PARIS (France) - 02/04/10 - 3B Conseils - Airbus veut améliorer les performances de ses A320. Lancé en 1988, le best-seller de la gamme (vendu à 6 418 exemplaires) va subir une cure de jouvence afin de réduire son impact environnemental.
EADS-Airbus a présenté en 2009 l'évolution prévue de la famille A320, notamment l'ajout d'ailettes réalisé actuellement, des winglets (ailettes verticales) généralisés sur la gamme A320 à partir de 2012. Le but est d'améliorer la consommation en carburant de 4 % en limitant la traînée aérodynamique. Les tests avaient débuté à Toulouse fin 2008. En 2006, Airbus avait déjà réalisé des tests qui ne s'étaient pas révélés concluants. L'avionneur avait alors développé des ailettes de fabrication «maison» et confiée d'autres à Winglet Technology (désormais, le partenaire est l'Américain Aviation Partner). À cette innovation pourrait s'ajouter bientôt le développement d'un nouveau moteur. Il ferait économiser à lui seul entre 12 et 15 % de carburant.
Le remplaçant en 2025
Le nom de code du projet est connu : A30X. Il a été rappelé ces derniers jours par un député allemand dans le cadre des discussions sur les aides publiques au programme d'Airbus A350, qui doit concurrencer le Boeing B787, et lors des commentaires sur le différend américano-européen devant l'OMC (organisation mondiale du commerce) concernant les soutiens financiers publics à leurs deux avionneurs respectifs.
Les projets en cours cherchent à optimiser l'avion avec des moteurs plus performants -le Leap X de CFM International, alliance du français Snecma-Safran et de l'américain General Electric - puis, dans une quinzaine d'années, la création d’un nouvel appareil avec des réacteurs en queue de fuselage voire des réacteurs à hélices (openrotor ou propfan), là encore pour mieux respecter l'environnement.
Les grands motoristes (le Canadien Pratt & Whittney et le Franco-Américain CFM) travaillent déjà au développement de ce nouvel ensemble propulseur. Grâce à ces deux grands pas technologiques, Airbus espère éviter d'avoir à lancer le successeur de l'A320. Parallèlement les équipes d'Airbus travaillent aux futurs avions de 2020 à 2040. Fabrice Brégier, directeur général de l'avionneur, promet des avions qui consommeront deux litres aux 100 km par passager et ne feront pas plus de bruit qu'une mobylette dans les phases de décollage et d'atterrissage.
Article : OA 3B Conseils
Source : La Tribune
vendredi 2 avril 2010
EADS-Airbus : réduire l'impact environnemental A320
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jeudi 1 avril 2010
Les entreprises vertes fleurissent sur les anciennes bases militaires californiennes.
WASHINGTON (Etats-Unis) - 1/4/10 - 3B Conseils - Poursuivre le nettoyage, la restauration et le transfert de biens aux communautés locales de cinq anciennes bases californiennes de l’armée de l’air américaine: voilà l’objectif de l’Air Force Real Property Agency - responsable de l'achat, de la vente et de la gestion des propriétés d’Air Force, attirant de plus en plus d’entreprises vertes.
McClellan, à Sacramento, George à Victorville, Castle à Atwater, Mars à Riverside, et Norton à San Bernardino , toutes figurent sur la liste des priorités de l'Agence de Protection de l’Environnement en raison de la pollution laissée par les anciennes activités militaires – et sont désormais la domiciliation d'un nombre croissant d'entreprises respectueuses de l'environnement, en termes de produits et de pratiques.
McClellan Park à Sacramento est surement « le géant vert » du groupe, avec de nombreux locataires à la fine pointe de la technologie verte dont les 28 000M² d'usine de ZETA Communities, le fabricant des maisons «net-zéro énergie », construites sur le principe de l’auto suffisance énergétique. Zeta C., basé à San Francisco, a par ailleurs remporté l’Award de la maison de l’année 2009 du Green Builder Magazine pour une maison modulaire de 470m carrés.
ZETA fabrique également des installations à efficacité énergétique mixte à McClellan et prévoit de produire des logements et bâtiments verts pour les diverses bases militaires à travers les États-Unis, selon des informations de Shilpa Sankaran, vice-président des opérations commerciales et co-fondateur.
