
Libye. 04/08/2011 - 3B Conseils - BB. Engagé depuis le 22 mars 2011 dans le cadre de l’intervention militaire Harmattan (voir vidéo) mise en place en application de la résolution 1973 du Conseil de sécurité de l’ONU, le porte-avions Charles de Gaulle ralliera Toulon avant le 15 août.
Il rentrera avec le groupe aérien embarqué et sera immobilisé pendant plusieurs mois, afin de permettre la remise à niveau technique et la remise en condition de l’équipage avant une remontée en puissance opérationnelle.
Ce retour s’inscrit dans la continuité de la réorganisation du dispositif français mise en œuvre ces dernières semaines avec notamment la mise en place d’un détachement air sur la base de Sigonella. Cette réorganisation a rapproché les avions de combat français de la zone d’opération et permis l’engagement des hélicoptères du groupe aéromobile. Le nouveau dispositif permet de maintenir le niveau d’activité opérationnelle. Le porte-avions avait auparavant participé, d’octobre 2010 à février 2011, à l’opération Agapanthe. Il totalise ainsi plus de huit mois d’opérations interrompues par 1 mois environ d’arrêt technique à Toulon en février 2011.
Le dispositif de l’opération Harmattan sera désormais le suivant :
- A La Sude, la France déploie un détachement de Mirage 2000D et de Mirage 2000N de l’armée de l’Air et un détachement d’avions de surveillance Atlantique 2 de la Marine.
- A Sigonella, la France déploie actuellement cinq avions Rafale de l’armée de l’Air.
- Par ailleurs, les avions de détection et de contrôle E3F et de ravitaillement C135 continuent d’opérer depuis la France, respectivement depuis les bases d’Avord et Istres.
- La Marine nationale compte un bâtiment de projection et de commandement, deux frégates, un pétrolier ravitailleur et un sous-marin nucléaire d’attaque. Une troisième frégate est engagée dans la force maritime de l’OTAN.
- Le bâtiment de projection et de commandement embarque à son bord une vingtaine d’hélicoptères du GAM. Ce dernier agit en complément de la composante aérienne.
Source : Ministère de la Défense et des anciens combattants
jeudi 4 août 2011
Libye : le porte-avions Charles de Gaulle quitte l'opération Harmattan
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vendredi 22 juillet 2011
Le GIGAN et le SER s'engagent pour l'IEED France Energies Marines
Paris (France-UE). 22/07/2011 - 3B Conseils - BB. Les énergies renouvelables de la mer sont dorénavant un enjeu pour les industriels civils et de la Défense. Jean-Marie Poimboeuf, président du GIGAN et Jean-Louis Bal, président du SER (Syndicat des Énergies Renouvelables), ont adressé une lettre le 13 juillet à Christian Steiff, président du jury des IEED* pour apporter leur soutien à FRANCE ÉNERGIES MARINES**, consortium piloté par IFREMER.
"Des membres du GICAN ont de leur côté manifesté leur soutien comme AREVA, DCNS, STX Europe et les Pôles Mer Bretagne et PACA, tous impliqués dans la future filière industrielle des énergies marines ....
En effet, les énergies renouvelables d’origine marine représentent pour la France des enjeux importants en termes de diversification de la production énergétique et de compétitivité industrielle.
Ce potentiel énergétique ainsi que les compétences fortes dans le domaine de la construction navale et de l’ingénierie offshore réunissent les atouts nécessaires au développement d’une véritable filière de production industrielle, qu’il faut porter au niveau européen et mondial.
Le développement d’une filière industrielle émergente nécessite dans les premiers stades une fédération des différents acteurs et un accompagnement de l’Etat dans la levée de verrous technologiques.
Les premiers appels d’offres de l’ADEME retenant la réalisation et les essais de 5 démonstrateurs technologiques constituent une première réponse très appréciable.
Mais au-delà de ces projets, dont la portée est limitée dans le temps, se profile l’enjeu de capitalisation des résultats, de retour d’expérience, de l’évolution des prototypes, de nouveaux projets technologiques… en un mot d’une véritable dynamisation des différentes filières technologiques concernées"....
Dans la journée du 19 juillet, le site de l'incubateur DCNS basé à Brest a accueilli trois visiteurs de marque, d'une part Jean-Yves Le Drian, président du Conseil régional de Bretagne, d'autre part le Dr Rajendra K. Pachauri, président du GIEC (groupe d’experts inter-gouvernemental sur l’évolution du climat), qui était accompagné de Serge Lepeltier, ambassadeur de France, en charge des négociations sur le changement climatique auprès de l'ONU. L'objet était de rencontrer les équipes d'assemblage de la première hydrolienne OpenHydro qui sera installée au large de Paimpol-Bréhat dans les Côtes d'Armor. (voir informations 21/07/2011 sur www.marine-renewable-energy.com Ici )
Retrouver la veille quotidienne des énergies renouvelables de la mer spécialisée en français energiesdelamer.blogspot.com
et sur les nouveaux portails français et anglais "créés aussi le 13 juillet"
www.mer-veille.com et www.marine-renewable-energy.com.
* France Energies Marines est un consortium constitué de 54 industriels. Il est coordonné par Yann-Hervé de Roeck (IFREMER). Le premier Conseil d'administration sera présidé par EDF. IFREMER est présidé par Jean-Yves Perrot.
** L'appel à projets instituts d'excellence dans le domaine des énergies décarbonées est géré par l'Agence Nationale de la Recherche (ANR). Dotée d'une enveloppe globale de 1 milliard d'euros, l'action « Instituts d’Excellence dans le domaine des Energies Décarbonées» (IEED) permettra de faire émerger 5 à 10 IEED au sein de campus d'innovation technologique de dimension mondiale, à l'issue de 2 appels à projets.
Bretagne Developpement Innovation, DCNS, Pôles Mer Bretagne et Paca sont partenaires de
energies-delamer.blogspot.com
Article : Brigitte Bornemann
Source : Gigan
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vendredi 15 juillet 2011
Influence d'Eva Joly sur la Défense
Paris (France-UE) - 15/07/2011 - 3B Conseils - BB. Brillante auditrice de la 46è session de l'IHEDN (institut des Hautes études de la défense nationale), Eva Joly, députée européen, élue le 12 juillet par les militants d'Europe écologie - Les Verts, comme candidate à la présidence de la République Française, aura un oeil vigilant sur la Défense où l'environnement est au coeur des métiers de l'industrie, mais aussi des Etats Major (cf pour la Marine la création du passeport vert).
