
10/8/2009 - 3B Conseils - Veolia Environnement et DCNS ont annoncé le 29 juin dernier la création d'une société commune, détenue respectivement à 51% et 49%. Défense Environnement Services est notamment spécialisée dans la gestion quotidienne de sites militaires. Les bases de cette nouvelle structure datent des années 2005-2006. DES s'inscrit dans les besoins liés à l'externalisation de certaines fonctions par le Ministère de la défense, dans le cadre de la Révision Générale des Politiques Publiques (RGPP), lancée en juin 2007 dans le but de moderniser le fonctionnement de l'État français. Elle répond, ainsi, à la demande croissante de gestion des services de soutien de l'État telles que la maintenance et l'exploitation des infrastructures de bases militaires. Pour assurer ces prestations, DES s'appuie sur les savoir-faire complémentaires des maisons-mères. DCNS est spécialisé dans le suivi et la maintenance d'équipements industriels complexes et la conduite d'installations industrielles complètes. Cette compétence s'exprime dans la réalisation de prestations industrielles au profit des bases navales de Brest et Toulon. Veolia Environnement, pour sa part, détient une expertise dans la maintenance industrielle (réseaux d'utilités, de production et de distribution d'énergies) et la gestion de sites (services aux occupants, nettoyage, transport, gestion des déchets, traitement des eaux...).
La nouvelle société s'adresse au marché des bases de la Marine nationale, de l'Armée de Terre et de l'Armée de l'Air, ainsi qu'à celui des ports civils ou de zones spécifiques. A ce jour, sur certains de ces sites, Défense Environnement Services réalise des prestations techniques de gestion des infrastructures et de moyens généraux. Avec cette co-entreprise, DCNS souhaite élargir son activité vers de nouveaux marchés dans le cadre de sa stratégie de développement. « Notre expérience unique dans les services de haute technologie nous positionne pour apporter une réelle valeur ajoutée aux Armées dans l'exploitation de leurs bases », souligne Bernard Planchais, Directeur Général Délégué du groupe DCNS. Pour Veolia Environnement, cette société commune conjugue les compétences d'un industriel du service avec les savoir-faire spécifiques d'un expert du secteur de la Défense permettant de renforcer sa présence auprès des clients de ce marché. « Notre expérience des sites et des enjeux industriels bénéficiera ainsi aux bases de la Défense et garantit un soutien efficace et de qualité », précise Stéphane Caine, Directeur des marchés industriels et tertiaires de Veolia Environnement. Défense Environnement Services est co-dirigée par DCNS et Veolia au sein d'un conseil de gestion paritaire. Son Président, Patrick Le Vaillant, a été proposé par Veolia Environnement et son directeur général, Frédéric Mangeant, par DCNS.
DCNS vient de publier son premier rapport Environnement 2008. Jean-Jacques Crosnier, Directeur Qualité et Progrès, présente les actions de DCNS sur l'obtention de la certification ISO 14001 à laquelle le groupe DCNS s'était engagé et mentionne la prise en compte du règlement européen REACH concernant la fabrication, l'importation et l'utilisation de produits chimiques mise en place en collaboration avec la Direction des Achats et de la Direction SST. Sont également présentés les actions de réduction des consommations d'eau et d'énergie qui se sont poursuivies au même titre que le traitement et la valorisation des déchets. Jean-Jacques Crosnier insiste également sur la nécessité d'une démarche continue pour le management environnemental. Enfin, il présente le navire Ecoship qui permet une réduction de 57% de l'impact environnemental par rapport à son navire de référence, ainsi que les projets CONVENAV, NACRE, DEESSE, SSD, POSEIDON, PEA GID et ETO REDUCMAR.
Article : FRi / BB / RL 3B Conseils
Source : Mer et Marine / DCNS / Veolia / 3B Conseils
Photo : dcnsgroup.com
lundi 10 août 2009
DCNS et Veolia créent une société commune : Défense Environnement Services
Publié par
Brigitte Bornemann - directrice des publications
1 commentaires
jeudi 6 août 2009
ESPADON : La DGA lance une nouvelle étude pour la lutte contre les mines

France - 6/8/2009 - 3B Conseils - DCNS, Thales et ECA ont été sélectionnés par la Délégation Générale pour l'Armement (DGA) afin d'étudier l'utilisation des drones navals dans la lutte anti-mines. Cette étude vise à réaliser, d'ici 2011, le démonstrateur d'une nouvelle solution de lutte contre les mines nommée ESPADON (Evaluation de Solutions Potentielles d'Automatisation de Déminage pour les Opérations Navales).
L'emploi de drone dans la guerre des mines doit, notamment, permettre de moins exposer les équipages des bâtiments spécialisés actuels, qui sont amenés à pénétrer dans les zones minées. Dans le cadre du renouvellement de cette capacité stratégique de la Marine nationale, prévu dans le courant de la prochaine décennie, DCNS et ECA proposent une solution faisant appel à des engins sans pilote, les drones, permettant aux marins de s'affranchir du danger.
