
NAAMA (Algérie) - 13/5/10 – 3B Conseils - Au total 450.753 mines de l'ère coloniale ont été déterrées et détruites entre le 27 novembre 2004 et le 31 mars dernier par les unités de l'Armée nationale populaire (ANP), a indiqué à Naama le secrétaire général du Comité interministériel de suivi de l'opération de déminage et de l’application de la convention d’Ottawa, le colonel Hocine Gharbi.
''L'opération de déminage menée par l'ANP entre 1963 et 1988, et qui a permis la destruction de 8 millions de mines anti personnel plantées par la France coloniale, a été redynamisée le 27 novembre 2007'', a indiqué le colonel Gharbi dans son exposé, présenté lors des travaux de la conférence nationale sur les victimes des mines anti personnel qui s'est tenue à Naama. Près de 11 millions de mines anti personnel et antigroupes ont été disséminées, entre 1954 et jusqu'à la date du cessez-le-feu le 19 mars 1962, le long des lignes électriques Challe et Morrice sur les bandes frontalières Ouest et Est du pays. Le SG du comité de déminage a indiqué que "l'Algérie a réalisé un grand progrès dans le déminage au titre de la convention d'Ottawa qui s'est soldé par la destruction de 159.080 engins meurtriers".
- L’objectif est d’arriver à zéro mine d’ici à 2012.
- 1,3 mine par personne enfouie entre 1956 et 1962.
- Les mines ont fait 2.329 morts et 3.236 blessés.
La menace reste cependant persistante, insiste le représentant de l’ANP tout en précisant que les frontières algériennes regorgent encore d’un nombre important de mines anti personnel, anti groupe et de bombes éclairantes. L’Algérie s’est engagée « avec conviction et détermination » à mettre en œuvre les dispositions de la convention d’Ottawa qu’elle a ratifié en 2001. «L’objectif est d’arriver à zéro mine d’ici 2012», précise M. Ghourabi qui montre cependant les difficultés constatées sur le terrain, et ce, en dépit de l’expérience acquise à travers trois décennies de déminage « nous sommes parfois obligés de reprendre l’opération au niveau de terrains nettoyés, et ce, afin d’écarter tout risque ou danger sur la population », affirme-t-il.
''La dépollution des régions minées, et en appui, la sensibilisation sur les séquelles des déflagrations de ces engins est notre priorité", a soutenu le même responsable.
Il a ajouté, à ce titre, que l'ONG des Invalides sans Frontières vient de lancer, en coordination avec le Centre International de Déminage de Genève, une campagne de dépollution des régions des mines pour atteindre l'objectif d'une équation de ''zéro mine, zéro victime''.
A en croire le bilan du comité de déminage, l'opération de déminage est coûteuse, oscillant entre 3 et 128 Dollars l'engin, en plus de la prise en charge médicale et psychologique de l'invalide estimée à 2.700 Dollars, et des pensions mensuelles débloquées aux victimes par le Ministère des Moudjahidine.
Article : OA 3B Conseils
Source : lesnews.tk ; centre d’information des Nations Unies
jeudi 13 mai 2010
Destruction de plus de 450.700 mines datant de la Guerre d’Algérie
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mardi 26 avril 2011
Deux millions de mètres carrés déminés pour l'avenir du Port Commercial de Luanda

LUANDA (Angola) -26/04/2011– 3B Conseils. Deux millions de mètres carrés du périmètre où sera construite la future extension du port commercial de Luanda ont été déminés, à la suite des travaux réalisés par l'unité spéciale de déminage de la maison militaire de la présidence de la République et de l'Institut National de Déminage (INAD).
Son directeur provincial à Bengo, Oliveira Basílio, a livré cette information à la presse, soulignant que tous les moyens ont été mis en œuvre pour maintenir la circulation des personnes et garantir leur sécurité dans les zones à déminer comme dans les zones clarifiées.
Le projet implique une zone de 12.000.000 de mètres carrés, qui ont commencé à être déminés le 18 janvier 2010, dans l'intention de créer les conditions de sécurité nécessaires pour le démarrage des travaux du futur port, à la barre de Dande, dans la province de Bengo.
À la suite des travaux, exécutés par quatre brigades de déminage manuel de la Maison Militaire de la Présidence de la République, en substitution du Bureau de Reconstruction Nationale (GRN), et deux brigades de déminage mécanisées de l'Institut National de Déminage (INAD), 119 munitions diverses et 5.773 débris métalliques ont été évacués.La Commission exécutive de déminage, organe créé par un décret présidentiel, a pour mission de donner une grande dynamique au travail de localisation, déminage et destruction d'engins explosifs, y compris les non détonnés, pour garantir la libre circulation des personnes et biens et l'exécution de divers projets, dans le cadre de la reconstruction nationale.
Cette zone devrait entièrement être déminée d’ici la fin de l’année.
D’après les chiffres annoncés par le président du conseil d'administration de l'entreprise portuaire, Francisco Venâncio, le Port commercial de Luanda a géré plus de quatre millions de tonnes de marchandises diverses au cours du premier semestre 2010.
Dans une conférence de presse, le responsable a expliqué qu'il s'agissait de données d'un bilan provisoire, et que l'évaluation de l'activité du second semestre était en cours. Toutefois, il a souligné qu'au cours des deux dernières années, le volume de trafic moyen était de neuf millions de tonnes.
Selon lui, la circulation des marchandises est plus dynamique et sécurisée, les services portuaires ont été considérablement améliorés et de nouvelles stratégies ont été mises en œuvre, ce qui a permis aux navires d’accoster plus rapidement et de décongestionner ainsi le port. Le déchargement des marchandises ne nécessite en effet que trois jours maximum à l’heure actuelle, ce qui limite l’immobilisation des navires.

L’actualisation des tarifs portuaires a permis d’engranger des bénéfices considérables. Le dépôt de marchandises est gratuit les 5 premiers jours, du 6ème au 30ème jour du premier mois le tarif est de 30 dollars minimum par jour, Du 31è au 60è jour, la taxe est de 60 dollars, et au-delà de 90 jours, la taxe passe à 90 dollars, a précisé le gestionnaire du Port de Luanda.
En ce qui concerne la sécurité des biens à l'intérieur de l'unité portuaire, Francisco Venâncio a déclaré que de nombreux contrôles étaient effectués au sein de la zone portuaire. Les douanes parviennent à sécuriser les terminaux en utilisant des systèmes fiables et des stratégies efficaces de prévention afin d’éviter les vols.
Tenue dans les locaux du Port Commercial de Luanda, la conférence de presse a permis de présenter la troisième rencontre de la Communauté des Pays de Langue Portugaise (Comunidade dos Países de Língua Portuguesa, CPLP), que l'Angola a accueilli le 23 Juillet 2010.
Le Port commercial de Luanda a été récompensé par le Prix Etoile Internationale WQC, catégorie Or et par la « Bussiness Initiative Directions » (BID), pour ses efforts, visant l'amélioration de la qualité et l'excellence de ses services.
Article MG 3B Conseils
Souces : Angola Press et all Africa
Lire d’autres articles en rapport avec le déminage, les bombes à sous-munitions ou l’Angola.
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vendredi 18 septembre 2009
Chine : Une formation de déminage pour des officiers afghans et irakiens

