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DEFENSE et ENVIRONNEMENT : une nouvelle manière de penser
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mercredi 9 février 2011

Nouvelle mission océanographique pour le BHO Beautemps-Beaupré (A758)


BREST (France - UE) 09/02/2010 - 3B Conseils -Après quelques semaines d’arrêt technique (*) avec passage en forme n° 1 du port de commerce de la base de Brest (relire article du 20/12/2010), le bâtiment hydro-océanographique (BHO) de la Marine nationale Beautemps-Beaupré (A758), a quitté le lundi 7 févier, son port d’attache de Brest, pour une mission scientifique de plus de neuf mois qui le mènera en Océan Indien.


Le bâtiment hydro-océanographique (BHO) Beautemps-Beaupré (**) effectue aussi bien des missions militaires de la Marine nationale que des travaux d’hydrographie générale pour le (SHOM) – le Service Hydrographique et Océanographique de la Marine – basé à Brest. Il est mis à disposition du SHOM, 300 jours par an. L'Ifremer, qui l'a financé à hauteur de 5%, l'utilise 10 jours par an.

Cette nouvelle mission de relevés scientifiques, doit permettre de compléter la connaissance des fonds marins dans l’océan indien dans des zones où les informations manquent. Ces relevés constituent en effet des éléments pour assurer la sécurité de la navigation civile et militaire qu'il s'agisse d'unités de surface ou de sous-marins de la Marine nationale qui croisent dans le secteur.
Pour ce déploiement, réalisé par la Marine nationale et le Service Hydrographique et Océanographique de la Marine, le Beautemps-Beaupré sera armé par ses deux équipages, qui se relaieront en cours de mission.
Armé par 25 marins et pouvant accueillir 25 hydrographes, il dispose de 3 laboratoires, 4 salles de travail et de nombreux équipements de recueil de données et de mesures, comme des sondeurs multifaisceaux grands et petits fonds.

Rappelons que l'océan Indien est, aujourd'hui, la principale zone de déploiement outre-mer de la Marine nationale, qui y déploie des forces participant à des opérations de lutte contre le terrorisme, la piraterie ou les trafics illicites. Sans oublier les missions de surveillance et de protection des intérêts et de la ZEE française, notamment menées par les navires positionnés à La Réunion, à Mayotte et dans la nouvelle base d'Abu Dhabi.


(*) Parmi les travaux effectués durant cet arrêt technique, l'augmentation des capacités de transmission : Le Beautemps-Beaupré a reçu une antenne de type VSAT. Abritée sous un dôme de 4 mètres de diamètre, implantée sur le toit de la passerelle. Cet outil permettra d'augmenter le débit des transmissions en direction du Service hydrographique et océanographique de la Marine.
En bassin, le navire a également fait l'objet de travaux sur le sondeur multifaisceaux (rééquilibrage etc.), de contrôle des œuvres vives, des ballasts, de travaux de peinture.


(** ) Le BHO, d'une longueur de l'ordre de 80 mètres et d'un déplacement total de 3 300 tonnes est entré en service en 2003. Ce bâtiment a été construit à Lorient par ALN (Alstom Leroux Naval) et est équipé d'une gondole dans laquelle sont placées la plupart des bases acoustiques des équipements scientifiques, et notamment celles des deux sondeurs multifaisceaux grands fonds et petits fonds.


Article RH 3B Conseils
Sources : SHOM / Marine nationale
Photo : Marine nationale

Publié par Brigitte Bornemann - directrice des publications 0 commentaires  

mercredi 18 mai 2011

Mission de protection de la faune marine en Polynésie française pour la brigade de gendarmerie maritime


MOOREA (Polynésie française) -18/05/2011- 3B Conseils. La Marine nationale et d'une manière plus générale, les forces armées en Polynésie française (FAPF), remplissent différentes missions dans ce secteur géographique :

De prévention

La France a la volonté de participer au maintien de la stabilité dans le monde et d’exercer une vigilance permanente, tout particulièrement dans les départements et territoires d’Outre-mer et dans les zones économiques exclusives où les droits d’exploitation reconnus par l’État doivent être protégés. C’est à cet impératif que répond le pré-positionnement de forces navales en Polynésie française.

De protection

La Marine nationale doit être prête en association ou en complément des forces des autres armées et éventuellement dans un cadre multinational. Le groupe amphibie organisé autour du Batral Dumont d’Urville, des capacités de la frégate de surveillance Prairial et des patrouilleurs La Railleuse et la Tapageuse, associé aux moyens de l’armée de Terre et de l’armée de l’Air, lui procure une capacité d’action terrestre ponctuelle sur les archipels du Pacifique Sud.

De secours en mer

L’importance de l’espace maritime polynésien nécessite la mise en place d’un dispositif performant pour assurer la sécurité des personnes et des biens. Sous l’autorité du délégué du gouvernement, le commandant de la marine et de l’aéronautique navale en Polynésie française a la responsabilité de coordonner les opérations de sauvetage en mer. Elles reposent essentiellement sur la disponibilité permanente des avions Gardian de la flottille 25F et sur la présence régulière à la mer des bâtiments de la marine nationale, du patrouilleur Arafenua de la Direction Régionale des Douanes et du patrouilleur Jasmin de la gendarmerie maritime.

De surveillance des pêches

Ces missions ont pour objet de faire respecter la réglementation relative à la protection des ressources halieutique et les éventuels accords de pêche passés avec d’autres états en zone économique exclusive. Elles sont assurées par les Gardian de la 25F qui travaillent en coopération avec les patrouilleurs de la marine nationale lors d’opérations coordonnées et programmées ou à l’occasion de rentrées ponctuelles en mer.

D’assistance aux populations

Enfin, et même si elle n’est pas directement responsable, la Marine nationale peut mettre à disposition ses moyens navals et aéronavals dans le cadre d’opérations d’évacuation sanitaire d’habitants des îles éloignées (EVASAN), d’opérations antipollution, d’interventions incendie dans le port de Papeete ou encore pour apporter une assistance concrète post-cyclonique (eau, matériel...).


La protection de la faune maritime fait aussi partie des missions de la gendarmerie maritime.

C’est ainsi que vingt-trois tortues vertes juvéniles ont été remises à la clinique des tortues sur l'île de Moorea (Archipel de la Société en Polynésie française) par l'équipage du patrouilleur de gendarmerie maritime Jasmin le 21 mars 2011.

Ces bébés tortue avaient été découverts le 17 mars lors d'une enquête qui avait mené le patrouilleur à plus de 200 milles nautiques de Moorea, sur l'atoll de Tikehau, dans l'archipel de Tuamotu.

La brigade de gendarmerie maritime (Bgmar) de Papeete avait reçu quelques jours auparavant le témoignage de touristes, de retour de Tikehau, particulièrement conscients des enjeux de la protection de l'environnement en Polynésie française. La Bgmar Papeete donne l'alerte à l'équipage du patrouilleur Jasmin qui a découvert sur cet atoll un lagoonarium sauvage. Des enclos retenaient captifs illégalement 4 tortues vertes adultes, des bébés tortues ainsi que plusieurs requins dormeurs.



Les tortues vertes (mais aussi les tortues imbriquées, olivâtres, caouannes et luth), comme toutes les espèces de requins, à l'exception des requins mako, sont des espèces protégées à la fois par la convention internationale de Washington mais aussi par le code de l'environnement polynésien.

Prévenue par le Jasmin, une représentante de la direction polynésienne de l'environnement s'est déplacée sur les lieux pour constater l'état de santé des tortues et décider, en accord avec le procureur de la République, des mesures conservatoires à prendre pour la préservation de ces animaux protégés.

Après examen, les quatre tortues adultes ont été baguées et relâchées au large, alors que les bébés tortue étaient confiés aux bons soins de l'équipage du Jasmin pour remise dans les meilleurs délais à la clinique spécialisée de l'île de Moorea. Quant aux requins dormeurs, grâce aux plongeurs de bord du patrouilleur, ils ont été libérés et ont pu regagner leur milieu naturel.



La Marine nationale participe ainsi à la protection de l’environnement et à la préservation de la faune maritime en Polynésie française.


Article MG 3B Conseils

Source: Marine nationale

Lire d’autres articles à propos de la protection de l'environnement ou de la Polynésie.



