
NEW DELHI (Inde) – 22/10/2009 – 3B Conseils - Dans un souci de préservation de l’environnement, l’armée indienne s’est lancée dans une vaste opération de nettoyage des sites touristiques. Ainsi, l’High Altitude Warfare School (HAWS, école de guerre spécialisée dans les conflits en altitude), a ramassé tous les détritus biodégradables retrouvés sur un tronçon de 14 kilomètres de la route reliant Baltal à la grotte d’Amarnath à Jammu-et-Cachemire. La piste, située à 12 000 pieds d’altitude et à 100 kilomètres au nord de Srinagar, était en effet envahie par des bouteilles et des sacs en plastique ainsi que d’autres déchets biodégradables.
Cette opération de nettoyage a été organisée par le commandant Jagmohan Varma dans le cadre du projet "Save Green Himalayas". Chacun des 247 membres de l’équipe étaient chargé de ramasser au minimum 20 kilos de déchets. Au total, quatre tonnes de déchets ont été collectées.
La grotte d'Amarnath est l'un des lieux saints hindouiste les plus populaires d'Inde. Selon la mythologie hindoue, le dieu Shiva y aurait dévoilé le secret de l'immortalité à son épouse, Parvati. Un Shiva Lingam, formé dans une stalagmite de glace, atteste du passage de la divinité. Chaque été, pendant plus de deux mois, quelques 200 000 pèlerins entreprennent le périple jusqu'à la grotte, qui demande entre trois et cinq jours de marche.
L’armée indienne compte 1 325 000 membres actifs, 1 155 000 réservistes, et 1 293 000 membres des forces paramilitaires. Le siège de l’état-major se situe à New Delhi. Son budget de la Défense est dans les années 2000 en augmentation constante et pour l'année fiscale 2009/2010, avec une hausse de 23,7%, il atteindra 28,9 milliards de dollars américains.
Article : SLG 3B Conseils
Source : The Times of India / 3B Conseils
jeudi 22 octobre 2009
Les actions écologiques de l’armée indienne
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mercredi 21 octobre 2009
Un zeppelin au dessus de Paris pour un exercice NRBC

PARIS (France) - 21/10/09 – 3B Conseils - Long de 76 mètres, d’une autonomie de 24 heures maximum et d’une vitesse de croisière de 70km/h, le Zeppelin NT de conception allemande survole la capitale du lundi 19 au vendredi 23 octobre. Loin d’être le nouveau moyen de transport en commun écologique à la mode, le Zeppelin NT s’est vu confier sa mission « à l’initiative du ministère de la Défense, en accord avec la préfecture de police et avec le concours d’un groupement d’industriels » explique la PP. A l’aide de capteurs embarqués, ce dirigeable a pour objectif « de repérer et de suivre la dispersion dans l’air d’un gaz traceur diffusé au sol », dans le cadre d'un exercice de détection de risques nucléaires, radiologiques, biologiques et chimiques (NRBC). Le laboratoire central mesurera alors la diffusion à terre de ce gaz, dont la Préfecture de Police précise qu’il est « inoffensif pour la santé ». Il aura aussi pour mission de mesurer le rayonnement radiologique ambiant afin de pouvoir repérer, par différence, la présence d’un engin ou d’une source radiologique suspecte.
En 2005, la préfecture de police avait déjà utilisé le zeppelin pour surveiller le déroulement de la fête de la musique grâce aux images filmées par sa caméra embarquée. Cette fois ci sa mission est donc tout autre.
Les gouvernements constatent que la menace potentielle d’actes terroristes devient de plus en plus réelle. Cela s’explique en partie par une grande facilité, grâce au développement d’Internet, de fabriquer des produits contaminants, radiologiques, chimiques et biologiques.
L’attentat au «SARIN» dans le métro de Tokyo en est un exemple, mené au stade artisanal. En France, le Secrétariat Général de la Défense Nationale (SGDN) travaille sur des scénarios plus importants, ce qui l’a conduit à définir le risque NRBC comme prioritaire. M. Fréderic Péchenard, directeur général de la police nationale a souligné que la lutte contre cette forme d’hyper terrorisme était un enjeu sécuritaire incontournable pour les pays occidentaux et la communauté internationale toute entière. C’est dans ce contexte de prévention des risques que l’exercice de cette semaine se déroule.