18/9/2009 - 3B Conseils - Une formation humanitaire de déminage pour l'Afghanistan et l'Irak, sponsorisée par le gouvernement chinois, a débuté à Nanjing, capitale de la province du Jiangsu (est). Environ 40 officiers afghans et irakiens vont suivre une formation de deux mois à l'Université des sciences et des technologies de l'Armée populaire de Libération à Nanjing, a indiqué le ministère chinois des Affaires étrangères.
Le ministère a ajouté dans un communiqué de presse que cette formation était une mesure concrète de la Chine pour prendre une part active aux missions internationales et humanitaires de déminage international. Elle montre aussi la grande importance que le gouvernement chinois attache aux relations de coopération avec l'Afghanistan et l'Irak. Cette formation montre aussi l'attitude positive du gouvernement chinois pour assister les deux pays dans leur reconstruction économique et sociale, selon le communiqué de presse.
En 10 ans, la Chine a formé environ 300 démineurs pour 15 pays, et accordé des aides d'assistance au déminage à 20 pays, poursuit le communiqué.
La Chine va aussi faire don de matériel de déminage et de détection aux deux pays à la fin de la formation.
Article : FRi 3B Conseils
Source : french.cri.cn / www.chine-informations.com / RL - 3B Conseils
Photo : interet-general.info - Des démineurs irakiens le 16 août 2009.
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vendredi 20 novembre 2009
"Lagon Minex" : Opération Internationale de déminage du lagon de Nouvelle-Calédonie
Nouméa (Nouvelle-Calédonie) - 20/11/09 - 3B Conseils - Aujourd’hui s’achève une importante opération de déminage des eaux de la Nouvelle-Calédonie lancée le 6 novembre et baptisée « Lagoon Minex ». Elle voit pour la première fois la participation d’unités militaires en provenance d’Australie, de Nouvelle-Zélande et des Etats-Unis aux côtés des moyens militaires français.En 1942, au lendemain de l’attaque du Pearl Harbour, le navire australien HMAS Bungaree avait disséminé près de 1900 mines au large de la Nouvelle-Calédonie afin d’arrêter une progression japonaise vers le Pacifique Sud.
Une fois la guerre terminée, la marine américaine organisa deux campagnes de déminage du lagon calédonien, l’une en 1944 et l’autre en 1945, sans pour autant permettre la disparition de tous les engins explosifs. La dernière opération d’envergure de ce type remonte à 2004. A cette occasion, 60 mines, localisées dans les chenaux du port de Nouméa, avait été neutralisées.
Cependant, il reste encore une centaine de mines, contenant chacune 200 à 300 kg d’explosifs, au large de la Nouvelle-Calédonie. Ces engins sont d’autant plus dangereux que la fréquentation du lagon a beaucoup augmenté au cours de ces dernières années, notamment en raison du développement économique de l’archipel mais aussi de l’essor des loisirs nautiques.
Il a donc été décidé de lancer une nouvelle campagne de déminage d’envergure internationale. Ainsi, aux côtés de la Marine nationale, qui dispose sur zone du bâtiment de transport léger (BATRAL) Jacques Cartier, la Nouvelle-Zélande, les Etats-Unis et l’Australie ont dépêché sur place des moyens anti-mines. Au total, ce sont 300 militaires qui participent à cette opération, supervisée par le général commandant supérieur des forces armées de la Nouvelle-Calédonie. Outre l’emploi de navires et de drones sous-marins pour le déminage, l’US Navy a ramené de San Diego … des dauphins. Ces derniers sont dressés pour repérer les engins explosifs et y déposer une marque électronique à proximité afin de permettre de les retrouver.
Cette opération permet, d’une part de mettre à jour la cartographie des mines et, d’autre part, d’en éliminer plusieurs dizaines. Elle apporte ainsi une contribution significative à la sécurisation du lagon Sud de Nouvelle-Calédonie, zone classée au patrimoine mondial de l’UNESCO.
C'est le photographe amphibie Emmanuel Donfut (Balao) - basé à Concarneau - qui devait suivre cette opération et rapporter des images pour plusieurs magazines.
Article : FM 3B Conseils /
Source : Marine Nationale / Opex360 / BB - 3B Conseils
Photo : Marine Nationale
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vendredi 2 juillet 2010
15 milliards de francs CFA nécessaires au déminage de la Casamance.
Ces engins qui seraient selon un démineur d’origine portugaises (« toutes les mines que nous avons déterrées en Casamance viennent du Portugal et elles portent la marque d’une société d’armements portugaise »), ont éloigné de leurs localités, les populations. «Les paysans ne partent plus dans leurs rizières ou champs, car ils ont peur de sauter sur une mine" selon le président de l’association des personnes déplacées, pour qui l’Etat doit accentuer sa mission de dépollution des zones concernées.
«L’Etat doit déminer les zones, avant notre retour. Vous savez, les populations des zones rurales n’ont que la forêt pour vivre. Elles n’ont que les ressources de la forêt. Et si on les fait retourner sans déminer, c’est signer leur mort prochaine ce qu’on ne souhaite pas», a-t-il indiqué.
La présence de ces mines anti-personnelles sont également une frein même un frein aux activités socio-économiques de la région de Ziguinchor. Notamment le tourisme, le transport, à cause des routes et pistes minées. L’agriculture, la forêt et certaines activités comme la chasse, la collecte du bois de chauffe, sont réduites ou marchent au ralenti. Dans la région de Sindian où l’on récoltait des milliers de tonnes d’arachide, c’est à peine qu’on atteint aujourd’hui les cent tonnes.
Si une mine peut s’acheter 1500 CFA sur le marché, elle coûtera 1,5 million de CFA lors des opérations de déminage.
Bobine Touré, de l'ONG Geneva Call indique qu’il faut «nécessairement qu’il y ait des fonds. Et ces fonds sont aussi tributaires du progrès que l’Etat peut faire. Les fonds, nous sommes obligés d’aller les chercher au niveau international. Mais les bailleurs ne peuvent pas donner leur argent s’ils savent qu’en réalité, il ne sert à rien. Surtout, si on ne conscientise pas les populations à coopérer à un déminage intégral, humanitaire, alors, ça ne servira absolument à rien. Donc, les fonds ne viendront que s’il y a une réelle volonté de part et d’autre. Il faut que les populations , les rebelles et les acteurs non étatiques, tous, participent pour coopérer à la lutte anti-mines».
S’agissant des victimes des mines elles doivent débourser entre soixante dix mille à quatre vingt dix mille francs CFA pour disposer d’une prothèse, lesquelles doivent ensuite souvent faire face à une marginalisation à cause de leur handicap.
Déminer la Casamance.
Au travers du centre national d’action anti-mines (CNAMS) l’Etat du Sénégal, tente ainsi d’agir sur le terrain et prévoit le démarrage d’une enquête à grande échelle pour avoir une base de données fiables sur les victimes de mines en Casamance. Celles-ci sont estimées à 160 personnes identifiées dont 85 amputées.
‘’La prévision pour le seul déminage humanitaire, sans les autres composantes, est 30 millions de dollars (environ 15 milliards de francs)’’, a indiqué Moussa Diaby, chef du bureau administratif et juridique du Centre national anti-mines au Sénégal.
M. Diaby a fait savoir que les opérations de déminage se poursuivront, de même que la reprise du contrôle de qualité, restitution des terres dépolluées, des formations et sensibilisations, plaidoyer, entres autres activités prévues dans un plan d’action.
Le CNAMS, avec des partenaires locaux, a procédé l’enlèvement de 115 mines (113 anti personnel, 2 antichars et 3 restes d’explosifs de guerre). La palme revient au village de Darussalam (arrondissement de Niaguis) où 86 mines ont été trouvées.
Par ailleurs, le CNAMS a mis du matériel à la disposition des structures de santé dont le centre hospitalier régional de Kolda qui a été doté de matière première et d’outillages pour son centre d’appareillage.
Une ligne de crédit de plus de 10 millions de francs sera disponible à travers une mutuelle pour soutenir les activités économiques des victimes de mines.
Dans la région de Kolda, des mines sont notées dans l’arrondissement de Dioulacolon. Pour en savoir plus, le CNAMS, à travers un opérateur, va procéder au diagnostic et éventuellement démarrer la dépollution des zones infectées.
Article RH 3B Conseils
Sources Journal Le Peuple / Agence Presse Sénégalais
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mardi 31 mai 2011
Des femmes à l’œuvre contre les mines antipersonnel au Sri Lanka.