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jeudi 9 juin 2011

Une deuxième vie pour La Rieuse

PORT DES GALETS (La Réunion) -09/06/2011- 3B Conseils. Comme annoncé le 1er juin dernier, le patrouilleur La Rieuse de la Marine nationale a été officiellement cédé au Kenya le 7 juin sur la base navale de Port des Galets, à La Réunion, en présence du Général Nebout, commandant supérieur des Forces armées dans la zone sud de l'océan Indien (FAZSOI). Les marins kényans, qui ont pris possession du bâtiment, vont bénéficier d'une formation à son utilisation auprès de leurs homologues français. A l'issue de cet entrainement de quinze jours, le patrouilleur quittera La Réunion pour rejoindre le Kenya, où il renforcera les moyens de surveillance maritime et de lutte contre la piraterie.

Les patrouilleurs de la Marine nationale du type P 400 sont destinés aux tâches de protection des zones économiques exclusives ou de service public. Ils remplissent des missions de protection (patrouille, contrôle d'embargo, action de souveraineté, transport de commandos) et de service public (secours en mer, police de la navigation, police des pêches, assistance aux zones isolées, transports légers inter-insulaires, lutte contre les trafics, lutte antipollution). Ils peuvent continuer à remplir ces missions au sein d’armées étrangères lorsque la Marine nationale décide de renouveler sa flotte plutôt que d’être démantelés. Ces transferts ne peuvent cependant être effectués qu’en accord avec la politique étrangère en cours ou en lien avec des accords de coopération avec les Marines de pays partenaires. Lorsque ces navires sont transférés à une armée étrangère, leur armement est adapté aux missions auxquelles ils sont destinés.

Un patrouilleur de type P 400 est un bâtiment capable de conserver une vitesse élevée par mer formée et doté d'une grande endurance. Il dispose d'une grande capacité de transport : un poste de 20 passagers et deux soutes marchandes totalisant 35 m³. Sa vaste plage arrière permet des hélitreuillages ou des embarquements de matériels en pontée. La Fougueuse, l'Audacieuse et La Boudeuse ont été désarmés.


Article MGH 3B Conseils

Sources : Mer et Marine, Marine nationale

Lire d’autres articles à propos des patrouilleurs de la Marine nationale, du démantèlement ou du Kenya.



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vendredi 26 mars 2010

L’armée fait appel au privé en Haute Mer

PARIS (France) - 26/3/10 – 3B Conseils - Le Ministère de la Défense vient d'amorcer un appel à candidatures qui devrait déboucher sur la construction par le secteur privé de huit navires d'intervention en haute mer, dans le cadre d'un contrat de partenariat public-privé (PPP).
Les bâtiments de soutien et d’assistance hauturiers (BSAH) sont destinés à remplacer les bâtiments de soutien de région (BSR), remorqueur de haute mer (RHM) et remorqueur ravitailleur (RR) en fin de vie ainsi que les bâtiments de soutien, d’assistance et de dépollution (BSAD) actuellement affrétés par la marine.
Leurs missions seront le soutien des forces, le soutien de régions et la sauvegarde maritime.
La Marine a reçu la responsabilité des opérations de lutte en mer contre les pollutions marines par hydrocarbures, les produits chimiques et radioactifs. L’action de la marine s’inscrit dans le cadre d’une politique déterminée lors de grandes catastrophes des années 1970; elle consiste à prévenir les accidents en repoussant vers le large le trafic maritime, en l’organisant et en le surveillant.
La Commission d’Études Pratique de lutte antiPOLlution (CEPPOL) est un organisme consultatif relevant du chef d’état-major de la Marine nationale.
Elle a été créée par instruction ministérielle du 09 janvier 1979 suite à la catastrophe de l’Amoco Cadiz. Elle est chargée de diriger ou de suivre les expérimentations de lutte contre les pollutions marines accidentelles.
Les fonctions de la CEPPOL sont triples ; en amont des pollutions, il dirige les essais et approvisionnements de matériels, assure la veille technologique et organise la formation du personnel ; en période de crise le président de la CEPPOL conseille l’autorité maritime en charge de la lutte sur les stratégies à adopter, dirige les opérations à la mer et suit les stocks de matériels nécessaires aux opérations ; après la crise, il est chargé de tirer les leçons des opérations pour améliorer les capacité de la Marine.
Les moyens d’intervention de l’État.
La Marine maintient dans les trois préfectures maritimes une capacité de remorquage et d’assistance capable d’intervenir rapidement au profit de navires de fort tonnage en difficulté : ce sont les bâtiments de soutien, d’assistance et de dépollution (BSAD).
Ces unités civiles affrétées par la marine nationale sont constamment maintenues à moins de 40 minutes d’appareillage ; elles prennent la mer sur alerte ou en cas de mauvais temps. Parallèlement, des équipes d’intervention composées de militaires spécialisés de la marine nationale sont maintenues en alerte à Cherbourg, Brest et Toulon en vue d’intervenir à bord d’un navire en difficulté (incendies, voies d’eau, avaries).
En cas de pollution effective par hydrocarbures, le polluant serait traité à l’aide de produits dispersants, par voie aérienne ou maritime, si le lieu et les caractéristiques le permettent (le stock de dispersants disponible et maintenu en permanence peut traiter jusque 30 000T de produits). Sinon, le confinement et la récupération seront privilégiés.
Deux des bâtiments de soutien, d’assistance et de dépollution sont basés à Brest (Alcyon et Argonaute), et deux autres à Toulon (Carangue et Ailette). Ils disposent chacun d’un équipement d’épandage de produits dispersants qui peuvent être mis en œuvre dans des délais très courts. Ces quatre bâtiments sont également pourvus d’une capacité de stockage de 500 m3 de polluant de pour l’Ailette, la Carangue et l’Alcyon, et de plus de 1500 m³ pour l’Argonaute, affrété en début d’année 2004 et dont les caractéristiques techniques ont été définies par la CEPPOL en partant du retour d’expérience des accidents successifs de l’Erika, du Prestige et du Tricolor.
Le remplacement de la flotte
En tout, une petite dizaine de navires (sans doute 8) doivent succéder, entre 2014 et 2015, aux navires de soutien qu'aligne actuellement la Marine nationale. Il s'agit de remplacer les bâtiments de soutien de région (BSR) Elan, Chevreuil et Gazelle ; le remorqueur-ravitailleur (RR) Rari, les remorqueurs de haute mer (RHM) Malabar et Tenace ; ainsi que les bâtiments de soutien, d'assistance et de dépollution (BSAD) Argonaute, Jason, Alcyon et Ailette. Si les BSR, RR et RHM appartiennent à la marine, les BSAD sont la propriété de BOURBON (Bourbon est une entreprise proposant des services maritimes, cotée au SBF 120 depuis le milieu de l'année 2005) et sont affrétés (avec équipage civil).
Pour remplacer cette flotte, la DGA souhaite des navires du type Anchor Handling Tug Supply (AHTS), à l'image des gros remorqueurs civils utilisés dans le secteur offshore. Les futurs BSAH mesureraient 70 à 80 mètres de long pour un déplacement de 2000 à 3000 tonnes, leur motorisation développant entre 8000 et 12.000 cv. Ils doivent disposer d'une grande plateforme de travail, sur l'arrière, capable d'accueillir divers équipements et matériels.

Partenariat public/privé

Pour les BSAH, le ministère de la Défense a, en effet, prévu un contrat de partenariat d'Etat avec des groupes privés. Il verra la mise en place d'un contrat de service global de longue durée couvrant la réalisation, la mise à disposition et l'entretien des navires. Ce contrat doit être signé vers 2012 à l'issue d'une procédure de dialogue compétitif. L'appel à projets permettra de retenir les dossiers répondant aux critères fixés par la DGA. En fonction du service demandé, les candidats proposeront leurs solutions techniques et financières, y compris sur le dimensionnement de la flotte de BSAH. Pour remplacer les 10 BSR, RR, RHM et BSAD actuellement en service, la DGA estime le besoin à 8 navires, mais ce chiffre n'est pas inscrit dans le marbre. Seule certitude : Quatre des nouveaux bateaux seront armés par la Marine nationale. Ils seront chargés du soutien des forces. Cette mission comprend, par exemple, des prestations (comme le remorquage) au profit des sous-marins nucléaires, ou encore le repêchage de cibles ou de torpilles d'exercice.
La moitié de la flotte sous « pavillon européen »

Le reste des BSAH sera, quant à lui, armé par un équipage civil, à l'image de ce qui se pratique aujourd'hui avec les BSAD, mais aussi les remorqueurs d'intervention, d'assistance et de sauvetage (RIAS) Abeille Bourbon, Abeille Liberté, Abeille Flandre et Abeille Languedoc. Ces unités auront pour mission la sauvegarde maritime, incluant le sauvetage, l'assistance aux navires en difficulté, la protection du littoral et éventuellement des missions de police. A noter que les futurs BSAH devront aussi assurer le soutien de région, consistant notamment au remorquage, à la pose et à l'entretien de coffres, aux ancrages et à d'autres travaux de servitude. Selon certaines informations recueillies auprès de la DGA, les bateaux « non militaires » ne battraient pas forcément pavillon français. Ils pourraient, en effet, être immatriculés à un autre registre, si celui-ci est européen.
Plusieurs groupes devraient, en tous cas, s'intéresser à ce programme : BOURBON, mais aussi Rolls-Royce, qui s'est positionné à plusieurs reprises sur le projet avec ses navires de la gamme UT Design. Il ne serait pas non plus étonnant que Louis Dreyfus Armateurs fasse une proposition, disposant d'une solide compétence dans le remorquage depuis la reprise du Néerlandais Fairmount, en 2007.
Article : OA 3B Conseils
Sources : Mer et Marine, Ministère de l’Armement, Direction Générale de l’Armement.

