New-York (Etats-Unis) – 06/11/09 – 3B Conseils - En 2001, l’Assemblée générale a proclamé, par le vote de la résolution 56/4, que le 6 novembre serait chaque année la Journée internationale pour la prévention de l’exploitation de l’environnement en temps de guerre et de conflit armé, considérant que les dégâts causés à l’environnement en temps de conflit armé perturbaient les écosystèmes et compromettaient les ressources naturelles longtemps encore après la fin du conflit et avaient des effets qui s’étendaient et se prolongeaient souvent au-delà des limites des territoires nationaux et de la génération actuelle.
Chaque année, le Secrétaire général de l’ONU rappelle l’importance de cette journée. En 2008, Ban Ki-moon a mentionné que « Le Protocole I additionnel aux Conventions de Genève prévoit l'obligation de protéger l'environnement naturel. Toutefois, cette obligation n'est souvent pas respectée en temps de guerre et de conflit armé […] Des Balkans à l'Afghanistan et du Liban au Soudan, l'Organisation des Nations Unies étudie les effets écologiques des conflits. Dans les sociétés qui sortent d'un conflit, ils risquent aussi de nuire à une paix et à un développement encore fragiles. En Afghanistan, la guerre et la désintégration des institutions ont, ensemble, fait des dégâts immenses». En effet, l'environnement et les ressources naturelles sont déterminants pour la consolidation de la paix dans les pays ravagés par la guerre et entre les pays qui ont connu un conflit. Le secrétaire général a ajouté que « Pour qu'une paix durable puisse s'installer au Darfour, il faudra notamment que la question de la répartition de l'eau et des terres fertiles soit réglée. Et il n'y aura pas de paix durable en Afghanistan si les ressources naturelles dont dépendent la population et les écosystèmes sont détruites. L'Organisation des Nations Unies tient beaucoup à ce que la protection de l'environnement soit un des axes de l'action pour la paix. La protection de l'environnement peut aider les pays à créer des emplois, à promouvoir le développement et à éviter la reprise des conflits armés. Cette Journée internationale est l'occasion de réaffirmer que nous sommes déterminés à prévenir l'exploitation de l'environnement en temps de conflit, et à faire de la protection du milieu naturel un pilier de notre action en faveur de la paix. »
Depuis que la guerre existe, l’environnement et les ressources naturelles en sont les victimes silencieuses. Ban Ki-moon clôturait son intervention de 2008 par cet appel « Au moment où nous célébrons la Journée internationale pour la prévention de l’exploitation de l’environnement en temps de guerre et de conflit armé, prenons conscience du fait qu’aucune guerre et aucun conflit ne se déroule trop loin de nous pour avoir un effet sur notre environnement, quel que soit l’endroit où nous habitons. Et prenons l’engagement de faire ce que nous pourrons pour lutter contre cette menace commune et pourtant souvent oubliée qui met en péril nos vies et notre bien-être. »
Article : FM 3B Conseils
Source : ONU
vendredi 6 novembre 2009
Journée internationale pour la prévention de l'exploitation de l'environnement en temps de guerre et de conflit armé
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jeudi 5 novembre 2009
Programme européen Sesar : Moderniser le trafic aérien en Europe

PARIS (France) – 5/11/2009 – 3B Conseils - Permettre un triplement du trafic dans le ciel européen, diviser par deux les frais de gestion, améliorer la sécurité d'un facteur dix et réduire de 10 % l'impact environnemental de chaque vol : tels sont les objectifs du programme Sesar (Single European Sky Air Traffic Management and Research) auquel participe le CNRS. Son budget actuel s'élève à 2,1 milliards d'euros répartis entre la Commission européenne, Eurocontrol (organisation européenne pour la sécurité de la navigation aérienne), et 15 partenaires industriels.
« Depuis la mise en place de la communication par radio et des radars, le contrôle aérien n'a que très peu évolué, explique en effet Philippe Baptiste, un des douze membres du comité scientifique de Sesar et directeur du Laboratoire d'informatique de l'École polytechnique (Lix)2. Il reste dans une large mesure artisanal, très peu automatisé, et repose sur la capacité individuelle des contrôleurs à gérer toujours plus de trafic. » Pour éviter la congestion annoncée, un traitement de choc s'imposait. En 2007, la Commission européenne lance donc le programme Sesar, volet technologique de l'initiative « Ciel unique européen » visant à restructurer la gestion du trafic aérien sur le Vieux Continent, actuellement fragmentée en 27 systèmes nationaux différents !
