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DEFENSE et ENVIRONNEMENT : une nouvelle manière de penser
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vendredi 21 mai 2010

Le parc foncier de la Défense britannique se reboise


LONDRES (Royaume-Uni) – 21/5/10 – 3B Conseils - Le service immobilier du MOD et l’association caritative Woodland Trust ont joint leurs forces dans le reboisement du parc foncier du Ministère de la défense britannique.

Suite à la réunion entre les chefs des deux organisations, un accord de partenariat a été trouvé pour stimuler la couverture forestière du Royaume-Uni. Une étude de trois mois débutera en juin afin d’identifier les opportunités de création de forêts sur le domaine du Ministère de Défense britannique. Elle sera menée conjointement par des gardes forestiers régionaux travaillant pour le Ministère, et soutenue par un certain nombre de personnels de l’association Woodland Trust.

Woodland Trust est l'un des principaux propriétaires fonciers du Royaume-Uni et est à la tête de l’organisation pour la conservation des zones boisées et la création de nouvelles couvertures forestières. Elle s'efforce de planter et entretenir des forêts naturelles au profit des communautés locales et de la faune. Pour le MOD, le développement de la forêt sur son domaine a également des avantages opérationnels, car il offre un environnement efficace pour la formation militaire.

Le Royaume-Uni possède actuellement la plus faible quantité de zones boisées en Europe ; la directive actuelle du gouvernement, "tree planting sooner, rather than later”, préconise la plantation d'arbres et vise à modifier radicalement la façon dont l'avenir des paysages du Royaume-Uni est envisagé.

Le partenariat entre le DE et le Woodland Trust démontre que le MOD travaille de façon proactive afin de répondre aux aspirations du gouvernement pour la création rapide de zones boisées. Jon Watson, un Senior Surveyor Estates (garde forestier) explique : "notre priorité est toujours, bien sûr, la formation militaire, mais est désormais alliée aux avantages que la couverture forestière nous apporte : environnementaux, communautaires et sociaux. » Hamish Thomson, un conseiller de Woodland Trust pour la création de zones boisées, ajoute: « (…) Je suis vraiment excité à la perspective de travailler avec des successions de la Défense pour identifier les opportunités où nous pouvons apporter une contribution importante à notre objectif ambitieux qui est de doubler la couverture d'arbres indigènes au Royaume Uni. "

Article OA 3B Conseils
Source : MOD

Publié par Brigitte Bornemann - directrice des publications 0 commentaires  

jeudi 21 avril 2011

La BNEA, une association pour une meilleure coordination des activités de la marine britannique

PRESENTATION DE LA BNEA

LONDRES (Royaume-Uni)-21/04/2011-3B Conseils. Depuis maintenant 31 ans, l'association pour l’équipement de la marine britannique (BNEA, British Naval Equipment Association), est l’une des six associations de la Société des Industries Maritimes (SMI, Society of Maritime Industries).
Elle est dédiée aux besoins du secteur industriel de la défense navale et maritime britannique.
Cette association professionnelle qui s’intéresse au marché, est au service des entreprises qui construisent, entretiennent et modernisent les navires de guerre ou fournissent l’armée en armes et autres équipements navals. Elle propose également des services de conception, de conseil et de financement pour le marché naval. Son rôle est aussi de défendre les intérêts des membres de la SMI.

LE ROLE DE L’ASSOCIATION

La BNEA défend et soutient les intérêts de toutes les entreprises britanniques de la SMI qui exercent leur activité dans les secteurs industriels connexes à la défense navale. Elle les aide également à développer leur activité commerciale tant sur le plan national qu’à l’export.

QUI PEUT DEVENIR MEMBRE DE LA BNEA ?

Les entreprises qui font partie de la SMI et qui déclarent s’intéresser au marché industriel de la défense navale deviennent automatiquement membre de la BNEA sans frais d'adhésion supplémentaires. Toutes les entreprises sont les bienvenues quelle que soit leur importance. Leurs produits et services couvrent tout ce qui peut être associé à des navires de guerre modernes, des sous marins, et autres navires gouvernementaux.

LE CONSEIL D’ADMINISTRATION DE LA BNEA

Le Conseil de l’Association est composé de 18 représentants des entreprises membres de la SMI qui s'intéressent principalement à la BNEA. Il se réunit tous les deux mois pour débattre des questions de politique et aborder les sujets d’intérêt ou d’inquiétude dans le domaine de la défense maritime.

Liste des membres du conseil d’administration

CE QUE L’ADHESION APPORTE AUX MEMBRES DE LA BNEA

La SMI a quatre objectifs principaux qui se concentrent sur:

  • La promotion et le soutien aux entreprises de défense nationale et à l’export naval et maritime. Pour ce faire elle met en contact les entreprises et les organismes d’export gouvernementaux, aide les entreprises à obtenir des licences d’exportation, propose des services d’orientation et de formation sur les meilleures pratiques en matière d'exportation, organise des séminaires, des conférences et des ateliers, obtient des fonds du gouvernement britannique et des subventions pour les entreprises, organise et accompagne les principaux groupes britanniques lors d’expositions et de foires commerciales à l’étranger, gère des missions commerciales en interne et en externe et assure la promotion de la compétitivité liée à l’innovation et à l’amélioration de la productivité.

  • L’amélioration constante de l’environnement commercial en Europe et au Royaume-Uni pour les entreprises connexes à l’équipement naval et maritime de défense. Pour ce faire elle soutient les entreprises dans l’application difficile et discriminatoire de certaines règlementations, entreprend des actions de lobbying afin d’obtenir des modifications bénéfiques aux entreprises sur les questions fiscales et réglementaires par le biais du Conseil des Industries de la Défense, favorise les relations avec les groupes parlementaires du Royaume-Uni en lien avec le domaine maritime ainsi que les échanges entre les industries du secteur de la défense maritime et les ONG européennes et britanniques et enfin assure le suivi de la législation européenne et britannique applicable au secteur maritime.

  • L’amélioration de la communication et l’extension du réseau du secteur maritime. Pour ce faire elle organise régulièrement des briefings, des présentations et des repas d'affaire afin de mettre les différents acteurs du secteur en relation, elle collecte et diffuse les informations du ministère de la Défense et les données pertinentes pour l’industrie de la défense maritime et contribue à la publication de l’annuaire annuel.

  • L’offre de services de marketing et autres prestations aux entreprises de la SMI. Pour ce faire elle assure la promotion des produits et services à travers un site Internet interactif et un portail web de l’industrie, publie régulièrement une circulaire d'informations marketing concernant le secteur naval et diffuse les informations officielles et des informations sur les entreprises dans la newsletter mensuelle de la SMI et dans des brèves publiées sur ses sites web.

Le directeur de la BNEA et des programmes de la SMI est Christopher McHugh.

Une telle association à l’échelle européenne permettrait de coordonner et mutualiser les efforts des pays de l’union en ce qui concerne le démantèlement des navires de guerre, par exemple, et de rentabiliser ces opérations en traitant de plus gros volumes et en réduisant les coûts. C’est d’ailleurs ce que M. Michel Grall, rapporteur et député du Morbihan, a préconisé dans son rapport du 16 mars 2011 sur la fin de vie des équipements militaires à la commission de la défense nationale et des forces armées.



Article MG 3B Conseils

Source: BNEA, compte-rendu N°30 de la commission de la défense nationale et des forces armées.

Lire d'autres articles sur le Royaume-Uni, la Royal Navy ou le démantèlement des navires.



La reproduction partielle ou totale, par toute personne physique ou morale et sur tout support, des documents et informations mis en ligne sur ce blog-médias sans autorisation préalable de 3B Conseils et mention de leur origine, leur date et leur auteur est strictement interdite et sera susceptible de faire l’objet de poursuites.

Publié par Brigitte Bornemann - directrice des publications 0 commentaires  

jeudi 28 avril 2011

La Royal Navy s'est dotée d'un nouvel HMS Protector afin d'assurer ses missions en Antarctique


LONDRES (Royaume-Uni) -28/04/2011- 3B Conseils. Le Ministère de la Défense britannique a annoncé que le brise-glace MV PolarBjoern (Ours Polaire) a été choisi pour devenir le nouveau patrouilleur des glaces de la Royal Navy. Pendant toute la durée de son contrat avec la Royal Navy, le PolarBjoern sera rebaptisé HMS Protector. Le dernier HMS Protector en date était aussi un navire destiné à patrouiller en Antarctique.