ESPADON est une solution qui se décompose en trois parties complémentaires. La première est un navire dédié à la lutte anti-mines, restant à distance de sécurité du champ de mines. Il déploie et contrôle à bonne distance un ensemble de deux embarcations autonomes, des drones de surface, constituant la deuxième segment. Ces drones sont programmés pour opérer dans le champ de mines et déployer des capteurs ou robots sous-marins formant ainsi la troisième composante de cette solution. Des engins sous-marins interviennent jusqu'au plus près des mines, permettent de les détecter et de les neutraliser. Leur mission accomplie, les engins rejoignent leurs embarcations autonomes qui, elles-mêmes, regagnent le « bateau mère ». Avec ESPADON, DCNS, Thales et ECA seront les premiers au monde à réaliser l'évaluation d'un drone de surface mettant lui-même en oeuvre des drones sous-marins en grandeur réelle, soulignent les trois partenaires.
Aujourd'hui, la lutte contre les mines est réalisée par des navires spécialisés dits « chasseurs de mines », mais pour pouvoir agir, ces navires sont amenés à exposer leur équipage au danger en pénétrant dans la zone minée.
Les études sont partagées entre les trois acteurs du projet qui permettent aux trois sociétés d'unir leurs expertises respectives dans la lutte contre les mines :
- DCNS est responsable de la conception de la plate-forme du drone de surface et de la caractérisation du bateau mère, qui devrait reprendre le concept "Eco-Ship" de DCNS. La société est également mandataire de cette d'étude vis-à-vis de la DGA.
- Thales est responsable du drone de surface, équipé comme système de lutte contre les mines, du module de détection ainsi que de la classification et de la localisation des mines navales. Ce module est principalement basé sur la combinaison d'un sonar remorqué et d'un drone sous-marin. Par ailleurs, Thales est responsable de l'ensemble des communications mises en œuvre pour ce système.
- ECA est responsable de la conception et de la réalisation des véhicules autonomes sous-marins et de leur système de mise à l'eau et de récupération à partir du drone de surface ainsi que de la télé-opération du drone de surface.
Article : FRi 3B Conseils - RL
Source : Mer et Marine / DCNS / 3B Conseils
Photo : Mer et Marine - Un drone Kster de la société ECA
Publié par
Brigitte Bornemann - directrice des publications
0
commentaires
mercredi 5 août 2009
Le Canada surveille les manoeuvres russes en Arctique

Canada - 5/8/2009 - 3B Conseils - Le ministre de la Défense nationale du Canada, Peter MacKay, affirme que le gouvernement surveillera le projet russe d'envoyer des parachutistes dans l'Arctique en avril 2010. Laurence Cannon, le ministre canadien des Affaires étrangères, a déclaré, que "le fondement de la politique canadienne est la souveraineté et, là-dessus, nous sommes intraitables à l'égard de nos alliés, mais aussi à l'égard des autres pays qui voudraient avoir des velléités là-dessus."
Un lieutenant-général russe, Vladimir Shamanov, a annoncé l'envoi de ces parachutistes pour célébrer le soixantième anniversaire du premier saut en parachute au Pôle Nord. Une fois de plus, des Russes veulent ainsi affirmer leur présence dans l'Arctique. Déjà en 2007, un scientifique avait planté un drapeau russe dans le fond de l'océan, ce qui avait semé une controverse parmi les nations qui se disputent les frontières de l'Arctique.
À priori, le ministre MacKay, ne voit pas d'inconvénient au nouveau projet des Russes. De passage à Halifax, il a dit que la Russie comme tous les autres pays a le droit de faire des activités dans le Nord. Le lieutenant-général Shamanov répète qu'il s'agit d'une opération démilitarisée, mais Peter MacKay précise que le Canada va surveiller de près les mouvements russes dans la région. « S'il y a une menace dans notre territoire, nous sommes prêts à défendre notre intérêt », souligne-t-il.
En février dernier, la tension était monté d'un cran entre les deux pays. Le Canada avait envoyé des chasseurs CF-18 pour intercepter un avion russe qui s'approchait de son espace aérien dans le nord. La Russie ne cache pourtant pas sa stratégie pour le Grand Nord. Selon le site Internet du Conseil de sécurité russe, la mise en oeuvre de sa stratégie dans l'Arctique se fera en trois étapes réparties de 2008 à 2020 :
- La première étape qui s'échelonne de 2008 à 2010 vise à déterminer les frontières de la Russie dans l'Arctique par des études géologiques et géographiques.