Article : FM 3B Conseils
Sources : Préfecture de Police de Paris / Ministère de la Défense / 3B Conseils
Photos : Magazine Liaisons - PP ©
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Point d’actualité sur la piraterie au large de la Somalie
Devant la recrudescence des actes de piraterie au large des côtes de la Somalie, les autorités françaises avaient décidé, et ce malgré le dispositif international de surveillance Atalante, d’envoyer une soixantaine de fusiliers marins à bord de thoniers français basés au Seychelles pour leur campagne de pêche.
Ceci n’a donc pas empêché des pirates somaliens de s’en prendre aux deux navires de pêche de Concarneau appartenant à Saupiquet, le via Mistral et le via Avenir, qui avaient été approchés par deux skiffs avec chacun quatre à cinq pirates. Et comme pour la précédente attaque, les militaires présents à bord ont été contraints de faire des tirs de sommation.
A noter également que notre rédactrice, Sonia Le Gouriellec, doctorante en sciences politiques à l’université Paris V, traite de cette problématique dans ses recherches. Voir son Blog
Photo : LCI ©
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mardi 20 octobre 2009
La Défense s’engage aux côtés du Ministère de l’écologie et de la LPO pour la conservation du Gypaète barbu

PARIS (France) – 20/10/09 – 3B Conseils - Le 20 octobre 2009, le ministère de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de la M/er (MEEDDM), le ministère de la Défense et la Ligue pour la Protection des /Oiseaux (LPO) signent un protocole d’accord en faveur de la conservation du Gypaète barbu.
Ce rapace particulièrement menacé vit dans les massifs montagneux des Pyrénées, des Alpes et de Corse. Appelé « casseur d’os » – il consomme en effet les restes osseux des animaux sauvages ou domestiques morts et assure un rôle d‘équarrisseur naturel des montagnes. Il est perturbé par certaines activités humaines, notamment le survol d’aéronefs (avions, hélicoptères, planeurs, parapentes), qui peut provoquer l’abandon des nids et nuire à la reproduction de cette espèce.
Afin de préserver les populations de Gypaètes barbus, le protocole signé par le MEEDDM, le ministère de la Défense et la LPO prévoit d’éviter le survol par les aéronefs militaires des zones où ils se reproduisent (de la période d’accouplement fin novembre jusqu’à l’envol des jeunes oiseaux début août) sur la base des informations cartographiques transmises par la LPO,
Ce protocole généralise ainsi le partenariat conclu le 15 avril 2008 entre l’armée de terre , la Direction régionale de l’environnement (DIREN) Aquitaine et la LPO sur les conditions de survol des hélicoptères de l’armée de terre au dessus des Pyrénées.
Ce protocole national s’inscrit dans le cadre de la réalisation par le MEEDDM du plan national d’actions en faveur du Gypaète barbu (http// :gypaete.lpo.fr), actuellement en cours d’élaboration, qui vise à rétablir cet oiseau dans un état de conservation favorable par la mise en oeuvre d’actions concrètes telles que la préservation et la restauration de son habitat, la réduction des menaces qui pèsent sur lui, et la sensibilisation du public. Pour le ministère de la défense, ce protocole constitue une illustration de la politique menée par le ministère en matière d’environnement dont le rapport développement durable 2008 présente les principaux axes.
(www.defense.gouv.fr/sga/enjeux_defense/developppementdurable/environnement)
A la veille de l’année de la biodiversité, ce protocole est une avancée supplémentaire dans l’engagement de la France en faveur de la conservation des espèces et une réalisation concrète du Grenelle de l’environnement dont l’un des objectifs est de stopper la perte de biodiversité.