Il est prévu que le nouvel HMS Protector assure les missions de surveillance et de soutien au pôle Sud jusqu’ici assurées par le HMS Endurance pendant trois ans.



La Royal Navy disposera donc d’un nouveau “protecteur” pour défendre les intérêts britanniques en Antarctique. Le HMS Protector, reprenant le nom du célèbre patrouilleur qui a effectué des missions dans cette même zone dans les années 50 et 60. Le nouveau HMS Protector a été intégré à la flotte pour une durée provisoire de trois ans qui permettront de déterminer l'avenir du patrouilleur des glaces HMS Endurance.

En effet, l’Endurance, surnommée « Prune Rouge » en raison de sa couleur, a subi d’importants dommages en 2008 suite à une voix d'eau accidentelle et a été rapatrié au Royaume-Uni.

Le HMS Scott avait ensuite pris le relais et effectué des patrouilles en Antarctique pour la Royal Navy afin de soutenir les actions du British Antarctic Survey (BAS), organisme qui étudie les environnements naturels. Les équipements de mesure hydrographiques de ce navire ont été d’une grande utilité pour le BAS, bien que sa coque ne soit pas assez renforcée pour pouvoir résister à la glace, ce qui a limité sa zone d’action en Antarctique.



La Royal Navy a sollicité la société GC Rieber Shipping car elle disposait d’un navire susceptible de remplir les fonctions de patrouilleur en Antarctique et de devenir son nouvel HMS Portector pour une durée initiale de trois ans. Cela fait suite à la décision de la SDSR (Startegic Defense and Security Review) de maintenir les missions de contrôle au pôle Sud, mais reste une décision temporaire en attendant de savoir si le HMS Endurance reprendra son service.

Lord Astor, ministre de la défense, a déclaré que Polarbjorn, qui sera rebaptisé HMS Protector, permettrait d'assurer l'intérim et de maintenir les missions de soutien et de surveillance en Antarctique les trois prochaines années ce qui laissera le temps de décider de l'avenir du HMS Endurance.

Lord Astor a ajouté que la marine devait décider si elle devait réparer ou s'il valait mieux remplacer définitivement l' Endurance pour assurer les missions de contrôle au niveau des pôles.

Le navire sera commandé et manœuvré par 76 membres d’équipage de la Royal Navy et de la société à laquelle appartient le bateau. Son rôle sera d’effectuer des missions :

  1. De surveillance et de soutien dans les zones de l'océan atlantique au sud des îles Falkland, en Géorgie du sud et au sud des îles Sandwich
  2. De contrôles environnementaux et de souveraineté selon les accords internationaux entérinés par le Traité de l’Antarctique qui va bientôt fêter ses 50 ans d’existence
  3. De soutien logistique au BAS et à d’autres organismes nationaux opérant dans les territoires britanniques de l’Antarctique
  4. Concernant divers engagements dans la région lorsque cela est nécessaire.




L’amiral Sir Mark Stanhope a déclaré que le HMS Protector et sa société d’exploitation seront équipés et entrainés de manière adéquat pour pouvoir opérer dans l’environnement difficile de l’Antarctique afin de desservir les intérêts nationaux du Royaume-Uni dans cette région ainsi que la recherche scientifique du BAS.

Le nouvel HMS Protector est habituellement exploité à des fins commerciales et basé à Bergen mais il a également fait un passage dans les Caraïbes récemment. Achevé en 2001, ce navire affiche un déplacement de 4 985 tonnes et dispose de 100 places. Il peut opérer des missions de recherche polaires ou assurer l'assistance de sous-marins.

Son déplacement est inférieur de 1 000 tonnes à celui de l’Endurance mais il dispose d'un pont d'envol, ce qui n'est pas le cas du HMS Scott qui assure l'intérim à l'heure actuelle. En revanche la configuration du navire devra sans doute être adaptée aux besoins de la Royal Navy pour ses missions dans le grand sud.

Le “Polarbjørn” est attendu à Portsmouth en mai afin d’être muni d’un équipement militaire spécialisé nécessaire à son déploiement en Antarctique. Son propriétaire, GC Rieber, possède également le navire de soutien scientifique RRS Ernest Shackleton, actuellement affrété par le BAS.



Le nouveau nom du navire Polarbjørn » fait référence au sixième HMS Protector qui a réalisé treize campagnes en Antarctique entre 1955 et 1968. Ce navire avait été armé en 1936 et avait effectué des missions en Mer du Nord, Atlantique et Méditerranée pendant la Seconde guerre mondiale jusqu’à ce qu’il soit sévèrement endommagé par une torpille et fasse l’objet d'importantes réparations à Bombay.

Il a été remplacé par le HMS Endurance (le prédécesseur de l'actuel Endurance) en mai 1968 pour être finalement mis au rebut en Écosse en 1970.

Article MG 3B Conseils

Sources : MercoPress et Daily History Blog

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mercredi 29 juin 2011

La Royal Navy arraisonne un chalutier de l'Armement Bigouden.

NEWLYN (Royaume-Uni) -29/06/2011- 3B Conseils. Un bateau de pêche français a été inspecté par un navire de la Royal Navy en patrouille au sud-ouest du cap Lizard. La justice britannique lui reproche une infraction au niveau du logbook (ou journal de pêche) et une autre au niveau du chalut. En effet, les militaires britanniques ont comparé la quantité de poisson en cale avec celle inscrite au journal de pêche du bateau. Ils y ont trouvé une différence de 225 kg de merlu ainsi que des deltas moins importants sur les prises de lingue et de sabre noir. Le navire a été condamné à une amende de 13 600 livres sterling (soit environ 15 000 EUR).

Alors qu'il effectuait une patrouille le long de la côte ouest de la Cornouaille, le HMS Severn a procédé à une inspection de routine à bord Bara Brenn qui était en pêche à 160 miles nautiques de Lands End.

L'équipage de la Royal Navy a passé le journal de bord du navire en revue et vérifié que cela correspondait bien aux prises stockées dans la cale. Une différence significative entre la quantité de merlu enregistrées et celle qui avait effectivement été capturée a rapidement été constatée.

Le Bara Brenn avait également été pêcher dans une zone protégée, où les stocks de merlu sont déjà dangereusement bas, et au cours de l'inspection, des irrégularités ont été remarquées sur les chaluts.

Après consultation avec l'organisme en charge de la gestion maritime (Marine Management Organisation, MMO), la décision a été prise de dérouter le Brenn Bara vers Newlyn où se trouve le bureau local de la MMO pour un complément d'enquête.

Le HMS Severn a escorté le Bara Brenn jusqu'à Newlyn.

Le propriétaire du Bara Brenn, l'Armement Bigouden SA, et Eric Stephan, le capitaine du navire, ont reconnu les trois chefs d'accusation retenus contre eux par la cour de Truro. Ils ont admis ne pas avoir tenu correctement le journal de bord et que l'épaisseur de fil de leur chalut ainsi que le fourreau de renforcement utilisés ne respectaient pas les normes en vigueur.

Le HMS Severn a mené 231 arraisonnements, dont 103 ont abouti à la détection d'infractions des lois britanniques ou européennes entre janvier et juin 2011.

En 2010, ce HMS avait détourné sept navires de pêche pour complément d'enquête. Le Bara Brenn est le premier à être immobilisé en 2011.

L'escadron en charge de la protection des pêches (Fisheries Protection Squadron, FPS) est principalement chargé de faire respecter les lois en vigueur au sein de l'Union Européenne et au Royaume-Uni en matière de pêche, au nom de la MMO.

Les navires de la Royal Navy assurent la surveillance des zones de pêche et conduisent les arraisonnements pour s'assurer que les pêcheurs se plient aux exigences de la politique commune en matière de pêche et respectent la législation en vigueur au Royaume-Uni, et dans les eaux de l'UE, en coordination avec les navires des autres États membres.

L'escadron de la Royal Navy contribue également à assurer la sécurité maritime de la Grande-Bretagne et des îles Falkland. Il assure des missions de sauvetage en mer et porte assistance aux navires en difficulté dans les eaux territoriales britanniques.

Article MGH 3B Conseils

Source : Royal Navy

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lundi 19 novembre 2007

Londres face à l'Europe de la défense...