MANNAR (Sri-Lanka) -31/05/2011- 3B Conseils. Une équipe féminine de déminage s’efforce d'effacer les traces de la guerre civile qui a ravagé le pays pendant 26 ans et tente de réhabiliter ainsi les villages sri-lankais.
Retirer les milliers de mines abandonnées sur le théâtre du conflit opposant le gouvernement sri-lankais aux Tigres tamouls est un métier dangereux et exigeant pour ceux et celles qui ont pris la responsabilité de le faire.

L'équipe féminine de déminage du district de Mannar au nord du Sri Lanka lutte au quotidien dans une chaleur écrasante et dans la peur pour effacer de manière systématique toutes les traces de la guerre qui restent longtemps après la fin du conflit, officiellement déclarée en 2009. L'ensemble du territoire est pourtant loin d'être sécurisé aujourd’hui.
Les femmes sont partagées entre excitation, fierté et peur à chaque fois qu’elles trouvent une mine. La plupart d’entre elles prennent ce travail afin de pouvoir subvenir à leurs besoins et à ceux de leurs enfants. La guerre leur a souvent enlevé leur mari et elles sont alors devenues soutien de famille.
Elles ne procèdent pas au nettoyage des villages simplement parce que c’est leur travail mais aussi parce qu’elles se sentent profondément concernées. Elles ont toutes souffert de la guerre et perdue un membre de leur famille. Elles tiennent à finir ce travail pour que les gens puissent revenir des camps de réfugiés et retrouver leur ancienne vie, lorsque la paix régnait sur le pays.
Prenons l’exemple de Jalini, 30 ans. Elle se met au travail dans les rizières de la «région de Vanni, surnommée le « bol de riz », au nord du Sri Lanka. Mais au lieu de récolter du riz, elle part à la chasse aux mines, héritage meurtrier de la guerre civile. Son espace de travail était une rizière autrefois. Mais tant que les mines dissimulées dans le sol ne seront pas localisées et éliminées, la communauté du Thunnukai ne pourra pas cultiver ces terres. Une douzaine de mines ont déjà été trouvées dans ce seul lopin de terre et il en reste certainement encore plusieurs à localiser.

Un nombre inconnu de mines antipersonnel jonchent le sol d’une région autrefois florissante, menaçant des vies et les moyens de subsistance un peu partout dans le nord du Sri Lanka.
Pendant la guerre, des familles entières ont dû rejoindre des camps de réfugiés et ont vécu dans des conditions très difficiles. Des organismes comme l'organisation britannique HALO (qui emploie près de 8 000 démineurs dans neuf pays à travers le monde) travaillent dur pour déminer les alentours des villages afin que leurs habitants puissent à nouveau cultiver leurs terres et produire de la nourriture.
Saila Jan, 29 ans, mère de deux enfants, fait partie du nombre croissant de femmes sri-lankaises qui ont été recrutées et formées par le HALO Trust. Les femmes comme Saila travaillent aux côtés des hommes et jouissent du même statut. Elles aident à retirer les mines de centaines d'hectares de terres rizicoles.
L'extraction des mines à la main est un travail lent et laborieux. Il faut passer l’étendue à sécuriser au détecteur de métaux, mètre carré par mètre carré. Dès que l’on perçoit un bip sonore d’une certaine intensité, il faut fouiller la zone plus minutieusement en creusant la terre dure et desséchée.
La position de la mine est marquée par un triangle rouge en attendant le démineur qui l’extrait et sépare le détonateur de la charge.
Certaines mines antipersonnel peuvent être détruites en les brûlant, méthode improvisée par les agences de déminage qui ne sont pas autorisées à utiliser des explosifs pour ce faire au Sri Lanka.
Paskar, Un des superviseurs locaux, a travaillé pour HALO pendant huit ans et dit qu'il est heureux que les habitants soient employés chaque fois que cela est possible, car ils connaissent les lieux et peuvent lui fournir des informations importantes sur l'emplacement possible des mines. HALO a procédé à la destruction de plus de 16.000 mines en deux mois seulement.
Pendant la guerre, de nombreux hommes tamouls ont été enrôlés pour lutter contre l'armée sri-lankaise. Nombre d’entre eux ont été tués ou gravement blessés et beaucoup de familles dépendent des femmes maintenant. Ceux et celles qui travaillent au déminage gagnent l'équivalent de 190 $ par mois, revenu qui leur permet de vivre convenablement selon ces femmes.
Sudarsana, 20 ans, a travaillé sur ce projet depuis Décembre 2009. Elle avait dû quitter son domicile en raison des combats en Juillet 2008, et changer de refuge à plusieurs reprises avant d'être finalement évacuées par le CICR (Comité International de la Croix-Rouge) dans les dernières semaines du conflit en avril 2009. Cet emploi lui a permis de revenir dans son village.
Plus de 800 kilomètres carrés de terres cultivables ont pu être récupérés au nord du Sri Lanka. Saila pense que ce travail est important. Elle est heureuse de contribuer à rendre les villages plus sûrs pour les gens et d’avoir un revenu qui lui permette de faire vivre sa famille. Elle admet que ce travail est difficile mais elle l’accepte dans la mesure où cela aide sa famille. Elle souhaite que ses enfants aillent à l’école et puissent vivre en paix.
Article : MG 3B Conseils
Sources : TIME et Al Jazeera (vidéo)
Photos : Time /Russel Watkins / Department for International Development
Lire d’autres articles à propos du déminage ou des mines antipersonnel.
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mardi 26 août 2008
Après la guerre, le déminage...

TBILISSI (Géorgie) - 26/08/2008 – 3B Conseils – Alors que les troupes russes commencent timidement leur retrait de Géorgie, la question de la reconstruction du pays se pose. Dimanche, un train de marchandises transportant du pétrole a explosé près de la ville de Gori. Pour le ministre géorgien de l’Intérieur, l’explosion aurait été causée par une mine russe.
Nicolas Sarkozy a décidé de convoquer le 1er septembre à Bruxelles un sommet européen consacré notamment à "l’avenir des relations" des Vingt-Sept avec la Russie et à l’aide à la Géorgie. Sur la question de l’aide, trois sujets seront abordés : aide humanitaire, reconstruction du pays et la capacité de l’UE à envoyer des observateurs militaires ou civils sur le terrain, afin d’accélérer la mise en œuvre du mécanisme international qui doit, selon les termes de l’accord négocié par Nicolas Sarkozy avec le président Medvedev, remplacer les patrouilles russes toujours déployées sur le sol géorgien. L’Union européenne annonce qu’elle va apporter une aide supplémentaire de 5 millions d’euros à la Géorgie pour des produits de première nécessité et financera aussi des opérations de déminage.
L’organisation américaine Human Rights Watch (HRW) a déclaré, jeudi 21 août, avoir découvert des bombes à sous-munitions (BASM) utilisées par l'armée russe en Géorgie, ce que Moscou dément. "Beaucoup plus de gens pourraient encore être tués ou blessés, sauf si la Russie autorise des organisations spécialisées en déminage à entrer et nettoyer les zones affectées". Handicap International condamne fermement l'utilisation de BASM et incite les autorités russes à livrer toutes les informations nécessaires sur ces bombardements, afin de permettre un déminage rapide. Le Protocole V de la Convention sur certaines armes classiques (CCAC) adopté en 2003 et entré en vigueur le 12 novembre 2006 sur les restes explosifs de guerre exige que les parties à un conflit armé procèdent à l’enlèvement de toutes les munitions non explosées.
Une centaine de pays se sont ralliés en février 2007 à une interdiction de ce type d'armement. Ni la Russie, ni la Géorgie ne s'y sont jointes. Ces événements interviennent alors que l'interdiction des BASM pourrait être prononcée à Oslo en décembre prochain suite à la signature à Dublin le 29 mai 2008 du texte de compromis pour le traité interdisant les bombes à sous-munitions. La France avait annoncé le 24 mai 2008 le retrait du service opérationnel des roquettes M-26 achetés aux États-Unis pour ses lance-roquettes multiples (contenant chacune 644 sous-munitions). Les principaux pays producteurs et utilisateurs de sous-munitions (Etats-Unis, Russie, Chine, Corée du nord, Inde, Iran, Israel, Pakistan) étaient absents....
Pour en savoir plus : intervention du Général Bertrand Binnendijk lors de la conférence « Défense et Environnement : une nouvelle manière de penser » le 30 mai 2008 : ICI. Interview de Salomé Zourabichvili, diplomate française et ancienne ministre des affaires étrangères de Géorgie de mars 2004 à octobre 2005 dans Les matins de France Culture : ICI . Emission "Les enjeux internationaux" de Thierry Garcin le 25 août 2008 sur la Géorgie et l'Ossétie du Sud : ICI
Article : SLG 3B Conseils
Documents de référence : DICOD / Reuters / Le Nouvel Observateur / New Press
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mercredi 3 juin 2009
Le Cambodge : un pays novateur en matière de déminage

