skip to main | skip to sidebar
DEFENSE et ENVIRONNEMENT : une nouvelle manière de penser
Affichage des articles triés par date pour la requête déminage. Trier par pertinence Afficher tous les articles
Affichage des articles triés par date pour la requête déminage. Trier par pertinence Afficher tous les articles

mardi 31 mai 2011

Des femmes à l’œuvre contre les mines antipersonnel au Sri Lanka.


MANNAR (Sri-Lanka) -31/05/2011- 3B Conseils. Une équipe féminine de déminage s’efforce d'effacer les traces de la guerre civile qui a ravagé le pays pendant 26 ans et tente de réhabiliter ainsi les villages sri-lankais.

Retirer les milliers de mines abandonnées sur le théâtre du conflit opposant le gouvernement sri-lankais aux Tigres tamouls est un métier dangereux et exigeant pour ceux et celles qui ont pris la responsabilité de le faire.

L'équipe féminine de déminage du district de Mannar au nord du Sri Lanka lutte au quotidien dans une chaleur écrasante et dans la peur pour effacer de manière systématique toutes les traces de la guerre qui restent longtemps après la fin du conflit, officiellement déclarée en 2009. L'ensemble du territoire est pourtant loin d'être sécurisé aujourd’hui.

Les femmes sont partagées entre excitation, fierté et peur à chaque fois qu’elles trouvent une mine. La plupart d’entre elles prennent ce travail afin de pouvoir subvenir à leurs besoins et à ceux de leurs enfants. La guerre leur a souvent enlevé leur mari et elles sont alors devenues soutien de famille.

Elles ne procèdent pas au nettoyage des villages simplement parce que c’est leur travail mais aussi parce qu’elles se sentent profondément concernées. Elles ont toutes souffert de la guerre et perdue un membre de leur famille. Elles tiennent à finir ce travail pour que les gens puissent revenir des camps de réfugiés et retrouver leur ancienne vie, lorsque la paix régnait sur le pays.

Prenons l’exemple de Jalini, 30 ans. Elle se met au travail dans les rizières de la «région de Vanni, surnommée le « bol de riz », au nord du Sri Lanka. Mais au lieu de récolter du riz, elle part à la chasse aux mines, héritage meurtrier de la guerre civile. Son espace de travail était une rizière autrefois. Mais tant que les mines dissimulées dans le sol ne seront pas localisées et éliminées, la communauté du Thunnukai ne pourra pas cultiver ces terres. Une douzaine de mines ont déjà été trouvées dans ce seul lopin de terre et il en reste certainement encore plusieurs à localiser.

Un nombre inconnu de mines antipersonnel jonchent le sol d’une région autrefois florissante, menaçant des vies et les moyens de subsistance un peu partout dans le nord du Sri Lanka.

Pendant la guerre, des familles entières ont dû rejoindre des camps de réfugiés et ont vécu dans des conditions très difficiles. Des organismes comme l'organisation britannique HALO (qui emploie près de 8 000 démineurs dans neuf pays à travers le monde) travaillent dur pour déminer les alentours des villages afin que leurs habitants puissent à nouveau cultiver leurs terres et produire de la nourriture.

Saila Jan, 29 ans, mère de deux enfants, fait partie du nombre croissant de femmes sri-lankaises qui ont été recrutées et formées par le HALO Trust. Les femmes comme Saila travaillent aux côtés des hommes et jouissent du même statut. Elles aident à retirer les mines de centaines d'hectares de terres rizicoles.

L'extraction des mines à la main est un travail lent et laborieux. Il faut passer l’étendue à sécuriser au détecteur de métaux, mètre carré par mètre carré. Dès que l’on perçoit un bip sonore d’une certaine intensité, il faut fouiller la zone plus minutieusement en creusant la terre dure et desséchée.

La position de la mine est marquée par un triangle rouge en attendant le démineur qui l’extrait et sépare le détonateur de la charge.

Certaines mines antipersonnel peuvent être détruites en les brûlant, méthode improvisée par les agences de déminage qui ne sont pas autorisées à utiliser des explosifs pour ce faire au Sri Lanka.

Paskar, Un des superviseurs locaux, a travaillé pour HALO pendant huit ans et dit qu'il est heureux que les habitants soient employés chaque fois que cela est possible, car ils connaissent les lieux et peuvent lui fournir des informations importantes sur l'emplacement possible des mines. HALO a procédé à la destruction de plus de 16.000 mines en deux mois seulement.

Pendant la guerre, de nombreux hommes tamouls ont été enrôlés pour lutter contre l'armée sri-lankaise. Nombre d’entre eux ont été tués ou gravement blessés et beaucoup de familles dépendent des femmes maintenant. Ceux et celles qui travaillent au déminage gagnent l'équivalent de 190 $ par mois, revenu qui leur permet de vivre convenablement selon ces femmes.

Sudarsana, 20 ans, a travaillé sur ce projet depuis Décembre 2009. Elle avait dû quitter son domicile en raison des combats en Juillet 2008, et changer de refuge à plusieurs reprises avant d'être finalement évacuées par le CICR (Comité International de la Croix-Rouge) dans les dernières semaines du conflit en avril 2009. Cet emploi lui a permis de revenir dans son village.

Plus de 800 kilomètres carrés de terres cultivables ont pu être récupérés au nord du Sri Lanka. Saila pense que ce travail est important. Elle est heureuse de contribuer à rendre les villages plus sûrs pour les gens et d’avoir un revenu qui lui permette de faire vivre sa famille. Elle admet que ce travail est difficile mais elle l’accepte dans la mesure où cela aide sa famille. Elle souhaite que ses enfants aillent à l’école et puissent vivre en paix.


Article : MG 3B Conseils

Sources : TIME et Al Jazeera (vidéo)

Photos : Time /Russel Watkins / Department for International Development

Lire d’autres articles à propos du déminage ou des mines antipersonnel.



La reproduction partielle ou totale, par toute personne physique ou morale et sur tout support, des documents et informations mis en ligne sur ce blog-médias sans autorisation préalable de 3B Conseils et mention de leur origine, leur date et leur auteur est strictement interdite et sera susceptible de faire l’objet de poursuites.

Publié par Brigitte Bornemann - directrice des publications 0 commentaires  

lundi 23 mai 2011

Mission 2011 accomplie pour le Groupe Guerre Des Mines



TOULON (France) -23/05/2011- 3B Conseils. Le Groupe Guerre Des Mines (GGDM) vient de rentrer de sa mission de reconnaissance et de dissuasion en Mer Rouge, en Océan Indien et dans le Golfe Persique Le GGDM 2011 était composé du ravitailleur Var et des deux chasseurs de mines bretons Andromède et Croix du Sud. Ils avaient été réunis le 18 janvier 2011 à La Sude en Crête pour se séparer au large de la Sicile, près de 100 jours plus tard, à l’issue de leur mission.

Au cours de ce déploiement, plus de 16 600 milles nautiques ont été parcourus par chacun des bâtiments en Mer Méditerranée, en Mer Rouge, en Océan Indien et dans le Golfe Persique.

L’objectif principal de ce déploiement était la reconnaissance et l’actualisation des fonds marins dans les zones d’intense trafic maritime tout au long de la « route de l’or noir ». Les efforts se sont également concentrés autour des ports de Djibouti, d’Abu Dhabi et de Fujaïrah. Au total, forts du soutien indéfectible du Var, les deux chasseurs ont comptabilisé 492 heures de chasses.

Ce déploiement a permis de valider différentes configurations de soutien d’une force de guerre des mines. Ce dernier a été principalement assuré par le Var (en remplacement de l'ancien bâtiment de soutien mobile Loire, désarmé en 2009) qui a embarqué à son bord l’état major de conduite de guerre des mines, des plongeurs démineurs et tout le matériel nécessaire (pièces de rechange, munitions, vivres, caisson hyperbare multiplaces, conteneur de matériel de plongée).



Un conteneur particulier a également été embarqué pour l’analyse et le traitement des données recueillies. Sur l’ensemble de la mission, pas moins de 31 ravitaillements à la mer et à quai ont été réalisés au profit des deux chasseurs. Une dizaine de ravitaillements d’opportunité, dont huit au profit de frégates et bâtiments amphibies étrangers, ont également été réalisés.

Ce déploiement aura enfin permis de valider la mise à terre temporaire du module GGDM sur le site de la nouvelle base navale d’Abu Dhabi. A cette occasion, l’intégralité du matériel de guerre des mines a été débarquée afin de permettre à l’État major et aux plongeurs démineurs de conduire leurs actions de manière autonome.

De nombreuses actions de coopération militaire ont également été conduites à Bahreïn, à Koweït et aux Émirats Arabes Unis. L’Andromède a même eu la chance de collaborer avec la Marine Irakienne lors de son escale à Um Kassar.

Un groupe de guerre des mines est déployé tous les deux ans. Le groupe réalise des missions de reconnaissance des fonds dans la zone considérée comme sensible notamment en raison de l'importance du trafic maritime. Cette action contribue à assurer la liberté de circulation dans ces eaux et permet de sécuriser le transit du groupe aéronaval (GAN) ou amphibie.



Cette mission stratégique contribue ainsi à la sécurisation des approvisionnements, notamment en pétrole, qui ne pourrait plus être assurés en cas de minage du détroit d'Ormuz, entre le golfe Persique et l'océan Indien. Pour éviter cela, la France et ses alliés maintiennent dans la zone une présence dissuasive et entretiennent leur connaissance des lieux afin de pouvoir intervenir rapidement et efficacement pour effectuer des missions de déminage dans ce secteur en cas de besoin.

Le déploiement du groupe de guerre des mines s'inscrit d'autre part dans les relations de coopération entretenues par la France avec les pays de la zone.


Article : MG 3B Conseils

Source : Marine nationale

Lire d’autres articles à propos du déminage ou de la Marine nationale.



