sont désormais considérées comme incontournables.
Quelles sont les contraintes réglementaires ?
Un véritable « arsenal » de réglementations encadre désormais le monde des déchets et des activités de recyclage et il s’applique d’une façon ou d’une autre au monde de la défense, sans jeu de mots !
La convention de Bâle régente les transferts transfrontaliers des déchets et son "Ban amendment", transcrit dans la réglementation européenne exclut toute exportation de déchet dangereux hors OCDE. Les directives sur installations classées pour la protection de l'environnement (IPCE), sur l’eau et sur l’air sont maintenant reprises dans le code de l’environnement, qui s’applique pleinement au plan national aux activités de démantèlement.
S'y ajoutent la convention de Rotterdam qui impose l’information sur les produits dangereux dans toute exportation, la réglementation européenne REACH qui va imposer la traçabilité de tous les produits et le bannissement dans l’UE de ceux qui sont dangereux et la convention de Hong-Kong qui va imposer un démantèlement des navires civils protégeant les travailleurs et l’environnement ; cette convention entrera en vigueur dans les prochaines années. Ajoutons à la liste la convention sur la prévention de la pollution des mers résultant de l'immersion de déchets, dite convention de Londres, qui interdit toute immersion de déchets..
D’autres réglementations spécifiquement militaires émergent, telle que la convention sur l’interdiction et la destruction des armes à sous-munitions qui conduit à un vaste programme de démantèlement de munitions dans le monde.
Quelle est la situation actuelle en France ?
Plus de 200 000 tonnes de matériels militaires français sont aujourd’hui stockées en attente de démantèlement dans nos bases. Le nouveau format des armées va porter le tonnage total à plus de 350 000 tonnes dans les dix ans à venir. Cela pourrait engendrer la création ex nihilo en France d’environ 200 emplois, voire moins car il convient de tenir compte de la concurrence européenne et des industries déjà existantes pour traiter les démantèlements de matériels civils et militaires en Europe.
Un tel tonnage reste faible à l’échelle des millions de tonnes du monde civil et doit être certes sérieusement relativisé en termes de perspectives industrielles et d’emplois. Les coûts dépendront de nombreux critères tels que le degré de pollution, la complexité des systèmes, le cours des métaux, la localisation des démantèlements et les coûts de main d’œuvre …
Les munitions, avec leurs risques pyrotechniques de vieillissement, de démantèlement et leurs contraintes de stockage, ont été plus régulièrement éliminées. Bien que l'on puisse optimiser leur recyclage à parfois plus de 95% de la matière, leur démantèlement conduira toujours à une dépense de plusieurs millions d’euros. En effet, la nature et les contraintes pyrotechniques des installations de démantèlement ont un coût significatif par rapport aux revenus du recyclage.
Des crédits avaient déjà été prévus par la DGA pour le démantèlement de missiles nucléaires, la « dénucléarisation » de nos sous-marins à propulsion nucléaire (enlèvement du combustible nucléaire et traitement différé de la tranche réacteur), la destruction des munitions chimiques de la première guerre mondiale (opération SECOIA), ainsi que le démantèlement de certaines installations industrielles. A ces crédits, il a été ajouté plus de 100 millions d’Euros sur les 6 ans à venir pour les opérations de démantèlements de munitions conventionnelles, navires, matériels terrestres, aéronefs et équipements électroniques.
Le démantèlement des 22000 roquettes sous-munitions antipersonnel du système d’armes MLRS, roquettes désormais interdites par la convention de Dublin, absorbera une partie de ces crédits et il pourrait s’étaler sur environ 8 ans.
Le démantèlement des navires complexes, anciens et amiantés qui sont considérés comme des déchets dangereux s’est imposé dans le périmètre de l’UE ou de l’OCDE selon la nature des opérations. Il coûtera aussi quelques millions d’Euros, même si l’objectif global reste de vendre certains navires au démantèlement comme sont parvenus à le faire nos homologues britanniques avec la remontée actuelle des cours de métaux...
Va-t-on vers des filières françaises propres aux matériels militaires ?
La problématique est que, face à un tissu industriel européen déjà existant, les tonnages militaires n’appelleraient pas à eux seuls a priori de politique industrielle spécifique par rapport au jeu concurrentiel européen.
Mais, dès lors que les bases navales doivent servir en priorité au soutien et au maintien en condition des navires de la marine, vers quelles installations industrielles iront nos navires à démanteler ? Si l’on n'y prend pas garde, les chantiers déjà existants en Europe, bénéficiant déjà de synergie industrielle avec le recyclage civil et de coûts horaires plus faibles qu’en France démantèleront tous nos navires de surface.
La création de quelques dizaines d’emplois en France pour démanteler une part de nos navires pendant une dizaine d’année n’est-elle pas quand même un enjeu ? Gardons-nous d’appréciations trop rapides au seul critère de coûts directs des démantèlements en période de chômage ! Le rapport de la mission parlementaire de Monsieur Pierre Cardo apportera son éclairage sur ces questions.