Cambodge – 3/6/2009 – 3B Conseils - Le Traité d’Ottawa (aussi appelée Convention d’Ottawa) a fêté ses 10 ans le 1er mars 2009. La Convention a été négociée afin de pallier les insuffisances du Protocole II (sur l'interdiction ou la limitation de l'emploi des mines, pièges et autres dispositifs) de la Convention sur certaines armes classiques que de nombreux États jugeaient inadapté pour répondre efficacement au défi de l'interdiction totale des mines antipersonnel. (Article 3B Conseils – 5/3/2009)
Au Cambodge, depuis 1992, près de 1 million de mines ont été retirées d’une zone d’environ 500 kilomètres carrés. ONG et structures gouvernementales se partagent le travail, sous le contrôle d’un groupe financé par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD). Il reste, estime-t-on, encore 700 kilomètres carrés infestés.
Le Cambodge exporte aujourd’hui ce savoir-faire. Sur les cinq pays participant aux opérations de déminage dans le sud du Soudan, c’est lui qui a enlevé le plus grand nombre de mines – plus de 2 000 – et qui est le mieux classé par l’ONU en termes de productivité et de sûreté, indique Ker Savoeun, directeur des opérations de maintien de la paix par l’ONU au Cambodge. Dans le nord-ouest du Cambodge, où opère le CMAC (Cambodian Mine Action Centre, l’agence gouvernementale de déminage.) les démineurs font appel à une combinaison de méthodes éprouvées et de haute technologie. Ils passent le détecteur de métaux et, s’ils ne trouvent rien, scrutent une nouvelle fois le sol. S’ils découvrent une mine, ils la neutralisent ou la détruisent. Cette procédure est lente et fastidieuse, mais elle a le mérite d’être peu coûteuse. Depuis 2000, le CMAC utilise des chiens pour accélérer la tâche. Il dispose maintenant du deuxième programme de déminage canin du monde. Pour les terrains boisés et les zones truffées de mines antichars, l’organisation recourt à d’énormes machines japonaises.
English Summary :
Despite the makeshift start, the U.N. is impressed with the pace of Cambodian demining. In an April speech on the achievement of Cambodia’s U.N. Millennium Development Goals, Cambodia is “now regarded as a world leader in demining," said Douglas Broderick, the country's U.N. resident coordinator.
This unique expertise is now being exported overseas.
In CMAC’s clearance fields in Cambodia’s northwest, workers use a mixture of long-tested and high-tech methods. Up to 90 percent of demining is still carried out by individuals equipped with handheld metal detectors and prods, said Pring Panharith, the director of the organization’s Battambang unit and a former Khmer Rouge member. Pairs work in meter-wide rows divided by red yarn. They scan the land and if it’s clear, they unravel the spools 8 centimeters and scan again. If they find a mine, they either diffuse it or blow it up. This process is slow and tedious, but cheap.
In 2000, CMAC began using dogs to speed up its work. It now has the second-largest canine demining program in the world, after Bosnia, with 56 animals sniffing for TNT remnants, Pring Panharith said. For forested terrain and areas with an abundance of anti-tank mines, CMAC uses enormous, Japanese-made machines that dwarf most heavy construction equipment. The swing-type deminer, made by Hitachi, was created and tested in Cambodia.
Article : FRi 3B Conseils
Source : Courrier international / Global Post / 3B Conseils
Photo : ONU
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jeudi 27 août 2009
Les GPD (Groupement de Plongeurs Démineurs) : Les nettoyeurs sous-marins