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jeudi 27 août 2009

Les GPD (Groupement de Plongeurs Démineurs) : Les nettoyeurs sous-marins


France - 27/8/2009 - 3B Conseils - Chaque région maritime possède son GPD (Groupement de Plongeurs Démineurs) qui est l’unité de plongeurs qui sont basés dans les ports. Le territoire français est divisé en trois régions maritimes qui sont chacune représentée par une ville :
- Cherbourg pour la région Manche.
- Brest pour la région Atlantique.
- Toulon pour la région Méditerranée.

Le GPD Manche est entraîné pour intervenir sur les munitions spéciales et dans la lutte contre le terrorisme maritime.
Le GPD Atlantique est spécialisé dans les travaux en eaux polluées et la récupération des mines inconnues.
Le GPD Méditerranée est spécialisé dans les travaux sous-marins et ceux nécessaires pour la préparation des débarquements (VSW, very shalow waters).


Concernant les opérations hors métropole, ce sont les Groupements de Plongeurs Démineurs Manche, Atlantique et Méditerranée qui interviennent par détachement pour une mission précise.

Le Groupe des Plongeurs Démineurs de la Manche (GPDM) a récemment fêté son cinquantième anniversaire à la Cité de la Mer de Cherbourg. Depuis sa création, environ 150.000 engins ont ainsi été découverts et détruits au cours de 6.000 missions. Très actif en Manche et mer du Nord, où de nombreuses mines et obus datant des dernières guerres mondiales sont régulièrement retrouvés. Les plongeurs ont, ainsi, participé au déminage du Canal de Suez, dans les années 70, ou ont été déployés, plus récemment, en Bosnie et en Afghanistan.
Au Havre, le GPDM a, par ailleurs, été mobilisé durant trois ans sur la zone de Port 2000, om un chantier colossal a vu la réalisation de nouveaux terminaux à conteneurs. Au cours de cette mission, où 400 plongées ont été réalisées, l'équivalent de 9 tonnes de munitions a été découvert. L'ensemble de ces explosifs, dont une bombe anglaise de 1,8 tonne, a été détruit au large.
Au cours du premier semestre 2009, le GPD Atlantique a été déployé pour des exercices ou des missions opérationnelles en Norvège, en Nouvelle-Calédonie, à Djibouti, au Gabon, à Abu Dhabi et à Bahreïn, avant d’apporter son concours à l’association « recherche de l’Oiseau blanc ».
Enfin, deux jours après qu'une bombe anti-sonar a été localisée, flottant dans la rade d'Agay à l'entrée du chenal de l'école de voile, avant d'être détruite par le service de déminage de la Marine nationale, deux grenades datant de la Seconde Guerre mondiale ont été retrouvées dans les calanques de la pointe d'Anthéor (Saint-Raphaël).

Jusqu’à la Seconde Guerre Mondiale, les scaphandriers jouaient un rôle important dans le cadre des déminages sous-marins. Ces scaphandriers étaient généralement formés dans des écoles de mécaniciens ou dans l’atelier central devenu par la suite Atelier de la Flotte. Ils étaient surtout dédiés à des tâches d’entretien et de vérifications des mines défensives. On avait également recours à leurs services pour récupérer des mines ennemies. À la fin de la Seconde Guerre Mondiale et à la suite de nombreux accidents, les marines ont petit à petit décidé de remplacer les scaphandriers par des plongeurs autonomes et ainsi développer d’autres techniques. Ces accidents étaient essentiellement dus à l'encombrement, aux influences acoustiques et magnétiques de leurs équipements dans les zones portuaires.
Au début des années 50, la première école de scaphandriers est créée dans le Var, à Saint-Mandrier. Toutefois les formations qui y sont dispensées ne comprennent pas le déminage, une spécialité qui ne verra le jour qu’en 1953 à l’Escadrille de Dragage de Toulon.
Les Plongeurs Démineurs ont 4 missions principales :
- La surveillance et la protection anti-mines des installations et des bâtiments de la Marine Nationale et des ports nationaux.
- Les missions de déminages lors des déploiements de forces militaires françaises à l'étranger.
- La récupération, l'expertise ou les travaux de lutte anti-pollution sur épave.
- La destruction d'engins explosifs de la dernière guerre découverts par des marins pêcheurs ou déclarés sur les plages par des promeneurs...
Chaque GPD dispose de deux vedettes de 21 mètres équipées d'un caisson biplace de recompression permettant le transport d'un plongeurs blessé. Un bâtiment support de plongeurs constitue la plateforme principale de travail lors des déplacements lointains. Ce bâtiment est muni d’un caisson multiplace permettant également le traitement de plongeurs accidentés.

La lutte anti-mines est une spécialité française reconnue. La France ne cesse d'innover dans le domaine. En effet, la DGA a récemment lancer une étude pour améliorer la détection et la lutte contre les mines afin de garantir une meilleure sécurité aux plongeurs en mission.

Découvrez 2 articles sur le sujet :
- Nouvelle-Calédonie : Exercice multinational de déminage
- ESPADON : La DGA lance une nouvelle étude pour la lutte contre les mines

Article : FRi 3B Conseils
Source : Sauvmer.free.fr / Var matin / Marine nationale / Mer et Marine / loiseaublanc.over-blog.com / 3B Conseils
Photo : Plongeur-démineur de la Marine nationale - crédits : MARINE NATIONALE

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vendredi 1 juillet 2011

Les SNA Barracuda, pour une puissance nucléaire moins coûteuse et plus sécurisée

CHERBOURG (France) -01/07/2011- 3B Conseils. La direction générale de l’armement (DGA) a commandé le 3e sous-marin nucléaire d’attaque (SNA) Barracuda, prévu au titre d’un marché global notifié en décembre 2006, aux entreprises DCNS et Areva-TA, le 28 juin 2011.

Le programme Barracuda, qui prévoit la livraison à la marine nationale de six sous-marins entre 2017 et 2028, représente 8,6 milliards d’euros et fournira du travail à plusieurs milliers de salariés tout au long de sa réalisation.

Les SNA sont des sous-marins caractérisés par leur grand rayon d’action et leur discrétion conférés par la propulsion nucléaire. Le programme Barracuda vise à remplacer les six SNA de type Rubis actuellement en service. Les Barracuda seront armés de la future torpille lourde Artemis, du missile antinavire Exocet et du futur missile de croisière naval (MdCN). Ils pourront également mettre en œuvre des forces spéciales et leurs équipements.

L’assemblage de la coque du Suffren et du Duguay-Trouin, les deux premiers exemplaires de la série, se poursuit à Cherbourg. La réalisation des six Barracuda assurera jusqu’en 2027 une part très significative de l’activité de DCNS, d’Areva-TA, du commissariat à l’énergie atomique et d’une centaine de PME.

Le programme Barracuda est destiné à remplacer les SNA type « Rubis » par 6 sous-marins de nouvelle génération fournissant à la Marine nationale un puissant atout pour la maîtrise des espaces maritimes et la projection de puissance.

Doté, à grande vitesse, d’une discrétion acoustique hors pair, et d’une totale capacité d’écoute, il a l’avantage acoustique sur tout type d’adversaire.

Il est capable d’opérer aussi bien en solitaire qu’intégré à une force navale grâce à ses moyens de communication discrets et sa panoplie étendue de moyens de recueil de l’information. C’est un outil de gestion de crise idéal.

Sa grande capacité d’emport d’armes et notamment de missiles de croisière en fait un outil stratégique pour la Marine nationale.