Ayons aussi à l’esprit que, au delà du caractère affectif que l’on peut garder pour nos vieilles coques de surface, il est souhaitable que nos coques de sous-marins soient déconstruites en France pour des raisons certes toutes aussi affectives mais surtout au titre de la protection de notre technologie dans le domaine de la propulsion et de la dissuasion nucléaire.
Le cas spécifique des munitions mérite aussi une analyse particulière au titre de la sécurité des munitions, leurs éléments pyrotechniques mais aussi du contenu technologique. Cela pourrait justifier une filière française judicieusement dimensionnée et capable aussi de gagner des parts de marché sur le créneau du démantèlement international : les stocks à éliminer dans certains pays ne manquent certes pas !
Quant aux aéronefs, véhicules terrestres et déchets électroniques militaires, les tonnages et technologies en jeu ne permettent raisonnablement pas d’envisager des filières spécifiques d’autant que l’avantage économique probable à les démanteler au plus près de leur site de stockage conduira naturellement à fournir de la charge, en France pendant 10 ans, pour environ une cinquantaine d’emplois. Les industries de service à l'environnement sont bien placées dans ce domaine et peuvent créer des synergies avec les démantèlements de matériels civils.
Peut-on ou doit-on mutualiser les moyens de démantèlement ou de destruction au niveau mondial ou européen ?
Chaque pays d’Europe a ses propres stocks et flux de matériels à éliminer. Chacun a sa propre organisation pour traiter la question et les priorités sont encore diversement appréciées. Des échanges d’informations ont vu le jour dans le cadre de l’OTAN. Son agence, d'entretien et d'approvisionnement la NAMSA est déjà prestataire de service pour détruire les mines terrestres anti-personnel, et démanteler des munitions conventionnelles. Elle pourrait peut-être demain proposer ses services pour mutualiser les démantèlements de navires, véhicules et aéronefs. Cette prestation de service viendrait alléger la charge des services de soutien dans la contractualisation et le suivi des opérations de démantèlement.
En guise de conclusion
Bien que les matériels militaires ne représentent pas un volume important et que leur démantèlement ne suppose pas la création de nombreux emplois ni d’avancées technologiques particulières, ces démantèlements peuvent revêtir des aspects de sensibilité particulière en période de rareté de création d’emplois et en matière de protection de notre savoir faire technologique. Ces aspects suggèrent une réflexion nuancée sur la juste part à démanteler en France."
Article : SLG/BB 3B Conseils
Sources : 3B Conseils
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vendredi 14 mai 2010
En Côte d’Ivoire, l’armée au secours de la forêt

YAMOUSSOUKRO (Côte d’Ivoire) – 14/5/10 – 3B Conseils - La déforestation et l'exploitation des parcs et réserves en Côte d'Ivoire a atteint une zone critique, poussant le ministre ivoirien de l'environnement et des eaux et forêts à tirer la sonnette d'alarme.
Pour enrayer la machine, plusieurs réflexions ont été menées au cours des rencontres entre les autorités en charge du secteur, lesquelles ont abouti à des décisions comme celle de solliciter l'Armée pour renforcer les agents des eaux et forêts sur le terrain.
"En 1960, il y avait 16 millions d'hectares de forêts en Côte d'Ivoire. Aujourd'hui, il ne reste que deux millions d'hectares.", a déploré le ministre, M Karim Fadiga, lors d'une rencontre avec le chef d'état- major des forces de défense et de sécurité (FDS) le général Philippe Mangou. Celui-ci a par ailleurs ajouté que malgré les lois prises, des individus continuent d'agresser les parcs et réserves du pays. Pour le ministre, les agents des eaux et forêts, seuls, n'arrivent plus à sécuriser le patrimoine forestier ivoirien, d'où "l'appui nécessaire" des militaires pour sauver ce "joyau naturel".
L'Armée s'est ainsi résolue à agir aux côtés du Ministère de l'environnement et des eaux et forêts, dans le but de préserver les forêts ivoiriennes.
Les autorités prévoient dans les jours à venir une dernière campagne de sensibilisation, avant de passer à la phase de répression des occupants illégaux et braconniers qui détruisent les forêts classées, parcs et réserves du pays.
Article OA 3B Conseils
Source : Sous le Manguier
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jeudi 13 mai 2010
Destruction de plus de 450.700 mines datant de la Guerre d’Algérie

NAAMA (Algérie) - 13/5/10 – 3B Conseils - Au total 450.753 mines de l'ère coloniale ont été déterrées et détruites entre le 27 novembre 2004 et le 31 mars dernier par les unités de l'Armée nationale populaire (ANP), a indiqué à Naama le secrétaire général du Comité interministériel de suivi de l'opération de déminage et de l’application de la convention d’Ottawa, le colonel Hocine Gharbi.