France - 27/8/2009 - 3B Conseils - Chaque région maritime possède son GPD (Groupement de Plongeurs Démineurs) qui est l’unité de plongeurs qui sont basés dans les ports. Le territoire français est divisé en trois régions maritimes qui sont chacune représentée par une ville :
- Cherbourg pour la région Manche.
- Brest pour la région Atlantique.
- Toulon pour la région Méditerranée.
Le GPD Manche est entraîné pour intervenir sur les munitions spéciales et dans la lutte contre le terrorisme maritime.
Le GPD Atlantique est spécialisé dans les travaux en eaux polluées et la récupération des mines inconnues.
Le GPD Méditerranée est spécialisé dans les travaux sous-marins et ceux nécessaires pour la préparation des débarquements (VSW, very shalow waters).
Concernant les opérations hors métropole, ce sont les Groupements de Plongeurs Démineurs Manche, Atlantique et Méditerranée qui interviennent par détachement pour une mission précise.
Le Groupe des Plongeurs Démineurs de la Manche (GPDM) a récemment fêté son cinquantième anniversaire à la Cité de la Mer de Cherbourg. Depuis sa création, environ 150.000 engins ont ainsi été découverts et détruits au cours de 6.000 missions. Très actif en Manche et mer du Nord, où de nombreuses mines et obus datant des dernières guerres mondiales sont régulièrement retrouvés. Les plongeurs ont, ainsi, participé au déminage du Canal de Suez, dans les années 70, ou ont été déployés, plus récemment, en Bosnie et en Afghanistan.
Au Havre, le GPDM a, par ailleurs, été mobilisé durant trois ans sur la zone de Port 2000, om un chantier colossal a vu la réalisation de nouveaux terminaux à conteneurs. Au cours de cette mission, où 400 plongées ont été réalisées, l'équivalent de 9 tonnes de munitions a été découvert. L'ensemble de ces explosifs, dont une bombe anglaise de 1,8 tonne, a été détruit au large.
Au cours du premier semestre 2009, le GPD Atlantique a été déployé pour des exercices ou des missions opérationnelles en Norvège, en Nouvelle-Calédonie, à Djibouti, au Gabon, à Abu Dhabi et à Bahreïn, avant d’apporter son concours à l’association « recherche de l’Oiseau blanc ».
Enfin, deux jours après qu'une bombe anti-sonar a été localisée, flottant dans la rade d'Agay à l'entrée du chenal de l'école de voile, avant d'être détruite par le service de déminage de la Marine nationale, deux grenades datant de la Seconde Guerre mondiale ont été retrouvées dans les calanques de la pointe d'Anthéor (Saint-Raphaël).
Jusqu’à la Seconde Guerre Mondiale, les scaphandriers jouaient un rôle important dans le cadre des déminages sous-marins. Ces scaphandriers étaient généralement formés dans des écoles de mécaniciens ou dans l’atelier central devenu par la suite Atelier de la Flotte. Ils étaient surtout dédiés à des tâches d’entretien et de vérifications des mines défensives. On avait également recours à leurs services pour récupérer des mines ennemies. À la fin de la Seconde Guerre Mondiale et à la suite de nombreux accidents, les marines ont petit à petit décidé de remplacer les scaphandriers par des plongeurs autonomes et ainsi développer d’autres techniques. Ces accidents étaient essentiellement dus à l'encombrement, aux influences acoustiques et magnétiques de leurs équipements dans les zones portuaires.
Au début des années 50, la première école de scaphandriers est créée dans le Var, à Saint-Mandrier. Toutefois les formations qui y sont dispensées ne comprennent pas le déminage, une spécialité qui ne verra le jour qu’en 1953 à l’Escadrille de Dragage de Toulon.
Les Plongeurs Démineurs ont 4 missions principales :
- La surveillance et la protection anti-mines des installations et des bâtiments de la Marine Nationale et des ports nationaux.
- Les missions de déminages lors des déploiements de forces militaires françaises à l'étranger.
- La récupération, l'expertise ou les travaux de lutte anti-pollution sur épave.
- La destruction d'engins explosifs de la dernière guerre découverts par des marins pêcheurs ou déclarés sur les plages par des promeneurs...
Chaque GPD dispose de deux vedettes de 21 mètres équipées d'un caisson biplace de recompression permettant le transport d'un plongeurs blessé. Un bâtiment support de plongeurs constitue la plateforme principale de travail lors des déplacements lointains. Ce bâtiment est muni d’un caisson multiplace permettant également le traitement de plongeurs accidentés.
La lutte anti-mines est une spécialité française reconnue. La France ne cesse d'innover dans le domaine. En effet, la DGA a récemment lancer une étude pour améliorer la détection et la lutte contre les mines afin de garantir une meilleure sécurité aux plongeurs en mission.
Découvrez 2 articles sur le sujet :
- Nouvelle-Calédonie : Exercice multinational de déminage
- ESPADON : La DGA lance une nouvelle étude pour la lutte contre les mines
Article : FRi 3B Conseils
Source : Sauvmer.free.fr / Var matin / Marine nationale / Mer et Marine / loiseaublanc.over-blog.com / 3B Conseils
Photo : Plongeur-démineur de la Marine nationale - crédits : MARINE NATIONALE
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mardi 8 décembre 2009
Campagne de déminage à Port Grimaud
Nous apprenons sur le site de la Marine nationale qu’un groupe des plongeurs démineurs de la Méditerranée (GPD-Med) procède depuis le 30 novembre et jusqu’au 18 décembre à une campagne de déminage sur la plage des Tamaris à Port-Grimaud (Var). Une action de déminage autour d’un ancien bunker aujourd’hui ensablé qui recèle encore de nombreuses munitions des deux guerres mondiales. Ces munitions (munitions d’artillerie, anti-aérienne et cartouches), avec les mouvements de sable, sont régulièrement retrouvées en bordure de plage. En 15 jours, 1200 m² de sable seront passés aux détecteurs de métaux et à la sonde par les plongeurs démineurs de la Marine. Comme l’explique le Maître Hidden, chef de la campagne, «ce travail consiste en la mise en place d’une zone de travail en damier, nous appelons cela le carroyage . Chaque carré est passé au détecteur de métaux ou à la sonde, une fois qu’un carré est complètement inspecté, nous passons au suivant». Un travail de fourmi qui doit permettre de déminer au maximum cette zone pour ensuite déposer un tapis grillagé qui stabilisera le bunker et ses abords. Le tapis sera ensuite recouvert de pierres afin de sécuriser les abords du bunker.
Vidéo : ICI
Article : SLG /Marine nationale
Sources : ©Marine nationale / LV Ingrid Parrot
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jeudi 9 septembre 2010
Mer Baltique : Exercices OTAN, déminages et gazoduc
Vilnius - LITUANIE - 09/09/2010 - 3B Conseils - Dix-neuf bâtiments de différentes marines de 10 pays se sont retrouvées entre le 30 août et 8 septembre pour l’opération annuelle Open Spirit menée depuis plus de 10 ans en mer Baltique. Il s’agit de l’Estonie, la Lituanie, la Lettonie, la Russie, la France, la Norvège, la Finlande, la Pologne, la Belgique et l’Allemagne : 10 Etats membres de l’OTAN et de pays associés grâce au partenariat pour la Paix.
L’objectif était de partager leur savoir-faire et leurs moyens pour faire des exercices divers dans un premier temps, puis la recherche d’explosifs et le déminage. Giedrius Premeneckas, un responsable de la marine lituanienne, estime «qu’il y a dans les eaux lituaniennes environ 1.000 mines, laissées principalement par l’Allemagne pendant la Seconde guerre mondiale».
D’après TTU, cette opération présente une importance particulière, un an après la guerre en Géorgie. «C’est une preuve de la solidité de nos relations avec les Alliés et d’une sécurité accrue en Baltique», a analysé le ministre estonien de la Défense, Jaak Aaviksoo. Comme l’an dernier, la Russie n’a pas participé à cette opération de déminage. Plus tôt dans l’été, un important exercice de gestion de crise (Loyal Arrow) s’était déroulé dans le golfe de Botnie, attenant à la Baltique, et sur le territoire suédois avec la présence notamment du porte-avions britannique HMS “Illustrious” et d’une cinquantaine d’avions (y compris des Awacs). En visite le 1er septembre à Tallinn, le secrétaire d’Etat allemand à la Défense, Rüdiger Wolf, avait tenu à rappeler que «la sécurité collective restera la tâche la plus importante de l’Otan dans son nouveau concept stratégique». Selon des experts militaires finlandais et suédois, l’un des principaux objectifs sera l’entraînement à la protection d’un gazoduc. En Finlande, les travaux de déminage en mer Baltique sur le passage du futur gazoduc russe Nord Stream de Gazprom avait repris en novembre dernier. La Suède et La Finlande avaient donné leur accord au passage de Nord Stream dans leur zone économique des eaux internationales de la Baltique le 5 novembre, après le Danemark, qui avait fait de même le 20 octobre 2009. Nord Stream doit acheminer du gaz de Russie en Allemagne sur 1 220 km. La France qui a participé, à l’opération nettoyage des mines de la Baltique avec le chasseur de mines tripartites français L'Aigle (construction commune aux marines belge, française et néerlandaise des années 80) avait quitté Brest le 21 août dernier pour rejoindre la zone d’opération. En 2009 c’était avec le "Céphée". Repère 2009 : Article sur l’opération Open Spirit paru le 8 septembre 2009.
Sources : Marine Nationale, TTU, France Info, Bruxelles 2, AFP, BB 3B Conseils
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vendredi 28 novembre 2008
Conférence test pour la convention d'Ottawa

GENEVE (Suisse) – 28/11/2008 – 3B Conseils – Cette semaine, se tient à Genève la neuvième conférence des 156 États parties à la Convention d’Ottawa sur l’interdiction des mines antipersonnel. La réunion constitue un test crucial pour la Convention. Les Etats parties doivent réaffirmer son statut. Quinze Etats ont demandé une extension du délai de 2009 pour nettoyer leurs territoires minés. L’Ambassadeur de Suisse qui préside la Conférence des Etats parties, Jürg Streuli reconnaît que « pour certains Etats, la tâche de déminage humanitaire est énorme ».
Selon, le rapport 2008 de l’Observatoire des mines, publié par Handicap International, les mines antipersonnel (ainsi que les munitions non-explosées) ont fait « 5426 victimes en 2007, dont 1401 morts et 3939 blessés, souvent très grièvement ». Ces chiffres sont en « très forte baisse (…) "grâce à des efforts de déminage importants", constate Handicap International ». Cette association « pointe la Russie (en Tchétchénie et de fortes présomptions en Géorgie), la Birmanie, alors que de fortes présomptions pèsent sur la Géorgie et le Sri Lanka ». Le rapport indique aussi que trois pays (la Grèce, la Turquie et le Belarus) violent le traité international signé en 1997 en ne détruisant pas leurs stocks de mines dans les délais impartis, et quinze autres pays n’auront pas déminé leur territoire d’ici la fin du délai de dix ans, en 2009. Le Royaume-Uni est notamment accusé de n’avoir pas commencé le déminage des îles Malouines, théâtre de la guerre contre l’Argentine en 1982. Outre-Manche, on s’en défend, estimant qu’il est contre-productif de dépenser des fonds pour déminer des zones désertes des Malouines. La dynamique d’adhésion à la convention s’est fortement ralentie et aucun aucun Etat n’a adhéré au traité en 2007. Des Etats comme les Etats-Unis, la Russie, la Chine, Cuba, Israël, l’Iran, la Finlande ou encore l’Inde sont toujours récalcitrants.
Les mines antipersonnel continuent de blesser près de 5500 personnes par an. La Colombie est le pays le plus touché avec 895victimes en 2007 contre 811 en Afghanistan, 438 en Birmanie ou encore 352 au Cambodge.
Les chiffres clés du rapport ICI ,la convention d’Ottawa ICI et carte mondiale des mines antipersonnel ICI
Article : SLG 3B Conseils
Documents de référence : DICOD / Handicap International / 3B Conseils
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jeudi 20 mai 2010
Un contingent espagnol a débuté des travaux de déminage à Aytaroun, au Liban