Le jeudi 15 octobre 2009, René Stephan, Ingénieur Général et sous directeur du patrimoine à la DMPA, avait annoncé cette convention, lors des Entretiens sciences et éthique 2009 pendant son intervention sur « Les actions du Ministère de la défense pour le développement durable ». Retrouvez son intervention ICI
Article : SLG 3B Conseils
Documents de référence : Ministère de la défense / Ministère de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de la Mer / LPO
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lundi 19 octobre 2009
Dernière conférence avant le sommet mondial sur le changement climatique de Copenhague

DEAUVILLE (France) - 19/10/09 – 3B Conseils - The GLOBAL CONFERENCE, Forum International pour le Développement Durable se déroulera à Deauville du 26 au 28 novembre 2009. Cet espace fut initié il y a quatre ans par les Ateliers de la Terre. The GLOBAL CONFERENCE 2009 réunira plus de 400 dirigeants d’entreprises, leaders d’opinion, experts, journalistes, ONG et politiques afin de débattre et agir autour du thème « Construire un nouvel équilibre ».
Ces trois journées de rencontres et d’échanges verront nombre d’intervenants prestigieux débattre des bonnes pratiques et modèles à mettre en place, des solutions concrètes et pérennes à initier afin de construire une nouvelle société durable et responsable, dont : Abdoulaye Bio Tchané, président Banque Ouest Africaine de Développement - Denis Cans, président Nestlé Waters France - Rachida Dati, Ancien ministre, député Européen, Maire du VIIème arrondissement de Paris - Eric Derville, président de la Fondation Norauto - Ahmed Djoghlaf, secrétaire exécutif de la Convention de la Diversité Biologique (CAN) - Mercedes Erra, présidente exécutive, Euro RSCG Worldwide - Baltasar Garzon, Juge, Audencia National (ESP) - Dominique Lafont, directeur général Bolloré Africa Logistics - Corinne Lepage, députée Européenne, 1ère vice présidente de la commission environnement, Ancien ministre de l’Environnement - Alexander Likhotal, président Green Cross International (CH) - Claude Lorius, membre du GIEC - Finn Mortensen, directeur général du Climate Consortium (DK) - Hamid Narjisse, vice président du Parlement du Royaume du Maroc - Erik Orsenna, membre de l’Académie Française - Frank Riboud, président directeur général Danone - Jacques Richier, directeur général Allianz - Jacques Toubon, Ancien ministre, chargé de mission 2010 – Année de l’Afrique - Philippe Van de Maele, président de l’Ademe - Patrick Viveret, conseiller Cour des Comptes - Tertius Zongo, Premier ministre du Burkina Faso.
Le comité d’orientation a centré sa réflexion sur la thématique: Construire un nouvel équilibre. « L’éclatement de la crise financière mondiale est un fait majeur qui a bouleversé nos certitudes sur l’avenir, mais au-delà, il s’agit d’un « carrefour des crises ».
Plus de 35 sessions vont rythmer les trois journées de forum, autour des six ateliers suivants (séances plénières) :
A la veille de Copenhague, pourquoi ne peut on plus penser comme avant ?
Les risques de rupture : Comment gérer l’irréversibilité et favoriser la réversibilité ?
Face aux contraintes, les politiques de régulation suffisent elles ?
Quelles valeurs communes dans un monde multiple et complexe ?
Comment civiliser la crise ?
La responsabilité comme clé d’un futur désirable.
Programme : ICI
Article : SLG 3B Conseils
Sources : cdurable.info /3B Conseils
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vendredi 16 octobre 2009
Un incident à Cadarache embarassant
L'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a décidé, mercredi 14 octobre, de classer au niveau 2 sur 7 de l'échelle INES un incident survenu en juin sur un site du Commissariat à l'énergie atomique (CEA) à Cadarache (Bouches-du-Rhône). L’organe de surveillance a également ordonné l'arrêt des travaux sur cette installation en cours de démantèlement. Le CEA a indiqué avoir signalé à l'ASN un incident constaté lors d'opérations d'assainissement de son atelier de technologie du plutonium (ATPu), à l'arrêt depuis 2003.