Pour atteindre ses objectifs, Sesar mise sur l'optimisation de la trajectoire des avions. Pour un vol donné, celle-ci sera définie de façon concertée entre les contrôleurs, les compagnies aériennes et autres utilisateurs de l'espace aérien (aéroports, jets d'affaires, aviations privée et militaire…). En fait, un compromis entre distance, temps, coût et pollution, ces critères n'ayant pas la même importance pour les différents acteurs. Afin de transformer ce concept en réalité, plusieurs technologies vont être développées : mise en place d'un intranet entre tous les intervenants du trafic aérien ; transfert direct des données entre le sol et les avions par liaison numérique et non plus simplement par liaison radio ; premiers tests de navigation par satellite grâce au système européen Galileo dès 2010-2011 ; assistance des contrôleurs et des pilotes par de nouvelles fonctions automatiques ; nouveaux systèmes de détection des turbulences… Une fois mises au point, ces technologies seront déployées au sol puis sur les avions à partir de 2014.
Parallèlement à ces développements technologiques en cours, le comité scientifique de Sesar construit des réseaux de recherche académique à plus long terme sur diverses thématiques : modélisation et optimisation du trafic aérien, interface contrôleur/ ordinateur, amélioration de la performance économique du système… En France, plusieurs laboratoires du CNRS mènent des recherches dans ce domaine.
Données chiffrées :
- 30 000 vols par jour en période de pointe,
- plus de dix millions de vols par an, 17 millions prévus pour 2020 et 20,4 millions pour 2030.
Article : SLG 3B Conseils
Documents de référence : Journal du CNRS / 3B Conseils
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mercredi 4 novembre 2009
Quand la CIA surveille le climat
Langley (Etats-Unis) – 04/11/09 – 3B Conseils - La Central Intelligence Agency (CIA) s'est doté depuis quelques mois d'un « climate change and state stability program » ; l'objectif de cette "cellule" est d'évaluer les conséquences du réchauffement climatique sur différentes parties du globe. Les études, menées en parallèle avec l'université du Maryland, ont déjà porté sur la Russie, la Chine et l'Inde. Le climat est devenu une préoccupation du renseignement américain. Officiellement, les services s’inquiètent des conséquences du réchauffement de la planète (famine, inondation, etc.) sur la sécurité des Etats-Unis. Mais cet intérêt pour le climat participe également d’une entreprise bien plus vaste visant à préserver les intérêts stratégiques et commerciaux du pays.
Cette "petite unité" doit se consacrer à " l'impact du réchauffement pour la sécurité nationale via des phénomènes tels que la désertification, la montée du niveau des océans, les déplacements de population et la concurrence accrue pour les ressources naturelles", a expliqué la CIA dans un communiqué. Le nouveau "Centre sur le changement climatique et la sécurité nationale" devra conseiller les responsables du pays lors de la négociation d'accords internationaux liés à l'environnement. Les Etats-Unis, qui ont longtemps douté de la réalité du réchauffement climatique sous l'ère du président George W. Bush, sont sous les projecteurs avant la conférence internationale de Copenhague, qui doit fixer en décembre de nouveaux objectifs de réduction des gaz à effet de serre. Le président Barack Obama, dont le pays est l'un des plus gros pollueurs de la planète, s'est dit "déterminé" à agir contre le réchauffement climatique, mais a reconnu que "le plus dur" restait à faire.La Chambre des représentants a adopté en juillet un texte proposant de réduire les émissions de CO2 de 17% d'ici à 2020 par rapport à leur niveau de 2005. Mais le texte du Sénat se fait attendre et il risque d'aller moins loin que celui de la Chambre. De nombreux sénateurs redoutent en effet l'impact de la loi sur l'économie américaine et exigent des gestes forts de la part des pays émergents.
Article : FM 3B Conseils
Sources : AFP / Intelligence Online / 3B Conseils
Photo : CIA ©
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mardi 3 novembre 2009
Exercice Lagoon Mine cette semaine en Nouvelle Calédonie

NOUMEA (Nouvelle-Calédonie) - 3/11/09 – 3B Conseils – Nous vous l’annoncions le 11 mai, l’exercice Lagoon Mine Exercise 09 se déroulera dans le lagon de Nouvelle-Calédonie du 5 au 20 novembre avec la participation de :
-La Nouvelle Zélande : le navire de soutien de plongée HMNZS MANAWANUI et le navire hydrographique HMNZS RESOLUTION ont appareillé ce week-end de la base navale de Devonport (Auckland) pour Nouméa. L’équipe de plongée opérationnelle de la marine et l’équipe de déminage de la marine ont aussi embarqué.