Les gouvernements ont des contraintes budgétaires qui nécessitent une coopération européenne et un dialogue renouvelé avec les instances telles que la celle de la NAMSA (OTAN) pour le démantèlement des engins, des munitions... mais aussi une opinion publique à prendre en compte (voir le rapport interministériel de l'IGA Xavier Lebacq).
La gestion environnementale est devenue pour des nombreuses entreprises comme DCNS, des sociétés comme Veolia, Suez... ou le Ministère de la Défense français avec la Direction du patrimoine et la DGA (voir ou revoir (ici) les conférences de Défense et Environnement) un enjeu économique.
Elue lors des élections européennes, Eva Joly est présidente de la commission du Développement du Parlement européen. Elle est auteur de quatre rapports depuis 2009, dont un sur la gouvernance fiscale. L'acte de 1976 relatif à l'élection des eurodéputés ne cite pas la conduite d'une campagne présidentielle parmi les situations incompatibles avec un mandat européen. Reste le problème du temps lié à celui de l'investissement dans les activités parlementaires où elle est particulièrement assidue aux séances plénières avec 71,55% de bulletins de présence.Les déclarations à remettre en perspective :
L'AFP rapporte les propos d'Eva Joly prononcés hier, en marge d'un rassemblement pour les valeurs de la République : "J'ai rêvé que nous puissions remplacer ce défilé militaire par un défilé citoyen où nous verrions les enfants des écoles, où nous verrions les étudiants, où nous verrions aussi les seniors défiler dans le bonheur d'être ensemble, de fêter les valeurs qui nous réunissent".
D'après Le Nouvel Observateur.fr, l'ex-magistrate, n'a pas fait cette déclaration dans le cadre de la réunion regroupant associations syndicales, politiques et de Résistants pour "éviter les soupçons de partialité", mais en réaction au passage d'une colonne de chars et de véhicules blindés de l'armée place de la Bastille. Pour elle, "il y a une antinomie" entre le passage de chars sur cette place et les discours qu'y ont prononcé jeudi les anciens Résistants.
Les cérémonies du 14 juillet ont été empreintes de gravité et de recueillement jeudi sur les Champs-Elysées, comme ailleurs en France, au moment où un nouveau soldat français trouvait la mort en Afghanistan, après le décès la veille de cinq militaires dans un attentat suicide. François Fillon, Premier ministre, qui a assisté jeudi à un Conseil de défense réuni par le Président de la République Nicolas Sarkozy, a reconnu que le traditionnel défilé du 14 juillet avait été "un moment de deuil" et non un "moment de fierté" comme les précédentes années.
En tant qu'auditrice de l'IHEDN, cette formation un peu particulière et lieu de débat et de réflexion sur les enjeux de défense et d’affaires internationales, a permis à Eva Joly d'acquérir un regard exceptionnel sur l'interaction de la défense avec la vie civile. Dans ce monde qui bougent à toute allure, les grands enjeux des équilibres géopolitiques y sont toujours scrutés avec une diversité d'opinion due aux différents parcours et formations des auditeurs.
A ce propos, il est intéressant de regarder le thème de la table ronde du 28 juin dernier, «Former aux questions de défense et de politique étrangère» organisée par le Vice-Amiral Richard Laborde, directeur de l’IHEDN et de l’Enseignement militaire supérieur (EMS) et Francis Delon secrétaire général. Cette matinée s'est déroulée dans le cadre des 75 ans de l’Institut et des 100 ans du Centre des hautes études militaires (CHEM). Onze directeurs d’instituts, de collèges et d’académie de défense homologues de l’IHEDN y ont participé.
A cette occasion, le général d'armée aérienne Stéphane Abrial a évoqué les perspectives de l'OTAN à 25 ans et rappelé l'équilibre entre le besoin indispensable de la coopération multinationale et le respect de la souveraineté. L'OTAN et l'UE ont besoin de mieux synchroniser leurs efforts pour maintenir cet équilibre. Il a souligné que "la moitié des effectifs de soldats pour l'Alliance 2036 n'étaient pas encore nés. Nous ne devons pas oublier que l'aspect humain saura aussi important que le matériel et la doctrine". Etaient également présents, Patrick Auroy, Secrétaire Général de l'OTAN, Claude-France Arnoud, nommée en janvier à la tête de l'Agence Européenne de défense par Catherine Ashton, et l'Amiral Xavier Paitard, chef de la représentation militaire auprès du Comité militaire de l'UE et de l'OTAN qui durant 3 ans a été le chef du Cabinet militaire du ministre de la défense Hervé Morin, qui avait lancé un véritable Grenelle de l'environnement et dont les premiers résultats sont déjà visibles.
La table ronde a permis un échange de vues et de pratiques sur les expériences et les perspectives à long terme des Instituts dans quatre domaines :
. publics d’auditeurs : l’amiral Charles Style, commandant du Royal College of Defence Studies (RCDS) de Londres, le docteur Jamal Sanad Al-Suwaidi, directeur général de l’Emirate Center for Strategic Studies and Research (ECSSR) d’Abu Dhabi et le lieutenant général Alfonso de la Rosa Morena, directeur du Centro Superior de estudios de la Defensa Nacional (CESEDEN) de Madrid.
. contenus des formations : le général Patrick Desjardins, directeur des opérations académiques du Collège de défense de l’Otan de Rome, l’Air Marshal PK Roy, commandant du National Defence College (NDC) de New Delhi et le docteur Rainer Schwalbe, directeur de la formation de la Bundesakademie für Wehrverwaltung und Wehrtechnik (BAkWVT) de Mannheim.
. méthodes pédagogiques : le professeur Katrina Mac Farland, présidente de la Defense Acquisition University (DAU) de Washington, l’Amiral Marcantonio Travisani, président du Centro Alti Studi per la Difesa (CASD) de Rome et Hans-Bernhard Weisserth, directeur de l’European Security and Defence College (ESDC) de Bruxelles.
. coopérations existantes et envisageables entre les instituts représentés : le Lieutenant Général Kersten Lahl, président de la Bundesakademie für Sicherheitspolitik (BAKS) de Berlin et le Docteur Nicholas Rostow, directeur senior du Centre de Recherche Stratégique du National Defense University (NDU), de Washington.
Article : Brigitte Bornemann
Sources : IHEDN, EurActiv.fr, Nouvel Obs.fr
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mercredi 13 juillet 2011
Chypre : dernières évaluations de l'explosion du dépôt de munitions
Selon la radio publique et l'agence CNA, des responsables de la garde nationale s'étaient inquiétés récemment des conditions d'entreposage de ces munitions laissées en plein soleil malgré des niveaux de températures très élevés en cette saison. Le commandant de la marine chypriote et celui de la base ont péri dans l'accident, avec quatre autres militaires et six pompiers.