Le premier Barracuda sera livré en 2017 et les suivants seront livrés au rythme d’un tous les deux ans.

Les six sous-marins s’appelleront Suffren, Duguay-Trouin, Dupetit-Thouars, Duquesne, Tourville et De Grasse.

Caractéristiques :

  • Longueur : 99 m
  • Déplacement surface : 4700 t
  • Immersion : 350 m
  • Vitesse : 25 nd
  • Équipage : 60

Les évolutions du SNA Barracuda par rapport aux SNA de type Rubis, pour la plate-forme ou le système de combat, visent essentiellement à adapter ses performances aux changements des menaces et du spectre des missions :

  • augmentation de la vitesse maximale silencieuse : discrétion acoustique et performances en détection sous la mer supérieures;
  • capacité de déploiement accrue (mobilité, endurance, autonomie);
  • plus grande aptitude aux opérations littorales et aux opérations spéciales, notamment avec une manœuvrabilité accrue;
  • meilleure capacité à coopérer au sein d'une force aéronavale nationale ou internationale (interopérabilité);
  • puissance de feu renforcée avec un volume d'emport d'armes supérieur et une capacité de frappe contre la terre (MdCN).

L'augmentation du volume permettra de répondre aux nouvelles normes en matière de sécurité nucléaire (redondance accrue, auxiliaires et pompes supplémentaires).

Dans un but de rationalisation, le SNA Barracuda aura des coûts plus faibles :

  • coûts de masse salariale plus faibles avec un plan d'armement réduit : 60 personnes au lieu de 71 sur les Rubis;
  • coûts d'entretien optimisés grâce à une maintenance plus aisée : les solutions techniques choisies sont simples, issues de l'expérience acquise avec le programme Rubis. L'aménagement du sous-marin offre une grande accessibilité.

Les SNA Barracuda reprendront également des innovations éprouvées par DCNS sur les sous-marins conventionnels de la gamme Scorpène vendus à l'export comme la discrétion acoustique et l’augmentation du nombre d'armes embarquées.

Le SNA est un navire de combat, à ce titre il remplit les missions suivantes :

  • Maîtrise des espaces aéromaritimes (en soutien ou non des autres forces aéronavales)
  • Sûreté de zone sous-marine
  • Interdiction de zone ou blocage de ports
  • Surveillance, pistage et marquage de bâtiments de surface et de sous-marins hostiles et suspects
  • Action contre la terre
  • Frappe contre la terre dans la profondeur
  • Opérations spéciales (commandos et nageurs de combat)
  • Sûreté de la force océanique stratégique (FOST)

Le SNA est un instrument de puissance : il confère à la France un statut de grande puissance navale.

La France, faisant partie des rares pays dotés de SNA, est plus facilement associée à la maîtrise des espaces sous-marins.

En temps de crise, sa position se voit renforcée sur la scène internationale, au sein des coalitions.

Grâce à la liberté absolue de mouvement que procure l'espace sous-marin, le pouvoir d'agir sous l'eau apporte deux atouts essentiels à la réussite des opérations navales : la discrétion et l'initiative.

Évolution de l'ergonomie et de la propulsion

En matière d'ergonomie, le PC propulsion ne sera pas situé près du réacteur, mais sous le PC Navigation Opérations (PCNO). La conduite du bâtiment sera donc concentrée dans une zone centrale, l'arrière étant inhabité sur 40% de la longueur totale. Grâce à l'absence de périscope pénétrant liée à l'adoption de mâts optroniques, fournis par Sagem, le PCNO sera légèrement décalé par rapport au kiosque.

Côté propulsion, les Barracuda utiliseront, jusqu'à une vitesse usuelle de patrouille, deux moteurs électriques alimentés par des turboalternateurs recevant la vapeur du réacteur. Pour les vitesses de pointe, pouvant aller jusqu'à 25 nœuds en plongée, un groupe turbopropulseur prendra la relève. La chaufferie nucléaire, d'une puissance de 50 MW, est dérivée de celles des SNLE et du porte-avions Charles de Gaulle. Le rechargement du cœur n'interviendra que tous les 10 ans, ce qui limitera à seulement deux le nombre de grands arrêts techniques durant la vie des sous-marins. L'enrichissement des cœurs n'aura plus besoin de passer par une filière militaire. En effet, il sera traité commercialement, le combustible prévu pour les Barracuda étant identique à celui des centrales nucléaires d'EDF.

Article MGH 3B Conseils

Sources : DCNS, Marine nationale, Mer et Marine

Lire d’autres articles à propos des sous-marins nucléaires ou de la Marine nationale.


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jeudi 16 décembre 2010

Une robe au Silicone pour deux frégates





Brest (France - UE) - 16/12/2010 - 3B Conseils - Des peintures à base de silicone ont été appliquées sur la carène des frégates «Aconit »et « Surcouf ». Elles empêchent notamment les salissures de s'accrocher à la coque et permettrait un gain de consommation en carburant.

Début mars, la frégate Aconit est entrée en Indisponibilité périodique pour entretien et réparation (Iper) pour trois mois. Cet arrêt technique mené par DCNS s'inscrit dans le cycle de vie normal du bâtiment. À la demande de la Marine nationale, l'Aconit est en effet devenu le premier navire militaire français à bénéficier « d'un nettoyage par ultra-haute pression associé à une application de protecteur siliconé ».

Une peinture d’origine japonaise la Nippon Paint à base de silicone «antifouling» qui empêche les salissures aurait été posée sur la carène du navire, améliore la glisse sur l'eau du navire et diminue la consommation en carburant.

Cette peinture permet un entretien simplifié de la coque. Le service de soutien de la flotte de la Marine nationale, à l'initiative de ce projet, se donne cinq ans pour vérifier que cette peinture « verte » est bien adaptée aux bateaux gris comme pour les navires civils qui l’utilisent déjà. Une seconde frégate Le Surcouf (deuxième des bâtiments de la classe La Fayette, qui se sont vus concéder le titre de « frégates furtives » de part l'importance accordée à la réduction de leur signature radar et acoustique) a également bénéficié de cette peinture.

Si ces deux essais sont concluants, la Marine pourrait généraliser son usage à l'ensemble de ses navires après un suivi des deux bâtiments et analyse de la résistance des peintures.

Ce type de peinture au silicone avait été utilisé pour la première fois, par les chantiers STX Saint Nazaire pour la coque du paquebot MSC Poesia en 2008. Bien que complexe à poser, car ce matériau nécessite des conditions météo spécifiques, l'aspect environnemental n’avait pas été le seul argument à avoir convaincu MSC d'adopter cette peinture très onéreuse (50 euros le litre). Un point important était également, la réduction de 3 à 2 carénages par décennie et du temps d’immobilisation pour repeindre la carène.

Depuis 2008, toutes les peintures antisalissures contenant des composés organostanniques sont interdites par l’Organisation Internationale Maritime (OMI). A la place des composés organostanniques, les peintures contiennent maintenant des composés organométalliques comme le zinc et de l’oxyde cuivreux conforme à la directive REACH . Cette peinture entre dans le cadre de l’outil d’éco-conception (cf article 16.3.2010) CONVENAV * mis en point au sein de DCNS avec la participation des Arts et Métiers Paristech, SITA, Ifremer et Veritas.

Demain vendredi, nous reviendrons plus en détails sur la Journée biodiversité marine du 15 décembre organisée à Brest, capitale de la biodiversité, par DCNS et la Marine nationale.

*labellisé par le Pôle Mer Bretagne et le projet SSD, labellisé par le Pôle de compétitivité de Loire-Atlantique EMC2 (Ensembles Métalliques et Composites Complexes)

Article : BB

Sources : Journée biodiversité marine 15/12/2010 à Brest organisé par DCNS, Marine Nationale au Centre d’Instruction Naval, Var Martin, Mer et Marine 26/4/ 2010, defenseetenvironnement.blogspot.com - 3B Conseils

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jeudi 11 septembre 2008

Fin de la campagne environnementale conjointe DCNS / Marine Nationale


BREST/ CHERBOURG / TOULON (France) – 11/09/2008 – 3B Conseils – Depuis le mois de mai et jusqu’à la fin septembre les services environnement de DCNS et de la Marine nationale ont mis en place une campagne de sensibilisation à l’environnement sur les bases de Brest et sur le site de l’Ile Longue (État Major et préfecture de l'océan Atlantique), Cherbourg (préfecture de la Manche et de la Mer du Nord) et Toulon (préfecture de la Méditerranée).