McClellan est aussi le siège de l'Institut international des énergies renouvelables, qui a récemment reçu une subvention de 20 millions de dollars de relance du ministère américain de l'Énergie pour construire une bio-raffinerie à Port of Toledo, Ohio. Là, les déchets des cultures tels que les balles de riz seront convertis en carburant.
A Victorville, l'ancienne George Air Force Base, maintenant connue comme l’aéroport logistique principal du Sud de la Californie, un autre type de recyclage se déroule à grande échelle. La société Aircraft Recycling Corporation est impliquée dans la démolition, le démantèlement, le sauvetage et la démolition des avions obsolètes ou endommagés. « Environ 80-85% de l'avion est recyclable", a déclaré Doug Scroggins, directeur général de l'ARC. L’aluminium des avions ne peut être utilisé pour faire des canettes ou un autre appareil, a-t-il ajouté. Mais il peut être utilisé pour les pièces automobiles, les meubles et d’autres productions. Les coussins des sièges d'avion sont déchiquetés et utilisés comme matériaux d'emballage. La moquette et les fenêtres des passagers sont également recyclées. De temps en temps, un poste de pilotage est donné à un musée.
« Peu importe où se trouve l’appareil à démolir » continue M.Scroggins, expliquant que les techniciens de la société vont partout où il y a un avion à démanteler, où il faut ramasser le matériel et le transporter à un transformateur. Ils ont été amenés à aller jusqu’à l’île de Guam afin de recycler un avion. Scroggins précise que les avions arrivant à Victorville pour le recyclage ont déjà été dépouillés des matières dangereuses qu’ils pouvaient contenir.
De nombreuses bases aériennes californiennes ainsi fermées poursuivent leur transformation en complexes d'entreprises dynamiques. Leur capacité à attirer des locataires exploitant les technologies vertes est un potentiel considérable pour les emplois et la croissance : l'un de ces complexes, McClellan Business Park, le géant vert du groupe, a un taux de travailleurs aujourd'hui plus élevé qu’à la fermeture de la base militaire en 2001.
Article : OA 3B Conseils
Source : Defensetalk.com/ 3B Conseils.
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mercredi 31 mars 2010
Une filière de déconstruction à Brest ?

BREST (France) – 31/3/10 – 3B Conseils - Depuis hier, Pierre Cardo, chargé par François Fillon d’étudier la pertinence d’une filière de déconstruction des navires, est en visite à Brest. « C’était notre souhait, nous sommes satisfaits de cette démarche », affirme Jean-Paul Hellequin, président de l’association Mor Glaz. Outre les ports, le député UMP doit visiter les installations brestoises de l’entreprise de recyclage Guyot Environnement, qui déconstruit actuellement cinq chalutiers. Pierre Cardo rendra son rapport définitif fin mai. Il a déjà présenté début mars un rapport d’étape à Jean-Louis Borloo.
Hier le quotidien Le Télégramme, présentait Brest Récupération, filiale de Guyot Environnement. L’entreprise a déconstruit neuf bateaux de pêche depuis la fin 2009 et entend bien faire valoir ses atouts pour que soit mise en place une réelle filière de déconstruction à Brest notamment, les navires de la Marine nationale.
Avec le plan de sorties de flotte qui permet aux armateurs de bénéficier d'une prime à la casse, ce sont une quarantaine d'unités qui pourraient, au cours des mois à venir, rejoindre l'aire bétonnée de Brest Récupération. D'où cette idée d'une filière de déconstruction qu'Erwann Guyot voudrait mettre en place. « Certifiés Iso 14001, nous sommes « installation classée pour l'environnement » et nous avons le potentiel industriel pour déconstruire un certain nombre de vieilles coques. Nous avons soumissionné la démolition du Bouvet (photo), un navire de 128mètres de la Marine nationale». Celle-ci a d'ailleurs un certain nombre de navires et pontons dont il faudra se débarrasser. Alors, pourquoi pas à Brest Récupération, qui dispose d'un atout certain avec un chantier situé au bord de la mer ?