Ces munitions faisaient partie d'une cargaison d'armes saisie en janvier 2009, en Méditerranée sur le navire M/V Monchergorsk, battant pavillon chypriote en provenance d'Iran et à destination de la Syrie. Cette cargaison était en infraction avec l'embargo des armes imposé à l'Iran dans le cadre des sanctions de l'ONU en raison de son programme nucléaire controversé.
Costas Papacostas, le ministre de la défense a aussitôt présenté sa démission au Président Demetris Christofias, qui l'a acceptée ainsi que celle de Petros Tsaliklides, commandant de la garde nationale
Le ministère de la Défense indique que la centrale électrique de Vassilikos située à proximité a, elle aussi, été touchée. Une partie de l'île est depuis privée de courant (voir le reportage vidéo de 24/24h).
Lisa Buttenheim, Représentante spéciale du Secrétaire général de l'ONU à Chypre, a offert l'assistance de l'organisation onusienne au Président chypriote grec Demetris Christofias.
Le Dirigeant chyp
riote turc, Dervis Eroglu, a également appelé son homologue chypriote grec.Les deux dirigeants s'étaient rencontrés jeudi à Genève pour des discussions avec le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, sur la réunification de l'île de Chypre, qui est divisée depuis plus de 35 ans.
A l'issue de cette rencontre, Ban Ki-moon avait indiqué que MM. Eroglu et Christofias, avaient accepté son offre de renforcer le rôle de médiation des Nations Unies dans les négociations sur la réunification.
Article : Brigitte Bornemann
Souces : ONU, RFI, 24h/24, Le Monde
photos extraite du site de Voice of Russia
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vendredi 1 juillet 2011
Les SNA Barracuda, pour une puissance nucléaire moins coûteuse et plus sécurisée
CHERBOURG (France) -01/07/2011- 3B Conseils. La direction générale de l’armement (DGA) a commandé le 3e sous-marin nucléaire d’attaque (SNA) Barracuda, prévu au titre d’un marché global notifié en décembre 2006, aux entreprises DCNS et Areva-TA, le 28 juin 2011.
Le programme Barracuda, qui prévoit la livraison à la marine nationale de six sous-marins entre 2017 et 2028, représente 8,6 milliards d’euros et fournira du travail à plusieurs milliers de salariés tout au long de sa réalisation.
Les SNA sont des sous-marins caractérisés par leur grand rayon d’action et leur discrétion conférés par la propulsion nucléaire. Le programme Barracuda vise à remplacer les six SNA de type Rubis actuellement en service. Les Barracuda seront armés de la future torpille lourde Artemis, du missile antinavire Exocet et du futur missile de croisière naval (MdCN). Ils pourront également mettre en œuvre des forces spéciales et leurs équipements.
L’assemblage de la coque du Suffren et du Duguay-Trouin, les deux premiers exemplaires de la série, se poursuit à Cherbourg. La réalisation des six Barracuda assurera jusqu’en 2027 une part très significative de l’activité de DCNS, d’Areva-TA, du commissariat à l’énergie atomique et d’une centaine de PME.
Le programme Barracuda est destiné à remplacer les SNA type « Rubis » par 6 sous-marins de nouvelle génération fournissant à la Marine nationale un puissant atout pour la maîtrise des espaces maritimes et la projection de puissance.
Doté, à grande vitesse, d’une discrétion acoustique hors pair, et d’une totale capacité d’écoute, il a l’avantage acoustique sur tout type d’adversaire.
Il est capable d’opérer aussi bien en solitaire qu’intégré à une force navale grâce à ses moyens de communication discrets et sa panoplie étendue de moyens de recueil de l’information. C’est un outil de gestion de crise idéal.
Sa grande capacité d’emport d’armes et notamment de missiles de croisière en fait un outil stratégique pour la Marine nationale.
Le premier Barracuda sera livré en 2017 et les suivants seront livrés au rythme d’un tous les deux ans.
Les six sous-marins s’appelleront Suffren, Duguay-Trouin, Dupetit-Thouars, Duquesne, Tourville et De Grasse.
Caractéristiques :
- Longueur : 99 m
- Déplacement surface : 4700 t
- Immersion : 350 m
- Vitesse : 25 nd
- Équipage : 60
Les évolutions du SNA Barracuda par rapport aux SNA de type Rubis, pour la plate-forme ou le système de combat, visent essentiellement à adapter ses performances aux changements des menaces et du spectre des missions :
- augmentation de la vitesse maximale silencieuse : discrétion acoustique et performances en détection sous la mer supérieures;
- capacité de déploiement accrue (mobilité, endurance, autonomie);
- plus grande aptitude aux opérations littorales et aux opérations spéciales, notamment avec une manœuvrabilité accrue;
- meilleure capacité à coopérer au sein d'une force aéronavale nationale ou internationale (interopérabilité);
- puissance de feu renforcée avec un volume d'emport d'armes supérieur et une capacité de frappe contre la terre (MdCN).
L'augmentation du volume permettra de répondre aux nouvelles normes en matière de sécurité nucléaire (redondance accrue, auxiliaires et pompes supplémentaires).
Dans un but de rationalisation, le SNA Barracuda aura des coûts plus faibles :
- coûts de masse salariale plus faibles avec un plan d'armement réduit : 60 personnes au lieu de 71 sur les Rubis;
- coûts d'entretien optimisés grâce à une maintenance plus aisée : les solutions techniques choisies sont simples, issues de l'expérience acquise avec le programme Rubis. L'aménagement du sous-marin offre une grande accessibilité.
Les SNA Barracuda reprendront également des innovations éprouvées par DCNS sur les sous-marins conventionnels de la gamme Scorpène vendus à l'export comme la discrétion acoustique et l’augmentation du nombre d'armes embarquées.
Le SNA est un navire de combat, à ce titre il remplit les missions suivantes :
- Maîtrise des espaces aéromaritimes (en soutien ou non des autres forces aéronavales)
- Sûreté de zone sous-marine
- Interdiction de zone ou blocage de ports
- Surveillance, pistage et marquage de bâtiments de surface et de sous-marins hostiles et suspects
- Action contre la terre
- Frappe contre la terre dans la profondeur
- Opérations spéciales (commandos et nageurs de combat)
- Sûreté de la force océanique stratégique (FOST)
Le SNA est un instrument de puissance : il confère à la France un statut de grande puissance navale.
