PARIS (France) – 4/12/2008 – 3B Conseils - Aujourd’hui nous souhaitons vous faire part de la parution d’une étude, « Environnement et compétitivité. Une stratégie globale pour l’Europe », réalisée par la Fondation pour l’innovation politique, sous la direction d’Elvire Fabry et de Damien Tressallet. La Fondation pour l’innovation politique propose une réflexion sur « la capacité de l’UE à faire émerger une régulation progressive de la mondialisation en s’attachant à l’enjeu spécifique de la protection de l’environnement et de la lutte contre le changement climatique, qui fait l’objet dun fort consensus chez les citoyens européens : l’enquête Eurobaromètre de mars 2008 indique en effet que 80 % d’entre eux souhaitent que l’UE aide les États tiers à améliorer leurs normes environnementales. Ils attendent de l’UE qu’elle joue un rôle moteur à l’échelle internationale dans ce domaine. » La Fondation «s'est attachée à l'étude des positions européenne, américaine, chinoise et indienne, afin de proposer les grandes lignes d'une stratégie communautaire qui permette d'allier compétitivité et environnement. »
Vous pouvez télécharger l’étude ICI (disponible aussi en anglais)
Par ailleurs, nous vous proposons d’accéder aux présentations de la conférence internationale "The importance of Military Organizations in Protecting the Climate" qui s'est tenue à Paris, du 3 au 5 novembre 2008, organisée à l'initiative de Département de la Défense américain (US DoD). Ci-dessous la liste des présentations disponibles ICI
-The Importance of Co-Operation on Climate for Security
Marta Bonifert, Director, Environment and Security Initiative (ENVSEC)
-The Physical Science of Climate Change
Dr. Guus Velders, Netherlands Environmental Assessment Agency
-Climate Change Effects: the Security Consequences
Dr. Bruce A. Callander, UK Ministry of Defence
-Security Implications
Air Marshal A.K. Singh, India Air Force, Retired
-Keynote Presentation: Climate Change and Security
Rear Admiral Niels C. Wang, Kongelige Danske Marine (Royal Danish Navy)
-The Challenge and the Opportunity: Using the Fully Burdened Cost of Fuel to Improve Energy Productivity and Increase Force Effectiveness
E. Thomas Morehouse, Institute for Defense Analysis
-Measuring Carbon Footprint: Greenhouse Gas Emissions Accounting
Dr. Irving Mintzer, Senior Affiliate, the Pacific Institute for Studies in Development, Environment, & Security
-Hanna Uusitalo, Finland Ministry of Defense
-Thomas Hasselbring, German Ministry of Defense
-Patrick Soler, French Ministry of Defense
-Holmer Berthiaume, Canadian Department of National Defence
-Ronald de Rooij, The Netherlands Ministry of Defense
-Major General Lúcio Mário de Barros Góes, Brazilian Army (English version)
-Nadja Paz, Sweden Ministry of Defense
-Tim Cook, UK Ministry of Defence
-William Van Houten, US Department of Defense
-Helen Tope, Energy International, Australia
-Major General Rajeev Datt, Director General, Land Works and Environment, Indian Army
-Military Climate Leadership: From Ozone Depleting Substances to Greenhouse Gases
K. Madhava Sarma, Co-Author,
"Protecting the Ozone Layer: The United Nations History" and
"Technology Transfer for the Ozone Layer: Lessons for Climate Change"
-Halon banking case study and lessons for climate change
Anton Janssen, Netherlands Ministry of Defense
-Phasing out Halons in Ground Vehicles
Christophe Litus-Koza and Alyssa Houdria, French Ministry of Defense
-Setting and Meeting Strong Goals: Lessons from the ODS Phase out
Steve Thien, US DoD Ozone Depleting Substance Program Manager
-"Efficient Forward Operating Bases"
Dan Nolan, Power Surety Task Force Chief, US Army Rapid Equipping Force
-"Reducing Energy Use and Emissions through Information and Communication Technologies"
Catalina McGregor, Chief Whitehall Advisor DE&S DSA, UK Ministry of Defense
-"Naval Technologies and Practices to Save Fuel and Reduce Emissions"
Captain Marcel Hendriks, Royal Netherlands Navy
- "Wind Power Solutions for Military Camps"
Dr. Michele Righi, EU Forces
-Anticipating & Responding to the Growing Risk of Abrupt Climate Changes
Durwood Zaelke, President, International Network for Environmental Compliance and Enforcement
-Opportunities for Private Sector Partnerships with Military Organizations
Alan Miller, International Finance Corporation and Kristen N. Taddonio, US Environmental Protection Agency
-The Power of Contractors in Achieving Military Climate Goals
Frederick R. Anderson, Partner, McKenna Long & Aldridge
-Conference Conclusions and Opportunities for Co-operation
Stephen O. Andersen, EPA Climate Liaison to the US Department of Defense
-Report on Workshop on Phase-Out of ODS from Military Application: 13-14 Oct 08
Air Marshal A.K. Singh
Article : SLG 3B Conseils
Document de référence : Fondation pour l’innovation politique / Dod / 3B Conseils
jeudi 4 décembre 2008
Parutions : "Environnement et compétitivité. Une stratégie globale pour l’Europe" et compte rendu conférence Dod
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mardi 6 juillet 2010
Un dirigeable de l'US Navy dans la lutte contre la pollution
Golfe du Mexique (Etats-Unis) 06/07/2010 - 3 B Conseils - L'US Navy a décidé de déployer un moyen inattendu dans la lutte contre la pollution dans le golfe du Mexique pour aider les autorités dans leurs opérations de récupération du pétrole à l'origine de la marée noire, a annoncé le centre qui supervise ces opérations.