La reproduction partielle ou totale, par toute personne physique ou morale et sur tout support, des documents et informations mis en ligne sur ce blog-médias sans autorisation préalable de 3B Conseils et mention de leur origine, leur date et leur auteur est strictement interdite et sera susceptible de faire l’objet de poursuites

Publié par Brigitte Bornemann - directrice des publications 0 commentaires  

mardi 26 avril 2011

Deux millions de mètres carrés déminés pour l'avenir du Port Commercial de Luanda



LUANDA (Angola) -26/04/2011– 3B Conseils. Deux millions de mètres carrés du périmètre où sera construite la future extension du port commercial de Luanda ont été déminés, à la suite des travaux réalisés par l'unité spéciale de déminage de la maison militaire de la présidence de la République et de l'Institut National de Déminage (INAD).

Son directeur provincial à Bengo, Oliveira Basílio, a livré cette information à la presse, soulignant que tous les moyens ont été mis en œuvre pour maintenir la circulation des personnes et garantir leur sécurité dans les zones à déminer comme dans les zones clarifiées.

Le projet implique une zone de 12.000.000 de mètres carrés, qui ont commencé à être déminés le 18 janvier 2010, dans l'intention de créer les conditions de sécurité nécessaires pour le démarrage des travaux du futur port, à la barre de Dande, dans la province de Bengo.

À la suite des travaux, exécutés par quatre brigades de déminage manuel de la Maison Militaire de la Présidence de la République, en substitution du Bureau de Reconstruction Nationale (GRN), et deux brigades de déminage mécanisées de l'Institut National de Déminage (INAD), 119 munitions diverses et 5.773 débris métalliques ont été évacués.

La Commission exécutive de déminage, organe créé par un décret présidentiel, a pour mission de donner une grande dynamique au travail de localisation, déminage et destruction d'engins explosifs, y compris les non détonnés, pour garantir la libre circulation des personnes et biens et l'exécution de divers projets, dans le cadre de la reconstruction nationale.

Cette zone devrait entièrement être déminée d’ici la fin de l’année.

D’après les chiffres annoncés par le président du conseil d'administration de l'entreprise portuaire, Francisco Venâncio, le Port commercial de Luanda a géré plus de quatre millions de tonnes de marchandises diverses au cours du premier semestre 2010.

Dans une conférence de presse, le responsable a expliqué qu'il s'agissait de données d'un bilan provisoire, et que l'évaluation de l'activité du second semestre était en cours. Toutefois, il a souligné qu'au cours des deux dernières années, le volume de trafic moyen était de neuf millions de tonnes.

Selon lui, la circulation des marchandises est plus dynamique et sécurisée, les services portuaires ont été considérablement améliorés et de nouvelles stratégies ont été mises en œuvre, ce qui a permis aux navires d’accoster plus rapidement et de décongestionner ainsi le port. Le déchargement des marchandises ne nécessite en effet que trois jours maximum à l’heure actuelle, ce qui limite l’immobilisation des navires.



L’actualisation des tarifs portuaires a permis d’engranger des bénéfices considérables. Le dépôt de marchandises est gratuit les 5 premiers jours, du 6ème au 30ème jour du premier mois le tarif est de 30 dollars minimum par jour, Du 31è au 60è jour, la taxe est de 60 dollars, et au-delà de 90 jours, la taxe passe à 90 dollars, a précisé le gestionnaire du Port de Luanda.

En ce qui concerne la sécurité des biens à l'intérieur de l'unité portuaire, Francisco Venâncio a déclaré que de nombreux contrôles étaient effectués au sein de la zone portuaire. Les douanes parviennent à sécuriser les terminaux en utilisant des systèmes fiables et des stratégies efficaces de prévention afin d’éviter les vols.

Tenue dans les locaux du Port Commercial de Luanda, la conférence de presse a permis de présenter la troisième rencontre de la Communauté des Pays de Langue Portugaise (Comunidade dos Países de Língua Portuguesa, CPLP), que l'Angola a accueilli le 23 Juillet 2010.

Le Port commercial de Luanda a été récompensé par le Prix Etoile Internationale WQC, catégorie Or et par la « Bussiness Initiative Directions » (BID), pour ses efforts, visant l'amélioration de la qualité et l'excellence de ses services.


Article MG 3B Conseils

Souces : Angola Press et all Africa

Lire d’autres articles en rapport avec le déminage, les bombes à sous-munitions ou l’Angola.



La reproduction partielle ou totale, par toute personne physique ou morale et sur tout support, des documents et informations mis en ligne sur ce blog-médias sans autorisation préalable de 3B Conseils et mention de leur origine, leur date et leur auteur est strictement interdite et sera susceptible de faire l’objet de poursuites.

Publié par Brigitte Bornemann - directrice des publications 0 commentaires  

lundi 11 avril 2011

Le Mozambique ratifie le traité interdisant les bombes à sous-munitions

PARIS (France)-12/04/2011-3B Conseils. La République du Mozambique a ratifié la Convention sur les armes à sous-munitions le 14 mars 2011. Le traité rentrera en vigueur à l’échelle nationale le premier septembre 2011, faisant du Mozambique le 54e pays à l’adopter.

La Convention de 2008 interdit de manière définitive l’utilisation, la production, le stockage et le transfert de bombes à sous-munitions (BASM). Elle fixe des délais stricts pour le déminage des zones concernées et la destruction des stocks. Elle comprend également un ensemble de mesures novatrices pour aider les victimes et les communautés touchées par ce fléau.

Au total, 108 pays ont signé ce traité qui est entré en vigueur en tant que loi internationale contraignante le 1e août 2010.

La première réunion historique des États membres de cette Convention s’était tenue en novembre 2010 en République démocratique populaire du Laos, le pays le plus touché par les BASM.

Le Mozambique a signé cette Convention le 3 décembre 2008. Officiellement ce pays n’a pas utilisé, produit, transféré ni stocké de BASM. Seuls deux autres pays africains ont participé au processus de négociation d’Oslo qui a conduit au traité.

Au cours des débats, Le Mozambique s’est exprimé en faveur d’une interdiction totale et sans exception de ces munitions et d’une assistance significative aux victimes. Il a également prôné une coopération et une assistance internationales.

Article MG 3B Conseils
Source: Cluster Munition Coalition

La reproduction partielle ou totale, par toute personne physique ou morale et sur tout support, des documents et informations mis en ligne sur ce blog-médias sans autorisation préalable de 3B Conseils et mention de leur origine, leur date et leur auteur est strictement interdite et sera susceptible de faire l’objet de poursuites.

Publié par Brigitte Bornemann - directrice des publications 0 commentaires  

mercredi 16 février 2011

Le Sterenn Du : le système français du futur en matière de lutte contre les mines sous-marines.


BREST (France - UE) 09/02/2010 - 3B Conseils - Dédié aux opérations de déminage, le chantier PêchAlu de Lorient, a réalisé pour le compte de DCNS un catamaran baptisé le Sterenn Du (Etoile noire en breton) * , un bâtiment piloté à distance - actuellement dans la base navale de Brest - qui a donc la particularité d’être un drone naval.

Ce navire démonstrateur (drone porte-drones) préfigure le système français du futur en matière de lutte contre les mines sous-marines. A l'inverse des navires chasseurs de mines actuels, ce nouveau concept vise à mener des opérations de déminage sans exposer la vie des équipages et des plongeurs démineurs. La destruction des mines se fait actuellement « soit par des plongeurs, soit au moyen d'un engin télécommandé par fil, le poisson autopropulsé PAP 104, opérant relativement près du navire chasseur de mines. »

La « panoplie » du Sterenn Du, se compose en fait de trois éléments interdépendants : le catamaran , des drones de surface et des engins sous-marins. Des embarcations autonomes pourront alors déployer de façon concomitante des robots et/ou capteurs sous-marins, intervenant au plus près des mines pour les détecter et les neutraliser.

Pour l’avenir, si les essais qui vont se dérouler au large de Brest en 2011 et 2012 sont concluants le développement du programme sera différent. « Deux drones de surface comme Sterenn Du seraient embarqués à bord d'un bateau-mère long d'une centaine de mètres et d'un déplacement de 2 000 à 3 000 tonnes. C'est-à-dire d'une taille très supérieure aux chasseurs de mines actuels, qui mesurent 51 mètres pour un déplacement de 600 tonnes. »

A noter également qu’une étude a été confiée au groupement d'industriels DCNS, Thales et Eca pour tester les capacités d'un drone naval à mettre en œuvre de manière automatique un sonar remorqué et différents types d'engins sous-marins chargés de repérer ou de détruire les mines.


* Long de 17 mètres, large de 7,5 mètres, pesant 25 tonnes, huit mois ont été nécessaires pour réaliser ce navire, dont la coque est en aluminium.

Article RH 3B Conseils
Sources : DCNS / Ouest-France
Photo / DCNS

Publié par Brigitte Bornemann - directrice des publications 0 commentaires  

mercredi 22 décembre 2010

Opération de déminage au Congo par les Nations-Unies



Kinshasa (République démocratique du Congo) 22/12/2010 – 3B Conseils - C’est en juin 2010 à la demande de la Monusco - Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation de la République démocratique du Congo – que le Centre de coordination de lutte Antimines des Nations unies (UNMACC) a entamé un programme de dépollution de l'aéroport de N'Djili.

Selon la Monusco cette opération en en cours de finalisation Les obus et munitions trouvés sur le site, soit 98 engins explosifs, ont été détruits le 10 décembre 2010 aux alentours de Mbankana à environ 200 km de Kinshasa.

Une destruction exécutée par « Mechem », compagnie sud-africaine spécialisée dans le déminage et la destruction des engins explosifs. Cette compagnie travaille sous la supervision de la coordination de l'UNMACC.

Article RH 3B Conseils
Sources : all africa

Publié par Brigitte Bornemann - directrice des publications 0 commentaires  

mercredi 17 novembre 2010

Mines en Afghanistan


OTAN, Afghanistan - 17/11/2010 - 3B Conseils - mines anti personnelles


Le photographe portugais Joao Silva, 44 ans, reporter au New York Times a sauté sur une mine le 23 octobre dernier près de la ville d'Argnandad. Il accompagnait des soldats américains de l'OTAN. Il a perdu ses deux jambes. Le 20 octobre c'était un militaire démineur britannique qui avait été tué.

Plus de quatre millions d'Afghans vivent dans des zones contaminées par des engins et des mines. L'Afghanistan s'est engagée à enlever toutes les mines sur son territoire d'ici 2013, date-butoir fixée par la Convention d'Ottawa et signée par l'Afghanistan. La France participe comme de nombreux pays aux actions de déminage. Mais le problème du financement de ces actions reste entier.