BRUXELLES (Reuters) -1 9/11/07 - Le Royaume-Uni a opposé lundi son veto à l'adoption d'un budget pluriannuel pour l'Agence Europeenne de Défense (European_Defence_Agency), ce qui fait planer un doute sur sa volonté affichée de renforcer l'Europe de la défense. Les ministres de la Défense et des Affaires étrangères de l'UE se sont réunis pour évoquer le renforcement des capacités militaires de l'Union européenne, où des lacunes importantes persistent en matière de transport stratégique et tactique, de protection des forces et de renseignement militaire. La Grande-Bretagne qui, comme la France, compte parmi les rares pays à atteindre l'objectif de consacrer au moins 2% de son PIB à son effort de défense, exhorte donc sans cesse ses partenaires européens à retrousser leurs manches. L'un des instruments pour y parvenir est l'Agence européenne de l'armement, qui permet de mutualiser la recherche et de réaliser des économies d'échelle en évitant de multiplier les programmes, par exemple pour construire des blindés. Il s'agit de l'un des fleurons des accords passés à Saint-Malo entre la France et le Royaume-Uni en 1998 pour renforcer l'Europe de la Défense et, pour 25 des 26 membres participants, seul un budget pluriannuel offre une visibilité suffisante. Les ministres européens étaient donc invités à adopter un budget 2008-2010 pour planifier les investissements. Mais le Royaume-Uni s'y est opposé. "Il n'y a pas eu d'accord", a déclaré le ministre portugais de la Défense, Nuno Severiano Teixeira, dont le pays préside pour l'instant l'Union européenne. "Le débat continue."(...)
Pour lire l'intégralité de cet article, cliquer sur son titre

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vendredi 29 avril 2011

La Royal Navy modernise sa flotte en commandant des navires à la fois plus économes et plus performants


LONDRES (Royaume-Uni) -28/04/2011- 3B Conseils. Le Royaume-Uni modernise la flotte de la Royal Navy. En effet, deux porte-avions sont en cours de construction. Le HMS Queen Elizabeth sera livré en 2014 et le HMS Prince Of Wales en 2016. Ces transporteurs seront les plus grands et les plus puissants navires de guerre de surface jamais construits pour la Royal Navy. Ils symbolisent un tournant radical en termes de capacités et permettront à la Royal Navy de disposer d’une force stratégique et de rayonnement dans le monde entier. Ils permettront de lutter contre les différentes menaces liées au climat d’insécurité actuel, en améliorant les capacités d’intervention de la marine britannique.

Les navires seront livrés par l’ACA (Aircraft Carrier Alliance), une alliance novatrice entre les partenaires industriels et le ministère de la défense (MOD). Le MOD fait partie de l'ACA mais en est aussi un des principaux clients, ce qui fait l'originalité de cet organisme. Les groupes industriels qui participeront à la phase de construction sont : L’alliance BAES/VT, Thales, Babcock et BAES (Surface Ships & Insyte).





Les exigences de la Royal Navy pour ses nouveaux porte-avions

En 1998, la SDR (Strategic Defense Review) a annoncé son intention de remplacer ses actuels porte-avions de type "Invincible" pour deux autres navires de plus grande capacité qui puissent opérer avec une force aérienne plus puissante. Les interventions dans le Golf et en Bosnie ont démontré que les porte-avions jouent un rôle dissuasif important et contribuent ainsi au maintient de la paix. Lorsque cela s’avère nécessaire ils peuvent également intervenir rapidement de par leur mobilité et mettre en œuvre des actions militaires.

Les porte-avions assurent une présence coercitive à travers le monde qui peut contribuer à la prévention des conflits. Ils constituent également une base facile et rapide à déployer lors des opérations nécessitant l'intervention d'une force aérienne et lorsque l'armée de l’air ne dispose pas de piste d'atterrissage à proximité de son champ d’action. Cette analyse a été confirmée par un compte-rendu de la Royal Navy en 2002 et reprise dans le livre blanc de la défense (Defense White Paper) en décembre 2003.




Ce que les nouveaux HMS apporteront à la Royal Navy

Les futurs porte-avions seront en mesure de déployer une force aérienne offensive sur l'ensemble des opérations. Elle sera composée du JFAG (Joint Force Air Group), principalement composé d’avions JCA (Joint Combat Aircraft) et du MASC (Maritime Airborne Surveillance and Control), système de surveillance et de contrôle aéroporté maritime. Cette force JCA/MASC conjointe sera en mesure d'intervenir par tous les temps, de jour comme de nuit, assurera un soutien aérien à l'armée de terre et pourra également diriger des opérations offensives si besoin.

Le JFAG aura aussi la possibilité d’utiliser des hélicoptères et des UAV (Unmanned Aerial Vehicles), c’est-à-dire des appareils automatisés, qui sont susceptibles de jouer un rôle clé dans la lutte anti sous marine, lors des combats en mer ou à l’occasion de missions offensives ou de soutien. La technologie de décollage rapide et d’atterrissage vertical, STOVL (Short Take-Off and Vertical Landing) du JSF (Joint Strike Fighter) Lockheed Martin F-35 a été choisie pour faciliter la tâche du JCA. Les avions sont ainsi plus rapidement mobilisables puisque leur décollage et leur atterrissage se font plus rapidement.





Les deux porte-avions seront les premiers à être dotés de systèmes de gestion des déchets intégrés afin de répondre aux futures normes environnementales.

La priorité de l’ACA a été d’optimiser les ressources sur les deux navires. Par conséquent ces deux nouveaux HMS on été conçus pour pouvoir accueillir des avions deux fois plus gros et plus lourds que ceux opérant sur les porte-avions de type Invincible, de transporter autant de membres d’équipage et de disposer de capacités stratégiques accrues.

Les nouveaux navires afficheront un déplacement trois fois plus important que celui d'un Invincible et le volume interne de leur coque sera multiplié par quatre. Ils pourront transporter davantage de carburant et leur autonomie sera beaucoup plus importante. Les cabines respecteront les normes les plus récentes et exigeantes.

La modernisation de sa flotte permet à la Royal Navy de réduire son empreinte carbone. En effet, elle investit dans des navires plus économes, qui consomment moins de carburant ou qui possèdent des moteurs électriques et qui ont des capacités plus importantes. Ils sont donc capables de transporter davantage de personnels et d’équipement tout en consommant moins d’énergie.


Article MG 3B Conseils

Source : Royal Navy
Images de synthèse : Armed Forces

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vendredi 10 avril 2009

Le plan de technologie militaire (DTP) britannique inclus les énergies alternatives

LONDRES (Royaume-Uni) – 10/4/2009 – 3B Conseils - Le plan de technologie militaire (Defence Technology Plan DTP) du Mod décrit les objectifs militaires de recherche à long terme, afin d’identifier les priorités en matière de technologie du futur, pour une meilleure coopération entre les industriels et le ministère. Ce document lancé le 26 février dévoile pour la première fois les attentes du Mod. Il insiste sur 5 points particuliers incluant notamment la réduction de la dépendance énergétique en introduisant des énergies alternatives. Les militaires devraient consulter ce document dans le cadre d’une éventuelle coopération avec le Royaume Uni.
Consulter le rapport « Maximising Defence Capability Through R&D » : ICI et le Defence Technology Plan : ICI

Article : SLG 3B Conseils
Documents de référence : AEPI / Mod / 3B Conseils

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lundi 25 octobre 2010

La nouvelle doctrine britannique en matière de défense



LONDRES (Royaume-Uni) - 25/10/2010 - 3B Conseil - Le gouvernement de David Cameron a dévoilé à Londres la nouvelle doctrine britannique en matière de défense. Dans un contexte de rigueur budgétaire, le format des armées de sa gracieuse majesté va être de façon réduit de façon très significative et faire face avec moins de moyens aux quatre premières menaces identifiées que sont le terrorisme, les cyber-attaques, les catastrophes naturelles et les crises internationales...

Dans ce nouveau contexte la Royal Navy devra supprimer dans les cinq prochaines années 5000 postes, avec l’objectif de ramener ses effectifs à 30.000 personnels en 2015.

Pour autant à l’exception des grands bâtiments de surface la Royal Navy s'en sort plutôt bien. La force de dissuasion, assurée par quatre sous-marins nucléaires lanceurs d'engins (SNLE) est pour le moment maintenue, de manière à assurer une permanence opérationnelle avec au moins un bâtiment à la mer. Du côté des sous-marins nucléaires d'attaque, la construction de 7 nouveaux SNA du type Astute est confirmée afin d'assurer la protection des SNLE et des groupes navals. Ces sous-marins remplaceront nombre pour nombre les unités de la classe Trafalgar actuellement en service.