4 domaines principaux ont été retenus : l’eau, l’énergie, les déchets, les risques de pollution (domaines présentés sur les affiches). A l’issue des cessions de formation de l’année dernière des conseillers environnement locaux de la Marine (autorités maritimes à compétences territoriales, bases navales, ateliers militaires de la flotte, commissariat, Force d’action navale, service de soutien de la flotte…) et de DCNS, ont distribué de la documentation afin de sensibiliser le personnel concerné sur leurs lieux respectifs d’affectation.
A terme, le bureau « maîtrise des risques » de l’Etat Major de la Marine dirigé par le CV Alain Payement souhaite que cette formation profite à d’autres organismes Marine présents hors bases navales, comme les bases d’aéronautique navale (BAN). Les autorités militaires territoriales (AMT) qui ont suivi cette formation, pourraient par exemple former les conseillers environnement de ces bases.
Pour DCNS cette opération rentre dans le cadre de la mise en œuvre de la norme ISO 14001. Pour mémoire le 9 mai 2007 une Charte Marine nationale-DCNS : engagement pour l’environnement avait été signée.

Pour en savoir plus : Gestion des déchets ménagers en milieu extrême sous-marin barracuda et chargement des vivres (canalc2) et intervention d’Eric Lucas lors de la conférence « Défense et Environnement : une nouvelle manière de penser » : ICI. Intervention du chef d’état-major de la Marine nationale, l’amiral Alain Oudot de Dainville lors de la première conférence le 10 juillet 2007 : ICI

Article : SLG 3B Conseils
Documents de référence : Sirpa Marine / DCNS / Cols bleus/ 3B Conseils
Photo : l'une des 4 affiches de la campagne.

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mercredi 21 juillet 2010

Fin de mission hydrographique du Beautemps-Beaupré en océan Indien


TOULON (France) 21/07/2010 – 3B Conseils - Le bâtiment hydro-océanographique (BHO) Beautemps-Beaupré (*) achève sa mission hydrographique en océan Indien et doit rallier Toulon fin juillet pour une relève d'équipage après ses ultimes travaux hydrographiques au Liban.

Le BHO qui a appareillé de Brest, le 28 janvier dernier est un bâtiment de la Marine nationale, mis à la disposition du Service Hydrographique et Océanographique de la Marine (SHOM) 300 jours par an et de l'Ifremer - qui l'a financé à hauteur de 5% - et l'utilise à ce titre 10 jours par an.

La campagne des hydrographes du groupe océanographique de l'Atlantique a notamment porté sur la réalisation de travaux hydrographiques sur des levés de fonds dans le canal du Mozambique pour établir une cartographie précise de référence d'un chenal de navigation, véritable autoroute maritime de 15 nautiques de large pour la navigation commerciale dans le sud-ouest de l'océan Indien.

A cette occasion, le Beautemps-Beaupré aura parcouru plus de 6000 nautiques des Comores à l'Afrique du Sud, ses sondeurs multifaisceaux réalisant 24 heures sur 24 une acquisition de données de haute précision, a indiqué la Marine nationale, qui précise qu'un rapide passage aux îles d'Europa et de Juan de Nova aura permis d'effectuer quelques travaux de marégraphie et de géodésie, en prévision de la réalisation de nouvelles cartes marines.


Le bâtiment a également eu pour mission de mener à bien des travaux dans le lagon de Mayotte, où persistent encore quelques zones «non hydrographiées» devant être comblées dans le cadre du projet « Litto 3D » de couverture détaillée de la zone terrestre et littorale de l'île.




(*) Long de 80.6 mètres pour un déplacement de 3.300 tonnes en charge, le Beautemps-Beaupré a été réalisé par les chantiers STX de Lorient et mis en service en 2003. Armé par 25 marins et pouvant accueillir 25 hydrographes, il dispose de 3 laboratoires, 4 salles de travail et de nombreux équipements de recueil de données et de mesures, comme des sondeurs multifaisceaux grands et petits fonds.


Article RH
Sources : Marine nationale / SHOM / mer et marine
Photo Marine nationale

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jeudi 17 juin 2010

La Marine Nationale en pourparlers pour céder des bâtiments désarmés

PARIS (France) - 17/06/2010 - 3B Conseils - Alors que la France réfléchit à la perspective de développer une filière française de traitement des navires en fin de vie - mission confiée à Pierre Cardo (voir article du blog du 3 juin 2010) -, d’autres bâtiments de la Marine Nationale pourraient connaître quant à eux une nouvelle vie sous pavillon étranger.


C’est ainsi que des bâtiments comme le Bâtiment de Transport Léger (BATRAL) Francis Garnier (construction en 1974) et le Patrouilleur La Boudeuse (1987) au encore L'Audacieuse (1986) pourraient être cédés à des pays tiers, dans la mesure du possible puisque en effet la cession de ces bateaux anciens n'est pas forcément simple.

Ces unités, qui seront désarmées au cours de l’été 2010, peuvent intéresser certains pays. Ainsi, en océan Indien, La Boudeuse a fait l'objet de contacts avec différents États, comme l'île Maurice et le Kenya.
Dans la zone Antilles/Caraïbes, d'autres pays, comme la République dominicaine, pourraient également se montrés intéressés par les BATRAL et patrouilleurs.
La cession de deux Engins de Débarquement d'Infanterie et de Chars (EDIC) est aussi envisagée : Le Sabre au Sénégal et La Dague à Djibouti.

Pour autant ils ne peuvent être cédés en l’état puisque le décret sur l'amiante et la Convention de Bâle compliquent notamment les choses en interdisant la cession de matériels contenant des matériaux dangereux. Une dérogation peut être obtenue, mais seulement à l'issue d'un processus long et contraignant , il faut notamment réaliser une cartographie des produits potentiellement polluants et, éventuellement, aller jusqu'à un désamiantage partiel de la coque.


Le bâtiment doit, de plus, être cédé avec du potentiel pour être en état de fonctionner, ce qui signifie parfois une remise à niveau technique plus ou moins coûteuse.

S'ajoutant aux discussions avec les marines intéressées, qui peuvent être longues, les contraintes juridiques et administratives rendent les projets de cession complexes.

La vente du TCD Foudre (1990), qui devrait être désarmé en 2012 au moment de l'admission au service du bâtiment de projection et de commandement Dixmude, sera peut être plus aisée compte tenu de son âge moins important.



Article RH 3B Conseils
Sources : mer et marine / Marine nationale
Photos Marine Nationale
(Batral F. Garnier /Tcd Foudre / Maquette Bpc Dixmude)

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mercredi 27 octobre 2010

Accord inédit entre DCNS et la Marine nationale autour du patrouilleur Hermès


C'est dans le cadre d'Euronaval 2010 que DCNS et la Marine nationale viennent de signer un accord inédit puisque le patrouilleur hauturier Hermès va être mis à la disposition de la marine pour une durée de trois ans à compter de l’automne 2011.


Construit sur ses fonds propres par DCNS dans ses chantiers à Lorient l’accord trouvé par les deux partenaires consiste en un montage innovant : DCNS finance le bâtiment, et la Marine française l’utilise et le présente sur l’ensemble des mers du globe.

Hermès va voir le jour en un temps record: moins de 20 mois entre la découpe de la première tôle et la mise à disposition de la marine.

Le ministre de la Défense explique ainsi que Le «bâtiment est mis à disposition, afin qu'il puisse avoir le label marine nationale», facilitant ainsi sa vente à l'export après avoir obtenu, grâce à la marine qui aura testé la qualification «sea proven», c'est-à-dire «éprouvé en opérations».

Le patrouilleur hauturier Hermès pourrait séduire des pays en Asie du Sud Est, au Moyen Orient ou en Amérique du Sud. C'est l'entrée de gamme de la famille Gowind qui compte aussi des bâtiments plus gros et plus armés.

Ce bâtiment sera particulièrement efficient pour les missions de surveillance de zone, de protection de l'environnement, de lutte contre la piraterie, le terrorisme, et les trafics illicites comme pour la police des pêches, le sauvetage en mer ou l'aide humanitaire.

Avec cette gamme Gowind, DCNS entend se positionner sur de nouveaux marchés très concurrentiels.
Le patrouilleur de 1.000 tonnes, mesure 87 m, a une autonomie de 8.000 milles nautiques. Il peut rester plus de trois semaines en haute mer, atteindre une vitesse de 21 nœuds et accueillir un hélicoptère. Il travaille avec un équipage réduit de 30 personnes et peut transporter en plus une trentaine de passagers.