L'objectif est de déminer 70% des zones contaminées d'ici 2011. Dans les zones de conflit où les démineurs ne peuvent pas travailler, la population locale est formée pour mener elle-même les opérations de déminage, avait précisé la MANUA (Mission de l'ONU). Au cours des deux premiers mois de 2010, quelque 1727 mines anti-personnelles et 135 mines antichars ont été détruites ainsi que plus de 110,000 types différents d'engins explosifs non explosés. Au début de l'année 2010 l'estimation était que plus de 60.000 personnes avaient été déjà été victimes de ces explosions.
En 2009, au moins 481 victimes de mines antipersonnel et d’ERW (108 morts et 373 blessés) – dont plus de la moitié sont des enfants – ont été rapportées au Centre d’action contre les mines en Afghanistan (MACCA).

Le nombre de victimes de mines antipersonnel en Afghanistan entre 1999 et 2008 (12 069) est le plus élevé au monde, selon le rapport de l’Observatoire des Mines pour 2009.

BB

sources : NYT, ONU, Armées.com.

Publié par Brigitte Bornemann - directrice des publications 0 commentaires  

jeudi 9 septembre 2010

Mer Baltique : Exercices OTAN, déminages et gazoduc










Vilnius - LITUANIE - 09/09/2010 - 3B Conseils - Dix-neuf bâtiments de différentes marines de 10 pays se sont retrouvées entre le 30 août et 8 septembre pour l’opération annuelle Open Spirit menée depuis plus de 10 ans en mer Baltique. Il s’agit de l’Estonie, la Lituanie, la Lettonie, la Russie, la France, la Norvège, la Finlande, la Pologne, la Belgique et l’Allemagne : 10 Etats membres de l’OTAN et de pays associés grâce au partenariat pour la Paix.
L’objectif était de partager leur savoir-faire et leurs moyens pour faire des exercices divers dans un premier temps, puis la recherche d’explosifs et le déminage. Giedrius Premeneckas, un responsable de la marine lituanienne, estime «qu’il y a dans les eaux lituaniennes environ 1.000 mines, laissées principalement par l’Allemagne pendant la Seconde guerre mondiale».
D’après TTU, cette opération présente une importance particulière, un an après la guerre en Géorgie. «C’est une preuve de la solidité de nos relations avec les Alliés et d’une sécurité accrue en Baltique», a analysé le ministre estonien de la Défense, Jaak Aaviksoo. Comme l’an dernier, la Russie n’a pas participé à cette opération de déminage. Plus tôt dans l’été, un important exercice de gestion de crise (Loyal Arrow) s’était déroulé dans le golfe de Botnie, attenant à la Baltique, et sur le territoire suédois avec la présence notamment du porte-avions britannique HMS “Illustrious” et d’une cinquantaine d’avions (y compris des Awacs). En visite le 1er septembre à Tallinn, le secrétaire d’Etat allemand à la Défense, Rüdiger Wolf, avait tenu à rappeler que «la sécurité collective restera la tâche la plus importante de l’Otan dans son nouveau concept stratégique». Selon des experts militaires finlandais et suédois, l’un des principaux objectifs sera l’entraînement à la protection d’un gazoduc. En Finlande, les travaux de déminage en mer Baltique sur le passage du futur gazoduc russe Nord Stream de Gazprom avait repris en novembre dernier. La Suède et La Finlande avaient donné leur accord au passage de Nord Stream dans leur zone économique des eaux internationales de la Baltique le 5 novembre, après le Danemark, qui avait fait de même le 20 octobre 2009. Nord Stream doit acheminer du gaz de Russie en Allemagne sur 1 220 km.

La France qui a participé, à l’opération nettoyage des mines de la Baltique avec le chasseur de mines tripartites français L'Aigle (construction commune aux marines belge, française et néerlandaise des années 80) avait quitté Brest le 21 août dernier pour rejoindre la zone d’opération. En 2009 c’était avec le "Céphée". Repère 2009 : Article sur l’opération Open Spirit paru le 8 septembre 2009.

Sources : Marine Nationale, TTU, France Info, Bruxelles 2, AFP, BB 3B Conseils

Publié par Brigitte Bornemann - directrice des publications 0 commentaires  

vendredi 6 août 2010

Les munitions immergées, problème écologique majeur des prochaines décennies



Union Européenne - 06/08/2010 – 3B Conseils – Les munitions immergées, terme désignant les situations où des munitions ont été perdues (naufrages..) ou volontairement jetées dans les eaux, risquent dans les décennies à venir de causer des dommages importants - et non encore mesurés - tant à l’environnement, à la faune que à la santé humaine.

Ce concept découle de séquelles de guerres ou d’activités militaires, et évoque une succession de risques et de dommages allant de l’explosion, la pollution, jusqu’à la contamination chimique de la chaîne alimentaire (à court, moyen ou long terme selon les cas).

Ainsi quatre-vingt-douze ans après l’armistice de 1918, et soixante-cinq ans après la fin de la seconde guerre mondiale, les armes conventionnelles ou chimiques des armées successives peuvent donc encore nous empoisonner.

Les munitions immergées, imparfaitement traitées, posent des problèmes majeurs, : une destruction sûre ou un désamorçage sécurisé et respectueux de l’environnement ne serait prévu que pour moins de 1% des stocks immergés connus.
Par ailleurs les risques d’explosion ou de fuite de matières toxiques restent mal évalués et pourraient varier selon la profondeur, salinité, courants, taux d’oxygène ou encore la température de l’eau. Sans compter que dans les mers et océans, certains dépôts ont été pour partie dispersés par les courants, ou des chaluts de pêche.

Certains dépôts contiendraient des dizaines de milliers de tonnes d’obus, mais ces tonnages ne sont cités ou évalués que pour moins de 50 % des sites connus.

C’est ainsi qu’à l’issue des deux conflits mondiaux du XXème siècle, des millions de armes et projectiles non explosés (bombes, obus, mines…) jonchant les sols du continent européen, les autorités de l’époque ont voulu s’en débarrasser au plus vite et sans trop de traces visibles… Quoi de plus rapide dès lors et de « plus discret » - car loin des regards des populations - que leur déversement dans les mers et océans ?

A cet égard, l’ enquête en trois volets sur cette question que publie l’hebdomadaire « Le Marin » est riche d’enseignements et d’informations. Une question également appréhendée lors de la 2nde conférence de Défense et Environnement en 2008. Voir les interventions de Giovanni Ricucci et Patrice Hernu et les vidéos du colloque sur les armes chimiques immergées : vidéo 1 et vidéo 2 ).

Après 1945, s’agissant des Alliés ceux-ci se sont vu confronté à une double problématique : se débarrasser de leurs surplus et « éliminer » le stock d’arme de l’Allemagne nazie.
Le Royaume-Uni a reconnu ainsi avoir eu deux millions de tonnes de munitions en surplus . En Allemagne, les Alliés ont découvert 300 000 tonnes d'armes chimiques, dont ils se sont débarrassés en mer du Nord et dans la Baltique.

Depuis 1945 (époque à laquelle le déminage a été organisé, les archives n’étant en France exploitables qu’à partir de 1950, et informatisées à partir de 2000), plus de 660 000 tonnes de bombes ont été dégagées, ainsi que 13,5 millions de mines et 24 millions d’obus ou autres explosifs. La France est le pays le plus touché en Europe pour la période 1914-1918, et avec l’Allemagne pour la période 1939-1945.

S’agissant de la France en l’absence d’évaluation officielle on sait cependant par l des témoins de l’époque qu’en en 1965 par exemple, 17 000 fûts chargés d'obus à l'ypérite (gaz moutarde) ont été embarqués à Lorient pour être déversés probablement dans golfe de Gascogne. » On sait par exemple que, peu soluble, l'ypérite reste très actif pendant 400 ans.

En cas de libération brutale et importante de toxiques, bon nombre d’organismes marins - les filtreurs : moules, huîtres et autres coquillages…, les poissons carnivores et les mammifères marins - pourraient être massivement affectés, comme les populations riveraines (voire plus lointaines s’il devait se former un nuage toxique).

En Belgique comme en mer Baltique notamment, des études réalisées laissent penser que le plomb, le mercure, le plomb, les gaz et les liquides toxiques, ainsi que les explosifs des munitions depuis 1914, ou encore le nitrate propulsif, le phosphore et les métaux qui constituent les enveloppes, douilles ou chemisages des munitions immergées pourraient significativement affecter les écosystèmes terrestres et aquatiques. Les impacts redoutés par les experts en déminage et en écotoxicologie sont surtout de moyen et long termes et concernent toute la pyramide alimentaire.

C’est notamment une crainte pour la mer Baltique, quasi-fermée à la différence de l’Atlantique ou du Pacifique. (voir aussi l’article du blog du XXXX sur la visite de Vladimir Poutine dans l’Arctique).


Les responsables de ces immersions semblent avoir longtemps pensé qu’il y aurait dégradation puis dilution des toxiques chimiques. Or, au moins dans les eaux froides, les toxiques sont restés parfaitement actifs après 80 ans, certains ne sont pas dégradables ni biodégradables (mercure, par exemple).
Ces toxiques pourraient aussi contribuer aux grands phénomènes de dystrophisation et de zones mortes (marine dead zones) identifiées par l’ONU.


Celles-ci sont en augmentation constante depuis les années 1970 et plus encore depuis les années 1990. Elles possèdent trop peu d'oxygène pour que la faune puisse survivre, celle ci meurt par asphyxie. On parle alors de zones anoxiques.
La carte des principales zones mortes (zones d'eutrophisations ) se superpose avec les décharges sous-marines contenant ces millions de munitions mais celles-ci se déplacent aussi du fait des phénomènes climatiques.



Selon l'OSPAR ( Voir la Convention pour la protection du milieu marin de l'Atlantique du Nord-Est ), il existerait 148 sites officiellement reconnus notamment dans la Baltique, en Manche et dans le golf du Mexique. Trente de ces sites contiennent des armes chimiques ! Ce rapport fait aussi état de 3 zones au contenu "inconnu"!