Un dirigeable Blimp MZ-3A construit par American Blimp Corporation devrait, en effet, être sur zone et ce sera la première fois qu'un dirigeable est utilisé dans le cadre de la lutte contre ce qui est déjà la pire catastrophe écologique que les Etats-Unis aient connue.
Profitant de son importante autonomie, il aura notamment pour mission de repérer les nappes d'hydrocarbures et d'orienter l'action des navires de récupération chargé de traiter le pétrole en surface et de rechercher les animaux menacés par le pétrole ou ceux qui sont déjà mazoutés.
« La localisation du pétrole va d'abord se faire par simple observation. Lors des survols, nous allons repérer le pétrole qui peut être brûlé, dispersé ou récupéré pour être séparé de l'eau de mer ».
"Nous pensons utiliser une série de capteurs. Mais la localisation du pétrole va d'abord se faire par simple observation. Lors des survols, nous allons repérer le pétrole qui peut être brûlé, dispersé ou récupéré pour être séparé de l'eau de mer", a indiqué le capitaine des garde-côtes Kevin Sareault.
En service depuis 2006 dans l'US Navy, le MZ-3A a été réalisé par la société American Blimp Corporation. Long de 55 mètres et propulsé par deux moteurs de 180 cv, il peut franchir 350 nautiques et embarquer 10 personnes. Son autonomie à la vitesse de 45 noeuds est de 15 heures. A la différence d'un hélicoptère ou d'un avion, l'engin a l'avantage de pouvoir rester dans les airs près de douze heures d'affilée. Les coûts engendrés par son exploitation sont aussi bien moindres.
Par ailleurs les dirigeables intéressent de plus en plus l’armée américaine comme le démontre le contrat signé avec Northrup Grumman pour construire son navire de surveillance de LEMV (Long Endurance Multi-intelligence Vehicle), afin d’aider les troupes postées en Afghanistan.
Ce dirigeable qui sera opérationnel d’ici à la fin 2011, sera long de 76 mètres, avec une cabine de 5 mètres de large pouvant embarquer un équipage et un équipement de systèmes de renseignement, radars, détecteurs de mouvements et équipements pour transmettre l’information au commandement resté au sol.
Il pourra transporter le poids de 2500 livres tout en étant à 20.000 pieds au dessus du niveau de la mer (sur une période de trois semaines) à une vitesse de 34 mph.
L’US Army a passé commande de trois unités pour un montant de 517 millions de dollars.
Relire les articles précédents sur la marée dans le Golfe du Mexique
- 11/05/2010 : L’US Army en renfort
- 31/05/2010 : Le Corps des ingénieurs de l’armée de terre donne son feu vert à la construction d’une île artificielle
- 09/06/2010 : Des casques bleus de l’environnement ?
Article RH 3B Conseils
Sources: mer et marine / US Coast Guard
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mardi 7 octobre 2008
L’US Army se met au vert (2)

FORT IRWIN (Etats-Unis) – 7/10/2008 – 3B Conseils – Le 4 août, nous vous présentions le programme de développement durable que l’US Army a lancé dans toutes ses bases. Cela a commencé en 2001 à Fort Bragg en Caroline du Nord (29 183 personnes) avec la construction de villages factices et Fort Carson dans le Colorado (18 500 personnes), première base à contrôler ses émissions de gaz à effet de serres. Aujourd’hui, à Fort Irwin (3100 km2), dans le désert californien du Mojave, débute une période d’expérimentation de deux ans afin de réduire les émissions carbones. « Nous avons deux choses que les compagnies énergétiques recherchent » a souligné le commandant de la garnison Jim Chevallier « beaucoup de soleil et beaucoup de vent. ». Et Fort Irwin compte les utiliser pour réduire son empreinte écologique dans le désert de Mojave. Le camp a mis en place une série de mesures pour augmenter l’utilisation des énergies renouvelables. Actuellement cette base est l’un des plus grands consommateurs d’énergie de la Southern California Edison, le principal fournisseur d’énergie renouvelable de l’Etat. Chevallier prévoit en deux ans de finir la construction d’une usine d’énergie renouvelable qui produira assez d’énergie solaire et éolienne pour faire fonctionner tout le camp. Le commandant a tout une liste d’initiatives pour réduire la consommation. Les nouveaux bâtiments répondront à des normes environnementales strictes, les lumières externes fonctionneront grâce à l'énergie solaire, les soldats recevront des ordres pour limiter leur consommation d’énergie et payeront des taxes en cas d’excès, et des véhicules électriques seront utilisés. En plus de l'énergie, Chevallier a indiqué que la base construira une usine de traitement des eaux usées.