C‘est dans ce contexte que s’est ouvert à Paris, la 22e édition, Euronaval qui rassemble jusqu'au 29 octobre 400 exposants issus de 37 pays et attend 80 délégations officielles.

En toile de fond de ce salon, la coopération militaire franco-britannique. On se souviendra que l’idée de coopération navale remonte au sommet de Saint-Malo des 3 et 4 décembre 1998 (voir la déclaration commune franco-britannique) où les chefs d'État et de gouvernement du Royaume-Uni et de la France s'accordaient d'une part sur la nécessité de doter l'Union européenne (UE) d'une capacité autonome de décision et d'autre part d'action commune dans le domaine de la défense. Cette dernière idée refait aujourd’hui surface à a faveur des contraintes budgétaires de l’ensemble des Etats budgets contraints. Des annonces sont donc attendues es dans le cadre du sommet Sarkozy-Cameron le 2 novembre prochain.

Sur ce point l'amiral François Dupont déclare au Figaro que «une coopération a du sens entre les deux plus importantes puissances militaires européennes qui sont dotées de porte-avions et de sous-marins nucléaires lanceurs d'engins (SNLE)».

Parmi les programmes qui pourraient faire l’objet d’une telle coopération renforcée entre les deux armées, les gouvernements français et britannique explorent deux pistes :
- la mise en commun de systèmes de combat, d'équipements, de «briques»
- la coordination de leurs moyens dans le cadre de missions précises comme cela se pratique déjà au sein de l'Otan.

Ce que résume le président d'Euronaval et du Gican, le syndicat des industries navales, Jean-Marie Poimboeuf ainsi «Il s'agit de rationaliser les moyens avec une force franco-britannique qui pourrait se partager des missions militaires mais aussi de lutte contre la piraterie ou de surveillance des cotes».

Ainsi le PAN Charles-de-Gaulle pourrait par exemple être accompagné par un groupe aéronaval - frégates, sous-marins… - britannique. Et inversement.

Dès le sommet de Saint-Malo la question d’un porte-avions en commun a été posée, sans être réellement tranchée. Or, cette coopération fait d'autant plus sens que la marine anglaise va se trouver sans porte-avions à partir de 2011, et cela pendant près de dix ans en attendant la mise en service d'un nouveau bâtiment.

Quant à Paris a reporté à 2011-2012 la décision de donner un « sister-ship » au Charles-de-Gaulle. Londres avait confirmé la construction de deux porte-avions mais selon la Strategic Defence and Security Review, la Grande-Bretagne en construira un pour ses besoins propres. Le bâtiment, attendu vers 2020, devra être capable de recevoir des chasseurs américains et français et sera donc équipé de catapultes.

Si la question de coopération peut encore faire débat, il en est une au moins qui fait consensus de part et d’autre de la Manche c’est celle de l’éco-conception. Une approche partagée pour l’ensemble des programmes développés par les Etats et les industriels de défense. Comme le montre les programmes des frégates type mistral ou pour la nouvelle génération de SNLE, la première génération devant être démantelée dans un très proche avenir.

Article RH –BB 3B Conseils
Sources : 3B Conseils / mer et marine / Le Figaro
Photo UK Gov.

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vendredi 19 septembre 2008

Le collectif brestois Mor Glaz s’oppose à l’exportation de la coque Q790


HARTLEPOOL (Grande-Bretagne) – 19/09/2008 – 3B Conseils - Le 5 septembre, nous vous annoncions qu’une association britannique avait déposé, mercredi 3 septembre 2008, un recours devant la Haute cour de Londres contre l’agence sanitaire britannique, qui avait autorisé l’arrivée de la coque Q790. L’association Friends of Hartlepool souhaitant empêcher que l'ancien porte-avions français Le Clemenceau ne soit démantelé sur le chantier de Hartlepool (nord-est).
Jean-Paul Hellequin, représentant syndical de la CGT des Marins, et président de l’association Mor-Glaz, s’est entretenu avec Gavin Sullivan, l’avocat représentant l’association britannique. Ce témoignage a été déposé le 2 septembre 2008 à la Haute cour de Londres. L’avocat conclut sa déposition ainsi : « Après l'entretien avec M.Hellequin et les informations consignées dans cette déclaration, il me paraît que la France dispose d'installations sécurisées pour désarmer en toute sécurité le Clémenceau et de le désamianter. En conséquence, en considérant l'existence d'alternatives fiables pour le désarmement, le démantèlement et le désamiantage dans le pays d'origine, je considère que l'Administration de la Santé et de La Sécurité a fait une erreur en octroyant une dérogation permettant à Able UK d'importer le Clémenceau (et son amiante contaminée) au Royaume-Uni. »
Le collectif Mor Glaz (Mer Bleue), créé en 2000 suite à l'accident de l'Erika, défend l'environnement maritime et a fait campagne pour que le gouvernement français donne l'autorisation de démanteler le Clémenceau à Brest. Dans son entretien Jean-Paul Hellequin affirme son opposition à l'exportation de la coque Q790 vers le Royaume-Uni pour être désarmé. Selon lui il y a en France des installations capables de démanteler de façon sécurisée et de débarrasser l'amiante du Clémenceau. Des installations pourraient également exister pour le démantèlement du Clémenceau dans le port de Brest où il est actuellement à quai. Il rappelle que le Groupe Brest Force Plus a été crée à l'initiative de la Société SIB (une compagnie de désamiantage) et du Goupe Guyot Récupération de Brest (une compagnie de recyclage des métaux) afin d'établir un chantier destiné au démantèlement et au désamiantage dans le port de Brest, avec la capacité de démanteler un navire de la taille du Clémenceau.
Vous pouvez lire la déclaration et sa traduction dans son intégralité sur le site de Mor Glaz : ICI.
Article : SLG 3B Conseils
Documents de référence : Mor-Glaz / 3B Conseils

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mercredi 10 mars 2010

"Nucléaire US : tout changer pour que rien ne change"


PARIS (France) - 10/3/10 - 3B Conseils - Le 5 mars Barthélémy Courmont, chercheur à l’IRIS, publiait sur le site de l'IRIS (ICI) une analyse intitulé : "Nucléaire US : tout changer pour que rien ne change"
"Réduction spectaculaire des stocks nucléaires : tels sont les mots choisis par la Maison-Blanche pour annoncer la nouvelle politique nucléaire des Etats-Unis, qui fait directement écho aux souhaits de Barak Obama d’œuvrer à la dénucléarisation de la planète, notamment lors de son passage à Prague en avril 2009. On parle de plusieurs milliers d’ogives nucléaires qui pourraient être démantelées unilatéralement dans les prochaines années, sous réserve d’approbation au Congrès.
Cette annonce spectaculaire masque cependant la réalité, à savoir peu de changement de fond dans la politique nucléaire des Etats-Unis. Les décisions prises en 2002 allaient déjà dans le sens d’une réduction importante des stocks, l’administration Bush proposant des chiffres à l’époque bien en-deçà de l’arsenal des Etats-Unis. Mais cette annonce, faite sans aucune concertation avec la Russie, autre pays directement concerné par le désarmement nucléaire, avait été ironiquement mal perçue à l’extérieur, d’aucuns y voyant une volonté de ne pas se plier aux accords bilatéraux en matière de contrôle des armements et de désarmement ayant regroupé les deux pays depuis 1972, les accords SALT et START.
Rien de bien différent donc, et au contraire la continuité qui semble être choisie comme option. La proposition de Barack Obama propose en effet de conserver une force de dissuasion « solide et fiable », ce qui exclue on ne peut plus clairement la possibilité de l’élimination à court ou moyen terme. De même, et s’il convient de louer par ailleurs les efforts américains en faveur de désarmement nucléaire, les Etats-Unis restent, avec la Russie, la principale puissance nucléaire en stocks, très loin devant des pays comme la France, la Chine ou le Royaume-Uni (et sans tenir compte des puissances nucléaires non reconnues par le Traité de non prolifération). Il serait donc assez logique que les premiers gestes en matière de désarmement viennent de ces deux pays, et non de ceux dont les stocks sont nettement plus modestes.
En d’autres termes, rien de véritablement nouveau dans cette politique américaine du nucléaire, sinon la volonté de poursuivre dans la même direction, mais sans fixer le moindre objectif concret en matière d’élimination (qui devra de toute façon passer par l’approbation de tous). L’effet d’annonce du discours de Prague reste donc pour l’heure sans véritable conséquence, et si les Etats-Unis se positionnent comme un « bon élève » à quelques semaines de la conférence d’examen du Traité de non prolifération, ce qui permettra à Washington de chercher à se mettre en position de force, il n’y a pas de réel changement sur le fond, la politique nucléaire américaine se proposant simplement d’aller « plus loin que les précédentes », pour reprendre les termes de la Maison-Blanche.
Un point positif toutefois, et hautement prévisible d’ailleurs : l’abandon des projets d’armes anti-bunkers, qui figuraient dans la politique nucléaire des Etats-Unis en 2002. Ces armes posaient un problème considérable, en ce qu’elles ouvraient potentiellement la porte à l’utilisation d’armes nucléaires tactique afin de détruire des cibles ennemies inatteignables par des armes conventionnelles. En renonçant de manière ferme à de telles options, Washington fait preuve de bon sens et d’engagement dans la lutte contre la prolifération, n’envoyant pas de mauvais message à ceux qui seraient tentés par l’aventure nucléaire.
Une autre note positive enfin, la décision de tourner définitivement la page du stationnement des armes nucléaires en Europe, envoyant ainsi un message amical à Moscou (qui ne demandait d’ailleurs sans doute pas tant). "
Article : SLG 3B Conseils
Sources : IRIS / 3B Conseils