Voir les recommandations et les décisions de l’OSPAR sur les munitions immergées depuis 1986



Cette poudrière sous marine pourrait bien constituer un problème écologique majeur des prochaines décennies.

Article RH 3B Conseils
Sources Le Marin / OSPAR / Conférences Défense et Environnement
Photo : mer et marine

Publié par Brigitte Bornemann - directrice des publications 0 commentaires  

jeudi 22 juillet 2010

L'Afghanistan reste l'un des pays au monde les plus minés.



KABOUL (Afghanistan) – 22/07/2010 – 3B Conseils - Marqué par plusieurs décennies de guerre et en dépit des efforts du Service de l'action anti-mines des Nations Unies (UNMAS) et du Centre afghan de coordination de l'action anti-mines (MACCA), l'Afghanistan reste l'un des pays au monde les plus minés.

Alors que s’est tenu ce 21 juillet, la Conférence internationale sur l’avenir de l’Afghanistan, co-présidée par Ban Ki-moon secrétaire général des Nations-Unies et le Président afghan, Hamid Karzai.
Cette conférence est présentée comme la dernière étape d'un processus qui a démarré avec la Conférence des pays donateurs à Londres, début 2010, et qui s'est poursuivi avec les visites des autorités afghanes à Madrid, Washington, Tokyo et la tenue le mois dernier, à Kaboul, d'une « Jirga », une assemblée populaire pour la paix.

Début juillet 2010, lors d'une réunion préparatoire, quatre thèmes centraux ont été définis comme priorités de la Conférence :
- développement économique pour créer des emplois,
- meilleure gouvernance pour améliorer la fourniture des services publics,
- renforcement de la sécurité et mise en œuvre de la décision de l'Assemblée populaire de favoriser un rapprochement avec l'opposition armée,
- développement de la coopération régionale pour renforcer les liens économiques, sociaux et culturels avec les pays limitrophes.

L'objectif de la Conférence était avant tout de présenter à la communauté internationale les actions qu'envisage le gouvernement afghan, dans les domaines qu'il estime lui-même essentiels, notamment la lutte contre la corruption, la formation de forces nationales de sécurité autonomes, les efforts de réconciliations avec l'opposition politique, la main tendue aux insurgés talibans pour les amener à déposer les armes.

Près de 70 pays donateurs et organisations internationales étaient représentés à Kaboul, et si aucune nouvelle promesse de fonds n'était attendue, à la fin de la conférence, le Fonds monétaire international (FMI) a ouvert la voie à l'octroi d'un prêt de 125 millions de dollars à l'Afghanistan, en indiquant s'être mis d'accord avec Kaboul sur les conditions de cette aide.

Au terme de la conférence, la feuille de route du chef de l'Etat afghan a été validée par ses bailleurs de fonds : début du retrait des forces internationales et transfert de la sécurité aux forces afghanes en 2014, aujourd'hui assuré par les forces internationales, financement d'un plan de réconciliation visant à réintégrer les rebelles dans la société et à affaiblir ainsi l'insurrection…, le gouvernement afghan espère mettre fin à une guerre qui a gagné du terrain et en intensité ces dernières années.

Lors de la conférence, les projets de développement ont ainsi été éclipsés par la question du retrait des troupes - à partir de juillet 2011 pour les Américains - et son corollaire, la capacité de Kaboul à gérer seul le pays.

Les efforts de l’ONU pour déminer le pays

Pour le Secrétaire général de l’ONU, « la Conférence est également l'opportunité de souligner la situation grave que vivent les civils afghans affectés par le conflit. Nous continuons de voir une augmentation des attaques aveugles, disproportionnées et délibérées par des forces anti-gouvernementales à l'encontre de civils et des représentants politiques », rappelant que le pays avait besoin de transparence pour juger les crimes perpétrés dans le passé ou aujourd'hui.

Depuis le début de l'année, les équipes de déminage de l'ONU ont nettoyé 63 champs de mines et trois anciens champs de bataille. Environ 11.000 mines anti-personnelles, 400 mines anti-char et 400.000 explosifs divers datant des conflits armés antérieurs ont également été détruits ces dernières années et d’après les estimations de l'ONU, plus de 7.000 mines anti personnelles ou explosifs similaires sont toujours disposés sur son territoire.

En 2009, 40 personnes ont été tuées ou blessées par l'explosion de l'un de ces dispositifs, un chiffre moins important toutefois que les années précédentes.

Le Centre d'action anti-mines soutenu par les Nations Unies en Afghanistan a ainsi détruit près de 112.000 différents types d'explosifs (1.727 mines antipersonnel, 135 mines antichars et plus de 110.000 différents types de restes explosifs de guerre ) dans les deux seuls premiers mois de l’année 2010 ce qui montre l’ampleur de la tâche accomplir.
En outre, 50.000 personnes, dont des femmes et des enfants, ont été sensibilisés et éduqués au danger des mines.

La majorité des mines trouvées proviennent de l'ancienne Union soviétique mais certaines sont également d'origine italienne, iranienne ou britannique.

Il y a quelques semaines, le Directeur des programmes du Centre de coordination de l'action anti-mines de l'Afghanistan, Haider Reza considérait qu’avec plus avec des fonds, il serait possible d’en faire beaucoup plus : « Il ne faut que 277 dollars pour se débarrasser de chaque mine, ce n'est donc pas très cher ».

Il a ajouté qu'une superficie d'environ 600 kilomètres carrés devait encore être nettoyée de mines et de restes explosifs de guerre (REG). Avec une moyenne de 120 kilomètres traités par an, cela réclamerait donc jusqu'à six ans de travail pour un coût de 500.000 dollars.

M. Reza a aussi indiqué que les incidents impliquant des engins explosifs improvisés sont en augmentation, en particulier dans le sud et dans les provinces de Helmand et de Kandahar, où les talibans sont bien implantés. Dans les premiers mois de l'année, 74 personnes ont été tuées ou blessées par des explosions.
M. Reza a annoncé que la priorité de son bureau pour cette année est d'élargir ses opérations communautaires de déminage dans tout le pays.

«En formant les jeunes des communautés, en offrant un petit salaire et en louant les véhicules au sein des communautés, nous injectons en fait des liquidités dans la collectivité, et c'est bien sûr une forme d'encouragement et d'incitation pour que les jeunes ne se tournent pas vers les forces d'opposition », a-t-il souligné.

Le Centre supervise également un programme de sensibilisation aux dangers des mines et un programme traditionnel d'action anti-mines mené ces 20 dernières années.


Article RH 3B Conseils
Source ONU / AFP
Photos et carte : ONU / Ministère des Affaires étrangères

Publié par Brigitte Bornemann - directrice des publications 0 commentaires  

lundi 5 juillet 2010

Seuls 33 hectares de champs tchétchènes déminés


GROZNY (Tchétchénie) - 05/07/2010 - 3B Conseils - Intervenant après une série d'attentats au cours des dernières semaines en Tchétchénie en proie à une insurrection islamiste, la visite surprise le 14 juin 2010, du président russe Dmitri Medvedev lui a permis de déplorer que sur 14 000 hectares de terres minées depuis la première guerre de 1994-1996 dans la république russe du Caucase du nord, ont été déminés. "C'est une honte", a-t-il déclaré.

"Nous aidons à titre amical au déminage de territoires étrangers et nous y consacrons des fonds. Mais chez nous, nous n'arrivons à pas à nous débrouiller", a-t-il déclaré dans Kommersant.

En conséquence, le président russe a ordonné d'une part une évaluation du coût total de l'opération de déminage, qui doit lui être remise dans quinze jours, et d'autre part, l'établissement du volume de travail nécessaire, les délais de réalisation et les modalités de financement d'ici le 1er octobre 2010

Cette visite s'inscrit dans un contexte de regain de violence au Nord-Caucase. Elle est marqué par une recrudescence des attentats en Tchétchénie, au Daghestan et en Ingouchie.

Alors que le gouvernement russe a injecté des milliards de dollars pour relancer l'économie dans cette zone, où le taux de chômage frôle par endroits les 50%, ces trois régions, majoritairement musulmanes, des activistes lancent des attaques quasi quotidiennes, poussés par la pauvreté et l'idéologie de la guerre sainte.

Article RH 3B Conseils
Source courrier international.

Publié par Brigitte Bornemann - directrice des publications 0 commentaires  

vendredi 2 juillet 2010

15 milliards de francs CFA nécessaires au déminage de la Casamance.


ZIGUINCHOR (Sénégal - Casamance) - 02/07/2010 - 3B Conseils - Depuis le déclenchement du conflit en Casamance (Sénégal) en 1982, les mines anti-personnelles ne cessent de faire des victimes dans cette région en proie à une lutte avec des rebelles casamançais. Ainsi dans les zones rurales (Manjack, Niaguisse, Nyassia, Santhiaba…) ces engins mortels ont engendré des conséquences néfastes surtout sur le plan économique. Des vergers, des champs d’anacarde et de fruits, sont abandonnés par leurs propriétaires à cause de la présence des mines dans ces périmètres.

Ces engins qui seraient selon un démineur d’origine portugaises (« toutes les mines que nous avons déterrées en Casamance viennent du Portugal et elles portent la marque d’une société d’armements portugaise »), ont éloigné de leurs localités, les populations. «Les paysans ne partent plus dans leurs rizières ou champs, car ils ont peur de sauter sur une mine" selon le président de l’association des personnes déplacées, pour qui l’Etat doit accentuer sa mission de dépollution des zones concernées.
«L’Etat doit déminer les zones, avant notre retour. Vous savez, les populations des zones rurales n’ont que la forêt pour vivre. Elles n’ont que les ressources de la forêt. Et si on les fait retourner sans déminer, c’est signer leur mort prochaine ce qu’on ne souhaite pas», a-t-il indiqué.

La présence de ces mines anti-personnelles sont également une frein même un frein aux activités socio-économiques de la région de Ziguinchor. Notamment le tourisme, le transport, à cause des routes et pistes minées. L’agriculture, la forêt et certaines activités comme la chasse, la collecte du bois de chauffe, sont réduites ou marchent au ralenti. Dans la région de Sindian où l’on récoltait des milliers de tonnes d’arachide, c’est à peine qu’on atteint aujourd’hui les cent tonnes.