- Le gouvernement russe entend ensuite obtenir, entre 2011 et 2015, la reconnaissance internationale de ses frontières arctiques « sur la base des avantages compétitifs de la Russie pour la production et le transport de ressources énergétiques ».
- Enfin, de 2016 à 2020, Moscou entend compléter son plan et faire de l'Arctique « la base stratégique des ressources naturelles de la Russie ».
La Russie et le Canada usent chacun à leur façon du droit international sur les espaces maritimes de chaque pays ainsi que sur leur espace aérien respectif. Cependant, la Convention des Nations unies sur le droit de la mer reconnaît aux pays la souveraineté sur leur plateau continental jusqu'à 200 milles marins des côtes. Si le plateau s'étend au-delà de cette limite sous la mer, il faut prouver que cette extension constitue « la prolongation naturelle du plateau continental » pour faire reconnaître sa souveraineté sur la zone. En vertu de la loi sur la marine marchande. Ottawa veut désormais obliger tous les navires qui se dirigent vers les eaux de l'Arctique du Canada à s'identifier à l'intérieur des 200 milles marins. Il va également élargir de 100 à 200 milles marins sa zone de protection de l'environnement.
Le Canada a jusqu'en 2013 pour présenter une demande à la Commission des limites du plateau continental des Nations unies, afin de faire établir les limites extérieures de son plateau continental au-delà de la limite de 200 milles marins. Si la preuve est faite que l'extension est bel et bien la prolongation naturelle du plateau continental, la Convention de l'ONU permet à un pays d'étendre ses droits pour l'exploitation des ressources naturelles de 200 à 350 milles marins du rivage. Outre le Canada et la Russie, les États-Unis, le Danemark et la Norvège se disputent la souveraineté de l'Arctique.
La Cour internationale de justice (CIJ) de l'ONU est disposée à trancher les litiges susceptibles de surgir autour du plateau continental de l'océan glacial Arctique a déclaré Rosalyn Higgins, sa présidente.
Article : FRi 3B Conseils
Source : Radio Canada / RIA Novosti / Yahoo news / RL - 3B Conseils
Photo : Radio Canada
Publié par
Brigitte Bornemann - directrice des publications
0
commentaires
mardi 4 août 2009
La sécurité internationale menacée par le réchauffement climatique

Nouméa - 4/8/2009 - 3B Conseils - La montée du niveau de la mer due au réchauffement climatique a été au centre du sommet qui s'est tenu à Nouméa entre la France et l'Océanie, où de nombreuses îles sont menacées. "Ce phénomène est sensible en Océanie. Il faut parvenir à un équilibre pour consentir des sacrifices afin de diminuer les émissions de gaz à effet de serre", a déclaré à la presse le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner, qui présidait ce sommet. En prévision de la conférence internationale en décembre à Copenhague pour adopter un nouveau traité de lutte contre le réchauffement, M. Kouchner a plaidé pour l'élaboration d'un statut de "réfugié climatique", promettant une meilleure prise en compte des préoccupations de ces territoires.
Les réfugiés climatiques sont des personnes qui sont obligées de fuir leur pays à cause des dérèglements climatiques. Depuis quelques années, le nombre de réfugiés a fortement augmenté. Ce phénomène touche tous les continents de la planète. Les pays riches mettent en place des systèmes pour éviter ce fléau. Mais les réfugiés n’ont pour le moment aucun statut juridique, ce qui pose un réel problème, sachant que ce phénomène va s’intensifier. De plus, cela pourrait créer des tensions entre les migrants et les populations. L’ONU prend désormais en compte ce problème et souhaite que les réfugiés climatiques aient le même statut que les réfugiés politiques.
Les îles du Pacifique souhaitent que les pays développés réduisent d'ici 2020 de 40% leur volume d'émissions de gaz à effet de serre de 1990, le réchauffement du climat ayant "des conséquences dramatiques pour les petites îles" (hausse du niveau de la mer, blanchissement des coraux, érosion du littoral), selon le Premier ministre de Vanuatu, Edward Natapei. Une douzaine de pays insulaires du Pacifique ainsi que l'Australie et la Nouvelle-Zélande ont participé à ce sommet dont les autres thèmes étaient la sécurité, la gestion des ressources halieutiques et le développement durable.
L'ONU a adopté en juin 2009 une résolution qui reconnait pour la première fois que le réchauffement climatique constitue un enjeu de sécurité internationale. Elle fait suite à une campagne d'un an menée par une coalition de Petits États insulaires en développement (PEID), pour attirer l'attention du monde sur les graves menaces que le réchauffement climatique représente pour eux. "Le réchauffement climatique menace notre existence même," a déclaré l'ambassadrice de Nauru à l'ONU, Marlene Moses, actuelle présidente du PEID. "Les îles sont comme le canari dans la mine de charbon. Nous sommes parmi les premiers à ressentir les effets dévastateurs du changement climatique sur nos populations, mais nous ne serons pas les derniers," a dit Mme Moses.