Dans un communiqué en date du vendredi 16 octobre, l’ASN explique que les dépôts retrouvés sont « évalués à environ 8 kg pendant la période d'exploitation de l'installation", étaient en fait "de l'ordre de 22 kg, et le CEA estime que la quantité totale pourrait s'élever à près de 39 kg". "L'ASN (...) a suspendu les opérations de démantèlement dans l'installation et a soumis leur reprise à son accord préalable", précise le communiqué qui insiste sur le décalage entre le signalement de l'incident par le CEA le 6 octobre et la connaissance du problème, en juin.
"Ce délai est tout à fait inacceptable", a commenté Laurent Kueny, chef de la division de Marseille de l'ASN, qui souligne par ailleurs un "problème de méconnaissance partielle" des données concernant les quantités de matière présente. Le CEA a expliqué avoir déclaré l'incident en octobre, préférant "attendre d'avoir une vision globale des stocks" de matière. Les responsables du site de Cadarache, qui fête vendredi ses 50 ans, assurent n'avoir pas pris de risque inconsidéré lors du démantèlement de l'Atelier de technologie du plutonium (ATPu), où les dépôts de poussières radioactives résiduelles à l'issue de l'exploitation se seraient progressivement accumulées dans des recoins totalement inaccessibles, à l'intérieur des 450 "boîtes à gants" ou compartiments étanches servant à manipuler le combustible. Quant au risque d'accident, "c'est évident qu'on était loin des limites" ajoute le directeur du CEA à Cadarache, Serge Durand.
Les membres du gouvernement en charge de l’écologie ont réagit vivement. L'incident sur le site de Cadarache est "scandaleux" et il est "inadmissible", a jugé jeudi, sur RTL, la secrétaire d'Etat chargée de l'Ecologie, Chantal Jouanno. "Il est totalement anormal que sur cette filière que l'on dit extrêmement contrôlée, on découvre que la comptabilité est mal tenue, qu'on ne sait pas exactement combien il y a [de plutonium] et surtout qu'on en soit informé si tardivement" ajoutant que "l’on va voir qui est responsable de quoi et ça permettra de savoir s'il faut que des têtes tombent".
L’Atelier de Technologie du Plutonium (ATPu) est « à l'arrêt définitif et en cours de démantèlement depuis début 2009 », selon le ministre. Son arrêt avait été ordonné « car le niveau de sûreté ne correspondait plus aux exigences attendues aujourd’hui », précise Jean-Louis Borloo. « Elles ne pourront reprendre qu’après autorisation de l’ASN, lorsque toutes les garanties de sûreté pour les opérations de démantèlement auront été prises », affirme le ministre de l’Ecologie, qui « regrette profondément qu’un tel délai se soit écoulé entre la découverte de cette situation et sa déclaration ».
Les écologistes argumentent sur la dangerosité de cette incident. Selon le réseau « Sortir du nucléaire », « c'est l'équivalent de six bombes atomiques qui est illégalement stocké à Cadarache ».Pour Greenpeace France, « il s'agit d'une des situations les plus graves et les plus critiques que l'on ait pu rencontrer dans une installation nucléaire depuis longtemps ».
Peu importe de la réalité de la gravité de cette « découverte » il est certain que cet épisode mine d’avantage encore la réputation de la filière nucléaire française.
Article FM 3B Conseils
Sources : L'express / Le Monde / Libération / 3B Conseils
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jeudi 15 octobre 2009
Golfe d’Aqaba : Comment protéger l'écosystème d’une zone hautement stratégique ?

PARIS (France) – 15/10/2009 – 3B Conseils - Cette voie maritime à l’Est de la péninsule du Sinaï (Egypte) et à l’Ouest de la péninsule arabique est une zone hautement stratégique au cœur des préoccupations internationales.