Article : SLG 3B Conseils
Sources : Le Télégramme / 3B Conseils
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mardi 30 mars 2010
L'Arctique: coopération et rivalités
OTTAWA (Canada) – 30/03/10 – 3B Conseils - Les ministres des Affaires étrangères des cinq pays d'Arctique se sont rencontré hier au Québec pour tenter de renforcer la coopération dans cette région. Les représentants du Canada, du Danemark, des Etats-Unis, de la Norvège et de la Russie s’inquiètent de voir le trafic maritime et la recherche de pétrole bouleverser l'équilibre écologique des vastes étendues glacées. "Avec le temps, un accès accru à la région créera de nouvelles opportunités et de nouveaux défis (…) Il est important que nous dressions maintenant des plans pour l'avenir (…) Les pays riverains de l'océan Arctique ont une chance unique de fixer un calendrier pour une gestion raisonnable de la région ", a déclaré le chef de la diplomatie canadienne Lawrence Cannon dans un communiqué.
Nous en avons déjà parlé sur ce blog et lors de la dernière conférence « Défense et Environnement : une nouvelle manière de penser », chacun des cinq pays arctiques a des revendications empiétant sur le territoire d'un autre, dans une région qui pourrait receler des réserves de 90 milliards de barils de pétrole, selon des estimations.
Une étude menée sur les pays entourant l'Arctique a permis de constater qu'ils prennent part à une importante course aux armements dans le Nord a révélé l'étude d'un chercheur canadien, Robert Huebert du Centre d'études militaires et stratégiques de l'Université de Calgary.
Au total, selon ses calculs, les cinq pays ont décidé la construction de 66 bâtiments - vedettes, brise-glaces ou sous-marins - pouvant être utilisés pour des opérations militaires en Arctique Le Canada a annoncé la création d'un port militaire et d'un camp d'entraînement au combat hivernal et a accru ses capacités de surveillance dans le Grand Nord. C'est cependant la Russie qui a le plus fait parler d'elle en annonçant vouloir construire 15 sous-marins de même qu'un brise-glaces nucléaire. Le pays a également repris ses patrouilles de bombardiers à la limite de l'espace aérien nord-américain, a dépêché des navires de guerre et des sous-marins dans les eaux arctiques, et a promis d'accroître ses ressources militaires basées dans le secteur.
Cependant, M. Cannon insiste sur l'esprit de coopération qui prévaut entre les cinq participants. En effet, les géologues américains et canadiens travaillent ensemble pour traces des cartes de fonds marins. La Russie et le Canada mettent au point des procédures de recherche et de secours en mer, et les militaires danois prévoient des exercices communs avec les Canadiens. D'un autre côté, le président russe Dmitri Medvedev a affirmé il y a quelques semaines que certains pays arctiques - qu'il n'a pas précisés - cherchaient à évincer le sien de la course à l'exploration des ressources de la région.
Enfin, plusieurs organisations non gouvernementales, tels Indigenous Environmental Network présent aux Etats-Unis et au Canada, le Conseil des Canadiens, et le réseau écologiste indigène d'Alaska REDOIL, ont publié une lettre ouverte demandant un moratoire sur toute exploration de carburants fossiles en Arctique.
Article : SLG 3B Conseils
Sources : Romandie / Cyberpresse.ca
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lundi 29 mars 2010
Les ingénieurs visent à rendre les voyages aériens plus verts
BATH (Angleterre) - 29/3/10 - 3B Conseils - Les émissions de CO2 issues du secteur du transport aérien pourraient être réduites grâce à une nouvelle collaboration entre les ingénieurs des universités de Bath, de Bristol et ceux de l'industrie aérospatiale.Le projet de recherche, financé à hauteur d'1,4 M£ par l'Engineering and Physical Sciences Research Council (EPSRC, conseil de recherche pour les sciences physiques et de l'ingénieur) et les avionneurs Airbus et GKN, permettra d'étudier de nouvelles façons d'utiliser des matériaux composites à base de fibres de carbone lors de la fabrication de panneaux d'ailes d'avions.