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lundi 1 mars 2010

Une éolienne endommagée par un drone britannique ?



LONDRES (Royaume Uni) - 01/03/10 -3B Conseils - Selon la chaîne de télévision britannique ITN News, qui avait rendu cette nouvelle publique à la fin du mois dernier, l'Objet Volant Non Identifié (OVNI) qui a heurté et détruit une pale d'une turbine éolienne à Louth, (Lincolnshire - UK) pourrait être un drone experimenté par l'armée en secret. Selon des indiscrétions provenant du Ministère de la Défense britannique, un drone de type Tarans aurait été envoyé en test précisément dans le Lincolshire à la fin du mois de Janvier.
L’éolienne fait partie d’un lot de 20 situées à Conisholme qui sont en opération depuis le mois d’août 2008.
Sources : ITN /3B Conseils
Article : BB / FR / SLG 3B Conseils

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jeudi 12 mars 2009

Le monde arctique : nouvel enjeu pour Défense et Environnement


PARIS (France) – 12/3/2009 – 3B Conseils – Les grandes manœuvres ont commencé dans le Grand Nord et la troisième conférence « Défense & Environnement : une nouvelle manière de penser » consacrera une table ronde au monde arctique. En effet, le réchauffement de la planète est devenu une réalité et l’Arctique se réchauffe plus vite que tout autre région. La conférence Défense et Environnement se propose de mettre en exergue l’imbrication de divers enjeux militaires et écologiques dans la région. Thierry Garcin dans l’un de ses articles sur le sujet rappelle : « De vastes gisements pétroliers et gaziers (mer de Barents), l’exportation terrestre et maritime des matières premières, le développement des méthaniers, les risques de pollution nucléaire (péninsule de Kola russe), les enjeux de souveraineté et les zones d’influence, de même que l’importance de la région pour la Missile Defense américaine [via la Norvège, Danemark et le Royaume –Uni], sont autant de dossiers-clés pour cet ensemble géostratégique évolutif. »
En effet, que faire en cas de marée noire dont les risques sont majeurs en Arctique (Alaska américain, Grand Nord canadien, Groënland danois, mer de Norvège…) ? Des sociétés exploitantes comme Total et Gazprom sont très présentes dans cette zone, notamment dans la mer de Barents, et convoitent les matières premières que recèle ce territoire. Une marée noire nécessiterait des moyens militaires lourds notamment de remorquage. Quel avenir pour la péninsule de Kola, véritable cimetière de sous-marins nucléaires ex-soviétiques (naufrage du Koursk en 2000). De même pour l’archipel de la Nouvelle Zemble qui sépare la mer de Barents de la mer de Kara, et qui a longtemps servi de polygone de tirs nucléaires. On y trouve encore des effluents et des déchets solides nucléaires, des réacteurs nucléaires de brise-glaces, des bâtiments de surface et des sous-marins envoyés par le fond. Quel est le statut de l’archipel du Spitzberg qui a été totalement démilitarisé, et représente un cas original d’un point de vu juridique ?
Pour plus d’informations vous pouvez relire les articles de Thierry Garcin parus dans la revue Défense Nationale : « Le Grand Nord, nouvel espace géopolitique », n°11, 2006 et « L'Arctique revisité », n°2, 2008. Réécoutez également son émission Les Enjeux internationaux sur France Culture : l’émission du 7 octobre 2008 (ICI) avec Frédéric Lasserre, professeur de géographie (Université Laval, Québec), directeur de l’Observatoire de Recherches Internationales sur l’Eau (ORIE), et l’émission du 9 mai 2008 ICI

Article : SLG 3B Conseils
Document de référence : Défense Nationale / Les Enjeux Internationaux / 3B Conseils

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lundi 29 mars 2010

Les ingénieurs visent à rendre les voyages aériens plus verts

BATH (Angleterre) - 29/3/10 - 3B Conseils - Les émissions de CO2 issues du secteur du transport aérien pourraient être réduites grâce à une nouvelle collaboration entre les ingénieurs des universités de Bath, de Bristol et ceux de l'industrie aérospatiale.Le projet de recherche, financé à hauteur d'1,4 M£ par l'Engineering and Physical Sciences Research Council (EPSRC, conseil de recherche pour les sciences physiques et de l'ingénieur) et les avionneurs Airbus et GKN, permettra d'étudier de nouvelles façons d'utiliser des matériaux composites à base de fibres de carbone lors de la fabrication de panneaux d'ailes d'avions.

L'objectif de tels travaux est de réaliser des économies substantielles sur les coûts de fabrication et le poids des éléments structuraux de l'avion, réduisant du coup les besoins en carburant et les émissions de CO2. Le projet s'inscrit dans le cadre des recherches menées par le consortium ABBSTRACT (Airbus, Bristol, Bath STrategic Research Alliance in Composites Technology). L'équipe de Bristol dirigera les travaux de développement et de fabrication de nouveaux matériaux en fibres de carbone, et l'équipe de Bath examinera différents modèles de structures de panneaux d'ailes et testera leur tolérance aux déformations. Les deux équipes utiliseront des techniques de modélisation mathématique afin d'optimiser et de tester leurs modèles.

Notons que pour l'Université de Bristol, c'est le Pr Paul Weaver de la faculté de génie aérospatial et de l'Advanced Composites Centre for Innovation and Science (ACCIS) qui dirigera une équipe de chercheurs dans laquelle on retrouve les Dr Kevin Potter et Stephen Hallett. Pour l'Université de Bath, c'est le Dr Richard Butler qui est à la tête d'une équipe composée du Dr Hyunsun Alicia Kim et du Pr Giles Hunt.

D'après le Dr Butler : "Ce projet pourrait vraiment faire une différence dans la réduction de l'impact environnemental dans le secteur du transport aérien. Nous allons repousser les limites de la technologie des composites et croyons que nous pouvons aider à réaliser des milliers de tonnes en économie de carburant au cours de la vie d'un avion". Selon le Pr Weaver : "Ce programme passionnant aidera à s'assurer que le Royaume-Uni est à la pointe de la technologie de structures d'aéronefs".
Article : SLG 3B Conseils
Sources : BE Environnement / 3B Conseils

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vendredi 10 septembre 2010

Aéronautique de défense : restrictions – expansion

France – Grande Bretagne - USA – 10/09/2010 – 3B Conseils. BAE Systems supprime 740 emplois. Le premier fabricant d'armes du monde doit rationaliser ses activités aéronautiques au Royaume-Uni en prévision de l’éventuelle baisse du budget d'armement britannique engagée par le nouveau gouvernement. BAE Systems a réalisé l'an dernier un chiffre d'affaires de 22,4 milliards de livres (environ 27 milliards d'euros) et emploie autour de 107.000 personnes dans le monde.D'après Reuters, le gouvernement envisage de renoncer également à l'achat de porte-avions.