Fort Irwin est le plus grand camp d’entraînement militaire des Etats-Unis, à trois heures de route de Los Angeles et de Las Vegas (Nevada). Fort Irwin a été fondé en 1940 et est le centre national d’entraînement des forces armées depuis 1981. Le camp a été successivement terrain d’entraînement contre les Soviétiques, les Irakiens et les Afghans.
Article : SLG 3B Conseils
Documents de référence : Desert Dispatch / Fort Irwin / 3B Conseils
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jeudi 23 juin 2011
Environmental Management Systems (EMS) : les systèmes de gestion environnementale au sein de l’armée américaine
WASHINGTON (États-Unis) -23/06/2011- 3B Conseils. Un système de gestion environnementale est la partie du système de gestion d'une organisation qui intègre les préoccupations et les enjeux environnementaux. Un système de gestion environnementale touche la structure organisationnelle, les activités de planification, les responsabilités, les pratiques, les procédures, procédés et ressources pour développer, mettre en œuvre, réaliser, analyser et maintenir la politique environnementale.
Un système de gestion environnementale permet à une organisation de n'importe quelle taille ou de n'importe quel type de contrôler l'impact de ses activités, produits ou services sur l'environnement, ce qui lui permet non seulement d'atteindre et de maintenir sa conformité aux exigences environnementales actuelles, mais à reconnaître et à anticiper les problèmes futurs qui pourraient avoir un impact sur le développement durable au sein de la dite organisation.
Le secrétaire adjoint de l'Armée américaine (en charge de l'environnement, de la sécurité et de la santé au travail) a signé un protocole d'action sur les systèmes de gestion environnementale, exigeant que les installations répondent aux critères suivants :
- Tout projet mis en œuvre doit comprendre un système de gestion environnementale depuis le 31 décembre 2005.
- L'armée américaine a pour objectif d'adopter la norme ISO 14001 reconnue sur le plan international en matière de système de gestion.
- Le but étant à terme d'être en parfaite conformité avec la norme ISO 14001.
Il est reconnu qu'une gestion efficace de l'environnement implique la mise en œuvre de programmes pour répondre aux exigences réglementaires, éviter de commettre des erreurs, et aider les organisations dans ce sens. La nouvelle priorité est de mettre en œuvre une gestion environnementale efficace, en utilisant des systèmes de gestion environnementale pour remplir des objectifs prédéfinis et intégrer le développement durable à la ligne de conduite et aux préoccupations de l'Armée.

Les systèmes de gestion environnementale consistent en un processus continu et systématique qui permet d'établir des priorités, de gérer et réduire les impacts environnementaux, de réaliser continuellement des améliorations et, enfin de pouvoir mieux appréhender l'avenir.
Cette approche de protection de l'environnement nécessite l'adhésion et la collaboration de tous les employés de la structure concernée. L'éthique environnementale pourrait intégrer les milieux professionnels et les gestes quotidiens au même titre que la sécurité. Le développement durable et la protection de l'environnement nous concerne tous et il est de notre responsabilité d'en tenir compte au travail.
Ce changement d'état d'esprit va prendre du temps et nécessite un engagement actif et un encadrement cohérent, mais il permettra finalement à l'Armée américaine de faire de la gestion systématique des questions environnementales un outil pour réaliser ses missions et favoriser le développement durable au sein de son institution.
Article MGH 3B Conseils
Sources : US Army
Lire d’autres articles à propos de la protection de l’environnement, du développement durable ou de l'US Army.
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vendredi 17 juin 2011
L’armée américaine exploite les énergies renouvelables
JOINT BASE LEWIS-MCCHORD, Washington (États-Unis)
Le 17/06/2011, 3B Conseils. La technologie utilisée sur la base de Lewis-McChord, qui contribue à fournir de l'eau chaude à 5580 mètres carrés d'installations médicales dentaires, existait déjà mais n'avait pas encore été adaptée à une base militaire.
L'énergie solaire est déjà exploitée de différentes manières, mais les 24 panneaux solaires thermiques flambant neufs qui ont été installés sur le toit de l'établissement sont les premiers du genre. Les panneaux fonctionnent en complément du chauffe-eau fonctionnant au gaz pour produire l'eau chaude à usage domestique utilisée dans ce bâtiment. Sur certaines journées ensoleillées, les panneaux ont la capacité de couvrir l'ensemble des besoins en eau chaude de l'établissement.
Un fluide antigel est pompé, puis circule à l'intérieur de chaque panneau noir et absorbe ainsi la chaleur. Il est ensuite acheminé et stocké dans un grand réservoir à l'intérieur du bâtiment. Une fois dans le réservoir de 5300 litres, la chaleur de l'antigel au glycol passe à travers un échangeur thermique pour chauffer l'eau domestique.
Le système couvre presque intégralement les besoins en eau chaude l'été mais le système au gaz prend le relais en hiver. Ceci étant dit, le système solaire couvre 40 % des besoins en eau chaude sur une année.
À l’occasion d’une inspection des installations, il y a quelques semaines, par un temps couvert, il a été constaté que le gel au glycol avait atteint une température de 180 degrés au niveau des panneaux, ce qui permet d'obtenir une eau à 150 degrés.