Si une mine peut s’acheter 1500 CFA sur le marché, elle coûtera 1,5 million de CFA lors des opérations de déminage.

Bobine Touré, de l'ONG Geneva Call indique qu’il faut «nécessairement qu’il y ait des fonds. Et ces fonds sont aussi tributaires du progrès que l’Etat peut faire. Les fonds, nous sommes obligés d’aller les chercher au niveau international. Mais les bailleurs ne peuvent pas donner leur argent s’ils savent qu’en réalité, il ne sert à rien. Surtout, si on ne conscientise pas les populations à coopérer à un déminage intégral, humanitaire, alors, ça ne servira absolument à rien. Donc, les fonds ne viendront que s’il y a une réelle volonté de part et d’autre. Il faut que les populations , les rebelles et les acteurs non étatiques, tous, participent pour coopérer à la lutte anti-mines».

S’agissant des victimes des mines elles doivent débourser entre soixante dix mille à quatre vingt dix mille francs CFA pour disposer d’une prothèse, lesquelles doivent ensuite souvent faire face à une marginalisation à cause de leur handicap.

Déminer la Casamance.

Au travers du centre national d’action anti-mines (CNAMS) l’Etat du Sénégal, tente ainsi d’agir sur le terrain et prévoit le démarrage d’une enquête à grande échelle pour avoir une base de données fiables sur les victimes de mines en Casamance. Celles-ci sont estimées à 160 personnes identifiées dont 85 amputées.

‘’La prévision pour le seul déminage humanitaire, sans les autres composantes, est 30 millions de dollars (environ 15 milliards de francs)’’, a indiqué Moussa Diaby, chef du bureau administratif et juridique du Centre national anti-mines au Sénégal.

M. Diaby a fait savoir que les opérations de déminage se poursuivront, de même que la reprise du contrôle de qualité, restitution des terres dépolluées, des formations et sensibilisations, plaidoyer, entres autres activités prévues dans un plan d’action.

Le CNAMS, avec des partenaires locaux, a procédé l’enlèvement de 115 mines (113 anti personnel, 2 antichars et 3 restes d’explosifs de guerre). La palme revient au village de Darussalam (arrondissement de Niaguis) où 86 mines ont été trouvées.
Par ailleurs, le CNAMS a mis du matériel à la disposition des structures de santé dont le centre hospitalier régional de Kolda qui a été doté de matière première et d’outillages pour son centre d’appareillage.
Une ligne de crédit de plus de 10 millions de francs sera disponible à travers une mutuelle pour soutenir les activités économiques des victimes de mines.

Dans la région de Kolda, des mines sont notées dans l’arrondissement de Dioulacolon. Pour en savoir plus, le CNAMS, à travers un opérateur, va procéder au diagnostic et éventuellement démarrer la dépollution des zones infectées.

Article RH 3B Conseils
Sources Journal Le Peuple / Agence Presse Sénégalais

Publié par Brigitte Bornemann - directrice des publications 0 commentaires  

mercredi 23 juin 2010

Déminage dans la Bande de Gaza par les Nations-Unies

GAZA (Territoires palestiniens) - 22/06/2010 - 3B Conseils - C'est dans le cadre de l'opération militaire israélienne « Cast Lead » (décembre 2008 et janvier 2009) dans la bande de Gaza, qu'ont été disséminés un grand nombre de munitions.


On se souvient en effet que le 10 janvier 2009, les Palestiniens de la bande de Gaza avaient reçu des tracts, largués par avion, les avertissant que l’armée israélienne était sur le point d’intensifier ses opérations ciblées contre les militants de la zone, et leur recommandant de prendre les précautions nécessaires.

Le tract expliquait aux Gazaouis qu’ils devaient suivre l’exemple des habitants de Rafah, qui avaient fui le sud de la bande de Gaza après avoir reçu des avertissements semblables, les enjoignant de partir juste avant que les forces aériennes israéliennes commencent à frapper la ville, située le long de la frontière égyptienne. 

 Selon les autorités israéliennes, les militants palestiniens empruntaient des tunnels pour passer des armes en contrebande sous cette frontière. 



Plus de 50 000 personnes avaient fui la ville, et selon les Nations Unies, l’opération « Cast Lead » (« Plomb durci »), menée par Israël (fin 2008 et janvier 2009) avait provoqué le plus important déplacement de populations palestiniennes depuis la guerre de 1967.

Sur les sites touchés l’équipe d’action des Nations Unies sur les mines - UNMAT -, a découvert 355 munitions non explosées (UXO en anglais), parmi lesquelles 71 mines anti-char M-15 et 63 fragments de phosphore blanc, de même que 2 100 cartouches d’armes légères.

Les UXO "les plus répandues trouvées à Gaza sont des mortiers, rockets, bombes, douilles au phosphore blanc et mines, telles que les mines anti-char M-15 », a indiqué à l'Irin Sheila Black, spécialiste pour l’UNMAT, à Gaza-Ville, indiquant également que pendant plus d’un an, l’UNMAT a évalué la menace de contamination sur les 1 642 sites, essentiellement d’habitations, de Gaza.



S'agissant des engins n'ayant pas explosé, l’UNMAT, vient donc de procéder à la destruction des munitions au phosphore blanc.

Si le droit international autorise l’usage de cette substance généralement utilisée sous forme de munitions fumigènes, traçantes et éclairantes, elle ne peut être employée à proximité des populations civiles, car elle a un effet susceptible de provoquer des brûlures et d’incendier les structures et installations situées à proximité. En effet le phosphore blanc réagit au contact de l’oxygène.

L’armée israélienne a assuré au moment des opérations militaires agir dans les limites du droit international en n’employant ni armes, ni tactiques illégales.



Pour aller plus loin :
Retrouver l'intervention de S Exc. l'Ambassadeur Pierre Duquesne, lors de la conférence Défense et Environnement du 2 juillet 2009 portant sur "Gaza : la station d'assainissement de Beit Lahia".

Article RH 3B Conseils
Sources Irin- Nations Unies

Publié par Brigitte Bornemann - directrice des publications 0 commentaires  

lundi 14 juin 2010

Coopération franco-croate pour le déminage.

SPLIT (Croatie) - 14/06/2010 - 3B Conseils - C’est dans le cadre de la coopération entre les marines française et croate sur le thème de la guerre des mines que le bâtiment base de plongeurs démineurs « Achéron » (*) fait escale au port de Split jusqu’au 16 juin 2010.


La visite à Split de ce bâtiment base de plongeurs démineurs s’effectue au cours d’une tournée dans l’Adriatique qui durera trois semaines. Au cours de cette escale, les plongeurs démineurs du navire, qui appartiennent au groupe de plongeurs démineurs de la Méditerranée, partagent leur expérience et savoir-faire avec les membres de la section de plongeurs démineurs de la Marine de guerre croate. Cette escale est l’occasion pour une activité commune d’entraînement entre les deux marines visant à synchroniser les procédures opérationnelles dans le domaine de la lutte contre les mines sous-marines.

Des exercices communs sont prévus les 14 et mardi 15 juin 2010. A cette occasion, les plongeurs-démineurs français cèderont à titre gracieux à leurs homologues croates du matériel de maintenance pour matériel de plongée. On se rappelle également qu’en juin 2008, le chasseur de mines français « Orion » avait participé à une mission analogue.

S’agissant de la coopération militaire et de défense entre la France et la Croatie, celle-ci prend la forme pour l’essentiel d’actions de conseil et d’assistance mais aussi de Coopération d’enseignement du français en milieu militaire croate.

Dans ce cadre la conduite d’un audit de la marine de guerre croate par l’état-major de la Marine nationale en octobre 2005 a permis le développement d’une coopération renforcée entre les deux marines, pour laquelle la Direction de la Coopération sécurité Défense (DCSD) soutient l’envoi d’experts en Croatie.

Aller plus loin sur les relations entre la France et la Croatie ICI.


(*) l’« Achéron », basé à Toulon et placé sous le commandement de l’amiral commandant la force d’action navale est commandé par le maître principal Michel Dorange, comprend un équipage de 23 personnels dont 16 officiers mariniers et 6 plongeurs démineurs. Il peut atteindre la vitesse de 13,5 nœuds. Il est pourvu d’un caisson de décompression multiplace, sur lequel peuvent être arrimés aussi bien les caissons de transport français que ceux de l’OTAN, et d’une grue hydraulique. Le bateau participe à la mise au point, à l’expérimentation et au développement des nouveaux matériels de plongée. Il est aussi utilisé au profit de l’Ecole de plongée pour la formation des plongeurs de bord, des plongeurs démineurs et des nageurs de combat.


Article RH 3B Conseils
Sources : Ambassade de France en Croatie
Photo http://www.defense.gouv.fr/marine

Publié par Brigitte Bornemann - directrice des publications 0 commentaires  

mardi 1 juin 2010

Quarante obus en parfait état de fonctionnement sous le stade à Brest


BREST (France) - Chaque année, au gré des travaux engagés par la collectivité, le sous-sol brestois livre son lot d’armements (bombes et obus) datant de la Seconde guerre mondiale.

Lors du dernier conflit mondial, la ville de Brest a été massivement bombardée durant l'été 1944, par les Alliés pour en déloger les troupes allemandes.

Plus de 30.000 tonnes d'engins explosifs ont été largués sur la ville et selon les estimations, 10% n'auraient pas explosé au moment de l'impact.

Après la bombe américaine, de 500 livres qui a été découverte le 25 mai, par les équipes travaillant sur le chantier du tramway de Brest, sur le site appelé à devenir le futur terminal, lequel se trouve en face du site de Thales, ce sont une quarantaine d'obus «complets» en parfait état de fonctionnement qui ont été découverts sous une tribune du stade de football Francis Le Blé.

Une bombe de 250 kg sur le chantier du tramway

La préfecture et Brest Métropole Océane ont confirmé la découverte de cette bombe américaine en précisant aussitôt que toutes les mesures avait été prises pour sécuriser l’endroit par l’équipe des démineurs, et les travaux arrêtés dans l’attente des opérations de déminage de l’engin.

L’évacuation des habitants du secteur a été décidée pour le 13 juin prochain afin d’y procéder.

C’est désormais un scénario bien connu des brestois. On se souvient notamment qu’à l’été 2009, plus de 16.000 d’entre eux avait du être évacué du centre ville.