-La France : le Bâtiment de TRAnsport Léger (BATRAL) Jacques Cartier et un détachement de plongeurs-démineurs du GPD Atlantique représenteront la marine nationale.
-Les Etats-Unis et l’Australie
L’objectif de l’exercice est de rechercher, localiser, identifier et détruire les engins historiques situés dans le lagon néo-calédonien.
Dans une Question écrite au gouvernement (n° 40588) le 27 janvier 2009, M. Pierre Frogier a rappelé cette présence possible d'un nombre considérable d'explosifs immergés en particulier dans les routes maritimes et chenaux d'accès au port de Nouméa. « D'après un rapport établi par une société spécialisée en détection et positionnement d'objets immergés, ce sont près de 1 600 mines de type MKXIV datant de la Seconde Guerre mondiale qui seraient ainsi présentes dans les eaux du lagon calédonien ». Et le ministère de lui répondre : « Le lagon de Nouvelle-Calédonie étant classé patrimoine de l’humanité, il est exclu d’y faire exploser les mines découvertes pour les détruire. Par conséquent, l’obligation de les déplacer et les immerger dans une fosse hors du lagon rend les opérations de dépollution particulièrement longues et complexes. En tout état de cause, les opérations de neutralisation des explosifs en mer et sur les rivages de la mer relèvent de la responsabilité du ministère de la défense. »
Pendant la guerre du Pacifique, les GI’s avaient fait du Caillou leur quartier général où ils avaient notamment basé une partie de leur flotte. Raison pour laquelle ils avaient truffé le lagon de quelque 2 000 mines. A la fin de la guerre et avant leur départ de Nouméa, les Américains avaient en partie effacé leurs traces en précipitant par le fond leurs mines. Depuis ce temps, elles n’ont pas vraiment troublé la quiétude du lagon mais plutôt fourni un socle au corail.
Selon les forces armées de Nouvelle-Calédonie (Fanc), le degré de dangerosité de ces mines, est « modeste mais pas nul ». C’est pour cette raison que régulièrement, depuis les années cinquante, des campagnes de dépollution sont menées par la Marine, indiquent les Fanc. Les plus récentes remontent à 2002 et 2004. « En 2002, un groupe de plongeurs démineurs de l’Atlantique a effectué une mission qui a révélé la présence de plusieurs centaines de mines, indique l’état-major des Fanc. Ces spécialistes ont recommandé de déblayer les principaux axes de navigation. » Deux ans plus tard, à la demande du Haussariat, une nouvelle mission a permis de transférer à l’extérieur du lagon des mines situées dans le secteur des passes de Dumbéa et Boulari. Ces deux voies ont été déblayées sur une centaine de mètres de largeur.