La France, faisant partie des rares pays dotés de SNA, est plus facilement associée à la maîtrise des espaces sous-marins.
En temps de crise, sa position se voit renforcée sur la scène internationale, au sein des coalitions.
Grâce à la liberté absolue de mouvement que procure l'espace sous-marin, le pouvoir d'agir sous l'eau apporte deux atouts essentiels à la réussite des opérations navales : la discrétion et l'initiative.
Évolution de l'ergonomie et de la propulsion
En matière d'ergonomie, le PC propulsion ne sera pas situé près du réacteur, mais sous le PC Navigation Opérations (PCNO). La conduite du bâtiment sera donc concentrée dans une zone centrale, l'arrière étant inhabité sur 40% de la longueur totale. Grâce à l'absence de périscope pénétrant liée à l'adoption de mâts optroniques, fournis par Sagem, le PCNO sera légèrement décalé par rapport au kiosque.
Côté propulsion, les Barracuda utiliseront, jusqu'à une vitesse usuelle de patrouille, deux moteurs électriques alimentés par des turboalternateurs recevant la vapeur du réacteur. Pour les vitesses de pointe, pouvant aller jusqu'à 25 nœuds en plongée, un groupe turbopropulseur prendra la relève. La chaufferie nucléaire, d'une puissance de 50 MW, est dérivée de celles des SNLE et du porte-avions Charles de Gaulle. Le rechargement du cœur n'interviendra que tous les 10 ans, ce qui limitera à seulement deux le nombre de grands arrêts techniques durant la vie des sous-marins. L'enrichissement des cœurs n'aura plus besoin de passer par une filière militaire. En effet, il sera traité commercialement, le combustible prévu pour les Barracuda étant identique à celui des centrales nucléaires d'EDF.
Article MGH 3B Conseils
Sources : DCNS, Marine nationale, Mer et Marine
Lire d’autres articles à propos des sous-marins nucléaires ou de la Marine nationale.
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jeudi 30 juin 2011
PAINTCLEAN : peinture antisalissure respectueuse de l’environnement

BRETAGNE (France) -30/06/2011- 3B Conseils.
Chaque année, 20 000 tonnes de peintures anti-salissures marines sont utilisées dans les ports de France pour protéger les carènes des bateaux contre les algues et autres micro-organismes marins. Ces peintures sont fabriquées à partir de dérivés de cuivre et de fongicides et sont généralement formulées à partir de polymères érodables renfermant comme substances actives des dérivés métalliques et/ou des molécules organiques. Beaucoup de ces substances actives présentent des effets néfastes pour les écosystèmes marins et la législation, tant européenne que mondiale, tend à en réduire voire interdire l’utilisation.
Le projet PAINTCLEAN est de développer des revêtements antisalissures totalement biodégradables, efficaces et dépourvus de substances toxiques.
Ce projet mené au sein du Pôle Mer Bretagne vise à mettre au point une peinture écologique. L'entreprise Nautix (3,5 millions d'euros de CA en 2007, 30 salariés), qui fabrique des revêtements pour les coques marines, en est le principal acteur. « Ce projet bénéficie d'une aide de 2,5 millions d'euros des collectivités locales et de l'Etat. Les recherches portent sur la dizaine de produits nécessaires à la formulation de ces peintures antifouling que l'on va remplacer par des matières premières biodégradables. Nous allons avancer progressivement et proposer, d'ici à deux ans, une peinture dont une partie seulement des composants sera naturelle », explique Jean-Yves Langlois, le dirigeant de Nautix, basée à Guidel (Morbihan).
DCNS, l'Ifremer Brest, le laboratoire de biotechnologie et chimie marines de l'université de Bretagne Sud à Lorient, ainsi que le Centre de génie industriel de Guidel, sont les autres partenaires.
DCNS Brest est en recherche, pour ses missions d’entretien de la flotte de la Marine nationale, de peintures à la fois performantes et conformes à la réglementation.
Le développement d’une nouvelle génération de revêtements antisalissures nécessite de regrouper différentes compétences afin d’appréhender la problématique sous ses multiples facettes : chimiques, physico-chimiques et biologiques.
Le projet PAINTCLEAN, labellisé en 2006 et financé par le Fonds Unique Interministériel, avait pour objectif de développer une nouvelle génération de peinture marine 100% biodégradable, qui n’existe pas jusqu’à présent sur le marché, empêchant les biosalissures de s’accrocher aux coques des navires. Le projet visait la mise au point d’une formulation composée de molécules actives capables de minimiser la formation du biofilm qui constitue la base de colonisation des salissures. Le projet souhaitait également contribuer au développement de nouveaux outils analytiques pour l’évaluation et la compréhension de l’activité antisalissure.
PAINTCLEAN a permis de valider un composé chimique et de tester des formulations sur des sites naturels à Brest, Lorient, et à Tahiti, afin d’en définir la plus intéressante en termes d’impact sur l’environnement marin. Les partenaires ont également effectué des tests d’accroche de cette peinture sur les coques de bateaux, d’applicabilité, et de temps de séchage entre deux marées.
Des publications scientifiques sont en cours, afin de contribuer notamment à l’évolution normative, au niveau international, dans le domaine des peintures antifouling. Les partenaires de PAINTCLEAN ont également travaillé étroitement avec le projet connexe ECOPAINT, développé en région PACA, pour mettre au point un protocole d’évaluation in situ de l’efficacité des peintures.
Les travaux scientifiques se poursuivent. L’UBS (LBCM) réalisent des tests d’efficacité in vitro des revêtements.
PAINTCLEAN maintient sa collaboration avec Nautix sur le sujet de nouveaux polymères dérivés, avec pour ces derniers un objectif de mise sur le marché de produits innovants dans les prochaines années. Dans la continuité de PAINTCLEAN, le projet BIOPAINTROP, labellisé récemment par les Pôles Mer Bretagne et Mer PACA et le pôle QUALITROPIC, vise à la mise au point de revêtements antifouling écologiques incluant des substances actives d’origine tropicale (Ile de La Réunion).
Article MGH 3B Conseils
Source : Pôle Mer Bretagne
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vendredi 24 juin 2011
Plan ORSEC
MORBIHAN (France - UE) -24/06/2011- 3B Conseils. Un entraînement de lutte contre la pollution du littoral par des hydrocarbures (POLMAR) s’est déroulé, les 15 et 16 juin 2011, au large de l’île de Groix et sur le littoral du Morbihan. La simulation rappelait celle connue entre le chimiquier YM Uranus et le cargo vraquier Hanjin Rizhao à l'entrée du dispositif de séparation de trafic à la pointe Bretagne. L'exercice évolue selon un scénario rédigé par le Commissaire Cécile Cazes, chef du bureau maritime de l'Action en mer de la Premar Atlantique afin d'être en mesure de déclencher les plans ORSEC de la préfecture maritime de l’Atlantique et du département du Morbihan, dans leurs volets POLMAR (pollution maritime). Voir le dossier images (ici).