L'objectif de tels travaux est de réaliser des économies substantielles sur les coûts de fabrication et le poids des éléments structuraux de l'avion, réduisant du coup les besoins en carburant et les émissions de CO2. Le projet s'inscrit dans le cadre des recherches menées par le consortium ABBSTRACT (Airbus, Bristol, Bath STrategic Research Alliance in Composites Technology). L'équipe de Bristol dirigera les travaux de développement et de fabrication de nouveaux matériaux en fibres de carbone, et l'équipe de Bath examinera différents modèles de structures de panneaux d'ailes et testera leur tolérance aux déformations. Les deux équipes utiliseront des techniques de modélisation mathématique afin d'optimiser et de tester leurs modèles.
Notons que pour l'Université de Bristol, c'est le Pr Paul Weaver de la faculté de génie aérospatial et de l'Advanced Composites Centre for Innovation and Science (ACCIS) qui dirigera une équipe de chercheurs dans laquelle on retrouve les Dr Kevin Potter et Stephen Hallett. Pour l'Université de Bath, c'est le Dr Richard Butler qui est à la tête d'une équipe composée du Dr Hyunsun Alicia Kim et du Pr Giles Hunt.
D'après le Dr Butler : "Ce projet pourrait vraiment faire une différence dans la réduction de l'impact environnemental dans le secteur du transport aérien. Nous allons repousser les limites de la technologie des composites et croyons que nous pouvons aider à réaliser des milliers de tonnes en économie de carburant au cours de la vie d'un avion". Selon le Pr Weaver : "Ce programme passionnant aidera à s'assurer que le Royaume-Uni est à la pointe de la technologie de structures d'aéronefs".
Article : SLG 3B Conseils
Sources : BE Environnement / 3B Conseils
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vendredi 26 mars 2010
L’armée fait appel au privé en Haute Mer
PARIS (France) - 26/3/10 – 3B Conseils - Le Ministère de la Défense vient d'amorcer un appel à candidatures qui devrait déboucher sur la construction par le secteur privé de huit navires d'intervention en haute mer, dans le cadre d'un contrat de partenariat public-privé (PPP).
Les bâtiments de soutien et d’assistance hauturiers (BSAH) sont destinés à remplacer les bâtiments de soutien de région (BSR), remorqueur de haute mer (RHM) et remorqueur ravitailleur (RR) en fin de vie ainsi que les bâtiments de soutien, d’assistance et de dépollution (BSAD) actuellement affrétés par la marine.
Leurs missions seront le soutien des forces, le soutien de régions et la sauvegarde maritime.
La Marine a reçu la responsabilité des opérations de lutte en mer contre les pollutions marines par hydrocarbures, les produits chimiques et radioactifs. L’action de la marine s’inscrit dans le cadre d’une politique déterminée lors de grandes catastrophes des années 1970; elle consiste à prévenir les accidents en repoussant vers le large le trafic maritime, en l’organisant et en le surveillant.
La Commission d’Études Pratique de lutte antiPOLlution (CEPPOL) est un organisme consultatif relevant du chef d’état-major de la Marine nationale.
Elle a été créée par instruction ministérielle du 09 janvier 1979 suite à la catastrophe de l’Amoco Cadiz. Elle est chargée de diriger ou de suivre les expérimentations de lutte contre les pollutions marines accidentelles.
Les fonctions de la CEPPOL sont triples ; en amont des pollutions, il dirige les essais et approvisionnements de matériels, assure la veille technologique et organise la formation du personnel ; en période de crise le président de la CEPPOL conseille l’autorité maritime en charge de la lutte sur les stratégies à adopter, dirige les opérations à la mer et suit les stocks de matériels nécessaires aux opérations ; après la crise, il est chargé de tirer les leçons des opérations pour améliorer les capacité de la Marine.
Les moyens d’intervention de l’État.
La Marine maintient dans les trois préfectures maritimes une capacité de remorquage et d’assistance capable d’intervenir rapidement au profit de navires de fort tonnage en difficulté : ce sont les bâtiments de soutien, d’assistance et de dépollution (BSAD).