Un projet financé par l'OTAN tente jeter un pont entre les divisions arabo-israéliennes pour le bien de la science, de la paix et de l'environnement. Des scientifiques de l'université de Stanford se sont associés à des chercheurs Israéliens et Jordaniens afin de protéger cette zone. "Rien dans l'océan ne comprend les frontières politiques" souligne le co-directeur du projet, Stephen Monismith, professeur de génie civil et climatique à l'université de Stanford. Cette remarque est particulièrement juste en ce qui concerne le Golfe d'Aqaba, connu en Israël sous le nom de Golfe d'Eilat, car cette extension de la Mer Rouge de 160 kilomètres de long est entourée de quatre pays : Israël, Jordanie, Egypte et Arabie Saoudite. Les luxuriantes barrières de corail qui s'y trouvent fournissent un habitat pour des centaines d'espèces de poissons et d'invertébrés. Cependant, le golfe est aussi une route de transport du pétrole importante, et ses côtes sont bordées d'usines, de bases navales, d'installations d'exportation de produits chimiques, qui sont toutes des menaces pour ce délicat écosystème.
Six scientifiques se sont associés afin de protéger le golfe contre les fuites de pétrole et des autres déchets toxiques : le Pr. Monismith et un collègue de l'Université de Stanford, Jeffrey Kossef, professeur de génie civil et climatique, les Jordaniens Riyad Manasrah et Tariq Al-Najjar, tous deux océanographes à la Station des Sciences Marines d'Aqaba et enfin les Israéliens Amatzia Genin, professeur d'écologie à l'Université Hébraïque de Jérusalem, et Hezi Gildor, océanographe à l'Institut Weizmann des Sciences. L'équipe a reçu en 2006 une bourse de trois ans de la part du programme de l'OTAN "Science for Peace and Security" pour étudier la circulation des eaux à la surface du golfe, dans le but de fournir des données océanographiques précises aux agences environnementales Israélienne et Jordanienne pour qu'elles puissent répondre rapidement et efficacement aux fuites et réduire la pollution.
Article : SLG 3B Conseils
Source : BE Israël 66 / 3B Conseils
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mercredi 14 octobre 2009
Quand EDF retraite ses déchets nucléaires en Sibérie
Le reportage révèle que c’est près de 13 % des matières radioactives produites par notre parc nucléaire qui dorment quelque part au fin fond de la Sibérie. Précisément dans le complexe atomique de Tomsk-7, une ville secrète de 30 000 habitants Là-bas, chaque année, depuis le milieu des années 1990, 108 tonnes d’uranium appauvri issues des centrales françaises viennent, dans des containers, se ranger sur un grand parking à ciel ouvert.
L’uranium de retraitement ne peut être réutilisé qu’à hauteur de 10 %. Pour le réintroduire dans un cœur de réacteur, il faut l’enrichir plus que d’ordinaire. C’est un processus qui s’opère aujourd’hui en Russie, car la France ne dispose pas de la technologie. "Le site Eurodif, dans la Drôme, qui est l’usine d’enrichissement d’Areva, ne dispose pas d’une ligne de production spécifique pour permettre ce travail" explique Mycle Schneider, consultant international en matière d’énergie. Ainsi, Areva expédie une partie de l’uranium de retraitement à 8 000 kilomètres de la France, en Sibérie.
Les containers embarquent sur un bateau au Havre, jusqu’à Saint-Pétersbourg, puis sont chargés à bord d’un train pour être traités dans le complexe atomique de Tomsk-7. Ils deviennent dès lors la propriété de l’entreprise russe Tenex. C’est cet uranium qui est stocké sur de grands parkings à ciel ouvert. En l’état, il est vrai qu’il n’est guère dangereux mais une explosion sur le site pourrait provoquer une contamination de la région et des rivières proches du site. Les industriels français du secteur, Areva et EDF, se défendent de laisser des déchets radioactifs aux Russes. Pour eux, cette matière appauvrie peut se réutiliser, elle est «valorisable»
Pour nombre d’experts et d’écologistes, l’utilisation de l’uranium appauvri stocké en Russie est improbable car cette matière s’apparente à une orange pressée deux fois : elle ne fournit plus guère de jus. "Théoriquement, on peut utiliser les queues pour fabriquer du combustible nucléaire, mais en pratique, les Russes ne le font pas" affirme Vladimir Tchouprov, chargé de campagne énergie de Greenpeace en Russie. Ce produit est polluant et il contient très peu d’uranium 235. C’est une vraie galère à utiliser. Pour nous, c’est un déchet ultime.»