D’importants moyens maritimes, terrestres et aériens ont été mobilisés, le bâtiment de soutien, d'assistance et de dépollution Argonaute, le VN Partisan, l'hélicoptère EC225 de la flottille 32F, le transporteur de produits Galway Fisher de l’agence européenne pour la sécurité maritime (European Maritime Safety Agency), un remorqueur, des chaluts du CEPPOL (Centre d'Expertises Pratiques de Lutte Antipollution) et des vedettes de la SNSM.
L’opération consistait en :
- l’assistance à un navire en difficulté suite à une collision au large de l’île de Groix,
- la lutte anti-pollution lors de la récupération des polluants à la mer et sur le littoral,
- la pose d’un barrage flottant (entre Kernével à Larmor-plage et la base de sous-marins de Lorient) afin de protéger une zone naturelle sensible,
- le nettoyage et la restauration d’une plage et de falaises (plage du Loc’h à Guidel).
Des observateurs étrangers, marocains, portugais, espagnols et des représentants de l’Union européenne ont suivi les différentes manœuvres dans le cadre de la coopération internationale.
Cet entraînement, sous la coordination commune de l'Amiral Anne-François de Saint-Salvy, préfet maritime de l’Atlantique et de Jean-François Savy, du préfet du Morbihan, a permis aux différents services de l’État et des collectivités territoriales ainsi qu’à des moyens privés, d’harmoniser leurs méthodes de travail et de communication, et de former le personnel aux matériels existants.
Le dernier exercice de lutte anti-pollution en mer avait été organisé par la préfecture maritime de la Manche et de la mer du Nord le 16 juin 2010 et avait permis de tester le nouveau dispositif ORSEC Maritime.
Article BB 3B Conseils
Sources : Ministère de la Défense, Préfecture maritime de l'Atlantique.
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mercredi 22 juin 2011
Grand Port maritime de Bordeaux : Les groupes industriels civils et militaires se positionnent sur les énergies renouvelables

BORDEAUX, France (UE)22/06/2011 - 3B Conseils - BB. Les aménagements portuaires sont un enjeu majeur pour le développement régional et la capacité de la France à offrir aux industriels les infrastructures nécessaires au développement et à l'installation des énergies renouvelables de la mer.
Après le Havre-Port 2000, Saint-Nazaire/ Nantes, Brest, Dunkerque ... c'est le le Grand Port maritime de Bordeaux se positionne et lance un appel à candidatures (Ici) "éolien offshore pour le site du Verdon. Un Cluster Eolien Aquitain présidé par Jean-Yves Grandidier président de Valorem a été créé en décembre dernier. Les industriels de la région Aquitaine auront besoin d'avoir des lieux d'entreposage et de montage.
Ce qui est intéressant à noter, c'est la présence d'industriels ou d'entreprises du monde de la défense qui voient une reconversion possible et des transferts de technologies, comme par exemple EADS Astrium pour les pales. (voir ici article du 22 juin de Francis Rousseau rédacteur en chef du blog média des énergies de la mer/3B Conseils). Veolia Propreté avait créé un bassin dans la perspective du démantèlement des navires militaires et civils....
Mais, c'est aussi tout l'avenir des ports du futur qui se profile. La journée nationale d'échange sur la première édition des assises de Port du Futur organisée par le CEMTEF est révélatrice.
L'élection de Claude Gressier comme président de l'association mondiale pour des infrastructures de transport maritimes et fluviales, le 17 mai dernier, contre deux candidats belges et un candidat américain l'est également. La France doit s'organiser pour reconquérir des marchés tant pour le civil, aide à l'aménagement intégrant le développement durable, que pour le militaire.
Article : Brigitte Bornemann
Source : Grand Port de Bordeaux, CEMTEF, Saferseas Brest 2011, mer et marine, energiesdelamer.blogspot.com
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lundi 20 juin 2011
Un obus coincé dans le bec d'un dragueur

BORDEAUX (France-UE) - 20/06/2011 - 3B Conseils - BB. Hier matin, le centre régional opérationnel et de sauvetage (CROSS) d'Etel a été informé que le dragueur appartenant à la Cie Armoricaine de Navigation "La Côtes de Bretagne" avait appareillé du Port de Bordeaux pour se rendre vers sa zone d'extraction et qu'il avait un obus "coincé" dans le bec de chargement de sa drague.
Construite en 1998 par le chantier Merré, la Côtes de Bretagne, est une drague aspiratrice en marche capable d'atteindre la vitesse de 10.5 noeuds. Elle présente une capacité de 1270 m3.
La préfecture maritime de l'Atlantique a demandé le concours du groupement des plongeurs démineurs de la Marine nationale basé à Brest afin de neutraliser l'obus d'une trentaine de centimètres et de 95 mm de diamètre qui pourrait dater de la seconde guerre mondiale.
Un hélicoptère EC225 de la base de Lanvéoc-Poulmic s'est rendu au mouillage à l'embouchure de l'estuaire de la Gironde, située à 3 kilomètres au sud-ouest de Meschers-en-Gironde.
La zone d'intervention du groupement des plongeurs démineurs de la Marine nationale qui dépend de la préfecture maritime de l'Atlantique couvre la zone du Mont-Saint-Michel à la frontière espagnole.
Sources : http://www.premar-atlantique.gouv.fr, www.marine-marchande.net/Flotte/.../Cotes-de-Bretagne
Photo Yannick Le Bris pour Marine Marchande
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mardi 14 juin 2011
Vérification des émissions nucléaires et radiologiques
BREST (France) -14/06/2011- 3B Conseils. La Marine nationale est le deuxième exploitant du nucléaire en France. Elle utilise l'énergie nucléaire dans le cadre de la dissuasion et pour la production d'énergie. Les installations sont équipées d'un système de surveillance permanent et automatique (2SNM). Le 2SNM est mis en œuvre par 3 services du SSR, et par le SPRS ILO.
La campagne aérienne de mesures radiologiques du port militaire de Brest, du site de l'Ile Longue, et des abords immédiats, débute aujourd’hui, mardi 14 juin, et se prolongera jusqu’à demain, mercredi 15 juin, si les conditions météorologiques le permettent.