La branche aviation militaire de Boeing en pleine restructuration
Le nombre de divisions de cette branche passera de six à quatre. Et 10 % des cadres seront licenciés conséquence de la baisse des commandes en provenance d’un Etat fédéral qui se serre la ceinture. Au moins 400 salariés seront licenciés. A partir du 1er octobre 2010, la branche aviation militaire ne comprendra plus que quatre divisions, contre six actuellement. Les nouvelles divisions seront intitulées «frappes mondiales» ; «mobilité», «surveillance» et «missiles et drones».

EADS prépare des acquisitions, principalement aux USA pour un montant d'un milliard d'euros.
EADS connaît ses faiblesses, comme sa trop grande dépendance au cours de l'euros et aux aléas de l'aviation commerciale. Le groupe cherche donc à se diversifier, et a lancé des discussions avec plusieurs sociétés en vue d'acquisitions éventuelle, certainement le rachat de plusieurs entreprises de moyenne dimension.
"Nous passons en revue un grand nombre de sociétés afin de déterminer qui pourraient être nos cibles", a expliqué Louis Gallois. EADS souhaite augmenter les revenus générés par ses divisions espace et défense/sécurité afin qu'elles représentent 50% de son chiffre d'affaires total à l'horizon 2020 (contre 35% aujourd'hui).
Le groupe européen cherche à développer ses activités aux Etats-Unis, qui représentent environ la moitié des dépenses mondiales de défense. Avec encore des objectifs chiffrés: porter son chiffre d'affaires pour l'Amérique du Nord à 10 milliards de dollars d'ici 2020, contre environ 1,5 milliard attendu en 2010.
Si EADS envisage d'acheter des entreprises, c'est que sa trésorerie le lui permet: 9 milliards d'euros sont disponibles. Louis Gallois, directeur général a donné un ordre de grandeur: "Un milliard d'euros représente certainement un chiffre que nous pouvons atteindre." Mais il a précisé que ce montant ne représentait ni une limite, ni un objectif.
Sources : Reuters, Usine Nouvelle, BB – 3B Conseils

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lundi 1 février 2010

Exportation d'armement de la France : record en 2010 ?


PARIS (France) - 11/02/10 - 3B Conseils - La France a signé pour 7,95 milliards d'euros de commandes de défense à l'exportation en 2009. Elle espère atteindre les 10 milliards à 12 milliards en 2010, a déclaré, lundi, le délégué général de l'armement, Laurent Collet-Billon. Pour parvenir à cet objectif, il faudra que "certains grands prospects aboutissent [notamment les négociations pour la vente du Rafale aux Emirats et au Brésil 4 sous-marins d'attaque Scorpène au Brésil] Nous renouons avec les chiffres des années 2000 malgré la crise […] Nous sommes en quatrième position derrière les Etats-Unis, le Royaume-Uni et probablement la Chine. Notre ambition est bien de devenir troisième exportateur mondial", a-t-il affirmé. En France, 200.000 emplois directs sont concernés par les industries d'armements.
Par ailleurs la Russie seraient intéressés par l’achat de 4 porte-hélicoptères amphibies de type BPC Mistral. Dans un premier temps, Moscou souhaitait acquérir un BPC français et l'Elysée a donné son feu vert. La Russie a manifesté aussi son intérêt pour l'acquisition de quatre bateaux, avec un certain flou sur ses intentions.
Pour sa part la Colombie est intéressée par l'achat d'une quarantaine de chars Leclerc d'occasion. "Plusieurs pays solvables" sont aussi sur les rangs, a assuré le directeur du développement internation de la DGA, Jacques de Lajugie. Or, l'offre est limitée à "une quarantaine de chars", actuellement stockés par l'armée de terre. "Le premier arrivé sera le premier servi" a ajouté Jacques de Lajugie, en refusant de citer les noms des pays intéressés. Le nom du Qatar a été évoqué.
Article : SLG 3B Conseils
Sources : Le Monde / Secret Défense / 3B Conseils
Photo : le délégué général de l'armement, Laurent Collet-Billon 

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mardi 22 juin 2010

Les projets de l’AED pour la mise en réseau des systèmes de surveillance maritime militaire de l’Union Européenne


BRUXELLES / BREST – Agence Européenne de Défense – 22/06/2010 – 3B Conseils - L’Agence européenne de Défense (AED) a mis en place une équipe de projet spécialisée chargée de réaliser des travaux dans le cadre du projet de surveillance maritime (Marsur).

Fabrice Coheleach, Officier de projets de surveillance maritime à l’AED a présenté lors de la première journée de Sea Tech Week 2010 à Brest, les projets de l’Agence notamment celui de la mise en réseau des systèmes de surveillance maritime militaire des membres de l’Union Européenne (UE). En effet, les nations maritimes de l’UE disposent en général de systèmes militaires centraux ou régionaux de surveillance maritime comme SPATIONAV en France ou TELESTO de la Royal Navy. L’UE souhaite rationaliser les différents développements dans ce domaine.

Par ailleurs, la Commission a confié à la DG Mare la coordination de la mise en œuvre de la surveillance maritime intégrée (IMS).

L’Agence de son côté travaille à améliorer les conditions d’exécution des missions et tâches maritimes dans le cadre la politique de sécurité et de défense commune (PSDC).

La question de la surveillance maritime fait actuellement l'objet de multiples initiatives nationales et, de manière plus perceptible, européennes. Certaines de ces initiatives se concentrent sur la mise en réseau des systèmes existants et ont pour objectif d'aider tous les acteurs dans le domaine de la surveillance maritime à acquérir une meilleure connaissance de la situation.

L’objectif de l’AED est développer un système en architecture ouverte qui permettra à tous systèmes de surveillance maritime (civil et militaire) d’échanger des données. L’une des difficultés des échanges d’informations est d’abord culturelle :« accepter de donner de l’information ». La nécessité de ces échanges doit également faire face à des obstacles légaux qu’il convient cependant de mesurer à l’aune des menaces nouvelles (pollution, trafic illicite, immigration ….). A cet égard la lecture du rapport de WISE PEN (experts mandatés par l’AED : Vice-Amiraux Fernando del Pozo, Anthony Dymock, Lutz Feldt, Patrick Hebrard et Ferdinando Sanfelice di Montefort) éclaire les enjeux.

Pour ce qui concerne le projet spécifique de l’AED, soit la mise en réseau des systèmes militaires, six pays membres participeront à la démonstration fin 2010 : Espagne, France, Finlande, Italie, Suède et Royaume-Uni. Les résultats seront connus au 1er semestre 2011. L’attribution du contrat liée à cette démonstration devrait être réalisée à l’automne. Le coût de la démonstration est évaluée à 350 000€.

Rappelons que 95% des échanges commerciaux sont transportés par voies maritimes et 43% en intra européen.

Pour aller plus loin....
De son côté, la Commission européenne entend également se saisir des questions touchant à la surveillance maritime et assurer l’interopérabilité des différents systèmes tant sectoriels, nationaux qu’européens en allant vers une meilleure intégration de ces services pour en assurer une meilleure efficacité (voir article du blog Science et Ethique du 23/03/2010).

La Commission a donc passé en revue tous les systèmes utilisés dans l’Union européenne, et propose maintenant aux États membres de passer à «un environnement commun de partage de l’information».
Autrement dit, il faudra assurer l’interopérabilité des systèmes sectoriels, nationaux et européens, ce qui demande un gros travail en matière de développement de normes, de procédures communes et d’interconnexion des systèmes.