40 obus en parfait état de fonctionnement sous le stade de football

Les travaux de démolition d’une tribune du stade Francis Le Blé situé dans une zone à forte densité de population- et à proximité du collège Charles de Foucauld - a permis de mettre au jour une quarantaine d'obus «complets», c'est-à-dire non amorcés et avec leurs douilles.

Au total ce sont plus de 2,5 tonnes d’engins explosifs de calibre 128 mm et d'origine allemande, laissés là depuis plus de 60 ans sous les sièges des spectateurs, et enfouis lorsque le terrain a été remblayé, pour préparer la construction du stade et le réaménagement général du quartier.

La présence de ces engins explosifs dans le secteur s’explique par le fait qu’à l’endroit où a été érigé l’établissement scolaire Charles de Foulcaud se dressait une batterie allemande dite «du Bot » composé de quatre canons tirant des obus de 128 mm (identiques à ceux retrouvés) surveillant la rade où étaient amarrés notamment le Bismark , ou le Prinz-Eugen. Il est donc probable que d’autres obus sont encore disséminés dans les alentours.

Il convient d’indiquer que contrairement aux bombes, l'enlèvement d'obus ne nécessite pas d'opération d’évacuation de grande ampleur. Aussitôt appelés, les démineurs de la Sécurité civile sont intervenus prenant en charge les obus qui devraient être pétardés dans un futur proche.


Article RH - 3B Conseils

Sources : Télégramme -BMO

crédit photo : Archives municipales -Brest

Publié par Brigitte Bornemann - directrice des publications 0 commentaires  

lundi 24 mai 2010

un rideau de bulles pour atténuer les effets d’une explosion sous-marine



BREST (Bretagne) - 24/5/2010 - 3B Conseils - Une explosion sous-marine provoque des nuisances mécaniques qui perturbent la faune, et souvent des destructions. Or, pour les acteurs du projet RESIBAD, un rideau de bulles d’air produites par un « tuyau à bulles » immergé dans un périmètre maritime à protéger pourrait atténuer fortement les effets d’une telle explosion.
La mise au point du dispositif RESIBAD intéresse la sécurité et la sûreté maritimes, le génie côtier et la préservation de l’environnement marin. Il concerne notamment :

1) le génie civil sous-marin pour la protection des installations lors de travaux maritimes ou la défense nationale pour les opérations de déminage ;
2)la protection permanente face à des actes de malveillance imprévisibles de sites sensibles immobiles : structures portuaires, bases sous-marines…
3) la protection de structures mobiles nécessitant un déploiement extrêmement rapide du dispositif d’atténuation.

RESIBAD vise à étudier la modélisation de l’amortissement des ondes de choc sous-marines au passage de la barrière diphasique (rideau de bulle). Les résultats de l’étude seront validés sur un banc d’essais à échelle réduite. Le projet prévoit également des études sur la mesure des nuisances en mer et l’évaluation du pouvoir protecteur du rideau de bulles, ainsi que le développement de capteurs pour la mesure de pression sous l’eau et l’estimation de la fréquence des opérations de maintenance du « tuyau à bulles ».
Dans un souci de préservation de la faune sous-marine, certains pays ont déjà adopté une réglementation en faveur de la limitation des nuisances sonores dans l’eau. Cette réglementation n’existant pas encore en Europe serait pourtant légitime et favoriserait l’essor d’un tel projet.

Les partenaires de RESIBAD :

Les entreprises :
- Piezotech, Colmar, société spécialisée dans la production de polymères piézo-électriques utilisés dans des capteurs de pression de choc,
- In Vivo Environnement, La Forêt-Fouesnant, bureau d’études qui travaille dans les domaines de l’océanographie, l’environnement, des industries et de l’ingénierie,
- Trafordyn, Saint-Nazaire, société spécialisée dans la fabrication et l’utilisation des explosifs en milieu maritime,
- Armor Travaux maritimes, Nantes, société spécialisée dans les travaux maritimes, fluviaux et sous-marins,

Les centres de recherche :

- Ensieta, Brest, porteur du projet
- Arts et Métiers ParisTech (LALP) Laboratoire pour l'Application des lasers de Puissance
Article : SLG 3B Conseils
Sources : Pole mer Bretagne

Publié par Brigitte Bornemann - directrice des publications 0 commentaires  

jeudi 20 mai 2010

Un contingent espagnol a débuté des travaux de déminage à Aytaroun, au Liban



MADRID (Espagne) – 20/05/10 – 3B Conseils - Les membres de l'unité du génie «Libre Hidalgo XI », faisant partie de la Brigade Multinationale de l'Est de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL), ont commencé les travaux de déminage dans le village d'Aytaroun.
On estime qu’au début de la mission, il y avait plus d'un million de bombes à sous-munitions sur le territoire libanais, tant dans les zones urbaines que dans les zones rurales.
Avant de rejoindre la mission, l'unité du génie de « libre Hidalgo XI » avait déjà recueilli des informations en Espagne et sensibilisé d'autres unités.
Le 5 mai, l'UNMACC (Le Centre des Nations Unies chargé de la Coordination de la Lutte Antimines ) et le LMAC (Centre d'Action Antimines du Liban), les deux organisations chargées de planifier, diriger et superviser le nettoyage des sous-munitions à travers le pays, ont octroyé les agréments nécessaires à deux sections de sapeurs, une équipe de neutralisation des bombes et deux équipes médicales espagnoles afin de procéder au déminage dans des conditions optimales.
L'objectif de ce travail est d'assurer le suivi des travaux effectués précédemment par les troupes espagnoles dans la même localité et le déblaiement du site de sous-munitions réalisé dans la ville de Khiam.
Article OA 3B Conseils
Source : Ministère de la Défense Espagnol

Publié par Brigitte Bornemann - directrice des publications 0 commentaires  

jeudi 13 mai 2010

Destruction de plus de 450.700 mines datant de la Guerre d’Algérie



NAAMA (Algérie) - 13/5/10 – 3B Conseils - Au total 450.753 mines de l'ère coloniale ont été déterrées et détruites entre le 27 novembre 2004 et le 31 mars dernier par les unités de l'Armée nationale populaire (ANP), a indiqué à Naama le secrétaire général du Comité interministériel de suivi de l'opération de déminage et de l’application de la convention d’Ottawa, le colonel Hocine Gharbi.
''L'opération de déminage menée par l'ANP entre 1963 et 1988, et qui a permis la destruction de 8 millions de mines anti personnel plantées par la France coloniale, a été redynamisée le 27 novembre 2007'', a indiqué le colonel Gharbi dans son exposé, présenté lors des travaux de la conférence nationale sur les victimes des mines anti personnel qui s'est tenue à Naama. Près de 11 millions de mines anti personnel et antigroupes ont été disséminées, entre 1954 et jusqu'à la date du cessez-le-feu le 19 mars 1962, le long des lignes électriques Challe et Morrice sur les bandes frontalières Ouest et Est du pays. Le SG du comité de déminage a indiqué que "l'Algérie a réalisé un grand progrès dans le déminage au titre de la convention d'Ottawa qui s'est soldé par la destruction de 159.080 engins meurtriers".
- L’objectif est d’arriver à zéro mine d’ici à 2012.
- 1,3 mine par personne enfouie entre 1956 et 1962.
- Les mines ont fait 2.329 morts et 3.236 blessés.
La menace reste cependant persistante, insiste le représentant de l’ANP tout en précisant que les frontières algériennes regorgent encore d’un nombre important de mines anti personnel, anti groupe et de bombes éclairantes. L’Algérie s’est engagée « avec conviction et détermination » à mettre en œuvre les dispositions de la convention d’Ottawa qu’elle a ratifié en 2001. «L’objectif est d’arriver à zéro mine d’ici 2012», précise M. Ghourabi qui montre cependant les difficultés constatées sur le terrain, et ce, en dépit de l’expérience acquise à travers trois décennies de déminage « nous sommes parfois obligés de reprendre l’opération au niveau de terrains nettoyés, et ce, afin d’écarter tout risque ou danger sur la population », affirme-t-il.
''La dépollution des régions minées, et en appui, la sensibilisation sur les séquelles des déflagrations de ces engins est notre priorité", a soutenu le même responsable.
Il a ajouté, à ce titre, que l'ONG des Invalides sans Frontières vient de lancer, en coordination avec le Centre International de Déminage de Genève, une campagne de dépollution des régions des mines pour atteindre l'objectif d'une équation de ''zéro mine, zéro victime''.
A en croire le bilan du comité de déminage, l'opération de déminage est coûteuse, oscillant entre 3 et 128 Dollars l'engin, en plus de la prise en charge médicale et psychologique de l'invalide estimée à 2.700 Dollars, et des pensions mensuelles débloquées aux victimes par le Ministère des Moudjahidine.

Article : OA 3B Conseils
Source : lesnews.tk ; centre d’information des Nations Unies

Publié par Brigitte Bornemann - directrice des publications 0 commentaires  

mardi 4 mai 2010

Opération de déminage au cap Gris-Nez



GRIS-NEZ (France) - 4/4/10 - 3B Conseils - Une bombe anglaise de près de 500 kg a été découverte sur l'estran en contrebas du site du cap Gris-Nez et nécessite l'intervention des plongeurs démineurs de la marine nationale. Cette opération se déroulera le lundi 10 mai 2010 de 14h30 à 17h00.
L’opération consistera à neutraliser le système de mise à feu de la bombe avant son déplacement par un hélicoptère de la marine nationale vers le point de pétardement, au large du Cap Gris-Nez (3000 m). Les plongeurs démineurs procéderont ensuite au contreminage sous-marin.
D’importantes mesures de sécurité seront prises :

- un périmètre de protection de 1500 mètres sera établi et tenu par la gendarmerie nationale, la population sera mise à l'abri. Les habitations situées dans un périmètre de 800 mètres seront évacuées et la population présente dans un périmètre compris entre 800 mètres et 1500 mètres sera confinée ;

- la circulation et l’accès à la plage seront interdits ;

- le trafic aérien sera interdit dans la zone en deçà d’une altitude de 4700 pieds ;

- un arrêté du préfet maritime établira par ailleurs un périmètre de sécurité en mer de 1500 m lors de la neutralisation de la bombe sur l’estran, puis de 3000 mètres autour du point de pétardement sous-marin (police de la navigation assurée par une vedette de gendarmerie maritime) ;

- situé à proximité, le CROSS Gris-Nez sera évacué. La continuité de ses missions sera assurée de manière transparente pour les usagers de la mer.