Ces unités civiles affrétées par la marine nationale sont constamment maintenues à moins de 40 minutes d’appareillage ; elles prennent la mer sur alerte ou en cas de mauvais temps. Parallèlement, des équipes d’intervention composées de militaires spécialisés de la marine nationale sont maintenues en alerte à Cherbourg, Brest et Toulon en vue d’intervenir à bord d’un navire en difficulté (incendies, voies d’eau, avaries).
En cas de pollution effective par hydrocarbures, le polluant serait traité à l’aide de produits dispersants, par voie aérienne ou maritime, si le lieu et les caractéristiques le permettent (le stock de dispersants disponible et maintenu en permanence peut traiter jusque 30 000T de produits). Sinon, le confinement et la récupération seront privilégiés.
Deux des bâtiments de soutien, d’assistance et de dépollution sont basés à Brest (Alcyon et Argonaute), et deux autres à Toulon (Carangue et Ailette). Ils disposent chacun d’un équipement d’épandage de produits dispersants qui peuvent être mis en œuvre dans des délais très courts. Ces quatre bâtiments sont également pourvus d’une capacité de stockage de 500 m3 de polluant de pour l’Ailette, la Carangue et l’Alcyon, et de plus de 1500 m³ pour l’Argonaute, affrété en début d’année 2004 et dont les caractéristiques techniques ont été définies par la CEPPOL en partant du retour d’expérience des accidents successifs de l’Erika, du Prestige et du Tricolor.
Le remplacement de la flotte
En tout, une petite dizaine de navires (sans doute 8) doivent succéder, entre 2014 et 2015, aux navires de soutien qu'aligne actuellement la Marine nationale. Il s'agit de remplacer les bâtiments de soutien de région (BSR) Elan, Chevreuil et Gazelle ; le remorqueur-ravitailleur (RR) Rari, les remorqueurs de haute mer (RHM) Malabar et Tenace ; ainsi que les bâtiments de soutien, d'assistance et de dépollution (BSAD) Argonaute, Jason, Alcyon et Ailette. Si les BSR, RR et RHM appartiennent à la marine, les BSAD sont la propriété de BOURBON (Bourbon est une entreprise proposant des services maritimes, cotée au SBF 120 depuis le milieu de l'année 2005) et sont affrétés (avec équipage civil).
Pour remplacer cette flotte, la DGA souhaite des navires du type Anchor Handling Tug Supply (AHTS), à l'image des gros remorqueurs civils utilisés dans le secteur offshore. Les futurs BSAH mesureraient 70 à 80 mètres de long pour un déplacement de 2000 à 3000 tonnes, leur motorisation développant entre 8000 et 12.000 cv. Ils doivent disposer d'une grande plateforme de travail, sur l'arrière, capable d'accueillir divers équipements et matériels.
Partenariat public/privé
Pour les BSAH, le ministère de la Défense a, en effet, prévu un contrat de partenariat d'Etat avec des groupes privés. Il verra la mise en place d'un contrat de service global de longue durée couvrant la réalisation, la mise à disposition et l'entretien des navires. Ce contrat doit être signé vers 2012 à l'issue d'une procédure de dialogue compétitif. L'appel à projets permettra de retenir les dossiers répondant aux critères fixés par la DGA. En fonction du service demandé, les candidats proposeront leurs solutions techniques et financières, y compris sur le dimensionnement de la flotte de BSAH. Pour remplacer les 10 BSR, RR, RHM et BSAD actuellement en service, la DGA estime le besoin à 8 navires, mais ce chiffre n'est pas inscrit dans le marbre. Seule certitude : Quatre des nouveaux bateaux seront armés par la Marine nationale. Ils seront chargés du soutien des forces. Cette mission comprend, par exemple, des prestations (comme le remorquage) au profit des sous-marins nucléaires, ou encore le repêchage de cibles ou de torpilles d'exercice.