Pour en savoir plus : discours du Général Carlo Magrassi (Agence européenne de défense) lors de la deuxième conférence « Défense et Environnement : une nouvelle manière de penser » le 30 mai 2008 et le 10 juillet 2007, « L’importance de la prise en compte de l’environnement pour les programmes de coopération européens » : ICI


Article BB
Sources : AED / RH - 3B Conseils

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lundi 18 août 2008

Défense et droit de l’environnement : DEFNET


BRUXELLES (Belgique) – 18/08/2008 – 3B Conseils – Le droit environnemental français est majoritairement d’origine communautaire et devrait s’accroître, si l’on considère le retard de notre pays en transposition des directives européennes.
Devant la multiplication et la complexité croissante des propositions législatives communautaires dans le domaine de l'environnement, les représentants des ministères de la défense de plusieurs Etats membres de l'Union européenne (initialement: Allemagne, Belgique, France, Pays-Bas, Royaume-Uni, Suède) ont décidé, au début des années 2000, d’améliorer leurs échanges sur les questions d’environnement en créant le réseau DEFNET (Defence Network).
DEFNET a un caractère informel, ses membres se réunissent une fois par an. C’est la France (ministère de la défense) qui accueille cette année le DEFNET. La participation est ouverte à tous les Etats membres de l'Union européenne. La présidence du DEFNET est actuellement assurée par le ministère de la défense britannique. Le DEFNET permet de mettre en relation des experts chargés des affaires d’environnement au sein des ministères de la défense et d’effectuer une veille croisée de l’actualité juridique européenne dans le domaine de l’environnement. Il favorise ainsi la diffusion, au sein des ministères de la défense, des informations relatives aux initiatives législatives communautaires en matière d'environnement pouvant avoir des conséquences pour les activités de défense.
Le but est d’inciter les ministères de la défense à intervenir auprès de leurs autorités nationales respectives afin que les préoccupations liées à la défense soient, le cas échéant, prises en compte dans les positions qu’elles exprimeront au niveau du Conseil de l’Union européenne, lors des négociations. Ces dernières années, le DEFNET s’est mobilisé autour de plusieurs réglementations qui affectent directement ou indirectement le secteur de la défense (règlement REACh, dont l’origine remonte au début des années 2000 ; réglementation communautaire relative aux transferts de déchets révisée en 2006 ; nouvelle directive-cadre relative à la protection du milieu marin, dite « stratégie marine », adoptée en 2008).
Actuellement, le DEFNET suit les travaux de révision de la réglementation européenne relative aux substances appauvrissant la couche d’ozone ou des évolutions des normes anti-pollution applicables aux véhicules à moteur (normes « Euro ») ou de celles relatives à la qualité des carburants.

Le DoD (ministère de la défense américain) participe aux réunions du DEFNET en tant qu’observateur.

Pour plus d’informations sur le DEFNET, consulter le site internet : ICI

Article : SLG 3B Conseils / GM Direction des Affaires Juridiques
Documents de référence : Ministère de la Défense français / DEFNET / 3B Conseils

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mardi 16 décembre 2008

Q790 : la polémique continue

BREST (France) – 16/12/2008 – 3B Conseils – Le tribunal administratif de Rennes a pris en compte le recours de l’association AE2D, opposée au départ de l’ex-Clemenceau pour Hartlepool en Angleterre. Le Télégramme rapporte les propos de David Rajou, l’avocat de l’association AE2D : « Comment la Drire Bretagne (dont la décision est attaquée par l’association AE2D) a-t-elle pu estimer que le chantier anglais était prêt à accueillir le navire ? (…) Le consentement délivré par la Drire est assorti de conditions, mais celle du creusement du chenal n’y est pas mentionnée (…) De sources anglaises, les travaux (de dragage nécessaires actuellement en cours à Hartlepool) et manœuvres (afin de déplacer des navires en cours de démolition) ne pourront être achevés avant la fin de l’année ».
Par ailleurs, Le Télégramme souligne que « le transport de déchets toxiques n’est possible que si le pays exportateur ne dispose d’aucun moyen de traiter et de valoriser ses propres déchets ». Or, la société bordelaise Europlasma affirme détenir une technologie adéquate, contrairement au Royaume-Uni.
En outre le départ de la coque est conditionné par « la réunion du comité inter-ministériel, présidée par le premier ministre [qui] a été reportée à plusieurs reprises. Cette réunion est indispensable pour délivrer le dernier document officiel avant l’appareillage. Une décision qui elle aussi, sera immédiatement attaquée par l’association » (AE2D).
Rappelons la vieille coque, construite par l'arsenal de Brest en 1961, est toujours en attente dans la base navale.

Article : SLG 3B Conseils
Documents de référence : DICOD / Le Télégramme / 3B Conseils

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mercredi 9 septembre 2009

Baie de Saïda (Presqu'île de Kola, Nord de la Russie) : Un site de stockage durable de compartiments nucléaires


9/9/2009 - 3B Conseils - La semaine dernière, une délégation norvégienne conduite par le secrétaire d’état aux affaires étrangères, Elisabeth Walaas, a visité la baie de Saïda (presqu'île de Kola, Nord de la Russie). Les représentants norvégiens ont pu voir les 5 compartiments réacteurs alignés sur la plateforme de stockage, chacun marqué du numéro de série du sous-marin.

Au total, 33 compartiments réacteurs sont actuellement stockés sur la plateforme financées par l’Allemagne. Cette première partie de l’installation a été mise en service en 2006 pour un cout de plus de 150 millions €. Beaucoup d’autres compartiments réacteurs attendent d’être amenés à terre. Dans l’eau, juste devant la nouvelle installations, plusieurs dizaines de compartiments, appartenant à des sous-marins démantelés, sont stockés à flot. D’autres pays financent aussi le démantèlement d’anciens sous-marins de la Flotte du Nord : outre la Norvège, il s’agit de la Corée du Sud, de l’Italie, du Canada, du Royaume-Uni, du Japon, de la France et d’autres.

Au total, les compartiments réacteurs de 120 sous-marins désarmés doivent être stockés dans la baie de Saida. Lorsqu’ils flottent encore dans les différentes bases et chantiers navals, les sous-marins représentent un danger d’accidents ou de fuites radioactives, et donc, constituent une menace pour l’environnement maritime.
Les énormes compartiments désormais stockés à terre dans la baie de Saida sont constitués du compartiment réacteur, contenant chacun 2 réacteurs dont le métal des réservoirs et des tuyaux est encore radioactif, même si tout le combustible nucléaire usagé a été retiré.

Outre la plateforme en béton sur laquelle les compartiments sont placés, l’installation de Saïda comportera, à terme, un quai pour l’accostage des docks flottants, un hall de réparation où les énormes compartiments peuvent être mis à l’abri pour des réparations, plusieurs bâtiments annexes, des routes et des infrastructures externes pour transporter les compartiments pesant 1600 tonnes l'unité jusqu'aux ateliers de démantèlement des sous-marins de Nerpa, près de Mourmansk, où ils seront stockés pendant une période prolongée. En effet, le chemin entre le lieu de stationnement des sous-marins et les ateliers est un problème gênant l'accélération du démantèlement des submersibles désaffectés. Si dans le Nord il ne dépasse pas 500 kilomètres, en Extrême-Orient russe quelque 2500 kilomètres séparent la presqu'île du Kamtchatka, où se trouvent ces sous-marins, des usines du Primorie où ils seront découpés. Un acheminement qui devra être effectué non pas le long des côtes, comme au-delà du Cercle polaire, mais en pleine mer. Le transfert d'un seul submersible coûtera là-bas pas moins d'un million de dollars. Le système de protection contre les radiations est déjà en place. Il n’y a pas que les compartiments des réacteurs de sous-marins qui peuvent être stockés à Saïda. Les parties radioactives des bâtiments à propulsion nucléaire devant être désarmés à l’avenir, peuvent aussi aboutir sur le site de stockage de Saïda. Il est aussi prévu un centre régional de gestion et de stockage des déchets nucléaires. Un tel centre recevra les déchets issus de la décontamination et les déchets solides. Le centre pourrait aussi jouer un rôle crucial dans le travail de nettoyage nucléaire et de mise en sécurité actuellement en cours dans toute la péninsule de Kola, comme les anciens sites de la baie d’Andreeva et de Gremikha, qui ne sont pas satisfaisants.
Selon des estimations allemandes, un tel centre de gestion couterait 300 millions € de plus.

Rosatom (Agence fédérale russe de l'énergie atomique) en charge du découpage des sous-marins, estime néanmoins que si en 2012 il n'y aura pratiquement plus de sous-marins nucléaires à démanteler, il faudra encore régler le problème du retrait du combustible nucléaire consumé des bases côtières, celui de la réhabilitation des territoires contaminés, etc. Ce qui nécessitera beaucoup de temps encore. Quoi qu'il en soit, Rosatom a déclaré qu'en dépit des difficultés la Russie remplit consciencieusement ses engagements.