"Il est vital que le Conseil de sécurité et d'autres organes de l'ONU se saisissent d'urgence de l'aspect sécuritaire du changement climatique", a-t-elle ajouté.
Les PEID sont particulièrement vulnérables à la montée du niveau des eaux des océans, dont les experts prédisent qu'il pourrait s'accroître d'un mètre ou plus d'ici à 2100.
Les impacts du changement climatique sont déjà la cause de migrations et de déplacements. Bien que le nombre exact de personnes qui seront déplacées à moitié de notre siècle, est incertaine, la portée et l'ampleur pourrait largement dépasser tout ce qui a eu lieu avant. Les personnes vivant dans les pays les moins avancés et les États insulaires seront touchés en premier et la pire des façons.
Les conséquences sur presque tous les aspects du développement et de la sécurité humaine peuvent être dévastatrices. Cela peut également avoir d'importantes implications pour la stabilité politique. La plupart des personnes déplacées cherchent refuge dans leur propre pays, mais certains tentent de franchir les frontières à la recherche de meilleures chances.
- Consulter l'article de 3B Conseils sur la cartographie des effets des changements climatiques sur les migrations humaines et le déplacement ainsi que le rapport sur les conséquences du changement climatique sur les migrations humaines et le déplacement établi par les organisations internationales CARE International, l'Agence des Nations unies pour les réfugiés, le Center for International Earth Science Information Network et l'Institute for Environment and Human Security.
Article : FRi 3B Conseils
Source : 3B Conseils / France 24 / AFP / Collectif ARGOS
Photo : web4.ecolo.be
Publié par
Brigitte Bornemann - directrice des publications
0
commentaires
lundi 3 août 2009
Guerre de Gaza : Israël reconnaît l'utilisation de phosphore blanc

Israël - 3/8/2009 - 3B Conseils - Dans le cadre de l'enquête des autorités suite à des plaintes concernant des écarts et des abus de Tsahal pendant l'offensive contre le Hamas dans la bande de Gaza, Israël a reconnu pour la première fois que son armée a "eu recours à des munitions contenant du phosphore blanc". Israël dément toutefois avoir violé le droit international, assurant ne pas avoir usé de telles armes à l'intérieur de zones d'habitation. Jusque-là, Israël avait déclaré enquêter sur les accusations de tirs d'obus au phosphore, qui provoquent de graves brûlures, et n'avait ni directement démenti ni confirmé que son armée l'ait fait.
Dans le rapport publié le 30 juillet 2009, qui compte 163 pages et a été rendu public avant l'achèvement en août d'une enquête des Nations unies pour crimes de guerre sur la guerre de Gaza, le gouvernement israélien défend le bien-fondé de cette offensive de vingt-deux jours, estimant qu'elle fut une riposte "nécessaire et proportionnée" aux tirs de roquette du Hamas contre Israël. Autour de 1 400 Palestiniens, dont de nombreux civils, et 13 Israéliens ont péri durant cette guerre, qui a commencé le 27 décembre 2008 et pris fin le 18 janvier. Israël ne reconnaîssant de son côté que la mort de 295 civils.
Ce rapport du gouvernement israélien fait suite aux accusations des Nations unies et d'organisations de défense des droits de l'Homme telles Humain Right Watch et Breaking the silence, selon lesquelles l'Etat hébreu se serait rendu coupable de crimes de guerre et de violations du droit international lors de l'opération "Plomb durci" menée contre le Hamas dans la bande de Gaza. Selon la chaîne Al Jazeera, John Ging, à la tête de l'Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA), a salué ce rapport, qu'il considère être la "reconnaissance que des investigations doivent être effectuées sur ce qui s'est passé". Tout en ajoutant qu'"une enquête indépendante qui puisse être crédible pour les deux parties reste nécessaire".
La bande de Gaza étant une des zones les plus densément peuplées de la planète, le rapport prend toutefois des précautions : ses rédacteurs n'excluent pas que des éclats d'obus contenant des résidus de phosphore blanc puissent avoir fait des blessés ou provoqué des incendies. Cependant, font-ils valoir, «il ne semble pas que les dégâts liés à cette utilisation puissent être considérés comme excessifs». Leur rapport, qui sort avant celui des Nations unies sur les crimes de guerre à Gaza, entend faire ressortir le bien-fondé et la légalité de l'offensive de 22 jours. «Israël avait, et le droit, et l'obligation, de prendre des mesures militaires pour faire cesser les tirs presque incessants de roquette et de mortiers du Hamas», peut-on lire. Quelque 12.000 projectiles ont été tirés sur Israël entre 2000 et 2008, dont près de 3.000 pour la seule année 2008 menaçant près d'un million d'Israéliens, précise le texte. En outre, plaide-t-il, Israël a pris plusieurs mesures pour tenter de limiter les souffrances des Gazaouis. Selon cet audit, Tsahal a choisi les armes les moins destructrices et a demandé aux Palestiniens de quitter les lieux où le Hamas est implanté, via des tracts et des appels.