La moitié de la flotte sous « pavillon européen »
Le reste des BSAH sera, quant à lui, armé par un équipage civil, à l'image de ce qui se pratique aujourd'hui avec les BSAD, mais aussi les remorqueurs d'intervention, d'assistance et de sauvetage (RIAS) Abeille Bourbon, Abeille Liberté, Abeille Flandre et Abeille Languedoc. Ces unités auront pour mission la sauvegarde maritime, incluant le sauvetage, l'assistance aux navires en difficulté, la protection du littoral et éventuellement des missions de police. A noter que les futurs BSAH devront aussi assurer le soutien de région, consistant notamment au remorquage, à la pose et à l'entretien de coffres, aux ancrages et à d'autres travaux de servitude. Selon certaines informations recueillies auprès de la DGA, les bateaux « non militaires » ne battraient pas forcément pavillon français. Ils pourraient, en effet, être immatriculés à un autre registre, si celui-ci est européen.
Plusieurs groupes devraient, en tous cas, s'intéresser à ce programme : BOURBON, mais aussi Rolls-Royce, qui s'est positionné à plusieurs reprises sur le projet avec ses navires de la gamme UT Design. Il ne serait pas non plus étonnant que Louis Dreyfus Armateurs fasse une proposition, disposant d'une solide compétence dans le remorquage depuis la reprise du Néerlandais Fairmount, en 2007.
Article : OA 3B Conseils
Sources : Mer et Marine, Ministère de l’Armement, Direction Générale de l’Armement.
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jeudi 25 mars 2010
SAFRAN & QUERTECH Ingénierie: signature d'un accord de partenariat en recherche et développement
PARIS (France) - 25/3/10 – 3B Conseils - Le groupe aéronautique, défense et sécurité (54 500 personnes) SAFRAN vient de signer un accord de partenariat en recherche et développement avec la jeune entreprise normande Quertech, qui innove dans le domaine des nanotechnologies de surface s’inscrivant dans le nouveau règlement REACH qui a pour but le remplacement des substances les plus préoccupantes pour la santé et l'environnement.
Quertech Ingénierie a développé une nanotechnologie immédiatement applicable au traitement des surfaces. Elle propose un procédé “à froid” de traitement des alliages métalliques ou des polymères par implantation ionique par faisceau d’ions. Ce procédé met en œuvre un micro-accélérateur de particules ayant fait l’objet d’un brevet à l’origine de la création de la société. 19 brevets ont suivi, concernant le procédé, les machines de traitement et les améliorations conférés aux métaux traités.
Il s’agit de la technologie Hardion+, innovante en matière de tenue à l’usure ou à la corrosion, ainsi que par le mode de traitement, particulièrement respectueux de l’environnement (prix Pierre Potier 2006, pour une innovation en chimie au bénéfice de l’environnement).
Quertech Ingénierie a une expertise unique, dans le domaine de l’interaction ion-matière appliqué au traitement des métaux et aux polymères. Ceci se traduit par une maîtrise de la production des ions, de leur accélération, puis de leur dosage pour atteindre des propriétés élargies en termes de dureté, de diminution du frottement et de résistance à la corrosion. Le procédé se différencie des dépôts du fait d’une impossible délamination, d’un profil dégressif du gaz implanté, et d’une moindre exigence de préparation de la pièce à traiter. Pour cette dernière caractéristique, la société s’est vue récompensée par un prix valorisant ce procédé « vert » : le prix Pierre potier remis par le Prix Nobel de Chimie 2005, Yves chauvin.
Les métaux traités :
• l’Aluminium en dureté : + 700 %, résistance à la corrosion, amélioration du frottement et de la ténacité (résistance à la fissuration)
• le Titane en dureté : + 600%, et en frottement
• les Aciers en dureté (Inox de 1800HV sur 10µm), voire en préparation avant dépôts DLC, PVD, PACVD
• le Cuivre rendu « inoxydable » : résistance à la corrosion très fortement augmentée tout en maintenant sa conductivité
• l’Or en dureté : + 100 %, et en réduction de porosités
• le Platine par amélioration de ses propriétés catalytiques
• des polymères rendus électriquement conducteur
• des élastomères performants produits sans traitement chimique
Quertech Ingénierie a été reconnue au travers de nombreux prix et récompenses:
• Lauréat au Concours national 2004 et 2005 du Ministère de la Recherche
• Lauréat puis Grand Prix du Sénat 2005 catégorie Sciences de l’Ingénieur
• Prix des Ingénieurs de l’année 2005 (L’Usine Nouvelle- Ministère de L’Industrie)
• Trophée Pierre Potier 2006, pour une innovation dans la chimie au service de l’Environnement Union des Industries Chimiques, Fédération Française de Chimie
Article : OA 3B Conseils
Sources : Synergia.fr, Quertech, Calvados stratégie.