"Le terme abandonner n’est pas approprié" rétorque Jacques-Emmanuel Saulnier, porte-parole d’Areva : "La pratique internationale établie est la suivante : la matière enrichie revient au client [en l’occurrence EDF] et la matière appauvrie revient à l’enrichisseur. Mais il est vrai que la technologie peut s’améliorer. Pour l’heure, nous sommes technologiquement obligés de séparer les matières. Bientôt, nous pourrons nous en passer."
Ce transfert de matières radioactives pose différentes questions : la sécurité de leur transport sur 8 000 km, la sécurité de leur stockage et l’efficacité du retraitement. En attendant une évolution technologique à venir, le cycle fermé du nucléaire français fuit donc en Russie.
La secrétaire d'Etat à l'Ecologie, Chantal Jouanno, s'est déclarée "favorable" à une enquête au sein d'EDF sur les déchets nucléaires français exportés en Sibérie : "Ces matières partent en Russie parce que nous ne disposons pas, pour l’instant, du procédé d’ultracentrifugation. Ce sera le cas en 2012, lorsque nous mettrons l’usine Georges-Besse II en fonctionnement". La position du groupe Areva est claire : le retraitement permet à l’exploitant de se constituer un bas de laine, une réserve de matière première. Les militants antinucléaires considèrent que le processus produit des déchets.
Sources : Libération / Le Monde / Arte / 3B Conseils
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mardi 13 octobre 2009
L’US Air Force s’attaque à la restauration environnementale

AMSTERDAM (Pays-Bas) – 13/10/09- 3B Conseils - ARCADIS, société internationale de services de design, de conseils, d'ingénierie et de gestion, a annoncé hier qu'elle avait été sélectionnée par l'U.S. Air Force pour être l'un des principaux maîtres d'oeuvre du programme mondial de restauration et de construction 2009 (WERC09) de 3 milliards de dollars.
Le programme, géré par l'Air Force Center for Engineering and the Environment (AFCEE), est un contrat de cinq ans de livraison et de quantité à durée indéfinie centré sur la réhabilitation environnementale et le nettoyage des sites du Département de la Défense, principalement des bases du monde entier de l'Air Force.
En tant que maître d'oeuvre de WERC09, ARCADIS réalisera une gamme de services environnementaux, comprenant le développement de concept, les projets de réhabilitation, le nettoyage des sites, la réparation et la construction, dans le but de satisfaire les exigences techniques et réglementaires.
ARCADIS est l'un des premiers spécialistes de la réhabilitation sélectionnés pour le contrat WERC09 en cours, parmi des douzaines de soumissionnaires. La période d'exécution des projets de réhabilitation est de cinq ans pour les commandes de services de base, avec trois années supplémentaires pour terminer les travaux. Ces derniers sont programmés pour fin 2009.
Article : SLG 3B Conseils
Documents de référence : rttnews.com / Arcadis / 3B Conseils
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lundi 12 octobre 2009
Le Ministère de la Défense inaugure son nouveau bâtiment HQE

Le ministre de la Défense Hervé Morin et Hervé Novelli, secrétaire d'Etat chargé du commerce, de l'artisanat, des PME, du tourisme, des services et de la consommation, ont inauguré mercredi 7 octobre, le nouveau bâtiment, construit aux normes « haute qualité environnement (HQE) », de la Direction des ressources humaines de l'armée de l'air (DRHAA), sur la base 705 de Tours . Construit avec l'aide de l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (ADEME), les 10 000 m2 de bureaux consommeront 1/3 d'énergie en moins. L'ensemble a coûté près de 15,4 millions d'euros et possède plusieurs systèmes d'économies d'énergies dont 80 m2 de panneaux solaires et 2 puits canadiens (ou puits géothermiques, en quelque sorte une climatisation naturelle). Ainsi le nouveau bâtiment obtient le label « Très haute performance thermique » (THPE), issu du code de la construction et de la réglementation thermique 2005.
Article : SLG 3B Conseils
Documents de référence : www.cawa.fr /3B Conseils
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