MADRID (Espagne) – 20/05/10 – 3B Conseils - Les membres de l'unité du génie «Libre Hidalgo XI », faisant partie de la Brigade Multinationale de l'Est de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL), ont commencé les travaux de déminage dans le village d'Aytaroun.
On estime qu’au début de la mission, il y avait plus d'un million de bombes à sous-munitions sur le territoire libanais, tant dans les zones urbaines que dans les zones rurales.
Avant de rejoindre la mission, l'unité du génie de « libre Hidalgo XI » avait déjà recueilli des informations en Espagne et sensibilisé d'autres unités.
Le 5 mai, l'UNMACC (Le Centre des Nations Unies chargé de la Coordination de la Lutte Antimines ) et le LMAC (Centre d'Action Antimines du Liban), les deux organisations chargées de planifier, diriger et superviser le nettoyage des sous-munitions à travers le pays, ont octroyé les agréments nécessaires à deux sections de sapeurs, une équipe de neutralisation des bombes et deux équipes médicales espagnoles afin de procéder au déminage dans des conditions optimales.
L'objectif de ce travail est d'assurer le suivi des travaux effectués précédemment par les troupes espagnoles dans la même localité et le déblaiement du site de sous-munitions réalisé dans la ville de Khiam.
Article OA 3B Conseils
Source : Ministère de la Défense Espagnol
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mercredi 16 février 2011
Le Sterenn Du : le système français du futur en matière de lutte contre les mines sous-marines.
Ce navire démonstrateur (drone porte-drones) préfigure le système français du futur en matière de lutte contre les mines sous-marines. A l'inverse des navires chasseurs de mines actuels, ce nouveau concept vise à mener des opérations de déminage sans exposer la vie des équipages et des plongeurs démineurs. La destruction des mines se fait actuellement « soit par des plongeurs, soit au moyen d'un engin télécommandé par fil, le poisson autopropulsé PAP 104, opérant relativement près du navire chasseur de mines. »
La « panoplie » du Sterenn Du, se compose en fait de trois éléments interdépendants : le catamaran , des drones de surface et des engins sous-marins. Des embarcations autonomes pourront alors déployer de façon concomitante des robots et/ou capteurs sous-marins, intervenant au plus près des mines pour les détecter et les neutraliser.
Pour l’avenir, si les essais qui vont se dérouler au large de Brest en 2011 et 2012 sont concluants le développement du programme sera différent. « Deux drones de surface comme Sterenn Du seraient embarqués à bord d'un bateau-mère long d'une centaine de mètres et d'un déplacement de 2 000 à 3 000 tonnes. C'est-à-dire d'une taille très supérieure aux chasseurs de mines actuels, qui mesurent 51 mètres pour un déplacement de 600 tonnes. »
A noter également qu’une étude a été confiée au groupement d'industriels DCNS, Thales et Eca pour tester les capacités d'un drone naval à mettre en œuvre de manière automatique un sonar remorqué et différents types d'engins sous-marins chargés de repérer ou de détruire les mines.
* Long de 17 mètres, large de 7,5 mètres, pesant 25 tonnes, huit mois ont été nécessaires pour réaliser ce navire, dont la coque est en aluminium.
Article RH 3B Conseils
Sources : DCNS / Ouest-France
Photo / DCNS
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jeudi 24 juillet 2008
L’Afghanistan en cours de déminage

KABOUL (Afghanistan) – 24/07/2008 – 3B Conseils - Selon l’Organisation des Nations unies, une grande partie de l’Afghanistan, une des nations les plus infestées de mines dans le monde, a été nettoyée de ses mines antipersonnel. C’est le fruit du travail de 8 500 démineurs ayant travaillé au cours des 18 dernières années. Plus de 38.297 mines antipersonnel, 419 mines antichars, 957.362 restes explosifs de guerre ont été enlevés au cours des six derniers mois et 65.361,363 km² nettoyés. Si les deux tiers du pays sont désormais déminés, il reste encore plus de 4 millions de personnes qui vivent en terrain dangereux.
L'Afghanistan s'est engagé à enlever toutes les mines sur son territoire d'ici 2013, date-butoir fixée par la Convention d'Ottawa. L'objectif de l'Afghanistan est d'avoir nettoyé 70% des zones contaminées par les mines et les restes explosifs de guerre d'ici 2011.
Alors que le nombre des victimes de mines terrestres baisse progressivement, les dangers que présentent les restes explosifs de la guerre suscitent des préoccupations de plus en plus vives, en particulier dans les régions du sud et du sud-est touchées par le conflit. En 2007, les mines terrestres, les engins non explosés (UXO) et les munitions explosives abandonnés (AXO) ont fait 143 morts et 438 blessés dans différentes régions, selon les statistiques du Centre d’action anti-mines des Nations Unies en Afghanistan (UNMACA).
D’après un rapport d’IRIN sur les mines, Laying Landmines to Rest? Humanitarian Mine Action (Elimination des mines terrestres – Action humanitaire contre les mines), le coût de production des mines antipersonnel conventionnelles varie entre 2 et 17 euro, alors que d’autres mines, technologiquement plus élaborées, telles que les mines à fragmentation ou les mines autodestructrices, coûtent jusque 50 fois plus cher. Selon le Centre britannique d’information et de formation au déminage (Mine Information and Training Centre/MITC), la neutralisation de chaque mine coûte entre 190 et 640 euro à la communauté internationale.
Outre l'impact sur leurs victimes, les mines terrestres ont également des conséquences environnementales graves notamment sur les voies navigables, plages, forêts, montagnes, déserts et champs qui demeurent infestés de champs de mines non balisés et limite de fait l'accès agricole, forçant des populations à employer à se déplacer pour assurer leur subsistance. En outre, les mines terrestres rejettent des substances toxiques dans l'environnement. Les explosifs généralement utilisés dans les mines terrestres, telles que le trinitrotoluène (TNT), s'infiltrent dans le sol. La décomposition de ces substances pose des problèmes d’écotoxicité.
Sur l'ensemble, 50 tonnes de munitions sont neutralisées chaque année puis détruites par le détachement génie du bataillon français. Un détachement cantonné au Nord de Kaboul et composé de 49 militaires presque essentiellement des sapeurs du 31e Régiment du génie de Castelsarrasin.
Pour en savoir plus : Igor Nered, Directeur général de la direction logistique au Ministère de la Défense slovène, 2ème conférence Défense et Environnement : une nouvelle manière de penser / 30 mai 2008 sur notre site : 3B Conseils. Thierry Garcin, Les Enjeux Internationaux sur France Culture, « Armes à sous munitions », le 19 mai 2008. Colloque au Sénat, « Guerre et environnement », le 6 mars 2008.
Article : SLG 3B Conseils
Documents de référence : DICOD / IRIN / Paktribune
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mercredi 16 décembre 2009
Opération de déminage réussie à Port Grimaud
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jeudi 7 août 2008
Explosion d’une roquette abandonnée au Tchad