Article : SLG 3B Conseils
Documents de référence : Le portail des sous marins / Scoop (Nouvelle-Zélande)/ Fanc / Ministère de la Défense / 3 B Conseils
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lundi 2 novembre 2009
Pollux 2009 : Exercice d’entraînement face à un risque de pollution maritime

Saint-Paul (France) – 2/11/09- 3B Conseils - L’exercice d’entraînement Pollux 2009 qui a eu lieu lundi 26 et mardi 27 octobre a étonné la population, par le déploiement de moyens occasionné. Le but de l’entrainement était de vérifier l’efficacité du dispositif Polmar, c’est-à-dire de l’ensemble des mesures prises et des moyens déployés en vue du traitement d’un incident, et d’optimiser l’ensemble de ses mesures. “Après avoir heurté un container, une brèche s’est déclarée sur le bateau laissant échapper entre 300 et 400 tonnes de produit hydrocarbure en mer. Une équipe de la sécurité navale a été héliportée pour évaluer la situation, savoir si le bateau était réparable et prendre toutes les dispositions pour limiter la pollution en mer et sur terre”, explique Dominique Riban, commandant de la Marine et responsable de l’action en mer. Les plans Polmar-mer et Polmar-terre ont donc été activés. Pour l’ensemble des participants, comme le précise Jean-François Moniotte, directeur de cabinet du préfet, “l’a simulation est extrêmement riche”.”Après l’exercice de secours à naufragés du mois d’avril dernier, Pollux 2009 va nous permettre d’alimenter et de mettre en œuvre le plan ORSEC maritime pour qu’il soit le plus efficace possible. Il était extrêmement instructif car nous avons pu tester l’opérationnalité des différents services, les relations, les coopérations et la transmission des données entre eux”. Au final, les organisateurs étaient satisfaits de cette simulation, notant tout de même des pistes d’amélioration comme la communication entre les services des différents postes de commandement et la gestion des moyens mis en œuvre. Sous la direction du préfet de la Réunion, divers acteurs ont participé à l’exercice à savoir, le commandement de la zone maritime, des Forces armées de la zone sud de l’océan Indien, la direction départementale de l’équipement, la gendarmerie nationale, la police nationale, la direction régionale de l’industrie de la recherche et de l’environnement, la direction régionale de l’environnement, la direction régionale des affaires sanitaires et sociales, Météo-France, le service départemental d’incendie et de secours, les collectivités locales et la commune de Saint-Paul. Vidéo à voir : ICI
Un autre exercice avait eu lieu le 8 octobre à la calanque de Port-Miou (entre Marseille et Cassis). L’Etat et les collectivités locales devraient boucler en 2010 la nouvelle version du plan Polmar, utilisé depuis deux ans pour orchestrer les secours en cas de pollution en mer ou sur les côtes. « En moyenne, nous faisons ces exercices tous les trois ans, soulignait Jean-Denis Petit, chargé de la planification et de la gestion de crise à la préfecture. Ils sont utiles, notamment pour tester la coordination entre services, et entre l'Etat et les collectivités locales. » Des expériences qui profiteront à la nouvelle version du plan Polmar. « La catastrophe de l'Erika a montré que les barrages flottants ne sont pas la panacée, soulignait Monique Floch, chargée des grandes pollutions maritimes au Centre d'études techniques maritimes et fluviales [Cetmef]. En cas de mer trop forte, le pétrole passe par-dessus. Et on n'a pas assez de barrages pour tout le littoral. » En France, l'ensemble des services de secours disposent au total de 40 km de barrages, alors que les seules côtes des Bouches-du-Rhône font près de 370 km de long.
Article : SLG 3B Conseils
Documents de référence : CLICANOO.COM /20 MINUTES /3B Conseils
Photo Raphael Ortscheidt
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vendredi 30 octobre 2009
L’Union Européenne réaffirme sa responsabilité dans le démantèlement des navires
Bruxelles (Belgique) – 30/10/09 – 3B Conseils - Dans son rapport Une stratégie de l'Union Européenne pour l'amélioration des pratiques de démantèlement des navires, le Conseil de l’Union Européenne rappelle que « la gestion sûre et écologiquement rationnelle du recyclage des navires, est une priorité pour l'Union européenne », qu’elle se doit de jouer un rôle majeur dans ce domaine « étant donné que 25 % des navires marchands dans le monde battent pavillon d'un État membre de l'UE et qu'environ 40 % sont la propriété de sociétés européennes ».
A terme, l’Union Européenne a pour objectif de faire en sorte que tous les navires soient recyclés dans des « installations sûres et écologiquement rationnelles » et, dans ce sens, adhère aux conclusions de la conférence de l'Organisation maritime internationale (OMI) sur le recyclage des navires qui s'est tenue en mai 2009 ; se félicite de l’adoption de la convention de Hong Kong et encourage fortement les États membres à ratifier en priorité cette convention.
L’UE « encourage les États membres à élaborer et à mettre en oeuvre, le cas échéant, des stratégies nationales globales visant à garantir un recyclage écologiquement rationnel des navires, et estime qu’elle a elle-même la possibilité d'accroître ses capacités de recyclage de navires.
Article : FM 3B Conseils
Source : Conseil de l’Union Européenne
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jeudi 29 octobre 2009
La France invitée d’une conférence de l’Organisation Maritime Internationale sur le recyclage des navires
Izmir (TURQUIE) – 28/10/09 – 3B Conseils – La France était invitée à un atelier régional de la conférence Workshop on ship recycling and the Hong-Kong Convention organisée par l’Organisation Maritime Internationale (OMI) et la Turquie les 23 et 24 octobre 2009 à Izmir sur le démantèlement des navires.