Les responsables de la base militaire ne s'attendaient pas à obtenir de tels résultats.
Certains croient que l'énergie solaire est peu exploitée dans la zone nord ouest du Pacifique car les conditions météorologiques n'y sont pas favorables. Le temps y est souvent couvert et humide. Tandis que d'autres disent que c'est à cause de l'abondance d'énergie hydroélectrique. Mais les experts sont de plus en plus nombreux à penser que l'énergie solaire est une option énergétique viable, renouvelable, et qui pourrait être davantage exploitée dans cette zone.
Le soleil se lève et produit de l'énergie tous les jours. Même si cela ne recouvre qu'une partie des besoins, cela représente une production d'énergie non négligeable.
Le système de récupération d'énergie solaire thermique n'était pas prévu à l'origine du projet. Il a été intégré au cours de la conception du bâtiment.
Les appels d'offres comprennent de plus en plus souvent des options pour pouvoir intégrer les énergies renouvelables aux nouveaux projets. De nouvelles formes de construction sont ainsi introduites progressivement. Place est laissée à l'innovation.
Ce qui apparaît comme une suggestion dans un premier temps finit par devenir une exigence à long terme. Ce n'est qu'une question de temps avant que les énergies renouvelables soient systématiquement intégrées aux appels d'offres.
Les nouvelles exigences en matière d'énergies alternatives sont le résultat direct de plusieurs lois fédérales. La loi sur la politique énergétique bipartite de 2005 encourage l'utilisation des technologies solaires thermiques pour aider à réduire la dépendance américaine aux combustibles fossiles importés, et la loi sur l'indépendance énergétique et la sécurité de 2007 exige que tous les nouveaux bâtiments fédéraux ne dépendent plus des combustibles fossiles d'ici 2030.
Le gouvernement estime que l'indépendance énergétique est un enjeu de sécurité nationale.
Même si le nouveau système utilisant l'énergie solaire thermique sur la base ne suffit pas à couvrir tous les besoins en eau chaude, c'est un début de solution énergétique alternative. La technologie utilisant des panneaux solaires «photovoltaïques» paraît, quant à elle, plus efficace parce qu'elle permet de convertir directement l'énergie solaire en électricité.
Les systèmes de récupération de l'énergie solaire thermique sont assez efficaces s'il ne s'agit que de production d'eau chaude. Le mieux serait de pouvoir combiner les deux systèmes afin de produire simultanément de l'eau chaude et de l'électricité.
L'armée américaine entend bien étendre l'intégration des énergies renouvelables et alternatives à l'ensemble de ses installations et à profiter des améliorations en cours dans ce domaine. Les systèmes de production d'énergie utilisant les énergies renouvelables sont en effet de plus en plus efficaces. Ce n'est qu'une question de temps.
Cela dépend aussi de la montée des cours des énergies fossiles. On s'attend à un engouement pour les énergies alternatives d'ici un à deux ans car il est prévu qu’elles deviennent vraiment rentables d'ici là.
Article MGH 3B Conseils
Sources : US Army
Lire d’autres articles à propos de l'éco-conception, des énergies renouvelables ou de l'US Army.
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jeudi 12 février 2009
Environnement : l’armée américaine bon élève ?
WASHINGTON (Etats-Unis) – 12/2/2009 – 3B Conseils – Nous vous en faisons souvent notions sur ce blog, l’armée américaine intègre les problématiques environnementales dans ses programmes et missions depuis plusieurs années. En effet, chaque secteur du ministère a notamment l'obligation de diversifier ses sources d'énergies ou encore intégrer le recyclage des matières premières. L'"Army Environmental Policy Institute" (AEPI) créé en 1990 avec pour objectif de mettre au point des réglementations tenant compte des problématiques environnementales auxquelles sont confrontés le Ministère de la Défense et son armée. De nombreux textes stratégiques ont ainsi été élaboré comme l’"US Army Environmental Strategy" (2005). Avec pour mot d'ordre "Sustain the mission - Secure the future".
Selon les différents décrets ("executive Orders") sur lesquels s'appuie cette stratégie, l'armée se doit de respecter certaines contraintes. Ainsi, le DoD a pour obligation de réduire annuellement son intensité énergétique de 3 pour cent ou de 30 pour cent d'ici 2015. De plus, afin de réduire la dépendance énergétique des Etats-Unis ce texte impose à l'armée de diversifier ses sources d'énergies. Ainsi pour tout achat annuel de crédit d'énergie renouvelable, le ministère doit s'assurer que la moitié de ces crédits proviennent de nouvelles sources d'énergie renouvelable. Dans le domaine des transports, l'armée doit veiller à augmenter la part annuelle de carburant alternatif de 10 pour cent. A ces principales mesures, s'ajoutent de nombreuses clauses sur le recyclage des appareils électroniques et des matières premières. La qualité de l'air fait, comme l’eau, l'objet de réglementations propres, éliminant systématiquement l'utilisation de toutes substances de classe 1 considérées comme extrêmement nuisibles à la couche d'ozone.