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mercredi 24 mars 2010
Conception d’un drone marin en fibre de carbone renforcée en nanotubes
PARIS (France) - 24/03/10 - 3B Conseils - ZPM a développé le Piranha, un drone marin en fibre de carbone destiné à la lutte contre la piraterie, la patrouille portuaire, la recherche et le sauvetage, mais aussi la chasse sous-marine, la guerre électronique et la lutte contre les mines navales. Long de 16 mètres et pesant 3 600 kg, il peut transporter une charge utile de 6 800 kg sur 2 500 miles. On peut le doter d’une mitrailleuse stabilisée, de torpilles Mark 54 et de missiles. Un prototype est en cours de construction et les premiers essais en mer devraient avoir lieu au deuxième trimestre 2010. Cette innovation a reçu le prix Oséo-France au salon international des inventions de Genève en 2006.
Article : SLG 3B Conseils
Source : gizmag.com / 3B Conseils
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mardi 23 mars 2010
Détection biologique : l'arme française

PARIS (France) - 23/03/10 - 3B Conseils - Sur la base aérienne de Cazaux commandée par un Rémois, le colonel Breton, est installé le centre de formation des techniciens de la sécurité qui délivre une compétence à haute valeur ajoutée, pour la mise en œuvre opérationnelle du Système d'alerte biologique de théâtre (SABT), au service de toutes les armées au cours d'une mission extérieure ou si besoin sur le sol métropolitain. Dans ce domaine, la compétence française est reconnue et place le pays parmi les nations les mieux armées pour détecter une attaque nucléaire, radiologique, biologique et chimique.
Ce potentiel est la résultante d'un programme engagé dès 1995 pour remédier à certaines lacunes repérées dans nos dispositifs alors que les menaces dans ce spectre de nuisances sont possibles.
Un coup d'accélérateur a été donné après les attentats du 11 septembre 2001. D'autant que dans les jours qui ont suivi, plusieurs enveloppes de poudres blanches et grises potentiellement toxiques ont été adressées notamment à des personnalités du Congrès.
Ce SABT qui est pour l'instant à un exemplaire est un outil précieux et dote les armées d'une capacité de détection biologique indispensable face aux menaces contemporaines. L'armée de l'air est à l'évidence fière d'en réaliser la mise en œuvre mais le système n'est pas à son usage exclusif. Il s'agit d'apporter une expertise aussi bien à l'armée de terre qu'aux marins si nécessaire avec une section intervention qui a la maîtrise et le savoir-faire pour le déployer en France comme sur l'un des territoires où nous disposons actuellement de forces engagées en application de décisions de l'Onu ou de l'Otan. Les spécialistes ainsi formés sont d'autant plus précieux qu'ils sont au service de l'une des vitrines de notre savoir-faire dans le domaine de la défense. Les Américains n'ont pas développé pour l'instant un système de ce niveau.
Pour que les trois shelters, les deux ensembles de tentes, les vingt balises et les cinq modules opérationnels soient déployés sur un théâtre extérieur, il faut quatre Transall avec une équipe permanente de vingt-cinq personnes. Dès lors qu'il est activé, le système est performant, vingt-quatre heures sur vingt-quatre.
Les balises qui équipent le SABT balaient les spectres biologiques, chimiques et nucléaires avec une spécialisation particulière pour traiter les agents biologiques qui parfois sont déjà présents à très petite échelle dans la nature.
Article : SLG 3B Conseils
Source : L'Union / 3B Conseils
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lundi 22 mars 2010
Hao, un double enjeu : réhabilitation et développement

HAO (Polynésie française) - 22/03/10 – 3B Conseils - La commission des Affaires économiques, du Tourisme, de l'Agriculture, de la Mer et des Transports, présidée par Chantal Tahiata représentante à l’Assemblée de la Polynésie française, maire de Tubuai, a tenu lundi 1er mars une réunion d'information sur les travaux de réhabilitation des anciens sites militaires de Hao, en présence du président de l'Assemblée de la Polynésie française, Philip Schyle.