N'DJAMENA (Tchad) – 7/08/2008 – 3B Conseils - Sept personnes ont été tuées et une quinzaine blessées lundi 4 août au marché central de N'Djamena à la suite de l'explosion d'une roquette datant de l'attaque rebelle sur la capitale tchadienne en février dernier.
L'explosion s'est produite à la suite de sa manipulation a déclaré le ministre de l'Intérieur et de la Sécurité publique, M. Ahamat Mahamat Béchir. Il souligne que cette roquette "a été certainement abandonnée par les rebelles" tchadiens au cours de leur attaque les 2 et 3 février 2008 sur N'Djamena. Au cours de celle-ci, le grand marché avait été en partie détruit et incendié. Le Tchad est contaminé par les mines et les pièces d’artilleries non explosées. Les mines sont l’héritage du conflit dans les années 1980 avec la Libye voisine et plus récemment de la guerre civile. Une opération de déminage financée par la Lybie a débuté en juillet. Elle rentre dans le cadre d'un accord de coopération signé le 10 novembre 2007 entre l'Association libyenne de lutte contre les mines dépendant de la Fondation Kadhafi pour le développement (FKD) et le Haut commissariat tchadien de déminage.
Article : SLG 3B Conseils
Documents de référence : AFP / DICOD / 3B Conseils
Photo : Le grand marché de N'Djamena le 11 février 2008, après des heurts entre l'armée tchadienne et les rebelles.
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lundi 22 septembre 2008
Liban/ Israël : quels dédommagements pour les crimes environnementaux en temps de guerre ?

BEYROUTH (Liban) – 22/09/2008 – 3B Conseils - Selon le quotidien libanais "Al-Akhbar" (proche du Hezbollah) l'ONU, par l’intermédiaire de son secrétaire général, va exiger d'Israël "d'endosser l'entière responsabilité des dégâts écologiques causés à des infrastructures lors de la Deuxième guerre du Liban, et payer 1 milliard de dollars de dommages et intérêts" au Liban. Ban Ki-Moon devrait présenter un rapport en ce sens à l’Assemblée générale à la fin du mois.
En juillet 2006, le bombardement de la centrale électrique libanaise de Jieh, à 30 kilomètres au sud de Beyrouth, par l’aviation israélienne avait provoqué une marée noire (Photo : ICI). Près de 600 000 tonnes d’huile lourde avaient brulé pendant deux jours. Le CEDRE rappelle que le stockage d’hydrocarbures de la centrale comprenait cinq cuves renfermant un total de 75 000 m3 de fioul lourd. Le 13 juillet, une première cuve de 15 000 m3 était touchée par un missile et prenait feu. Les pompiers élevèrent des merlons de sable pour contenir l’incendie. Le 15 juillet, une deuxième cuve, de même capacité, était aussi bombardée et détruite. Il est impossible d’établir avec précision le bilan des volumes de fioul brûlé, de fioul infiltré et de fioul déversé en mer ; ce dernier varie, selon les estimations, entre 7 000 et 15 000 m3. Le pétrole a contaminé les deux tiers des côtes libanaises et dans une moindre mesure syriennes, sur une distance de 150 kilomètres (dont le port historique de Byblos classé patrimoine mondial de l’humanité). Aujourd’hui encore, c’est surtout le devenir des déchets récupérés qui préoccupe les autorités libanaises et les besoins financiers pour poursuivre le nettoyage des sites.
Le conflit israélo-libanais qui opposait le Hezbollah d’Hassan Nasrallah, et dans une moindre mesure l’armée libanaise, à l’armée israélienne a éclaté le 12 juillet 2006. Israël lançait alors l’opération « Juste Rétribution » renommée ensuite « Changement de Direction » qui s’étendait sur tout le Liban sauf le Chouf, bastion traditionnel des druzes. L’objectif d’Israël était d’éradiquer les implantations du Hezbollah qui menaçaient le territoire israélien par ses missiles. La guerre prit fin avec la résolution 1701 de l’ONU le 15 août 2006. Le gouvernement libanais estime que 32 points vitaux ont été pris pour cibles par les attaques israéliennes : 109 ponts, 137 routes et 137 usines. Par ailleurs, le Liban souffre toujours de la présence de munitions non explosées. L’artillerie israélienne et l’aviation auraient largué près de 4 millions de bombes dans le Sud Liban, et près d'un million de BASM (Bombe A Sous Munitions) sur le Liban, 40% n'ayant pas explosé à l'impact.... Aujourd’hui, l’ONU déplore un manque de financement des opérations de déminage et plusieurs des 44 équipes de déminage pourraient bientôt cesser de fonctionner. 4,7 millions de dollars manquaient déjà au budget 2008. Depuis 2006, 43% des zones contaminées ont été nettoyées. Le problème du financement est doublé à celui du refus d'Israël de communiquer la localisation des sites.
Israël avait ignoré les demandes de l’ONU faites en août 2007 pour compenser le Liban. Elle risque de ne pas accéder à cette nouvelle demande qui créerait, en outre, un précédent juridique en matière de pénalisation de crime environnemental en période de guerre.
Pour en savoir plus : présentation de Luigi Alcaro de l’ICRAM le 30 mai 2008 lors de la deuxième conférence « Défense et Environnement : une nouvelle manière de penser » : ICI. Présentation par le CEDRE (Centre de documentation de recherche et d’expérimentations sur les pollutions accidentelles des eaux) du travail de dépollution au Liban : ICI.
Rapport du PNUE « Lebanon Post-Conflict Environmental Assessment » : ICI.
Pour rappel, la troisième conférence « Défense et Environnement : une nouvelle manière de penser » aura lieu le 13 mars 2009 avec pour thématique : « Bilan et perspectives : la place du droit de l’environnement dans la réflexion stratégique européenne de défense“.
Article : SLG 3B Conseils
Documents de référence : Haaretz / Daily Star / CEDRE / Ministère de l’Environnement libanais / AFP / 3B Conseils
Photo : Centrale électrique de Jieh,
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lundi 23 mai 2011
Mission 2011 accomplie pour le Groupe Guerre Des Mines

TOULON (France) -23/05/2011- 3B Conseils. Le Groupe Guerre Des Mines (GGDM) vient de rentrer de sa mission de reconnaissance et de dissuasion en Mer Rouge, en Océan Indien et dans le Golfe Persique Le GGDM 2011 était composé du ravitailleur Var et des deux chasseurs de mines bretons Andromède et Croix du Sud. Ils avaient été réunis le 18 janvier 2011 à La Sude en Crête pour se séparer au large de la Sicile, près de 100 jours plus tard, à l’issue de leur mission.
Au cours de ce déploiement, plus de 16 600 milles nautiques ont été parcourus par chacun des bâtiments en Mer Méditerranée, en Mer Rouge, en Océan Indien et dans le Golfe Persique.
L’objectif principal de ce déploiement était la reconnaissance et l’actualisation des fonds marins dans les zones d’intense trafic maritime tout au long de la « route de l’or noir ». Les efforts se sont également concentrés autour des ports de Djibouti, d’Abu Dhabi et de Fujaïrah. Au total, forts du soutien indéfectible du Var, les deux chasseurs ont comptabilisé 492 heures de chasses.
Ce déploiement a permis de valider différentes configurations de soutien d’une force de guerre des mines. Ce dernier a été principalement assuré par le Var (en remplacement de l'ancien bâtiment de soutien mobile Loire, désarmé en 2009) qui a embarqué à son bord l’état major de conduite de guerre des mines, des plongeurs démineurs et tout le matériel nécessaire (pièces de rechange, munitions, vivres, caisson hyperbare multiplaces, conteneur de matériel de plongée).