L'ensemble de ces mesures répond à la loi "Energy Policy Act" de 2005 mais chaque ministère a la responsabilité de faire un état des lieux de son fonctionnement. En termes d'empreinte anthropique, le Dod a été l'un des premiers à répondre et à mettre en place des actions concrètes.
Article : SLG 3B Conseils / FR 3B Conseils
Documents de référence : AEPI / Ambassade de France aux Etats-Unis / Army Energy Program / 3B Conseils
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vendredi 13 novembre 2009
L'aéronavale américaine teste les biocarburants pour ses avions
Sacramento (Etats-Unis) - 13/11/09 - 3B Conseil - L’US Naval Air Systems Command (NAVAIR) a annoncé son intention de tester l’utilisation de biocarburant pour le F/A-18E/F Super Hornet en statique dès la fin de l’année et en vol au troisième trimestre 2010. Le biocarburant retenu sera mélangé pour moitié avec du carburant conventionnel.
conduira à une meilleure utilisation de la production domestique de fuel et réduira la dépendance aux importations d’essence pour accroitre la sécurité énergétique des Etats-Unis.
Un diesel plus propre, alternatif à la combustion à base de pétrole, le biodiesel est fabriqué
à partir de ressources renouvelables telles que le soja et d'autres graisses et huiles naturelles, cultivées aux États-Unis. Il peut être utilisé dans sa forme pure (B100) ou peut être mélangé à n'importe quel niveau avec du diesel.
L'US Navy, l'US Army, l'US Air Force et les Marines utilisent, un mélange de 20% de biodiesel et 80% de diesel, sur différentes bases et les stations dans tout le pays.
«Nous félicitons la Marine pour son rôle de leadership dans la promotion de l'utilisation de biodiesel et d'autres carburants de substitution" a déclaré Joe Jobe, BNB directeur exécutif et a ajouté que «Avec les États-Unis plus de la moitié du pétrole consommé en se tournant vers des sources d'énergie domestique, comme le biodiésel est critique. La Marine est un exemple positif pour le reste de la nation avec cette nouvelle politique."
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vendredi 19 mars 2010
Les lectures du week end !

PARIS (France) - 19/3/10 - 3B Conseils - Quelques lectures anglophones (Etats-Unis) pour bien finir la semaine :
Rapports :
- "Green Chemistry and Engineering Opportunity Assessment for the U.S. Army: A case study in sustainable remediation. Vous pouvez lire et télécharger le rapport (35 pages) : ICI
- "Army Installations Water Sustainability Assessment An Evaluation of Vulnerability to Water Supply" Téléchargez le document (272 pages) ICI
-"Sustain the Mission Project: Casualty Factors for Fuel and Water Resupply Convoys Final Technical Report". Téléchargez le rapport (21 pages) ICI
Livres :
- "From Fragile State to Functioning State" avec un chapitre : "Security-Stability-Sustainability Nexus: Environmental Change and State Fragility".
- "African Environmental and Human Security in the 21st Century"
Article : SLG 3B Conseils
Sources : 3B Conseils
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lundi 29 septembre 2008
US Army : bientôt des opérations vertes ?

SANTA MONICA (Etats-Unis) – 29/09/2008 – 3B Conseils - Les récentes opérations en Irak, en Afghanistan et dans les Balkans ont mis en évidence l’importance des questions environnementales. Partant de ce constat la Rand Corporation a réalisé une étude montrant comment l’armée devrait mieux se préparer à intégrer ces questions. En intégrant mieux les problématiques environnementales lors de ces déploiements elle devrait gagner des avantages tactiques et stratégiques. Selon David Mosher, co-auteur du rapport « Green Warriors: Environmental Considerations in Army Contingency Operations » (consultable ICI) : "Il semble que l'aspect le moins connu des problématiques environnementales soit le rôle qu'elles peuvent jouer pour que les Etats-Unis atteignent leurs objectifs nationaux dans des opérations de contre-insurrection et de stabilité". L'étude montre que les généraux n'ont pas donné à ces questions une priorité suffisante notamment lors de la planification, et ce malgré les conséquences qu’elles peuvent avoir sur la santé et la sécurité des troupes, et sur la population locale (eau potable, système d’évacuation des eaux usées, conformité aux droits de l'environnement, gestion des ressources naturelles) ....
Les résultats sont basés sur l’examen de la politique et de la doctrine, l'analyse des OPEX, les entretiens avec des personnels de l'armée, et un examen de la documentation opérationnelle. De ces sources, une base de données de 111 études de cas a été créée. L’étude a prouvé que les questions environnementales peuvent avoir des impacts directs et indirects, particulièrement en termes de coût, de santé des soldats, de relations diplomatiques... Les auteurs recommandent aux généraux de donner plus de poids aux questions environnementales lors de la planification et pendant les opérations, et de développer des standards clairs pour de meilleures pratiques environnementales.
Fondée en 1948 à Santa Monica, en Californie, la RAND Corporation (Research And Development) est aujourd'hui le plus grand des think tanks, puisqu'elle disposait en 1999 de 1100 employés et d'un budget de 154 millions de dollars. Proche du ministère de la défense, elle est surtout renommée pour ses travaux prospectifs, relatifs notamment aux sciences et aux technologies, aux affaires militaires et stratégiques.