La présence de représentants français (Madame Claude WOHRER et Monsieur Xavier LEBACQ) illustre une nouvelle fois l’implication de la France dans le dossier du démantèlement.
Pour plus d’informations, retrouvez les interventions de Claude WOHRER et Xavier LEBACQ lors de la conférence Défense & Environnement du 2 juillet 2009.
Article : SLG/ FM 3B Conseils
Source : OMI
Photo : Conseil de l'Union Européenne ©
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mercredi 28 octobre 2009
Actualité : L'eau, un enjeu majeur entre Israéliens et Palestiniens
Pour plus d'informations, visionnez l'intervention de S.E Pierre DUQUESNE, ambassadeur, intervenu sur la problématique de l'eau et de son assainissement à Gaza lors de la conférence Défense & Environnement du 2 juillet 2009.
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mardi 27 octobre 2009
L’armée américaine dote le Fort Irwin d’une centrale solaire

FORT IRWIN (Etats-Unis) - 27/10/09 – 3B Conseils - L'armée américaine a sélectionné l'espagnol "Acciona Solar Power" et la société "Clark Energy" pour développer son plus important projet de centrale solaire dans sa base militaire d’Irwin située dans le désert de Mojave, en Californie. Les deux entités vont ainsi installer environ 500 MW d'énergie solaire à Fort Irwin (3100km²), un chiffre qui pourra être porté ultérieurement à 1 GW en fonction des besoins. Les constructions réparties sur 5.600 ha auront lieu sur une période relativement longue et seront échelonnées en plusieurs phases : d'abord, une installation photovoltaïque d'une puissance de 20 MW sera mise en service dès 2013. L'achèvement des installations restantes est prévu à l'horizon 2022, et combinera des technologies dîtes à concentration solaire et photovoltaïque. D'ici 2015, le premier site devra être en mesure de couvrir totalement les besoins énergétiques de la base. L'excédent d'électricité produite par les installations solaires sera vendu aux compagnies publiques régionales par l'intermédiaire de deux lignes à haute tension. Le coût total du projet est estimé à environ 2 milliards de dollars (1,34 mds d'euros), pris en charge entièrement par Acciona et Clark Energy.
Fort Irwin avait débuté l’année dernière une période d’expérimentation de deux ans afin de réduire les émissions carbones. « Nous avons deux choses que les compagnies énergétiques recherchent » a souligné le commandant de la garnison Jim Chevallier « beaucoup de soleil et beaucoup de vent. ». Le camp a mis en place une série de mesures pour augmenter l’utilisation des énergies renouvelables. Le commandant a tout une liste d’initiatives pour réduire la consommation. Les nouveaux bâtiments répondront à des normes environnementales strictes, les lumières externes fonctionneront grâce à l'énergie solaire, les soldats recevront des ordres pour limiter leur consommation d’énergie et payeront des taxes en cas d’excès, et des véhicules électriques seront utilisés.
L’institution militaire a décidé de réduire de 30% ses émissions de gaz carbonique d'ici 2015 (par rapport à 2003) en limitant sa consommation d'énergie et de carburants fossiles, dans ses bases et sur les terrains d’intervention. Elle compte également augmenter de 25% la production d'énergies renouvelables d'ici 2025. A ce jour, l'armée américaine a installé une centrale solaire de 14 MW dans la base aérienne de Nellis (Nevada) et un système d'énergie solaire de 2 MW à Fort Carson (Colorado).
Fort Irwin est le plus grand camp d’entraînement militaire des Etats-Unis, à trois heures de route de Los Angeles et de Las Vegas (Nevada). Fort Irwin a été fondé en 1940 et est le centre national d’entraînement des forces armées depuis 1981. Le camp a été successivement terrain d’entraînement contre les Soviétiques, les Irakiens et les Afghans.
Article : SLG 3B Conseils
Documents de référence : Desert Dispatch / Enerzine /Fort Irwin / 3B Conseils
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lundi 26 octobre 2009
La base américaine d’Okinawa au Japon sera-t-elle déplacée ?