Cette campagne est organisée tous les cinq ans sous le contrôle du Commissariat à l’Energie Atomique (CEA). Elle permet d'actualiser le niveau radiologique de référence de ces deux zones concernées par le plan particulier d'intervention (PPI).
Un hélicoptère de type FENNEC de l'armée de l'Air survolera les deux sites à basse altitude (environ 40 mètres) et à faible vitesse (environ 70 km/heure). Des techniciens du CEA sont embarqués à bord pour réaliser ce travail de cartographie.
La précédente campagne relative aux sites de Brest et de l'Ile Longue a eu lieu en octobre 2006. Elle avait montré l'absence de toute évolution par rapport à la campagne précédente. Les résultats sont habituellement communiqués aux membres de la commission d'information présidée par le Préfet de département.
Pour en savoir + : portail du Réseau national de mesures de la radioactivité de l'environnement (ici)
Article MGH/BB 3B Conseils
Sources : Le Télégramme et Ministère de la Défense
Lire d’autres articles à propos du Ministère de la Défense et de la protection de l'environnement.
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vendredi 10 juin 2011
Le Dixmude remplacera Le Foudre courant 2012
BREST (France) -10/06/2011- 3B Conseils. Le bâtiment de projection et de commandement Dixmude (L9015) devrait remplacer le transport de chalands de débarquement Foudre, actuellement en arrêt technique. Le Foudre ne sera retiré du service actif qu’après l’arrivée du Dixmude. La Marine nationale souhaite vendre ce navire à une Marine étrangère plutôt que de le démanteler, mais elle n’a pas encore officiellement trouvé preneur.
Quant au bâtiment BPC Dixmude, il a appareillé pour la première fois de Saint-Nazaire fin avril, afin de mener des essais de propulsion, de manœuvrabilité et de navigabilité. Le Dixmude a parfaitement franchi le cap des essais en mer. Il n'y aura pas de second essais en mer avant sa livraison prévue début 2012.
Le navire devrait mettre le cap sur Toulon début juillet, d’où DCNS installera et procèdera à la mise au point et aux essais du système de combat (SENIT 9), du système d'armes et du système de communication. A l’issue, le Dixmude rejoindra les deux premiers BPC de la flotte française, les Mistral et Tonnerre, livrés en 2006 et 2007 par DCNS.
Mis sur cale en janvier 2010, le Dixmude est le troisième bâtiment de projection et de commandement (BPC) de la classe Mistral conçu par DCNS et coréalisé avec STX France Saint-Nazaire. Pour les deux premiers navires de la série (Mistral et Tonnerre) livrés en 2006 et 2007, les chantiers de Saint-Nazaire avaient seulement réalisés la partie avant qui regroupe les locaux vie et la zone PC. Les deux moitiés remorquées jusqu’à Brest, avaient été ensuite assemblées par DCNS à partir des blocs construits en Pologne. En dehors du montage industriel, le Dixmude se distingue de ses aînés par diverses améliorations, notamment l'ajout d'un propulseur d'étrave supplémentaire et une visibilité améliorée au niveau de la passerelle de défense à vue.
Plus gros navires de la flotte française après le porte-avions Charles de Gaulle, les BPC mesurent 199 mètres de long et affichent un déplacement de 21 500 tonnes en charge. Doté de six spots d'appontage et d'un pont d'envol de 5 200 m² relié à un hangar par deux ascenseurs, il peut embarquer 16 hélicoptères lourds de type NH90. Ses garages accueillent 70 véhicules (dont 13 chars Leclerc), et des logements sont prévus pour 450 hommes de troupe en plus de l'équipage (180 marins). Les capacités amphibies sont également importantes, le radier de 885 m² pouvant abriter quatre chalands de débarquement de type CTM ou deux catamarans rapides de type EDA-R. Comme ses deux aînés, le Mistral et le Tonnerre, livrés en 2006 et 2007, le Dixmude sera également à même de diriger une opération interarmée et interalliée. Pour cela, il abrite un vaste PC de 800 m² capable d'accueillir 150 postes d'opérateurs. Le BPC bénéficie également d'installations hospitalières, comprenant des blocs opératoires.
Un quatrième BPC, qui succédera au TCD Siroco, doit être commandé pour une mise en service avant la fin de la décennie. Ces nouveaux navires, plus modernes et économes en énergie permettent à la Marine nationale de réduire son impact sur l’environnement.
Article MGH 3B Conseils
Sources : Mer et Marine, PMM de Lyon
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jeudi 9 juin 2011
Une deuxième vie pour La Rieuse
PORT DES GALETS (La Réunion) -09/06/2011- 3B Conseils. Comme annoncé le 1er juin dernier, le patrouilleur La Rieuse de la Marine nationale a été officiellement cédé au Kenya le 7 juin sur la base navale de Port des Galets, à La Réunion, en présence du Général Nebout, commandant supérieur des Forces armées dans la zone sud de l'océan Indien (FAZSOI). Les marins kényans, qui ont pris possession du bâtiment, vont bénéficier d'une formation à son utilisation auprès de leurs homologues français. A l'issue de cet entrainement de quinze jours, le patrouilleur quittera La Réunion pour rejoindre le Kenya, où il renforcera les moyens de surveillance maritime et de lutte contre la piraterie.

Les patrouilleurs de la Marine nationale du type P 400 sont destinés aux tâches de protection des zones économiques exclusives ou de service public. Ils remplissent des missions de protection (patrouille, contrôle d'embargo, action de souveraineté, transport de commandos) et de service public (secours en mer, police de la navigation, police des pêches, assistance aux zones isolées, transports légers inter-insulaires, lutte contre les trafics, lutte antipollution). Ils peuvent continuer à remplir ces missions au sein d’armées étrangères lorsque la Marine nationale décide de renouveler sa flotte plutôt que d’être démantelés. Ces transferts ne peuvent cependant être effectués qu’en accord avec la politique étrangère en cours ou en lien avec des accords de coopération avec les Marines de pays partenaires. Lorsque ces navires sont transférés à une armée étrangère, leur armement est adapté aux missions auxquelles ils sont destinés.
Un patrouilleur de type P 400 est un bâtiment capable de conserver une vitesse élevée par mer formée et doté d'une grande endurance. Il dispose d'une grande capacité de transport : un poste de 20 passagers et deux soutes marchandes totalisant 35 m³. Sa vaste plage arrière permet des hélitreuillages ou des embarquements de matériels en pontée. La Fougueuse, l'Audacieuse et La Boudeuse ont été désarmés.