Un poste de commandement sera mis en place à la mairie d'Audinghen durant la durée des opérations. Une cellule presse y sera également mise en place.
Article : SLG 3B Conseils
Source : Portail des sous marins

Publié par Brigitte Bornemann - directrice des publications 0 commentaires  

Articles suivants Accueil
Inscription à : Articles (Atom)

Recevez l'article du jour par email

Entrez votre adresse email :

Rejoignez-nous

Twitter & Facebook
S'inscrire au flux RSS

Accès à tous les articles (par thème et pays)

Agence européenne de défense (4) Allemagne (16) Antarctique (4) Arctique (39) Armes à sous-munitions (8) Armée de l'air (21) Belgique (6) Bombes à sous-munitions (11) Canada (26) Chine (10) Climat (10) Corée du Nord (5) Corée du Sud (5) Droit de l'environnement (8) Dépollution (27) Désarmement nucléaire (12) Eco-conception (3) Espace (10) Etats-Unis (99) Europe de la défense (4) France (144) Gaza (4) Grande-Bretagne (5) Inde (4) Industriels (17) Israël (8) Japon (14) Marine nationale (51) Ministère de la Défense (54) Norvège (14) ONU (24) OTAN (19) PNUE (6) Pays-Bas (4) Piraterie maritime (7) Polynésie (9) Q790 (19) Reach (6) Recherche et Développement (35) Royaume-Uni (24) Russie (53) Suisse (7) Union européenne (46) armes chimiques (28) débris spatiaux (1) démantèlement (48) déminage (38) guerre climatique (9) nucléaire (23) pollution (22) sous-marins (14)

Membres

Membre du cluster maritime Français

Présentation du blog-média

Présentation du blog-média
Téléchargez le document en cliquant sur l'image.

S’abonner à

Articles
Atom
Articles
Commentaires
Atom
Commentaires

Add to Technorati Favorites

Messages les plus consultés

  • Projet de Cité de la défense nationale : premiers obstacles
    PARIS (France) – 18/1/2009 – 3B Conseils - Sur son blog Secret Défense , Dominique Merchet a fait état, le 16 janvier, des obstacles au proj...
  • Q790 : bonne note de la Commission européenne malgré la polémique
    BREST (France) – 12/01/2009 – 3B Conseils - Ouest France indiquait la semaine dernière que la Commission européenne donne une « très bonne n...
  • Aviation militaire : la DARPA finance la recherche sur le biocarburant
    WASHINGTON (Etats-Unis) – 19/2/2009 – 3B Conseils - La DARPA (« Defense Advanced Research Project Agency » soit « Agence pour les projets de...

EU - Foreign Affairs -18/07/2011

The 3106th session of the Council of the European Union - FOREIGN AFFAIRS - under the presidency of Ms Catherine Ashton, High Representative of the Union for Foreign Affairs and Security Policy.
The following items will be discussed at this session:
. Initiatives in the area of CSDP
. MEPP
. Southern Neighbourhood
. Financing External Action Instruments
. Pakistan
. Afghanistan

9h30 - 17h

Public events and press conferences can be followed by video streaming:
(ici)

Changement de direction chez IMarEST

11/04/2011


Le Dr Marcus Jones a quitté son poste de directeur d’IMarEST (Institute of Marine Engineering, Science and Technology) pour de nouvelles fonctions. Le processus de recrutement du nouveau directeur est en cours et dans l’intervalle l’Institut sera dirigée par deux cadres supérieurs et le conseil d’administration présidé par Chris Hodge.
contact james.mcrae@imarest.org

1ère conférence européenne "Défense et Environnement"
5 novembre 2010 - Bruxelles



Pour plus de renseignements : cliquez ici

Le démantèlement de l’ex-Clemenceau... Pour en savoir +


Clemenceau

Un solide dossier de synthèse a été réalisé par des officiers de presse de la DICoD (Délégation à l'Information et à la Communication de Défense) et se trouve sur le site Internet du ministère français de la Défense.
(Source: DICoD, Paris)

Audition de Connie Hedegaard, Commissaire européenne à l'action sur le climat



Connie Hedegaard

Télécharger ici l'audition du
8 juillet 2010 de Connie Hedegaard.
Mme Hedegaard a été interviewée en 2007 par Brigitte Bornemann lors du SIREME. Vous pouvez visionner ici cette interview.

Archives du blog

  • ▼  2011 (80)
    • ▼  18 décembre - 25 décembre (1)
      • Bonnes Fêtes
    • ►  2 octobre - 9 octobre (1)
    • ►  18 septembre - 25 septembre (1)
    • ►  31 juillet - 7 août (5)
    • ►  24 juillet - 31 juillet (2)
    • ►  17 juillet - 24 juillet (2)
    • ►  10 juillet - 17 juillet (3)
    • ►  3 juillet - 10 juillet (1)
    • ►  26 juin - 3 juillet (5)
    • ►  19 juin - 26 juin (4)
    • ►  12 juin - 19 juin (4)
    • ►  5 juin - 12 juin (5)
    • ►  29 mai - 5 juin (4)
    • ►  22 mai - 29 mai (4)
    • ►  15 mai - 22 mai (5)
    • ►  8 mai - 15 mai (3)
    • ►  1 mai - 8 mai (2)
    • ►  24 avril - 1 mai (4)
    • ►  17 avril - 24 avril (5)
    • ►  10 avril - 17 avril (3)
    • ►  3 avril - 10 avril (4)
    • ►  13 mars - 20 mars (2)
    • ►  6 mars - 13 mars (1)
    • ►  27 février - 6 mars (1)
    • ►  13 février - 20 février (2)
    • ►  6 février - 13 février (1)
    • ►  30 janvier - 6 février (1)
    • ►  23 janvier - 30 janvier (1)
    • ►  16 janvier - 23 janvier (2)
    • ►  9 janvier - 16 janvier (1)
  • ►  2010 (200)
    • ►  26 décembre - 2 janvier (1)
    • ►  19 décembre - 26 décembre (2)
    • ►  12 décembre - 19 décembre (2)
    • ►  5 décembre - 12 décembre (3)
    • ►  28 novembre - 5 décembre (5)
    • ►  21 novembre - 28 novembre (2)
    • ►  14 novembre - 21 novembre (5)
    • ►  7 novembre - 14 novembre (4)
    • ►  31 octobre - 7 novembre (2)
    • ►  24 octobre - 31 octobre (3)
    • ►  17 octobre - 24 octobre (1)
    • ►  3 octobre - 10 octobre (1)
    • ►  26 septembre - 3 octobre (1)
    • ►  19 septembre - 26 septembre (2)
    • ►  12 septembre - 19 septembre (5)
    • ►  5 septembre - 12 septembre (4)
    • ►  29 août - 5 septembre (2)
    • ►  22 août - 29 août (2)
    • ►  8 août - 15 août (1)
    • ►  1 août - 8 août (5)
    • ►  25 juillet - 1 août (5)
    • ►  18 juillet - 25 juillet (5)
    • ►  11 juillet - 18 juillet (4)
    • ►  4 juillet - 11 juillet (5)
    • ►  27 juin - 4 juillet (5)
    • ►  20 juin - 27 juin (5)
    • ►  13 juin - 20 juin (5)
    • ►  6 juin - 13 juin (5)
    • ►  30 mai - 6 juin (5)
    • ►  23 mai - 30 mai (3)
    • ►  16 mai - 23 mai (5)
    • ►  9 mai - 16 mai (5)
    • ►  2 mai - 9 mai (3)
    • ►  25 avril - 2 mai (5)
    • ►  18 avril - 25 avril (5)
    • ►  11 avril - 18 avril (5)
    • ►  4 avril - 11 avril (5)
    • ►  28 mars - 4 avril (5)
    • ►  21 mars - 28 mars (5)
    • ►  14 mars - 21 mars (5)
    • ►  7 mars - 14 mars (5)
    • ►  28 février - 7 mars (5)
    • ►  21 février - 28 février (5)
    • ►  14 février - 21 février (5)
    • ►  7 février - 14 février (5)
    • ►  31 janvier - 7 février (7)
    • ►  24 janvier - 31 janvier (5)
    • ►  17 janvier - 24 janvier (5)
    • ►  10 janvier - 17 janvier (4)
    • ►  3 janvier - 10 janvier (6)
  • ►  2009 (249)
    • ►  27 décembre - 3 janvier (4)
    • ►  20 décembre - 27 décembre (4)
    • ►  13 décembre - 20 décembre (6)
    • ►  6 décembre - 13 décembre (5)
    • ►  29 novembre - 6 décembre (5)
    • ►  22 novembre - 29 novembre (5)
    • ►  15 novembre - 22 novembre (5)
    • ►  8 novembre - 15 novembre (4)
    • ►  1 novembre - 8 novembre (5)
    • ►  25 octobre - 1 novembre (5)
    • ►  18 octobre - 25 octobre (7)
    • ►  11 octobre - 18 octobre (5)
    • ►  4 octobre - 11 octobre (5)
    • ►  27 septembre - 4 octobre (6)
    • ►  20 septembre - 27 septembre (5)
    • ►  13 septembre - 20 septembre (5)
    • ►  6 septembre - 13 septembre (5)
    • ►  30 août - 6 septembre (5)
    • ►  23 août - 30 août (5)
    • ►  16 août - 23 août (5)
    • ►  9 août - 16 août (1)
    • ►  2 août - 9 août (4)
    • ►  26 juillet - 2 août (5)
    • ►  19 juillet - 26 juillet (5)
    • ►  12 juillet - 19 juillet (5)
    • ►  5 juillet - 12 juillet (5)
    • ►  28 juin - 5 juillet (6)
    • ►  21 juin - 28 juin (6)
    • ►  14 juin - 21 juin (4)
    • ►  7 juin - 14 juin (3)
    • ►  31 mai - 7 juin (4)
    • ►  24 mai - 31 mai (5)
    • ►  17 mai - 24 mai (3)
    • ►  10 mai - 17 mai (4)
    • ►  3 mai - 10 mai (3)
    • ►  26 avril - 3 mai (5)
    • ►  19 avril - 26 avril (5)
    • ►  12 avril - 19 avril (4)
    • ►  5 avril - 12 avril (5)
    • ►  29 mars - 5 avril (5)
    • ►  22 mars - 29 mars (5)
    • ►  15 mars - 22 mars (5)
    • ►  8 mars - 15 mars (6)
    • ►  1 mars - 8 mars (5)
    • ►  22 février - 1 mars (5)
    • ►  15 février - 22 février (5)
    • ►  8 février - 15 février (5)
    • ►  1 février - 8 février (5)
    • ►  25 janvier - 1 février (5)
    • ►  18 janvier - 25 janvier (4)
    • ►  11 janvier - 18 janvier (7)
    • ►  4 janvier - 11 janvier (4)
  • ►  2008 (164)
    • ►  28 décembre - 4 janvier (3)
    • ►  21 décembre - 28 décembre (3)
    • ►  14 décembre - 21 décembre (4)
    • ►  7 décembre - 14 décembre (6)
    • ►  30 novembre - 7 décembre (5)
    • ►  23 novembre - 30 novembre (4)
    • ►  16 novembre - 23 novembre (5)
    • ►  9 novembre - 16 novembre (4)
    • ►  2 novembre - 9 novembre (5)
    • ►  26 octobre - 2 novembre (5)
    • ►  19 octobre - 26 octobre (4)
    • ►  12 octobre - 19 octobre (2)
    • ►  5 octobre - 12 octobre (5)
    • ►  28 septembre - 5 octobre (5)
    • ►  21 septembre - 28 septembre (5)
    • ►  14 septembre - 21 septembre (5)
    • ►  7 septembre - 14 septembre (4)
    • ►  31 août - 7 septembre (5)
    • ►  24 août - 31 août (5)
    • ►  17 août - 24 août (5)
    • ►  10 août - 17 août (4)
    • ►  3 août - 10 août (5)
    • ►  27 juillet - 3 août (4)
    • ►  20 juillet - 27 juillet (6)
    • ►  13 juillet - 20 juillet (4)
    • ►  6 juillet - 13 juillet (1)
    • ►  29 juin - 6 juillet (2)
    • ►  22 juin - 29 juin (3)
    • ►  15 juin - 22 juin (1)
    • ►  8 juin - 15 juin (4)
    • ►  1 juin - 8 juin (5)
    • ►  25 mai - 1 juin (1)
    • ►  18 mai - 25 mai (2)
    • ►  11 mai - 18 mai (1)
    • ►  4 mai - 11 mai (1)
    • ►  20 avril - 27 avril (3)
    • ►  13 avril - 20 avril (2)
    • ►  6 avril - 13 avril (1)
    • ►  23 mars - 30 mars (1)
    • ►  16 mars - 23 mars (2)
    • ►  9 mars - 16 mars (1)
    • ►  2 mars - 9 mars (2)
    • ►  24 février - 2 mars (1)
    • ►  17 février - 24 février (3)
    • ►  3 février - 10 février (2)
    • ►  27 janvier - 3 février (3)
    • ►  20 janvier - 27 janvier (3)
    • ►  13 janvier - 20 janvier (4)
    • ►  6 janvier - 13 janvier (3)
  • ►  2007 (38)
    • ►  30 décembre - 6 janvier (1)
    • ►  16 décembre - 23 décembre (6)
    • ►  9 décembre - 16 décembre (2)
    • ►  2 décembre - 9 décembre (2)
    • ►  25 novembre - 2 décembre (1)
    • ►  18 novembre - 25 novembre (5)
    • ►  11 novembre - 18 novembre (4)
    • ►  4 novembre - 11 novembre (5)
    • ►  28 octobre - 4 novembre (1)
    • ►  21 octobre - 28 octobre (3)
    • ►  14 octobre - 21 octobre (2)
    • ►  7 octobre - 14 octobre (1)
    • ►  30 septembre - 7 octobre (1)
    • ►  23 septembre - 30 septembre (1)
    • ►  2 septembre - 9 septembre (1)
    • ►  29 juillet - 5 août (1)
    • ►  8 juillet - 15 juillet (1)