''L'opération de déminage menée par l'ANP entre 1963 et 1988, et qui a permis la destruction de 8 millions de mines anti personnel plantées par la France coloniale, a été redynamisée le 27 novembre 2007'', a indiqué le colonel Gharbi dans son exposé, présenté lors des travaux de la conférence nationale sur les victimes des mines anti personnel qui s'est tenue à Naama. Près de 11 millions de mines anti personnel et antigroupes ont été disséminées, entre 1954 et jusqu'à la date du cessez-le-feu le 19 mars 1962, le long des lignes électriques Challe et Morrice sur les bandes frontalières Ouest et Est du pays. Le SG du comité de déminage a indiqué que "l'Algérie a réalisé un grand progrès dans le déminage au titre de la convention d'Ottawa qui s'est soldé par la destruction de 159.080 engins meurtriers".
- L’objectif est d’arriver à zéro mine d’ici à 2012.
- 1,3 mine par personne enfouie entre 1956 et 1962.
- Les mines ont fait 2.329 morts et 3.236 blessés.
La menace reste cependant persistante, insiste le représentant de l’ANP tout en précisant que les frontières algériennes regorgent encore d’un nombre important de mines anti personnel, anti groupe et de bombes éclairantes. L’Algérie s’est engagée « avec conviction et détermination » à mettre en œuvre les dispositions de la convention d’Ottawa qu’elle a ratifié en 2001. «L’objectif est d’arriver à zéro mine d’ici 2012», précise M. Ghourabi qui montre cependant les difficultés constatées sur le terrain, et ce, en dépit de l’expérience acquise à travers trois décennies de déminage « nous sommes parfois obligés de reprendre l’opération au niveau de terrains nettoyés, et ce, afin d’écarter tout risque ou danger sur la population », affirme-t-il.
''La dépollution des régions minées, et en appui, la sensibilisation sur les séquelles des déflagrations de ces engins est notre priorité", a soutenu le même responsable.
Il a ajouté, à ce titre, que l'ONG des Invalides sans Frontières vient de lancer, en coordination avec le Centre International de Déminage de Genève, une campagne de dépollution des régions des mines pour atteindre l'objectif d'une équation de ''zéro mine, zéro victime''.
A en croire le bilan du comité de déminage, l'opération de déminage est coûteuse, oscillant entre 3 et 128 Dollars l'engin, en plus de la prise en charge médicale et psychologique de l'invalide estimée à 2.700 Dollars, et des pensions mensuelles débloquées aux victimes par le Ministère des Moudjahidine.
Article : OA 3B Conseils
Source : lesnews.tk ; centre d’information des Nations Unies
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mercredi 12 mai 2010
Biodiversité sur les terrains militaires
PARIS (France) - 12/5/2010 - 3B Conseils - Dans le cadre de l'année de la biodiversité, deux conventions de gestion écologiques viennent d'etre signées par le ministère de la défense.
- Une convention signée avec le Conservatoire régional des espaces naturels (CREN Midi-Pyrénées), l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) et la Direction régionale de l'environnement de l'aménagement et du logement (DREAL) sur le camp de Caylus le 29 avril 2010.La convention vise à organiser la préservation et laNgestion des enjeux écologiques et géologiques du site tout en maintenant les activités militaires duNcamp. Concrètement, cette convention facilitera les échanges, les militaires s'engageant à informer leurs partenaires des projets menés sur les « zones d'intérêts écologiques et cynégétiques » et à mettre à la disposition des scientifiques, les données nécessaires à la réalisation de leurs études… Ces partenaires s'engageant pour leur part à mettre leur expertise à la disposition de l'armée « pour contribuer à la sauvegarde de la diversité biologique, de la faune sauvage et de ses habitats sur le terrain militaire ». Un accord de confiance donc sachant que la présence de ces experts civils dans cette enceinte militaire sera facilitée. « Un tournant dans l'engagement pro environnemental de la Défense », assure l'armée… « une première en Midi- Pyrénées » se félicitent tous les acteurs du dossier puisque seulement deux conventions de ce type ont pour l'heure été signées… en Aquitaine.
- Une convention avec le directeur du conservatoire Rhône-Alpes des espaces naturels (Cren) sur la base du Mont-Verdun.
Ces conventions ont pour objet de mieux prendre en compte la biodiversité sur les terrains dans le cadre de plans de gestion écologiques.
Le 2 juin 2010, le ministère de la défense organisera la 1ère rencontre défense biodiversité à Paris. Cette réunion aura pour objet d'échanger sur les actions déjà engagées en faveur de la biodiversité sur les terrains militaires avec le MEEDDM , l'ONF, l'ONCFS et la Fédération des conservatoires des espaces naturels.
Article : Ministère de la Défense / SLG
Source : MinDef /
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