Hao est le 4e plus grand atoll de Polynésie française avec 1500 habitants. La maire est Suzanne Boutcher.
De juillet 2000 à décembre 2001, de nombreuses opérations de dépollution de l'atoll ont été organisées, conduites par une équipe opérationnelle mixte civile et militaire constituée par le Haut-commissariat de la République en Polynésie française et le commandement supérieur des forces armées en Polynésie française. La dépollution, des démolitions à l’élimination de l’amiante, en passant par la dépollution des hydrocarbures, a représenté un coût de 4,2M d’euros dont une partie a été effectuée par l’entreprise Roopinia Johanna.
Le 8 janvier 2009, un comité de suivi du chantier de réhabilitation a été mis en place, par le Haut-commissaire M. Adolphe Colrat, le commandant supérieur des forces armées, l’Amiral Jean-Louis Vichot et Jules Ienfa, le vice-président de la Polynésie française. Ces travaux de réhabilitation débutés en 2009 vont durer 7 ans. Le budget prévisionnel est d’approximativement 60 millions d’euros imputés sur le budget du ministère de la Défense. L’enveloppe budgétaire annuelle maximum est de 2,5 millions d’euros pour le fonctionnement des forces armées et de 10 millions d’euros pour les marchés revenant aux entreprises civiles spécialisées. Au 1er décembre 2009, l’état des dépenses est de 3,64 millions d’euros d’investissement de fonctionnement et 1,32 millions d’euros pour les Forces Armées, 950 000 euros d’études environnementales et 870 000 euros pour le premier marché de travaux réalisés par les entreprises spécialisées.
Cinq groupes de travail ont été mis en place, pour le suivi de la réhabilitation, notamment un groupe dédié au traitement des problématiques environnementales de l’opération. Sa mission a été de mener des études environnementales exhaustives avant de débuter tous travaux de déconstruction. Ces études se décomposent en trois diagnostics : radiologique, amiante et plomb et relatif aux pollutions chimiques. Les deux premiers diagnostics ont été achevés.
• Le premier a été réalisé par l’IRSN/LESE (laboratoire d’étude et de suivi de l’environnement) en septembre 2009
• le second a été réalisé par l’entreprise Bureau Veritas Tahiti de mai à août 2009. 200 tonnes d’amiante et 4 000 m² de surfaces revêtues de peinture au plomb ont été identifiés.
• Le dernier diagnostic initié en mai 2009 concerne les pollutions chimiques est toujours en cours et est effectué par un groupement constitué Pae Tai Pae Uta et de SOGREAH.
Le groupe environnement a du également déterminer si les travaux de réhabilitation pouvaient être réalisés par le détachement militaire (35 militaires travaillent sur l’île de Hao : 1 groupe de 10 militaires « infrastructures », 1 groupe de 15 militaires « Organisation du terrain », 1 groupe de 10 militaires responsables des travaux lourds) ou s’ils doivent être externalisés et confiés à des entreprises spécialisées.
Par ailleurs, un groupe de travail « développement économique » a également été créé pour aider l’atoll à développer une économie durable, indépendamment des activités de réhabilitation militaires, en privilégiant l’exploitation des énergies renouvelables : éolienne, solaire, hydrolienne.
Un peu d’histoire : entre 1966 et 1996, des essais nucléaires ont été conduits à Mururoa et Fangataufa. Hao avait été choisi en raison de sa position centrale pour être la base arrière du Commissariat à l'énergie atomique (CEA) et du Centre d'expérimentation du Pacifique (CEP). Deux ans après le dernier essai, en août 1998, le retrait du dispositif militaire installé sur cet atoll des Tuamotu a été décidé et est entré en vigueur le 30 juin 2000. La France a réalisé entre 1966 et 1996, 193 essais nucléaires en Polynésie (46 atmosphériques et 147 souterrains).
Article : OA / BB / 3B Conseils.
Source : TAHITI Presse / Ministère de la Défense / 3B Conseils
Publié par
Brigitte Bornemann - directrice des publications
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