Article RH 3B Conseils
Sources : DCNS /Télégramme
Photos DCNS / mer et marine

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lundi 12 juillet 2010

La déconstruction de la « Jeanne d’Arc »


BREST (France) - 12/07/2010/ - 3B Conseils - Alors que la coque « Q790 » (ex Clémenceau), entrée en février 2009 aux chantiers navals Hatlepool en Grande-Bretagne a été démantelée à 80 % (une opération qui devrait s’achever d’ici à la fin décembre 2010), le porte-hélicoptères « Jeanne-d'Arc » s’apprête à faire son ultime voyage aujourd’hui, remorquée dans la Penfeld, entamant ainsi sa période d’immobilisation avant sa déconstruction.

Après quarante-cinq ans de service actif la « Jeanne-d'Arc » - son ultime mission s’est achevée le 26 mai dernier (lire l'article du 27 mai 2010 : dernier retour de la Jeanne d'Arc à Brest) -, le navire-école mythique de la Marine nationale a été admis à la retraite et promis à la démolition. Une fois la mise en sécurité et l'inventaire des matières dangereuses réalisées, son démâtage est d’ores et déjà effectué comme le déménagement du matériel réutilisable –, le ministère de la défense devrait lancer un appel d'offres pour sa déconstruction.

La Marine qui a tiré toutes les conclusions de l’épisode malheureux de l'ex-porte-avions « Clemenceau » (*) appliquera tout d’abord la recommandation ministérielle qui préconise le seul recours aux chantiers de démolition de l'Union européenne, afin de ne pas exporter des déchets ; et aussi ne procédera plus à un désamiantage préalable, afin de na pas altérer la structure de la coque pour son dernier voyage. C’est l'industriel chargé de la démolition qui traitera l'intégralité des matières dangereuses.

S’agissant de la « Jeanne », le vice-amiral Hubert Jouot (relire l'entretien du 28 janvier 2010 paru sur ce blog) en charge à l'état-major de la marine, de la déconstruction des navires militaires, rappelait récemment : « Le 7 juin, nous avons commencé les travaux de désarmement et de mise en sécurité. A la fin du mois, nous dégazerons les soutes. Puis nous obturerons tous les orifices de la coque, enlèverons une partie de la mâture et démonterons les hélices. »
Une fois mise en état de conservation, à l'automne, la « Jeanne-d'Arc » sera alors débaptisée et recevra son numéro de coque. Elle restera amarrée dans le port militaire de Brest, le temps de désigner le chantier de démolition.

Sur la majeure partie de l’année 2011 et avant de lancer l'appel d'offres européen pour la déconstruction, sera réalisé l'inventaire des matières dangereuses présentes à bord : amiante bien entendu, mais aussi métaux lourds ou encore PCB, des composés aromatiques chlorés à l'effet cancérigène. Cet inventaire préalable permettra alors de s'assurer que les chantiers en concurrence auront la capacité de traiter les produits répertoriés ; et donnera à l'industriel retenu une idée précise de la localisation des polluants.

La Marine nationale dispose actuellement d'un stock de 76 coques déjà désarmées et prêtes pour la démolition (100.000 tonnes à ferrailler - l'équivalent de dix fois la masse de la « Jeanne-d'Arc ») -, auxquelles viendra s'ajouter, en moyenne, sur les dix prochaines années, un flux additionnel de 10.000 tonnes par an de navires encore en service.
C’est la que se pose donc avec acuité la question de la constitution d'une filière française de la déconstruction de navires en fin de vie qui vient de faire l’objet du rapport du parlementaire en mission Pierre Cardo (article du blog du 1er juillet 2010).

A ce jour, ce sont essentiellement les britanniques et les belges qui semblent en position de force sur le secteur, devant quelques autres sites européens (en Pologne, aux Pays-Bas, dans les Etats baltes…).
Pour le vice-amiral Jouot, « Able UK aura bien sûr le droit de concourir ». Mais d'autres candidats de poids pourraient être intéressés. C'est le cas du belge Van Heyghen Recycling, filiale du groupe Galloo (**). Implantée à Gand, entreprise ayant de nombreuses références en matière de démolition de navires civils et militaires.


La stratégie des industriels français ?

Si les industriels locaux (dont Guyot Environnement à Brest ) devraient être logiquement intéressés, leur handicap vient de ce qu’ils n'ont pas forcément la disponibilité requise au niveau des formes de radoub pour prendre en charge de grandes coques.
Restent les deux géants français des services à l'environnement, Suez Environnement, à travers sa filiale de traitement de déchets Sita, et Veolia. Tous deux anciens candidats malheureux au démantèlement de « Q790 », ils voient dans celui de la « Jeanne » l'occasion de prendre leur revanche.

Suez et Veolia maîtrisent toute la chaîne dépollution-déconstruction-ferraillage des déchets industriels avec cependant une approche différente :

- chez Sita, on se refuse à mettre en avant une offre standard, préférant chercher au cas par cas le site le mieux approprié, en fonction des infrastructures disponibles dans un bassin géographique donné.
- chez Veolia Propreté, on plaide au contraire pour la constitution d'une filière à Bassens-Bordeaux, où se trouve une cale sèche de 240 mètres de long des terrains suffisants pour installer un chantier de recyclage.

C’est d’ailleurs le site de Bassens qui est préconisé par le rapport Cardo pour la constitution de cette filière industrielle de déconstruction devant le site de Brest.


(*) Rappel sur l’épisode de l’ex-Clémenceau : La coque « Q790 », partie de Toulon le 31 décembre 2005 en vue d'être démantelée dans un chantier indien, avait fait demi-tour le 15 février 2006, sur ordre du président de la République. Greenpeace dénonçait les conditions de travail des ouvriers indiens, exposés à de nombreux produits polluants, principalement de l'amiante. Le ministère de la Défense pensait pourtant avoir bien préparé le dossier, désamiantant à Toulon la plus grande partie de la coque avant de l'envoyer en Inde.. En mai 2006, « Q790 » avait donc rejoint Brest. Puis la Marine nationale avait lancé un appel d'offres réservé aux entreprises européennes, remporté deux ans plus tard par Able UK entreprise britannique. C'est chez elle, dans une darse de la rivière Tees, à Hartlepool, au sud de Newcastle, que le « Clem » est en cours de ferraillage.
Pour la déconstruction du « Clem », le groupe anglais ne facturera au final à la Marine nationale qu'entre 2,5 et 4,5 millions d'euros hors taxes. Un montant qui dépendra avant tout de l'évolution des cours de l'acier. Car, comme tous les ferrailleurs, le chantier se rémunère essentiellement grâce à la revente de matériaux recyclables.

(**) Galloo selon le rapport Cardo : « C'est d'abord un ferrailleur ayant mis en place une organisation industrielle lui permettant de récupérer des métaux dans toute la Belgique et dans le nord de la France ». La déconstruction d'un navire ne représente donc qu'une activité d'appoint pour ce groupe, qui traite annuellement 1,4 million de tonnes de métaux ferreux provenant d'automobiles ou de machines à laver usagées.


Article RH 3B Conseils
Sources : ministère de la Défense / Télégramme / Les échos

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mercredi 11 mai 2011

L’Aquitaine, réalisation du programme FREMM : vers une modernisation de la flotte de la marine française


PARIS (France) - 11/05/2011 - 3B Conseils. La Marine nationale souhaite renouveler sa flotte de surface d’ici quatre ans. Elle a donc intégré le programme FREMM de construction de frégates européennes multi-missions, officiellement lancé en novembre 2005.

L’idée pour rentabiliser la conception des nouveaux navires et réduire les coûts de construction et d’entretien, est d’avoir un seul modèle de bâtiment qui puisse remplacer l’ensemble des modèles existants de frégates (Tourville, Georges Leygues) et avisos (Estienne d’Orves). Ainsi est né le concept « multi-missions ».Ces nouvelles frégates pourraient aussi bien être dédiées à la lutte anti-sous-marine ou aérienne qu’à l’attaque d’objectifs terrestres.



Caractéristiques techniques des FREMM

• Longueur hors tout : 142 mètres

• Largeur : 20 mètres

• Déplacement : 6 000 tonnes

• Vitesse maximale : 27 nœuds

• Mise en œuvre : 108 personnes (détachement hélicoptère inclus)

• Capacité de logement : 145 hommes et femmes

• Autonomie : 6 000 nautiques à 15 nœuds

Un premier projet de frégates multi-missions (FMM) voit le jour en avril 2002. La conception et la fabrication de ces navires sont confiées au chantier naval DCN-Lorient (devenu depuis « DCNS ») qui travaillerait en collaboration avec les sites de Brest et Cherbourg.