Article MGH 3B Conseils
Sources : Mer et Marine, Marine nationale
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mardi 7 juin 2011
L’EDIC Sabre ne sera pas démantelé
DAKAR (Sénégal) -07/06/2011- 3B Conseils. Le transfert officiel de l'Engin de Débarquement d'Infanterie et de Chars (EDIC) Sabre au Sénégal a été opéré le 17 mai dernier. Son désarmement était prévu courant 2011 de longue date mais la France a trouvé preneur pour donner une deuxième vie à ce navire plutôt que de le démanteler.
Présentation
L’EDIC Sabre avait été mis en service le 13 juin 1987. Il avait d’abord été basé à Toulon jusqu’au 23 juin 2008, date à laquelle il avait quitté ce port pour rallier Dakar le 15 juillet 2008 et intégrer les Forces Françaises du Cap-Vert. Il avait alors été chargé de renforcer les moyens amphibies français disponibles en Afrique de l'Ouest. Son activité était partagée entre opérations amphibies, concours à l'entraînement du 23ème BIMA (Bataillon d'Infanterie de Marine) et des forces armées sénégalaises, transports et concours les plus divers, reconnaissances de sites et missions de service public.
Caractéristiques
L’EDIC Sabre mesure 59 mètres de long et 11,50 mètres de large pour un tirant d’eau de 1,40 mètre et un déplacement en pleine charge de 726 tonnes. Sa cuve mesure quant à elle 28,5 mètres sur 8. Il est également équipé d’une rampe à l’avant.

Son système de propulsion est composé de deux moteurs de type Diesel-SACM-Wärtsilä. Il est équipé d’un radar Radal-Decca 1 226 et armé d’un canon de 20 mm ainsi que de 2 mitrailleuses de 12,7 mm, caractéristiques qui peuvent être adaptées aux besoins de l’armée sénégalaise.
L’équipage de la Marine nationale française était composé d’un officier, de 9 officiers mariniers et de 8 quartiers-maîtres et matelots.
En quoi l’EDIC Sabre intéresse-t-il la marine sénégalaise?
Son faible tirant d’eau et sa rampe avant lui permettent de s’échouer sur une plage et de pouvoir ainsi débarquer les troupes, les véhicules et le matériel qu’il transporte. La capacité de sa cuve permet quant à elle de transporter des chars.

L’État-major des Armées précise que « Les armées françaises livrent ainsi un bâtiment opérationnel et particulièrement adapté aux missions de surveillance des approches maritimes et de soutien logistique opérationnel que souhaite assurer la marine nationale sénégalaise » et que ce transfert « intervient au moment où se finalise le nouvel accord de partenariat en matière de coopération. Le signal est d'autant plus fort que la transformation prochaine du dispositif militaire français (31 juillet 2011) s'est construite autour de cette volonté de coopération militaire afin de préserver et renforcer le lien d'amitié entre la France et le Sénégal ».
La marine sénégalaise va rebaptiser l’EDIC Sabre mais elle n’a pas encore communiqué son nouveau nom. Il est destiné à remplacer l’ex-Javeline français qui avait été rebaptisé Faleme 2. Le Javeline avait été mis en service en 1967 et avait été cédé en 2000.
Article MGH 3B Conseils
Source et photos : Ministère de la Défense
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mercredi 1 juin 2011
Les patrouilleurs P400 : entre démantèlement et transfert

BREST (France) -01/06/2011- 3B Conseils. La Marine française possédait 10 patrouilleurs du type P400 destinés aux tâches de protection des zones économiques exclusives ou de service public et qui vont être progressivement désarmés. La Fougueuse, qui était basée à Fort de France aux Antilles, a intégré la filière de démantèlement en septembre 2009.
Le jeudi 26 mai 2011, les deux patrouilleurs la Boudeuse et l’Audacieuse, ont affalé leurs pavillons nationaux pour la dernière fois devant le vice amiral Labonne, l’adjoint organique à Brest de l’Amiral commandant la Force d’Action Navale.

L’Audacieuse avait été admise au service actif le 18 septembre 1986. Ce patrouilleur avait pour missions principales le blanchiment de zone avant les tirs de fusées Ariane depuis Kourou, la lutte contre le narcotrafic mais également la surveillance des pêches. Le patrouilleur L'Audacieuse a quitté la Guyane le 6 mai 2010 et a rejoint Brest pour y être désarmée.
La Boudeuse a rallié Brest le 31 août 2010 pour y entamer ses opérations de désarmement après 24 années de service actif, 2094 jours de mer, 465 780 nautiques parcourus et avoir contribué au sauvetage de 178 personnes. La Boudeuse avait été affectée à La Réunion (Ports-des-Galets). La Rieuse a été vendu au Kenya, et a rejoint Mayotte, afin d’y préparer l’accueil à bord de l’équipage kenyan début mai 2011. Il avait déjà fait escale au Kenya auparavant.

Comme La Rieuse, La Railleuse, basée en Polynésie française, devrait prochainement être retirée du service et pourrait également être cédé à une marine étrangère.
Quant aux cinq derniers P400 (La Capricieuse, La Glorieuse, La Gracieuse, La Moqueuse et La Tapageuse), ils devraient être désarmés dans les 5 ans à venir, à moins qu’ils ne soient prolongés.
Article : MG 3B Conseils
Sources et photos : Marine nationale
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lundi 30 mai 2011
L’US Coast Guard vend une partie de ses navires désarmés plutôt que de les démanteler
WASHINGTON (États-Unis) -30/05/2011- 3B Conseils. L’US Coast Guard (gardes-côtes Américains) a transféré deux de ses cotres (High Endurance Cutters, WHEC) : le « Hamilton » partira aux Philippines et le « Chase » au Nigeria. Deux cérémonies officielles ont été organisées à cet effet le 13 mai 2011 à Alameda, en Californie.
Le vice-amiral Manson Brown, commandant des gardes-côtes Américains de la zone Pacifique, a prononcé une allocution lors de ces cérémonies et signé des certificats officiels afin de finaliser le transfert de ces deux cotres de classe Hamilton, qui avaient été armés en 1967 et 1968.
L'ambassadeur des Philippines, Jose L. Cuisia Jr., et l'ambassadeur du Nigeria aux États-Unis, le professeur Adebowale Ibidapo Adefuye, ont également fait un discours et apposé leurs signatures sur les certificats de transfert au nom de leur pays.