Ce rapport souligne également qu'Israël a pris en compte les accusations de violations des droits de la guerre formulées par les organisations humanitaires. (Des soupçons de pillages dans des maisons palestiniennes, de mauvais traitements contre des prisonniers et le recours à des civils palestiniens comme "boucliers humains".)
Israël surfe sur le droit. En effet, officiellement, le phosphore blanc est une arme incendiaire et, en tant que telle, elle n'est pas interdite par le droit de la guerre. Mais le Protocole sur la limitation ou l'interdiction de l'emploi des armes incendiaires, en vigueur depuis 1983, en réglemente l'utilisation contre les cibles militaires et en interdit l'emploi contre les civils. Israël n'a pas signé ce protocole, pas plus que la quasi-totalité des pays arabes. L'affirmation d'Israël qui assure respecter le droit international est contestée par bon nombre d'ONG. Le rapport de l'ONU permettra, nous l'espérons, au droit de la guerre et au droit international de reprendre toute leur place.
Article : FRi 3B Conseils
Source : Le Monde / Nouvelobs.com / Le Figaro / 20minutes.fr / Swissinfo.ch / 3B Conseils
Photos : Nouvelobs.com - Une palestinienne brûlée au phosphore.
Publié par
Brigitte Bornemann - directrice des publications
1 commentaires
vendredi 31 juillet 2009
La sous-commission Défense du Parlement européen est constituée

Europe - 31/07/2009 - 3B Conseils - La sous-commission défense du Parlement européen a tenu sa première réunion constitutive le 21 juillet dernier, la liste de ses membres étant disponible ici. Cette première réunion a vu l'élection, à la présidence de cette sous-commission, du français Arnaud Danjean.
Cet homme de 38 ans est un fin connaisseurs de bon nombre de sujets, sur le terrain comme au niveau diplomatique, ce qui lui sera fort utile. Diplômé de sciences politiques (en communication), il intègre à 24ans la DGSE (Direction Générale des Services Extérieurs) où il devient rapidement un spécialiste des Balkans. Il fut par la suite chef de poste à Sarajevo en pleine négociation des accords de Dayton puis chargé à l'ambassade de France de Bosnie-Herzégovine de pister les récents criminels de guerre (jusqu'à 1998). A Paris, il travaille ensuite à la cellule Balkans du ministère de la Défense. Il participe aux discussions de Rambouillet sur l'avenir du Kosovo et devient conseiller auprès de Bernard Kouchner au Kosovo (à partir de juin 1999). Il revient à Paris comme conseiller Europe et Russie du directeur de la DGSE (2000-2002), puis à Genève, à la représentation permanente de la France auprès des Nations-Unies (2002-2004) où il s'occupe des relations avec les organisations humanitaires et internationales (CICR...). Il revient, au Kosovo, détaché auprès de l'Union européenne, comme conseiller de Fernando Gentilini, le représentant personnel de Javier Solana (Haut représentant de l'Union Européenne pour la politique étrangère) dans la région. Revenu à Paris en 2005, Danjean passe au cabinet de Michel Barnier puis de Philippe Douste-Blazy comme chargé des Balkans et de l'Afghanistan. Il participe aux travaux du groupe de contact Kosovo jusqu'en 2007, jusqu'à l'indépendance. Avant d'entrer en politique se mesurer dans son terroir, la Saône-et-Loire à un ténor de la gauche, Arnaud Montebourg. Election qu'il perd à 400 voix près. En mai 2009, il est élu au Parlement européen, porté par la vague "bleue" qui a envoyé à Strasbourg, une trentaine de députés UMP.
La première décision de ses membres: aller sur le terrain. C'est pourquoi, dans le but de mettre cette mesure en pratique, une délégation ira à la fin octobre visiter la mission anti-piraterie "Atalanta". De plus, une autre délégation se rendra au Kosovo pour voir comment se déroule la mission "État de droit" Eulex.
Article: RL / 3B Conseils
Source: bruxelles2 Europe de la Défense / 3B Conseils
Photo: JLogan
Publié par
Brigitte Bornemann - directrice des publications
0
commentaires
jeudi 30 juillet 2009
La pollution sonore menace les mammifères marins

France - 30/07/2009 - 3B Conseils - La mer, monde du silence ? Poétique, mais faux. L'environnement marin est empli de bruits naturels provenant des vagues, du vent et de la pluie, ainsi que des sons émis par les organismes vivants. Auxquels s'ajoutent, et de manière croissante, les sons d'origine humaine. Une véritable pollution sonore dont les conséquences peuvent être dramatiques pour les mammifères marins, et contre laquelle se mobilise un nombre croissant de scientifiques et d'environnementalistes.