Une coopération franco-italienne se dessine dès août 2002 et un accord est signé entre les deux pays le 7 novembre 2002 sur la mise en chantier de 27 frégates multi-missions, 17 étant destinées à la France et 10 à l’Italie. Cette collaboration avait une fois encore pour objectif de faire baisser les coûts de construction en augmentant le volume des commandes.

La construction de la frégate Aquitaine démarre en 2007 à Lorient. Son appareil propulsif est quant à lui alors en cours d’élaboration à Indret, site DCNS Propulsion situé près de Nantes. Le pré-assemblage du premier anneau de l’Aquitaine est achevé au terme de 5 semaines de travaux au cours de l’été 2007.

La FREMM Aquitaine sera conduite par un équipage de la Marine nationale composé d’une soixantaine d’hommes et de femmes qui se sont préparés pendant six mois afin que les premiers essais en mer soient aussi efficaces que concluants.

En plus de leurs visites à bord du navire, ils disposent dans les locaux du centre DCNS de Lorient d’une véritable plateforme d’entraînement à la conduite. Leur tâche consiste à se familiariser avec un navire fortement automatisé qui permettra d’accueillir au final un équipage de 108 personnes seulement, soit deux fois moins que pour les frégates d’ancienne génération.



L’Aquitaine a été mise à flot le 29 avril 2010. Les premiers essais en mer ont débuté un an plus tard, en avril 2011. Cette première campagne d'essais en mer, qui comprenait plusieurs sorties au large des côtes du Morbihan, a permis d'évaluer les capacités nautiques et les performances de la propulsion et du système de navigation. Ces premiers essais ont été concluants.

Les essais suivants se concentreront sur la propulsion. En effet, l’Aquitaine est dotée d’un système innovant alliant la discrétion d’une propulsion électrique à la puissance d’une turbine à gaz, propulsion hybride CODLOG (COmbined Diesel eLectric Or Gas) accompagné d'une usine électrique avec quatre diesel-alternateurs. Ce système permet une plus grande autonomie pour une consommation d’énergies fossiles moins importante.

La signature électromagnétique et infrarouge des FREMM sera réduite. Elles seront également munies d’un armement lourd comprenant un missile de croisière naval (MdCN), qui, avec une portée de 1000 km, permettra depuis la mer d'exercer des frappes chirurgicales sur des cibles à très haute valeur ajoutée. Cet outil de dissuasion modifiera profondément la stratégie maritime militaire française.

Les restrictions de budget énoncées dans le livre blanc sur la défense et la sécurité nationale paru en 2008, ont engendré une diminution des commandes de FREMM. La France, au lieu de 17 unités, n’en attend plus que 11, dont neuf destinées à la lutte anti-sous-marine et 2 à la lutte antiaérienne. La livraison de l’Aquitaine est prévue courant 2012.


Article MG 3B Conseils

Sources : Netmarine et DCNS

Lire d’autres articles à propos de l’éco-conception ou de la Marine nationale.


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mardi 7 juin 2011

L’EDIC Sabre ne sera pas démantelé

DAKAR (Sénégal) -07/06/2011- 3B Conseils. Le transfert officiel de l'Engin de Débarquement d'Infanterie et de Chars (EDIC) Sabre au Sénégal a été opéré le 17 mai dernier. Son désarmement était prévu courant 2011 de longue date mais la France a trouvé preneur pour donner une deuxième vie à ce navire plutôt que de le démanteler.

Présentation

L’EDIC Sabre avait été mis en service le 13 juin 1987. Il avait d’abord été basé à Toulon jusqu’au 23 juin 2008, date à laquelle il avait quitté ce port pour rallier Dakar le 15 juillet 2008 et intégrer les Forces Françaises du Cap-Vert. Il avait alors été chargé de renforcer les moyens amphibies français disponibles en Afrique de l'Ouest. Son activité était partagée entre opérations amphibies, concours à l'entraînement du 23ème BIMA (Bataillon d'Infanterie de Marine) et des forces armées sénégalaises, transports et concours les plus divers, reconnaissances de sites et missions de service public.

Caractéristiques

L’EDIC Sabre mesure 59 mètres de long et 11,50 mètres de large pour un tirant d’eau de 1,40 mètre et un déplacement en pleine charge de 726 tonnes. Sa cuve mesure quant à elle 28,5 mètres sur 8. Il est également équipé d’une rampe à l’avant.

Son système de propulsion est composé de deux moteurs de type Diesel-SACM-Wärtsilä. Il est équipé d’un radar Radal-Decca 1 226 et armé d’un canon de 20 mm ainsi que de 2 mitrailleuses de 12,7 mm, caractéristiques qui peuvent être adaptées aux besoins de l’armée sénégalaise.

L’équipage de la Marine nationale française était composé d’un officier, de 9 officiers mariniers et de 8 quartiers-maîtres et matelots.

En quoi l’EDIC Sabre intéresse-t-il la marine sénégalaise?

Son faible tirant d’eau et sa rampe avant lui permettent de s’échouer sur une plage et de pouvoir ainsi débarquer les troupes, les véhicules et le matériel qu’il transporte. La capacité de sa cuve permet quant à elle de transporter des chars.

L’État-major des Armées précise que « Les armées françaises livrent ainsi un bâtiment opérationnel et particulièrement adapté aux missions de surveillance des approches maritimes et de soutien logistique opérationnel que souhaite assurer la marine nationale sénégalaise » et que ce transfert « intervient au moment où se finalise le nouvel accord de partenariat en matière de coopération. Le signal est d'autant plus fort que la transformation prochaine du dispositif militaire français (31 juillet 2011) s'est construite autour de cette volonté de coopération militaire afin de préserver et renforcer le lien d'amitié entre la France et le Sénégal ».

La marine sénégalaise va rebaptiser l’EDIC Sabre mais elle n’a pas encore communiqué son nouveau nom. Il est destiné à remplacer l’ex-Javeline français qui avait été rebaptisé Faleme 2. Le Javeline avait été mis en service en 1967 et avait été cédé en 2000.


Article MGH 3B Conseils

Source et photos : Ministère de la Défense

Lire d’autres articles à propos du démantèlement, de la Marine nationale ou du Sénégal.



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mardi 5 février 2008

La Marine nationale a changé de patron

PARIS - 05/02/08 - Après avoir passé deux ans à la tête de cette institution, l'amiral Alain Oudot de Dainville a quitté ses fonctions le 04/02/08 pour prendre la présidence de la Sofresa. Avant son départ, le chef d'état-major avait effectué une tournée des ports militaires français pour http://www.blogger.com/img/gl.link.gifrencontrer les marins et évoquer l'avenir de la flotte française. Très apprécié de ses troupes, l'amiral Oudot de Dainville a beaucoup oeuvré pour faire reconnaitre, à sa juste valeur, l'importance du fait maritime et l'action de la Marine nationale, tant dans ses missions de souveraineté que de service public. Atteint par la limite d'âge, il laisse la barre à son numéro 2, la cérémonie de passation s'étant déroulée à 8 heures hier matin. Comme nous l'annoncions sur ce blog le 23 janvier, le vice-amiral d'escadre Pierre-François Forissier, Major général de la Marine depuis le 15 juin 2005, a été nommé le 16 janvier, dernier et se trouve donc élevé à dater d'hier au rang et à l'appellation d'amiral. Agé de 56 ans, le nouveau CEMM est issu de la promotion 1971 de l'Ecole navale. Sous-marinier, il a commandé le SNA Rubis et le SNLE Le Tonnant avant de prendre la tête des forces sous-marines et de la force océanique stratégique (ALFOST). Le web magazine meretmarine.com propose d'écouter, ou de redécouvrir, l'émission In Extremis, d'Isabelle Autissier, consacrée à la Marine nationale où le Chef d'état-major de la marine était revenu sur les missions et l'avenir de la flotte française. Pour accéder à ce lien cliquer ici

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lundi 12 janvier 2009

Q790 : bonne note de la Commission européenne malgré la polémique

BREST (France) – 12/01/2009 – 3B Conseils - Ouest France indiquait la semaine dernière que la Commission européenne donne une « très bonne note » à la Marine nationale pour la façon dont elle gère le dossier du démantèlement de l’ex-Clemenceau. « Je vous félicite d’avoir mené à bien ce dossier en conformité avec les textes applicables aux transferts transfrontaliers de déchets (…) Le recensement précis des matériaux dangereux présents à bord de la coque ainsi que votre souci d’assurer une traçabilité de tous les flux de déchets générés lors du démantèlement vers des installations dûment autorisées me semblent particulièrement bienvenus », écrit le directeur de l’Environnement, Jos Delbake, à Jean- Michel Labrande, directeur central du Service de soutien de la flotte (SSF).