Les deux navires de 115,2 mètres de long étaient considérés comme des « articles de défense excédentaires » (Excess Defense Articles, EDA) et ont été transférés dans le cadre du programme EDA du Département américain de la Défense, qui propose des équipements militaires américains déclarés excédentaires à des partenaires étrangers dans le prolongement de la politique étrangère et de la politique menée en matière de sécurité nationale aux États-Unis.
Le Département d'État américain a approuvé la recommandation des gardes-côtes de transférer ces navires. Leur vente représente une économie de 10 millions de dollars pour chaque cotre, prix de leur démantèlement.
«Ce sont les transferts d’EDA les plus importants jamais effectués à ce jour de par la taille et la complexité des navires concernés», d’après Tod Reinert, chef du bureau des achats internationaux des gardes-côtes. Aucun transfert d’EDA n’avait rapporté autant ni fait économisé autant d’argent jusqu’à présent.
Le Hamilton, rebaptisé « BRP Gregorio del Pilar », va devenir le fleuron et le navire le plus important de la Marine philippine. Il remplacera l’actuel vaisseau amiral philippin, l'ancien « USS Atherton », qui avait été armé en 1943 et utilisé pendant la Seconde Guerre mondiale.

La Marine philippine a été formée sur le Boutwell lors de manœuvres au large des côtes du Mexique et de Panama. La Marine nigérienne a quant à elle pu s’entraîner au cours de patrouilles à bord du Morgenthau dans le détroit de Béring, au large des côtes de l'Alaska.
Le Hamilton et le Chase ont été officiellement désarmés fin mars. D’une manière générale, l’ensemble des équipements récupérés lors du désarmement des cotres seront réutilisés pour la maintenance ou l’équipement d’autres navires des gardes-côtes encore en activité. Les gardes-côtes ont par exemple retiré les radars de détection aérienne et de surface des deux navires qui serviront de pièces de rechange pour les WHEC encore opérationnels.

Les gardes-côtes ont ensuite procédé à l'installation de l'équipement de navigation, de sécurité, de détection et de l'électronique supplémentaire que chaque pays a demandé dans le cadre du transfert.
Les Philippines ont financé l’ensemble de ces équipements supplémentaires avec des fonds provenant de son ministère de l'Énergie.
La Marine nigérienne va utiliser le Chase, qui a été rebaptisé « NNS Thunder », pour assurer la protection de ses installations pétrolières offshore dans le golfe de Guinée et la région du Delta du Niger.
Grâce à sa capacité à rester en mer sans ravitaillement pendant 45 jours, le Thunder va permettre au Nigeria de patrouiller dans toute la zone et d’assurer la sécurité des navires pendant leur ravitaillement.
Un WHEC supplémentaire devrait être désarmé l’année prochaine. Si ce projet est approuvé par le Congrès, les gardes-côtes espèrent pouvoir transférer le navire à l’issue du processus EDA. En effet, les WHEC intéressent fortement les Marines étrangères. Les Philippines ont déjà exprimé leur souhait d’acquérir trois cotres supplémentaires.
Article : MG 3B Conseils
Source : US Coast Guards
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lundi 23 mai 2011
Mission 2011 accomplie pour le Groupe Guerre Des Mines

TOULON (France) -23/05/2011- 3B Conseils. Le Groupe Guerre Des Mines (GGDM) vient de rentrer de sa mission de reconnaissance et de dissuasion en Mer Rouge, en Océan Indien et dans le Golfe Persique Le GGDM 2011 était composé du ravitailleur Var et des deux chasseurs de mines bretons Andromède et Croix du Sud. Ils avaient été réunis le 18 janvier 2011 à La Sude en Crête pour se séparer au large de la Sicile, près de 100 jours plus tard, à l’issue de leur mission.
Au cours de ce déploiement, plus de 16 600 milles nautiques ont été parcourus par chacun des bâtiments en Mer Méditerranée, en Mer Rouge, en Océan Indien et dans le Golfe Persique.
L’objectif principal de ce déploiement était la reconnaissance et l’actualisation des fonds marins dans les zones d’intense trafic maritime tout au long de la « route de l’or noir ». Les efforts se sont également concentrés autour des ports de Djibouti, d’Abu Dhabi et de Fujaïrah. Au total, forts du soutien indéfectible du Var, les deux chasseurs ont comptabilisé 492 heures de chasses.
Ce déploiement a permis de valider différentes configurations de soutien d’une force de guerre des mines. Ce dernier a été principalement assuré par le Var (en remplacement de l'ancien bâtiment de soutien mobile Loire, désarmé en 2009) qui a embarqué à son bord l’état major de conduite de guerre des mines, des plongeurs démineurs et tout le matériel nécessaire (pièces de rechange, munitions, vivres, caisson hyperbare multiplaces, conteneur de matériel de plongée).

Un conteneur particulier a également été embarqué pour l’analyse et le traitement des données recueillies. Sur l’ensemble de la mission, pas moins de 31 ravitaillements à la mer et à quai ont été réalisés au profit des deux chasseurs. Une dizaine de ravitaillements d’opportunité, dont huit au profit de frégates et bâtiments amphibies étrangers, ont également été réalisés.
Ce déploiement aura enfin permis de valider la mise à terre temporaire du module GGDM sur le site de la nouvelle base navale d’Abu Dhabi. A cette occasion, l’intégralité du matériel de guerre des mines a été débarquée afin de permettre à l’État major et aux plongeurs démineurs de conduire leurs actions de manière autonome.
De nombreuses actions de coopération militaire ont également été conduites à Bahreïn, à Koweït et aux Émirats Arabes Unis. L’Andromède a même eu la chance de collaborer avec la Marine Irakienne lors de son escale à Um Kassar.
Un groupe de guerre des mines est déployé tous les deux ans. Le groupe réalise des missions de reconnaissance des fonds dans la zone considérée comme sensible notamment en raison de l'importance du trafic maritime. Cette action contribue à assurer la liberté de circulation dans ces eaux et permet de sécuriser le transit du groupe aéronaval (GAN) ou amphibie.
Cette mission stratégique contribue ainsi à la sécurisation des approvisionnements, notamment en pétrole, qui ne pourrait plus être assurés en cas de minage du détroit d'Ormuz, entre le golfe Persique et l'océan Indien. Pour éviter cela, la France et ses alliés maintiennent dans la zone une présence dissuasive et entretiennent leur connaissance des lieux afin de pouvoir intervenir rapidement et efficacement pour effectuer des missions de déminage dans ce secteur en cas de besoin.
Le déploiement du groupe de guerre des mines s'inscrit d'autre part dans les relations de coopération entretenues par la France avec les pays de la zone.
Article : MG 3B Conseils
Source : Marine nationale
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