Le 24 septembre 2002, entre les Canaries et le détroit de Gibraltar, des bateaux de l'OTAN procèdent à un exercice. Le même jour, 14 baleines à bec s'échouent sur les plages avoisinantes. L'autopsie révèle des lésions au niveau des oreilles internes. Cet échouage massif n'est pas le premier, mais cette fois, le doute n'est plus permis : des sons de forte puissance peuvent provoquer la mort de grands cétacés, déjà fortement menacés par la chasse et la pêche.
Principaux accusés : les sonars militaires à basse fréquence employés pour détecter les sous-marins, et les canons à air de forte puissance utilisés pour la prospection pétrolière offshore. "Depuis les années 1990, plusieurs échouages, majoritairement de baleines à bec, ont été corrélés avec des exercices navals mettant en œuvre des sonars actifs de forte puissance, et parfois également avec des tirs sismiques", confirme Xavier Lurton, coauteur d'un rapport sur l'analyse des risques de la pollution sonore pour les mammifères marins.
Responsable à l'Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer (Ifremer) du service acoustique sismique de Brest, ce spécialiste rappelle que la marine américaine comme l'industrie pétrolière offshore ont consenti des investissements importants, ces dernières années, "pour financer auprès de la communauté académique des études visant à limiter ces risques". Et que plusieurs pays (Australie, Nouvelle-Zélande, Brésil, Royaume-Uni) ont mis en place des réglementations plus contraignantes en matière d'exploration pétrolière offshore.
Tout n'est pas résolu pour autant, loin s'en faut. Car les flottes de commerce croissent au rythme de la mondialisation, et emplissent les mers d'un constant grondement. Selon le rapport de l'Ifremer, l'intensité sonore y aurait ainsi augmenté en moyenne, depuis un demi-siècle, "de 10 décibels dans la gamme des centaines de Hz". Un "smog acoustique" d'autant plus gênant que les mammifères marins ont recours à l'écholocalisation pour communiquer, se repérer ou rechercher leur nourriture. La cacophonie ambiante leur fait perdre le sens de l'orientation, les oblige à abandonner certains habitats, multiplie les dangers de collision avec les navires. Venant s'ajouter au bilan de la chasse baleinière légale (1 500 animaux par an) et aux captures accidentelles de dauphins et de cétacés par les filets de pêche (plusieurs dizaines de milliers par an), ces perturbations menacent un peu plus la survie des espèces les plus menacées.
"Pour mieux comprendre la manière dont cette pollution sonore affecte ces animaux, il faut d'abord établir la source de ces bruits, et la manière dont ils se propagent", précise Michel André, directeur du laboratoire d'applications bioacoustiques à l'université polytechnique de Catalogne (Espagne). Son équipe travaille à définir le seuil maximal de bruit tolérable par les cétacés, et à établir une cartographie de la pollution sonore sur les côtes espagnoles. Michel André espère élargir ce dernier projet au niveau mondial grâce à la campagne Changing Oceans, lancée le 10 juillet, à Marseille, par la fondation suisse Antinea : une expédition menée à bord d'un ancien navire de guerre visant à recueillir des données sur une centaine d'aires marines protégées mais qui cherche encore l'essentiel de son financement.
En attendant, que faire ? En décembre 2008, à la neuvième conférence des parties de la Convention sur les espèces migratoires (CMS), la Communauté européenne a présenté un projet de résolution invitant instamment la communauté internationale à examiner des mesures visant à réduire le bruit sous-marin. Création de "zones de protection" dans les mers et les bassins fermés, meilleur contrôle des niveaux sonores, constitution de bases de données indiquant la provenance des sons produits par l'homme : tout ou presque reste à mettre en oeuvre.
Et il y a urgence à agir. Selon le dernier rapport du Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (GIEC), publié fin 2007, l'augmentation des niveaux de dioxyde de carbone dans l'atmosphère va entraîner une acidification des mers et des océans. Or, cette acidification pourrait contribuer à rendre l'environnement marin plus bruyant, en diminuant la capacité d'absorption des sons à basse fréquence. Si rien ne vient enrayer cette évolution, les baleines, demain, pourront-elles encore s'entendre chanter ?
Article: RL - 3B Conseils
Source: Catherine Vincent / Le Monde / 3B Conseils
Photo: Adam Lau
Publié par
Brigitte Bornemann - directrice des publications
0
commentaires
mercredi 29 juillet 2009
La poudrière de l'Arctique

Edmonton (Canada) - 29/7/9 - 3B Conseils - Alors que le Danemark vient de s'ajouter au groupe des nations ayant fait part de leurs intentions de renforcer leur présence militaire dans l'Arctique, des experts craignent que cette escalade augmente les risques de conflit dans la région.