Article : SLG 3B Conseils
Documents de référence : Rand Corpotation / Environment News Service / 3B Conseils
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mardi 25 novembre 2008
Les voitures électriques de l’US Army

WASHINGTON (Etats-Unis) – 25/11/2008 – 3B Conseils – Nous vous avons déjà présenté sur ce blog les initiatives environnementales de l’armée américaines (4 août, 7 octobre 2008). La semaine dernière le Military Times a révélé le plan d’équipement de l’armée américaine en voitures électriques. En effet, les bases américaines devraient être équipées de 800 voitures électriques à partir de 2009, l’objectif étant d’atteindre les 10 000. La première de ces voitures à batterie, appelée Neighborhood Electric Vehicles, ou NEVs, sera livrée à Fort Beelvoir le mois prochain. Pour Paul Bollinger, du Département à la Défense : « l’armée est réactive ; les plans d'achat ont été publié en octobre ils s’insèrent dans la stratégie énergétique de notre Département, qui inclus également la construction de panneaux solaires ». Bollinger a indiqué que chaque voiture électrique couterait environ 400 dollars en électricité par an, comparés aux 2.400 dollars dépensés actuellement en carburant. Bollinger appartient au tout nouveau Army Energy and Partnership Office qui doit rendre l’armée autonome énergétiquement lui faire diminuer sa consommation énergétique.
La source d'électricité pour les moteurs de voitures électriques peut être de plusieurs types : batteries d'accumulateurs, pile à combustible ou panneaux solaires. Bien que le moteur électrique soit « propre » car il ne produit pas de gaz polluants, la production et le stockage de l'électricité consommée par ce moteur qui peut générer des pollutions. La nature de ces pollutions dépend du type d'énergie primaire utilisé pour produire l'électricité destiné au véhicule et des batteries.
Article : SLG 3B Conseils
Documents de référence : Military Times / Newsweek / 3B Conseils
Photo : Véhicule EZ-GO
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mardi 11 mai 2010
Marée Noire : US Army en renfort

DELTA DU MISSISSIPPI (Etats-Unis) — 11/5/10 - 3B Conseils - Alors que des premiers fragments de pétrole ont atteint jeudi soir le littoral de la Louisiane, où l’état d’urgence a été déclaré comme en Floride sur fond de mobilisation, l'armée américaine semblé en peine pour endiguer cette catastrophe écologique.
Le secrétaire à la Défense Robert Gates a approuvé la mobilisation de deux avions cargos C-130 Hercules de l’armée de l’air afin de larguer des produits chimiques sur la nappe de pétrole, mission dans laquelle sont déjà engagés des avions civils.
La Marine a elle envoyé des équipements et décidé de faire de deux ses bases dans le Mississippi et en Floride des zones de transit. Elle a envoyé quelque 18 kilomètres de barrages flottants pour tenter d'arrêter le pétrole ainsi que des systèmes de récupération des hydrocarbures et a déployé une équipe de 50 sous-traitants sur les côtes du Mississippi, selon un de ses porte-parole, Myers Vasquez.
La Garde nationale doivent envoyer des équipements pour participer aux opérations.
Le gouvernement fédéral s’attache à déterminer le rôle que doit jouer l’armée dans les opérations de nettoyage, dont le coût incombera entièrement à BP. Barack Obama a envoyé sur place trois membres de son administration, dont la secrétaire à la Sécurité intérieure Janet Napolitano, pour superviser les opérations.
La nappe qui avance vers les côtes est cinq fois plus importante que ce qui avait été estimé initialement. Selon des responsables du gouvernement, le puits, qui se trouve à 65km au large, déverse environ 795.000 litres par jour, dans les eaux du golfe du Mexique.
A ce rythme, la catastrophe pourrait éclipser la pire marée noire de l’histoire des Etats-Unis : en mars 1989, 42 millions de litres de brut s’étaient déversés dans les eaux du détroit du Prince William en Alaska à la suite du naufrage de l’’’Exxon Valdez".
Article SLG 3B Conseils
Source : Bellacio
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lundi 4 juillet 2011
Des énergies vertes pour l’armée américaine
WASHINGTON (États-Unis) -04/07/2011- 3B Conseils.
L'armée américaine est la plus grande consommatrice d'énergie des Etats-Unis. Elle envisage d’augmenter de 25 % la production d’énergies « propres » à l’horizon 2025 et de diminuer de 30 % ses émissions de gaz à effet de serre (GES) d’ici à 2015 (par rapport à 2003).
À l’heure du photovoltaïque
Les chercheurs de Konarka Technologies ont signé un contrat d’un million six cent mille dollars avec la défense américaine pour réaliser des cellules photovoltaïques ultralégères. Les équipements de terrain de l’armée (des lunettes de vision nocturne au GPS) étant de plus en plus dépendants de l’énergie électrique, il fallait en effet se pencher sur le développement de structures plastiques et textiles fondées sur le renouvelable (tentes, uniformes, etc.), lesquelles peuvent se substituer aux batteries traditionnelles et autres générateurs diesels pour l’alimentation et la recharge.