English Summary :
Last week, a Norwegian delegation led by State Secretary in the Norwegian Ministry of Foreign Affairs, Elisabeth Walaas, visited the Saida bay. The Norwegian representatives could see the five reactor compartments lined up on the storage pad, each marked with the submarine’s serial number. All in all, 33 reactor compartments are currently stored at the German-financed newly constructed storage pad. This first stage of the facility was commissioned in 2006 at a cost of more than 150 million Euros. Many more than today’s 33 compartments are waiting to be taken onshore. In the water just outside the new onshore storage site, several tens of reactor compartments from scrapped submarines are floating. Other countries are also providing financial grants for scrapping older submarines from the Russian Northern fleet. In addition to Norway, they are South Korea, Italy, Canada, United Kingdom, Japan, France and others.
In total, reactor compartments from 120 retired submarines are to be stored in the Saida bay. While still floating at the different naval bases and naval yards, the submarines represented a danger of accidents or radiation leakages, and by that constituted a threat to the marine environment.
The huge compartments now stored onshore in the Saida bay consists of the submarine’s reactor room, each holding two reactors where the metal in the tanks and tubes are still radioactive, even if all the spent uranium fuel is removed.

In addition to the concrete pad where the compartments themselves are placed, the facility in Saida will, when ready, consist of a pier for a floating dock, a repair hall where the enormous reactor compartments can be taken in-door for needed work, several auxiliary buildings, roads and external infrastructure. Already, the radiation protection system is in place.
It is not only compartments from submarine reactors that can be placed in Saida. Also, the radioactive parts of nuclear service vessels to be decommissioned in the future can end its days at the storage site in Saida.
As a continuation of the constructions in Saida bay it is also planned a Regional Centre for management and storage of radioactive waste. Such centre will receive, decontaminate and pack solid radioactive waste. The centre could also play a crucial role for in the entire radioactive clean-up and safety work now going on at several location on the Kola Peninsula, like the old and not satisfactory storage sites in Andreeva bay and Gremikha.

Article : FRi 3B Conseils
Source : Le portail des sous-marins / Barents Observer / dissident-media.org / 3B Conseils
Photo : Thomas Nilsen - le secrétaire d’état aux affaires étrangères, Elisabeth Walaas visitant le site de stockage dans la baie de Saïda.

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EU - Foreign Affairs -18/07/2011

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The following items will be discussed at this session:
. Initiatives in the area of CSDP
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. Financing External Action Instruments
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9h30 - 17h

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Changement de direction chez IMarEST

11/04/2011


Le Dr Marcus Jones a quitté son poste de directeur d’IMarEST (Institute of Marine Engineering, Science and Technology) pour de nouvelles fonctions. Le processus de recrutement du nouveau directeur est en cours et dans l’intervalle l’Institut sera dirigée par deux cadres supérieurs et le conseil d’administration présidé par Chris Hodge.
contact james.mcrae@imarest.org

1ère conférence européenne "Défense et Environnement"
5 novembre 2010 - Bruxelles



Pour plus de renseignements : cliquez ici

Le démantèlement de l’ex-Clemenceau... Pour en savoir +


Clemenceau

Un solide dossier de synthèse a été réalisé par des officiers de presse de la DICoD (Délégation à l'Information et à la Communication de Défense) et se trouve sur le site Internet du ministère français de la Défense.
(Source: DICoD, Paris)

Audition de Connie Hedegaard, Commissaire européenne à l'action sur le climat



Connie Hedegaard

Télécharger ici l'audition du
8 juillet 2010 de Connie Hedegaard.
Mme Hedegaard a été interviewée en 2007 par Brigitte Bornemann lors du SIREME. Vous pouvez visionner ici cette interview.

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Le Livre bleu

Le Livre bleu
Le Livre bleu sur la stratégie nationale pour la mer et les océans coordonné par le Secrétariat général à la Mer a été adopté le 12 décembre dernier par la Commission interministérielle présidée par François Fillon, Premier Ministre

« Enjeux internationaux » sur France culture

Pierre Duquesne, Ambassadeur chargé des questions économiques de reconstruction et de développement pour les pays donateurs, était l'invité de Thierry Garcin sur France culture, dans le cadre de l'émission les Enjeux internationaux sur le thème : "l'aide internationale aux Territoires palestiniens".

"Selon quels principes l’aide internationale est-elle engagée, avec quelles sommes, avec quel contrôle, dans quel but ? Quel est le rôle des conférences de donateurs ? Enfin, est-ce une action inscrite dans le temps, préfigurant la création de l’État palestinien".

Ecoutez cette émission importante pour comprendre les enjeux.

Rappelons également que l'Ambassadeur Duquesne est intervenu lors de la Conférence de Défense et Environnement le 2 juillet 2009 dernier au Palais Bourbon, lors de la table ronde n°2 sur la prévention et la réparation des dommages environnementaux. Son intervention portait sur Gaza et la station d'assainissement de Beit Lahia.

Voir ICI son intervention lors de la Conférence Défense et Environnement.





Conférence n°3 (2 juillet 2009)

"Bilan et perspectives : place du droit de l'environnement dans la réflexion stratégique européenne de défense ?"
Retrouvez le programme et les résumés d'interventions: ICI
Retrouvez l'intégralité de la conférence en vidéo sur Canalc2 en cliquant ici.

Conférence n°2 (30 mai 2008)

"Nouveaux enjeux environnementaux des Etats-majors et des industries européens de l'armement en temps de paix, dans le cadre de conflits et post-conflits."

Retrouvez le programme et les transcriptions : ICI
Retrouvez ci-dessous, les vidéos des tables rondes :

Défense et Environnement n°2 : Partie I
Défense et Environnement n°2 - Partie II
Défense et Environnement n°2 - Partie III
Défense et Environnement n°2 - Partie IV

Conférence n°1 (10 juillet 2007)

La réflexion des armées et des industries de défense en temps de paix, face aux contraintes environnementales, financières et sociétales.

Retrouvez la synthèse et les résumés d'interventions: ICI

LES ARMES CHIMIQUES EN MER

Des résidus de guerre de toute sorte ont été délibérément largués en mer un peu partout dans le monde en transformant certaines zones du fond marin, comme dans la partie sud de la mer Adriatique, en décharges portant atteinte à l'environnement et mettant en danger l'exercice de la pêche et les activités de dragage. RED COD (Recherches sur les dommages causés à l'environnement par des produits chimiques largués en mer) est le projet co-financé de la Commission européenne visant à élargir les recherches attribuées à l'ICRAM en 1997 par le Ministère italien de l'environnement. Voici 2 videos de l'ICRAM diffusées dans le cadre de la 2e Conférence Défense et Environnement.


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  • Site OTAN
  • The Green Optimistic
  • Théâtre des opérations

Réchauffement et réfugiés environnementaux

cliquez sur la flèche pour visionner cet extrait d'un documentaire canadien. 8 à 10 mn environ.

Réfugiés environnementaux

Autre extrait du même documentaire canadien (9 mn environ).

Refugiés... (fin)

Fin du reportage de l'émission canadienne Zone Libre (8 mn environ)

LE SIEGE DE L'ONU A NEW YORK

LE SIEGE DE L'ONU A NEW YORK
photo domaine public

LES AVIONS DU XXIE SIECLE/1

LES AVIONS DU XXIE SIECLE/1
Eurofighter Typhoon (public domain)

LES AVIONS DU XXIE SIECLE /2

LES AVIONS DU XXIE SIECLE /2
Dassault Rafale (domaine public)

LES AVIONS DU 21E SIECLE / 3

LES AVIONS DU 21E SIECLE / 3
Lookhed F35 (public domain)

CARTE DE LA REGION ARCTIQUE

CARTE DE LA REGION ARCTIQUE

LA SITUATION DANS l'ARCTIQUE VUE PAR LA CHAINE AL JAZEERA

C'est un reportage du 29/07/2007 de 2mn 30, réalisé par Jonah Hull, le correspondant à Moscou de la chaîne arabophone Al Jazeera et diffusé par You Tube. Il résume clairement la situation.

LE MEME ENJEU VU PAR FOX NEWS

Dans un reportage deux fois plus long (4mn 34), la chaîne américaine Fox News rend compte du même événement...

Le réchauffement dans l'Arctique

Le réchauffement dans l'Arctique
Comparatif année 1979 et année 2003

Marée Noire - Liban 2006

Marée Noire - Liban 2006
photo © Cedre

Première Guerre du Golfe (1980-1988)

Première Guerre du Golfe (1980-1988)
Incendie des puits de pétrole © irak-iran war archives

Navires militaires en fin de vie : les ex Détroyat et EV Henri à Brest

Navires militaires en fin de vie : les ex Détroyat et EV Henri à Brest
© http://meretmarine.com

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Brigitte Bornemann - directrice des publications
Paris / Brest / Southampton, France
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