TOKYO (Japon) – 26/10/09 - 3B Conseils - Le nouveau gouvernement japonais pourrait reprendre à son compte un accord sur le déménagement d'une base militaire américaine sur l'île d'Okinawa (une île située à 1.600 km au sud-ouest de la partie principale de l'archipel nippon). En 2006, un accord prévoyait que la base aérienne utilisée par les "marines" américains à Futenma, au coeur d'une zone urbaine de l'île d'Okinawa, soit délocalisée dans un autre secteur moins habité de l'île. Cependant, la population locale ne cesse de dénoncer l'impact de cette présence sur la criminalité et sur la pollution. Le Premier ministre, Yukio Hatoyama (qui a mis fin en août à un demi-siècle de gouvernement conservateur), a précisé qu'une décision serait prise d'ici la fin de l'année. Hatoyama et son Parti démocrate (PDJ) se sont même prononcés pour un départ total des forces américaines d'Okinawa. Si cette opinion n'est plus à l'ordre du jour - les autorités américaines ont rejeté ce plan en arguant d'impératifs de sécurité -, Washington s'impatiente. Cette semaine, son secrétaire à la Défense Robert Gates a publiquement pressé le nouveau gouvernement japonais de prendre une décision. Vendredi, un autre journal japonais, le quotidien Sankei, affirmait que Hatoyama présenterait d'ici la fin de l'année un plan alternatif de déménagement de la base de Futenma dans un autre secteur de l'île et qu'il en informerait Barack Obama lors de la visite du président américain au Japon, le mois prochain. L'information avait été démentie par le secrétaire général du gouvernement, Hirofumi Hirano. Mais le quotidien Asahi écrit samedi que Yukio Hatoyama a bien indiqué qu'une décision serait prise sur le sujet d'ici la fin de l'année. Compte tenu du calendrier, ajoute le journal, il serait difficile de déterminer dans ce délai un nouveau secteur pour l'implantation de la base, et donc le nouveau gouvernement japonais devrait reprendre le plan initial, peut-être légèrement amendé, poursuit Asahi.
Le 21 juillet 2008 nous vous informions déjà que les riverains des bases militaires américaines se plaignaient du bruit, de la criminalité et de la pollution liés à cette présence. Le 17 juillet 2008 une cour de justice japonaise avait même ordonné au Gouvernement d’augmenter les compensations accordées à 257 résidents de la Yokota Air Base située dans un quartier résidentiel de la banlieue ouest de Tokyo. En 2003, la justice avait déjà donné raison aux plaignants en leur accordant une compensation financière de 160 millions de yen, cette fois ils obtiennent 190 millions de yen (1,8 million de dollars). La demande n’a pourtant pas été entièrement satisfaite puisque les résidents souhaitaient aussi une suspension des vols la nuit et une compensation à l’avance pour la future pollution sonore. La cour a jugé la demande de suspension des vols inappropriée puisque les opérations américaines, suivant le traité de sécurité nippo-américain de 1951, ne relève pas de la juridiction du Japon.
Le Japon est régulièrement le théâtre de procédures judiciaires contre les nuisances sonores provoquées par les aéronefs américains. Le premier cas remonte à 1981. 114 des 148 plaignants de la région de Yokota obtiennent 100 000$ de compensation pour les nuisances sonores engendrées par les 1000 vols mensuels. Jusqu’alors seul le gouvernement japonais avait été inquiété mais c’est en 1996 que la première plainte est enregistrée contre les Etats-Unis et le gouvernement japonais. 3100 riverains demandent 30 millions de dollars et la suspension des vols entre 21h et 7h mais les habitants perdent leur jugement en appel en 2002 contre les Etats-Unis.
Si ce type d’opposition ne peut remettre en cause la coopération militaire américano-japonaise, il faut se rappeler que ces affaires provoquent une hostilité diffuse dans l'opinion publique. A Tokyo, et à Washington, on s'inquiète des risques de dérapage de ces campagnes qui pourraient relancer le débat sur la présence des troupes américaines. Le ressentiment de la population fut l'un des facteurs qui a accéléré la fermeture des bases américaines aux Philippines au début des années 1990. Bien que la guerre Froide soit terminée, le traité de sécurité américano-nippon reste non seulement un pilier de la stratégie asiatique des Etats-Unis et la « pierre angulaire » de la défense du Japon, mais encore un élément stabilisateur dans une région qui ne dispose d'aucun système de sécurité collectif.
Le Japon accueille 50 000 personnels militaires américains.
Article : SLG 3B Conseils
Documents de référence : Asahi / The associated Press / New York Times / Le Monde / 3B Conseils
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