Lundi dernier, une quinzaine de plongeurs de la Marine ont débuté le grattage de la coque de l’ancien porte-avions Clemenceau pour éliminer les algues et les concrétions qui s’y trouvent. Le Télégramme relevait qu’« alors que les plaisanciers ou les marins-pêcheurs doivent faire caréner leur bateau sur des cales à récupération pour eaux souillées, la Marine nationale gratte la coque de l’ex-Clemenceau (260 m) au cœur de sa rade-abri, à Brest, sans mesure de protection particulière, une rade-abri directement reliée au fragile écosystème de la rade de Brest. (…) Les réactions n’ont pas tardé ». L’AE2D « a découvert avec stupeur la technique utilisée par la Marine (…) un véritable cas d’exception pour un navire qui se doit la plus grande exemplarité sur le plan écologique ».Jean-Paul Hellequin, le porte-parole de l’association Mor Glaz estime que ce « grattage » s’apparente à du « bricolage ». « L’ancien porte-avions devait passer en cale sèche ! On aurait ainsi montré qu’on avait les moyens de le démanteler à Brest. Comment expliquer ce que fait la Marine nationale aujourd’hui quand on poursuit et fait payer des capitaines de cargo ou de bateau de pêche pris à polluer en mer ? Et que fera-t-on des tonnes d’eau contenues dans les ballasts de ce vieux Clem ? ».

Article : SLG 3B Conseils
Documents de référence : DICOD / Le Télégramme / Ouest France / 3B Conseils

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EU - Foreign Affairs -18/07/2011

The 3106th session of the Council of the European Union - FOREIGN AFFAIRS - under the presidency of Ms Catherine Ashton, High Representative of the Union for Foreign Affairs and Security Policy.
The following items will be discussed at this session:
. Initiatives in the area of CSDP
. MEPP
. Southern Neighbourhood
. Financing External Action Instruments
. Pakistan
. Afghanistan

9h30 - 17h

Public events and press conferences can be followed by video streaming:
(ici)

Changement de direction chez IMarEST

11/04/2011


Le Dr Marcus Jones a quitté son poste de directeur d’IMarEST (Institute of Marine Engineering, Science and Technology) pour de nouvelles fonctions. Le processus de recrutement du nouveau directeur est en cours et dans l’intervalle l’Institut sera dirigée par deux cadres supérieurs et le conseil d’administration présidé par Chris Hodge.
contact james.mcrae@imarest.org

1ère conférence européenne "Défense et Environnement"
5 novembre 2010 - Bruxelles



Pour plus de renseignements : cliquez ici

Le démantèlement de l’ex-Clemenceau... Pour en savoir +


Clemenceau

Un solide dossier de synthèse a été réalisé par des officiers de presse de la DICoD (Délégation à l'Information et à la Communication de Défense) et se trouve sur le site Internet du ministère français de la Défense.
(Source: DICoD, Paris)

Audition de Connie Hedegaard, Commissaire européenne à l'action sur le climat



Connie Hedegaard

Télécharger ici l'audition du
8 juillet 2010 de Connie Hedegaard.
Mme Hedegaard a été interviewée en 2007 par Brigitte Bornemann lors du SIREME. Vous pouvez visionner ici cette interview.

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Le Livre bleu

Le Livre bleu
Le Livre bleu sur la stratégie nationale pour la mer et les océans coordonné par le Secrétariat général à la Mer a été adopté le 12 décembre dernier par la Commission interministérielle présidée par François Fillon, Premier Ministre

« Enjeux internationaux » sur France culture

Pierre Duquesne, Ambassadeur chargé des questions économiques de reconstruction et de développement pour les pays donateurs, était l'invité de Thierry Garcin sur France culture, dans le cadre de l'émission les Enjeux internationaux sur le thème : "l'aide internationale aux Territoires palestiniens".

"Selon quels principes l’aide internationale est-elle engagée, avec quelles sommes, avec quel contrôle, dans quel but ? Quel est le rôle des conférences de donateurs ? Enfin, est-ce une action inscrite dans le temps, préfigurant la création de l’État palestinien".

Ecoutez cette émission importante pour comprendre les enjeux.

Rappelons également que l'Ambassadeur Duquesne est intervenu lors de la Conférence de Défense et Environnement le 2 juillet 2009 dernier au Palais Bourbon, lors de la table ronde n°2 sur la prévention et la réparation des dommages environnementaux. Son intervention portait sur Gaza et la station d'assainissement de Beit Lahia.

Voir ICI son intervention lors de la Conférence Défense et Environnement.





Conférence n°3 (2 juillet 2009)

"Bilan et perspectives : place du droit de l'environnement dans la réflexion stratégique européenne de défense ?"
Retrouvez le programme et les résumés d'interventions: ICI
Retrouvez l'intégralité de la conférence en vidéo sur Canalc2 en cliquant ici.

Conférence n°2 (30 mai 2008)

"Nouveaux enjeux environnementaux des Etats-majors et des industries européens de l'armement en temps de paix, dans le cadre de conflits et post-conflits."

Retrouvez le programme et les transcriptions : ICI
Retrouvez ci-dessous, les vidéos des tables rondes :

Défense et Environnement n°2 : Partie I
Défense et Environnement n°2 - Partie II
Défense et Environnement n°2 - Partie III
Défense et Environnement n°2 - Partie IV

Conférence n°1 (10 juillet 2007)

La réflexion des armées et des industries de défense en temps de paix, face aux contraintes environnementales, financières et sociétales.

Retrouvez la synthèse et les résumés d'interventions: ICI

LES ARMES CHIMIQUES EN MER

Des résidus de guerre de toute sorte ont été délibérément largués en mer un peu partout dans le monde en transformant certaines zones du fond marin, comme dans la partie sud de la mer Adriatique, en décharges portant atteinte à l'environnement et mettant en danger l'exercice de la pêche et les activités de dragage. RED COD (Recherches sur les dommages causés à l'environnement par des produits chimiques largués en mer) est le projet co-financé de la Commission européenne visant à élargir les recherches attribuées à l'ICRAM en 1997 par le Ministère italien de l'environnement. Voici 2 videos de l'ICRAM diffusées dans le cadre de la 2e Conférence Défense et Environnement.


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Réchauffement et réfugiés environnementaux

cliquez sur la flèche pour visionner cet extrait d'un documentaire canadien. 8 à 10 mn environ.

Réfugiés environnementaux

Autre extrait du même documentaire canadien (9 mn environ).

Refugiés... (fin)

Fin du reportage de l'émission canadienne Zone Libre (8 mn environ)

LE SIEGE DE L'ONU A NEW YORK

LE SIEGE DE L'ONU A NEW YORK
photo domaine public

LES AVIONS DU XXIE SIECLE/1

LES AVIONS DU XXIE SIECLE/1
Eurofighter Typhoon (public domain)

LES AVIONS DU XXIE SIECLE /2

LES AVIONS DU XXIE SIECLE /2
Dassault Rafale (domaine public)

LES AVIONS DU 21E SIECLE / 3

LES AVIONS DU 21E SIECLE / 3
Lookhed F35 (public domain)

CARTE DE LA REGION ARCTIQUE

CARTE DE LA REGION ARCTIQUE

LA SITUATION DANS l'ARCTIQUE VUE PAR LA CHAINE AL JAZEERA

C'est un reportage du 29/07/2007 de 2mn 30, réalisé par Jonah Hull, le correspondant à Moscou de la chaîne arabophone Al Jazeera et diffusé par You Tube. Il résume clairement la situation.

LE MEME ENJEU VU PAR FOX NEWS

Dans un reportage deux fois plus long (4mn 34), la chaîne américaine Fox News rend compte du même événement...

Le réchauffement dans l'Arctique

Le réchauffement dans l'Arctique
Comparatif année 1979 et année 2003

Marée Noire - Liban 2006

Marée Noire - Liban 2006
photo © Cedre

Première Guerre du Golfe (1980-1988)

Première Guerre du Golfe (1980-1988)
Incendie des puits de pétrole © irak-iran war archives

Navires militaires en fin de vie : les ex Détroyat et EV Henri à Brest

Navires militaires en fin de vie : les ex Détroyat et EV Henri à Brest
© http://meretmarine.com

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Paris / Brest / Southampton, France
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