Le développement du solaire permet aussi de réduire significativement la charge emportée par les fantassins.
L’installation d’une unité solaire de quatorze mégawatts (MW) sur la célèbre base aérienne de Nellis (Nevada) et d’un système photovoltaïque de deux MW à Fort Carson (Colorado) en témoigne, tout comme la création annoncée d’une centrale au cœur de la plate-forme d’Irwin, dans le désert californien de Mojave (où le vent règne aussi en maître). L’entreprise espagnole Acciona Solar Power et Clark Energy ont remporté en octobre dernier (2010) l’appel d’offre lancé par l’armée américaine pour développer le plus important projet « écologique». Ces deux entités fourniront conjointement 500MW d’énergie solaire, un chiffre qui pourrait doubler en fonction des besoins. Étalées sur 5600 hectares, les installations devraient voir leur construction achevée à l’horizon 2022. D’ici là, un premier dispositif photovoltaïque d’une puissance de 20MW est prévu pour 2013. Le premier site à même de couvrir l’ensemble des besoins énergétiques de la base, lui, devrait être mis en service deux ans plus tard. Quant à l’excédent d’électricité, il sera vendu aux compagnies publiques régionales via deux lignes à haute tension.
Cette base californienne est en fait un authentique laboratoire « vert », puisqu’elle se prépare à ne plus utiliser que des véhicules électriques et que ses infrastructures futures devront répondre à des normes environnementales strictes (équivalentes au label « Haute qualité environnementale » en vigueur en France). Les soldats vont recevoir des instructions pour limiter leur consommation d’énergie et devront s’acquitter d’une taxe en cas de non-respect des nouvelles instructions.
Article MGH 3B Conseils
Sources : documents de Guillaume Duhamel
Lire d’autres articles à propos des énergies renouvelables, de la protection de l’environnement ou de l’US Army.
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lundi 27 juin 2011
L'Armée américaine se prépare à l'après pétrole
WASHINGTON (États-Unis) -27/06/2011- 3B Conseils. Un nouveau rapport du cabinet d'études des technologies vertes Pike Research confirme que le Département de la Défense américain (DoD) favorise désormais les énergies propres. Pike Research affirme que "l'accès à l'énergie propre et fiable est devenue une priorité de premier plan pour le Département américain de la Défense". Afin de couper court aux discussions sur l'intérêt pour les États-Unis de continuer à promouvoir les forages pétroliers pour ses activités de défense, Pike Research a choisi d'insister sur la fiabilité de l'énergie propre, plutôt que de se concentrer sur leur aspect renouvelable.
Le DoD américain et la fin du pétrole
Les fonctionnaires de l'ensemble de la chaîne de commandement du DoD ont été sensibilisés à la nécessité pour l'armée américaine de se préparer à l'après pétrole et de se tourner vers des sources d'énergie plus durables et plus facilement disponibles. Ils ne parlent pas seulement de favoriser les forages offshore domestiques au détriment du pétrole d'origine étrangère, de l'extraction de sables bitumineux, ou d'exploiter des gisements de pétrole dans des réserves naturelles protégées. Ils souhaitent tourner la page de l'ère pétrolière.
Le réchauffement climatique, les énergies fossiles et la Défense
Le DoD considère que le réchauffement de la planète est un enjeu de défense nationale. En plus d'affecter les opérations militaires, le changement climatique peut engendrer de nouveaux besoins en aide humanitaire et avoir des répercussions sur les opérations en zone côtière. Les responsables militaires ont tenté de sensibiliser les législateurs sur les dépenses extraordinaires qu'engendreraient les répercussions du réchauffement de la planète et le risque pour les troupes impliquées.
L'armée, source d'inspiration pour le secteur civile
Pike souligne que "l'énergie est vitale pour l'armée américaine". Le DoD est un précurseur en matière d'énergie propre, et l'administration Obama pousse le secteur civil à suivre cet exemple en finançant la recherche relative aux énergies vertes, aux véhicules électriques, à l'énergie éolienne et à l'énergie solaire. Les civils et les militaires sont de plus en plus sensibilisés aux avantages des énergies propres et renouvelables, autant en milieu professionnel que dans leur vie quotidienne.
Article MGH 3B Conseils
Source : Clean Technica
Lire d’autres articles à propos des énergies renouvelables, du développement durable ou de l'US Army.
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mardi 24 mai 2011
Coopération entre NASA et NOAA, pour une surveillance rapprochée de l’évolution du climat

WASHINGTON (États-Unis) -24/05/2011- 3B Conseils. La NASA (National Aeronautics and Space Administration) et la NOAA (National Oceanic and Atmospheric Administration) travaillent ensemble au développement de satellites scientifiques nord-américains de dernière génération et d'autres systèmes d'observation de l'environnement.
En effet, au cours des dernières années, la NASA a contribué à l'élaboration et au lancement de nombreux satellites essentiels à la réalisation de prévisions météorologiques et à l’observation du climat. Ces satellites comprennent les satellites environnementaux opérationnels géostationnaires ou « GOES », (Geostationary Operational Environmental Satellites) et les satellites environnementaux opérationnels polaires ou « POES » (Polar Operational Environmental Satellite).