Un conteneur particulier a également été embarqué pour l’analyse et le traitement des données recueillies. Sur l’ensemble de la mission, pas moins de 31 ravitaillements à la mer et à quai ont été réalisés au profit des deux chasseurs. Une dizaine de ravitaillements d’opportunité, dont huit au profit de frégates et bâtiments amphibies étrangers, ont également été réalisés.
Ce déploiement aura enfin permis de valider la mise à terre temporaire du module GGDM sur le site de la nouvelle base navale d’Abu Dhabi. A cette occasion, l’intégralité du matériel de guerre des mines a été débarquée afin de permettre à l’État major et aux plongeurs démineurs de conduire leurs actions de manière autonome.
De nombreuses actions de coopération militaire ont également été conduites à Bahreïn, à Koweït et aux Émirats Arabes Unis. L’Andromède a même eu la chance de collaborer avec la Marine Irakienne lors de son escale à Um Kassar.
Un groupe de guerre des mines est déployé tous les deux ans. Le groupe réalise des missions de reconnaissance des fonds dans la zone considérée comme sensible notamment en raison de l'importance du trafic maritime. Cette action contribue à assurer la liberté de circulation dans ces eaux et permet de sécuriser le transit du groupe aéronaval (GAN) ou amphibie.
Cette mission stratégique contribue ainsi à la sécurisation des approvisionnements, notamment en pétrole, qui ne pourrait plus être assurés en cas de minage du détroit d'Ormuz, entre le golfe Persique et l'océan Indien. Pour éviter cela, la France et ses alliés maintiennent dans la zone une présence dissuasive et entretiennent leur connaissance des lieux afin de pouvoir intervenir rapidement et efficacement pour effectuer des missions de déminage dans ce secteur en cas de besoin.
Le déploiement du groupe de guerre des mines s'inscrit d'autre part dans les relations de coopération entretenues par la France avec les pays de la zone.
Article : MG 3B Conseils
Source : Marine nationale
Lire d’autres articles à propos du déminage ou de la Marine nationale.
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mercredi 2 septembre 2009
Nouvelle-Calédonie : Seconde (et dernière ?) phase du chantier de dépollution du quai des Volontaires

Nouvelle Calédonie - 2/8/2009 - 3B Conseils - D’ici quelques jours, une équipe de plongeurs démineurs venue de Métropole sera de nouveau à pied d’œuvre pour débarrasser les obus qui traînent encore sur le fond du quai des Volontaires.
En janvier dernier, une équipe de plongeurs démineurs de la Marine nationale s’était rendue sur le Caillou pour une mission particulière : récolter les obus et autres pièces d’artillerie reposant sur le fond du quai des Volontaires. Les plongeurs du GPD avaient récupéré 140 kilos de munitions (pour 30 kilos de charge utile) datant de la seconde guerre mondiale dans le port de Nouméa et les ont conditionnés dans un fût qui a été entraîné au large et immergé par 500 mètres de fond sur un spot déjà utilisé en 2004 pour neutraliser des explosifs.
Une nouvelle équipe de plongeurs est arrivée ce week-end. Ils resteront en Nouvelle-Calédonie pendant dix semaines. Pas pour folâtrer dans le (beau) lagon, mais dans la vase et l’eau trouble du quai, là où précisément le Betico 2 (Navire inter-îles) est censé être stationné lorsqu’il n’est pas en service. C’est pour cette raison qu’un chantier de dragage (pour atteindre un fond de cinq mètres) avait été stoppé net après qu’un premier obus avait été retrouvé, en septembre 2008.
Leur mission devrait se dérouler de la même manière que les précédentes : d’abord une phase dite « d’investigation », tout simplement une reconnaissance de la surface à « dépolluer », en dressant un inventaire précis et géographiquement localisé des pièces à évacuer. Les obus devraient ensuite être conditionnés dans un fût, pour y être calés de façon à ce qu’ils ne puissent pas s’entrechoquer. Les obus seront ensuite transférés au large, toujours sous l’eau. Ils seront « océanisés » à une vingtaine de kilomètres du rivage, par une profondeur d’environ 500 mètres, sur un point qui reste confidentiel. Le chantier devrait démarrer dans le courant de la semaine.
La zone qui concentre l’attention des plongeurs est située juste en face du Bingo (Grand Casino de Nouméa). C’est là, sur une zone de trente mètres par quatre-vingts, que pas moins de 700 engins explosifs (699 obus de 40 mm de type « Beaufort », un obus de 105 mm et une grenade) avaient été retrouvés lors d’une précédente campagne de dépollution. Des pièces d’artillerie qui datent de la présence américaine, quand la Navy avait fait de Nouméa sa base arrière pour mener la Guerre du Pacifique. Lorsqu’une dizaine de ces pièces avaient été mises au jour, les spécialistes de la période avaient attribué cette présence à une mauvaise manœuvre de transbordement. Mais l’hypothèse laisse désormais dubitatif vu la présence massive de ces obus. A l’époque, le recyclage de l’armement n’était peut-être pas à l’ordre du jour.
Réponse écrite de M. le ministre de la défense à M. Pierre Frogier, député de Nouvelle-Calédonie, sur le problème du déminage en Nouvelle Calédonie, au mois de mars 2009 :
La menace constituée par la présence de mines immergées, datant de la seconde guerre mondiale, dans le lagon de Nouvelle-Calédonie est parfaitement identifiée et des actions ponctuelles de dépollution sont conduites depuis les années cinquante. Une mission d’évaluation conduite en 2002 par un détachement de plongeurs-démineurs de la marine nationale a révélé la présence de plusieurs centaines de mines reposant sur le fond du lagon. Conformément aux recommandations émises par cette mission d’évaluation, les principaux axes de navigation ont été nettoyés en 2004 par les plongeurs-démineurs. Leur action s’est concentrée sur les approches de Nouméa, permettant de dégager les passes de Dumbéa et Boulari sur 100 mètres de part et d’autre des axes médians. En 2008, une nouvelle mission conduite par la marine nationale a confirmé la présence de mines dans les zones dépolluées quatre ans auparavant. Ces mines ont effectivement pu, au cours de cette période, être révélées ou déplacées vers les zones dépolluées sous l’effet de courants marins. Cependant, si le risque que constituent ces engins explosifs est réel, il doit être relativisé, dans la mesure où ces mines à contact reposant sur le fond ne présentent pas de danger pour la navigation de surface. En revanche, leur manipulation par des plongeurs inconscients n’est malheureusement pas à exclure. Pour traiter cette menace potentielle, un exercice multinational de déminage d’une partie du lagon est programmé pour le mois de novembre 2009. Le lagon de Nouvelle-Calédonie étant classé patrimoine de l’humanité, il est exclu d’y faire exploser les mines découvertes pour les détruire. Par conséquent, l’obligation de les déplacer et les immerger dans une fosse hors du lagon rend les opérations de dépollution particulièrement longues et complexes. En tout état de cause, les opérations de neutralisation des explosifs en mer et sur les rivages de la mer relèvent de la responsabilité du ministère de la défense. Elles sont quotidiennement effectuées par des unités militaires et du personnel spécialement entraînés et qualifiés pour cette mission délicate et dangereuse. En effet, les implications en termes de sûreté et de sécurité nationales sont trop prégnantes pour que les opérations de neutralisation de ces explosifs ne soient pas effectuées par des agents de l’Etat.
Article : FRi 3B Conseils
Source : Le portail des sous-marins / les nouvelles calédoniennes / nouvelle-calédonie.gouv.fr / Assemblée nationale / 3B Conseils
Photo : les plongeurs du GPD de Brest - nouvelle-caledonie.gouv.fr
Publié par
Brigitte Bornemann - directrice des publications
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