Le Livre bleu

Le Livre bleu
Le Livre bleu sur la stratégie nationale pour la mer et les océans coordonné par le Secrétariat général à la Mer a été adopté le 12 décembre dernier par la Commission interministérielle présidée par François Fillon, Premier Ministre

« Enjeux internationaux » sur France culture

Pierre Duquesne, Ambassadeur chargé des questions économiques de reconstruction et de développement pour les pays donateurs, était l'invité de Thierry Garcin sur France culture, dans le cadre de l'émission les Enjeux internationaux sur le thème : "l'aide internationale aux Territoires palestiniens".

"Selon quels principes l’aide internationale est-elle engagée, avec quelles sommes, avec quel contrôle, dans quel but ? Quel est le rôle des conférences de donateurs ? Enfin, est-ce une action inscrite dans le temps, préfigurant la création de l’État palestinien".

Ecoutez cette émission importante pour comprendre les enjeux.

Rappelons également que l'Ambassadeur Duquesne est intervenu lors de la Conférence de Défense et Environnement le 2 juillet 2009 dernier au Palais Bourbon, lors de la table ronde n°2 sur la prévention et la réparation des dommages environnementaux. Son intervention portait sur Gaza et la station d'assainissement de Beit Lahia.

Voir ICI son intervention lors de la Conférence Défense et Environnement.





Conférence n°3 (2 juillet 2009)

"Bilan et perspectives : place du droit de l'environnement dans la réflexion stratégique européenne de défense ?"
Retrouvez le programme et les résumés d'interventions: ICI
Retrouvez l'intégralité de la conférence en vidéo sur Canalc2 en cliquant ici.

Conférence n°2 (30 mai 2008)

"Nouveaux enjeux environnementaux des Etats-majors et des industries européens de l'armement en temps de paix, dans le cadre de conflits et post-conflits."

Retrouvez le programme et les transcriptions : ICI
Retrouvez ci-dessous, les vidéos des tables rondes :

Défense et Environnement n°2 : Partie I
Défense et Environnement n°2 - Partie II
Défense et Environnement n°2 - Partie III
Défense et Environnement n°2 - Partie IV

Conférence n°1 (10 juillet 2007)

La réflexion des armées et des industries de défense en temps de paix, face aux contraintes environnementales, financières et sociétales.

Retrouvez la synthèse et les résumés d'interventions: ICI

LES ARMES CHIMIQUES EN MER

Des résidus de guerre de toute sorte ont été délibérément largués en mer un peu partout dans le monde en transformant certaines zones du fond marin, comme dans la partie sud de la mer Adriatique, en décharges portant atteinte à l'environnement et mettant en danger l'exercice de la pêche et les activités de dragage. RED COD (Recherches sur les dommages causés à l'environnement par des produits chimiques largués en mer) est le projet co-financé de la Commission européenne visant à élargir les recherches attribuées à l'ICRAM en 1997 par le Ministère italien de l'environnement. Voici 2 videos de l'ICRAM diffusées dans le cadre de la 2e Conférence Défense et Environnement.


Liens

  • 3B Conseils
  • Actu Environnement
  • Agence Européenne de Défense
  • Army Environmental Policy Institute
  • Blog Bruxelles 2
  • Blog Secret Défense
  • DEFNET
  • DICOD
  • Enerzine
  • entretiens Science et Ethique
  • Etudes Géopolitiques Européennes et Atlantiques
  • Fondation pour la Recherche Stratégique
  • Good Morning Afrika
  • Institut de Relations Internationales et Stratégiques
  • Institut Français des Relations Internationales
  • Les Enjeux internationaux
  • Les énergies de la mer
  • Mediaterre
  • Mer-veille
  • Présidence suèdoise de l'Union Européenne
  • Site OTAN
  • The Green Optimistic
  • Théâtre des opérations

Réchauffement et réfugiés environnementaux

cliquez sur la flèche pour visionner cet extrait d'un documentaire canadien. 8 à 10 mn environ.

Réfugiés environnementaux

Autre extrait du même documentaire canadien (9 mn environ).

Refugiés... (fin)

Fin du reportage de l'émission canadienne Zone Libre (8 mn environ)

LE SIEGE DE L'ONU A NEW YORK

LE SIEGE DE L'ONU A NEW YORK
photo domaine public

LES AVIONS DU XXIE SIECLE/1

LES AVIONS DU XXIE SIECLE/1
Eurofighter Typhoon (public domain)

LES AVIONS DU XXIE SIECLE /2

LES AVIONS DU XXIE SIECLE /2
Dassault Rafale (domaine public)

LES AVIONS DU 21E SIECLE / 3

LES AVIONS DU 21E SIECLE / 3
Lookhed F35 (public domain)

CARTE DE LA REGION ARCTIQUE

CARTE DE LA REGION ARCTIQUE

LA SITUATION DANS l'ARCTIQUE VUE PAR LA CHAINE AL JAZEERA

C'est un reportage du 29/07/2007 de 2mn 30, réalisé par Jonah Hull, le correspondant à Moscou de la chaîne arabophone Al Jazeera et diffusé par You Tube. Il résume clairement la situation.

LE MEME ENJEU VU PAR FOX NEWS

Dans un reportage deux fois plus long (4mn 34), la chaîne américaine Fox News rend compte du même événement...

Le réchauffement dans l'Arctique

Le réchauffement dans l'Arctique
Comparatif année 1979 et année 2003

Marée Noire - Liban 2006

Marée Noire - Liban 2006
photo © Cedre

Première Guerre du Golfe (1980-1988)

Première Guerre du Golfe (1980-1988)
Incendie des puits de pétrole © irak-iran war archives

Navires militaires en fin de vie : les ex Détroyat et EV Henri à Brest

Navires militaires en fin de vie : les ex Détroyat et EV Henri à Brest
© http://meretmarine.com

Qui sommes-nous ?

Brigitte Bornemann - directrice des publications
Paris / Brest / Southampton, France
Webmaster : Paul Gass - pclg.fr
Afficher mon profil complet