La NOAA peut ainsi observer les changements météorologiques et climatiques à travers les États-Unis grâce aux données transmises par les GOES, comme celles concernant l’évaporation de l’eau ou apportées par des images prises en infrarouge. Ces données fournies par les GOES sont essentielles pour ceux qui observent et essaient de prévoir les changements climatiques à l’aide de modèles météorologiques mis à jour quotidiennement.
Les données des POES sont également utilisées pour suivre l’évolution des feux de forêt, des éruptions volcaniques (comme celles des volcans islandais) et de surveiller les orages géomagnétiques solaires, qui peuvent engendrer des perturbations au niveau des réseaux électriques et des réseaux de communication mondiaux civiles et militaires.
La NASA et la NOAA travaillent également au développement de futurs satellites tels que le GOES-R et le futur satellite en orbite polaire, JPSS (Joint Polar Satellite System). Le satellite GOES-R permettra de récolter un plus large éventail de données tout en apportant les bénéfices d’une meilleure résolution, ce qui peut représenter des avantages scientifiques et économiques, comme l’amélioration :
· des prévisions de l’évolution des ouragans et des impacts de foudre pour anticiper et limiter les pertes dues aux catastrophes
· du suivi des orages et des nappes de brouillard, pour renforcer la sécurité à terre, en mer et dans les airs
· de la transmission d'informations qui se fera de manière plus fréquente et précise pour anticiper les conditions météorologiques défavorables pour le transport commercial et militaire
· des prévisions des précipitations pour permettre une gestion plus efficace de l'eau et de l'irrigation des productions agricoles
· du suivi du changement climatique et de la variabilité du niveau des océans, des changements atmosphériques, de l’environnement terrestre et de la cryosphère
Le JPSS assurera la continuité opérationnelle des observations des satellites POES pour la NOAA. Le JPSS est un élément clé pour les météorologues. Il leur permettra d’affiner essentiel leurs prévisions météorologiques concernant à la fois les secteurs civiles et militaires, d’assurer le suivi des tempêtes et de l’évolution du climat. Les JPSS, nouvelle génération de satellites opérationnels environnementaux polaires, seront financés conjointement par la NOAA et la NASA.
Il en sera de même avec le programme GOES R. Ces satellites seront utilisés par le service météorologique national pour modéliser les prévisions météorologiques sur le long terme et permettre aux scientifiques et aux prévisionnistes de suivre et prédire les conditions météorologiques avec plus de rapidité et de précision. Ils assureront donc la continuité des mesures climatiques, ce qui permettra d’étudier les tendances météorologiques à long terme et d'améliorer les mesures prises au niveau de l'atmosphère, de la surface terrestre, des océans et de l'environnement spatial. Le lancement et la mise en orbite du premier satellite GOES-R sont prévus pour 2015.

La coopération entre la NASA et la NOAA a pour but de parfaire notre connaissance de l’évolution du climat, des océans et, d’une manière plus générale, des sciences de la Terre. Elle a permis la rédaction du dernier rapport climatique auquel la NOAA a contribué et sur lequel s’appuie la politique environnementale menée par les États-Unis et qui s’applique aussi bien aux secteurs civils que militaires.
Article : MG 3B Conseils
Source : NOAA
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lundi 4 août 2008
Les bases américaines se mettent au vert

FORT CARSON (Etats-Unis) – 4/08/2008 – 3B Conseils - Nous revenons sur le sujet que nous avons abordé le 30 juillet, sur la prise en compte de l’environnement par l’armée américaine. L’US Army a lancé un programme de développement durable dans toutes ses bases. Cela a commencé en 2001 à Fort Bragg en Caroline du Nord (29 183 personnes) avec la construction de chaque village et villes factices, destinés à l’entrainement, qui a nécessité 400 000 dollars (255 000 euro). Aujourd’hui, ils sont faits de cartons recyclés pour 25 000 dollars (15 000 euro). Fort Carson dans le Colorado (18 500 personnes) est la première base à contrôler ses émissions de gaz à effet de serres avec comme perspective de les réduire d’un tiers à l’horizon de 2015. Cette base a émis 200 000 tonnes de carbone en 2007 soit l’équivalent d’une ville de 25 000 habitants. A Fort Carson 2% de l’énergie est obtenue grâce aux 12 acres (48560m²) de panneaux solaires et près de la moitié des véhicules administratifs roulent avec du carburant alternatif. Les officiels encouragent même à conduire moins en promouvant le covoiturage ou le travail à domicile pour certaines catégories de personnel. Si l’expérience de Fort Carson se révèle concluante elle pourrait s’étendre à d’autres bases, en commençant par Fort Benning en Géorgie. A terme, le système de traçabilité, produit par la société Enviance (Californie) et utilisé à Fort Carson, pourrait être utilisé dans toutes les bases militaires.
Article: SLG 3B Conseils
Documents de référence: Chicago Tribune / REUTERS
Photo: Bill Ritter Jr., Gouverneur du Colorado et Gen. Mark A. Graham, commandant général de la Division Ouest de la Première Armée et de Fort Carson, le 14 janvier 2008.
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