En août 2007, une expédition danoise faisait route vers l’Arctique afin de cartographier les fonds marins au nord du Groenland, une mission scientifique qui a permis au Danemark de se mettre sur les rangs pour revendiquer sa part des richesses du Grand Nord. Embarqués sur le brise-glace suédois Oden, 45 chercheurs ont pendant cinq semaines passer au crible les fonds marins compris entre les latitudes 83° et 87° Nord, a-t-on appris auprès du ministère danois des Sciences, de la Technologie et du Développement. Leur travail visait à déterminer si la dorsale de Lomonossov, une chaîne de montagnes sous-marines qui s’étend du Groenland à la Sibérie, est une extension du Groenland, territoire danois autonome, ce qui pouvait permettre au Danemark de revendiquer une région potentiellement riche en hydrocarbures. "Pour le Danemark, les îles Féroé (autre territoire danois) et le Groenland, il y a cinq régions intéressantes (susceptibles de faire l’objet de revendications), dont le pôle Nord lui-même", écrit le ministère danois sur son site internet.
La Russie revendique déjà une grande partie de cette région depuis six ans, estimant que la structure de Lomonossov est une extension de la Sibérie. Le 2 août, une expédition russe avait de manière spectaculaire planté un drapeau russe en titane à plus de 400 mètres sous le pôle Nord, à l’aide de deux submersibles, au terme d’une expédition symbolique et critiquée qui a relancé les convoitises des pays voisins.
"La question est de savoir si ces gestes, qui reposent sur une espèce de méfiance et la crainte quant à ses propres possessions, peuvent s'accumuler de façon à mener à un Arctique conflictuel", a affirmé Franklyn Griffiths, auteur et professeur à la retraite de l'Université de Toronto. "C'est inquiétant", a-t-il ajouté.
La semaine dernière, le Danemark a rendu public un exposé de position laissant prévoir d'importantes améliorations aux capacités nordiques du pays.
Dans le document, Copenhague avance qu'il devrait mettre sur pied une force militaire combinant des actifs de l'armée de terre, de la marine et de l'aviation, avec des hélicoptères en mesure de transporter des troupes à tout endroit. Des avions de combat danois pourraient effectuer des patrouilles dans l'espace aérien groenlandais.
Les systèmes de surveillance devraient être modernisés et les navires de surveillance, remplacés. Une nouvelle structure de commandement devrait en outre être mise en place dans la région.
"Le réchauffement de la planète devrait faire fondre (la glace marine) et cela donnerait lieu à une activité accrue dans la région de l'Arctique", a indiqué le brigadier-général Joergen Jacobsen, attaché militaire du Danemark au Canada.
Le Danemark n'est pas le seul pays intéressé par l'Arctique. La Russie a annoncé avoir l'intention de créer une unité de forces spéciales pour l'Arctique. Elle s'est également lancée dans un ambitieux programme de brise-glaces, a promis de moderniser sa flotte nordique et a envoyé des bombardiers à grand rayon d'action jusqu'aux limites aériennes de plusieurs des pays de l'Arctique.
L'an dernier, la Norvège a choisi d'acheter 48 avions de chasse Lockheed F-35 en partie parce qu'ils sont adaptés aux missions dans l'Arctique.
Le ministre canadien des Affaires étrangères, Lawrence Cannon, a minimisé les risques de conflit dans la région. "Je ne crois pas que nous devrions parler d'affrontement, a-t-il déclaré. En fait, ce n'est pas ce que nous voulons faire, pas plus que ne le veulent les autres partenaires et membres du Conseil de l'Arctique."
La stratégie du Canada dans l'Arctique a été présentée par trois ministres fédéraux dans un document intitulé Stratégie pour le Nord du Canada. Il regroupe une longue liste d'initiatives déjà annoncées au cours des dernières années par le gouvernement. Ces initiatives concernent entre autres l'exploration gazière ou pétrolifère, le respect de l'environnement, l'appui aux communautés inuites et autochtones du Grand Nord, la présence militaire, ou encore les recherches scientifiques pour définir les frontières disputées du Canada.
Par exemple, le document souligne l'annonce faite il y a deux ans du port en eaux profondes à Nanisivik, dans le nord de la terre de Baffin. Il parle également de la construction d'un nouveau brise-glace, annoncée l'an dernier. Des initiatives plus récentes sont également reprises, comme les 200 millions de dollars sur deux ans, qui serviront à améliorer l'accès aux logements sociaux. Cette mesure fait partie du budget fédéral 2009-2010.
Même si le document ne présente pas d'approche ou d'initiatives nouvelles, le ministre des Affaires étrangères, Lawrence Cannon, soutient qu'il sera un outil essentiel pour le gouvernement fédéral, afin notamment de répondre aux revendications de pays comme le Danemark, les États-Unis, la Norvège et la Russie, qui ont aussi des visées sur la région. « À chaque occasion que nous avons pour aller parler de l'Arctique, des choses que nous faisons en Arctique, nous le faisons maintenant à travers ce document, qui est, essentiellement, notre politique », dit-il.
Le Canada et les États-Unis tiendront d'ailleurs, dans quelques jours, une conférence de presse pour annoncer la tenue d'une expédition conjointe. Son objectif sera de mieux définir l'étendue du plateau continental de chaque pays et, par le fait même, leurs droits sur les ressources qui gisent dans les fonds de l'Arctique.
Le ministre des Affaires indiennes et du Nord canadien, Chuck Strahl, et le ministre d'État aux Sciences et à la Technologie, Gary Goodyear, étaient également présents lors de la présentation de ce document.
Article : FRi 3B Conseils
Source : The Canadian Press / AFP / Centre d'Etudes des politiques étrangères et de sécurité (CEPES) / Radio Canada / GG - SLG - 3B Conseils
Photo : cyberpress.ca
Publié par
Brigitte Bornemann - directrice des publications
1 commentaires
mardi 28 juillet 2009
L'Inde inaugure son premier sous-marin nucléaire "made in India"

Inde - 28/7/2009 - 3B Conseils - S’il est indéniable que la propulsion nucléaire apporte un gain majeur en matière de vitesse et d’endurance pour les sous-marins, elle nécessite toutefois des bases technologiques, techniques et industrielles importantes. De plus, les coûts d’acquisition et de fonctionnement de la propulsion nucléaire sont nettement supérieurs à une propulsion classique. Enfin, il est à noter que de nouvelles propulsions classiques, du type « anaérobie », permettent de réduire le différentiel entre les propulsions classiques et nucléaires, tout en étant nettement moins onéreuse. 3B Conseils a récemment annoncé que le débat sur la propulsion nucléaire des sous-marins australien était rélancé. L'Inde a inauguré son premier sous-marin nucléaire, une avancée qualifiée "d'historique" par le Premier ministre Manmohan Singh. La cérémonie s'est déroulée dans la localité méridionale de Visakhapatnam, dans l'Etat d'Andra Pradesh. Propulsé par un réacteur de 85 mégawatts et pouvant atteindre 44 km/h sous l'eau, l'"Arihant" (destructeur d'ennemis) fait entrer le géant d'Asie du Sud dans le club fermé des pays ayant construit leurs propres sous-marins nucléaires (Chine, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Russie).
"Nous n'avons aucune visée agressive et nous ne cherchons à menacer personne", a déclaré M. Singh cité par l'agence Press Trust of India (PTI).
"C'est un moment historique dans le cadre de notre Défense nationale", a-t-il dit. Le submersible de 6.000 tonnes et de 112 mètres de long doit subir deux ans d'essais dans le golfe du Bengale avant d'être admis au service actif, selon PTI. L'Inde louait jusqu'ici des sous-marins nucléaires russes et avait bouclé, en 2005, l'achat de six submersibles franco-espagnols Scorpene pour 2,4 milliards d'euros au total.
L'arrivée de l'Inde dans ce petit club risque de déplaire au Pakistan voisin. Les deux pays se sont déchirés dans trois guerres depuis l'indépendance de la couronne britannique en 1947, dont deux fois pour le contrôle du Cachemire. Mais l'Inde voit désormais plus loin que cette vieille rivalité et veut s'affirmer comme une puissance sur la scène asiatique et internationale, estime Uday Bhaskar, ancien haut responsable de la marine et directeur de la Fondation maritime nationale. Les Etats-Unis en particulier souhaitent que l'Inde contrebalance le poids de la Chine.
L'Inde complète ainsi son arsenal nucléaire, qu'elle pourra désormais utiliser depuis les airs, le sol et la mer, a commenté Rahul Bedi, expert de la défense travaillant pour la revue spécialisée "Jane's Defense Weekly". Il estime qu'il faudra deux ou trois ans à l'Inde pour mettre au point ses propres missiles de croisière et balistiques destinés à être tirés par le sous-marin.
"L'Inde ne peut pas les acheter sur le marché international car ce sont des armes interdites", a-t-il souligné, interrogé par l'Associated Press. Il a ajouté que le sous-marin de fabrication indienne était construit sur le modèle de ceux de la classe Charlie qu'elle a loués à l'Union soviétique entre 1988 et 1991. L'Inde loue un autre sous-marin nucléaire à la Russie pour dix ans; le bâtiment devrait être livré au début de l'année prochaine.
Article : FRi 3B Conseils
Source : nouvelobs.com / dcnsgroup.com / France 24 / Corlobe / 3B Conseils
Photo : France 24 - le Premier ministre indien Manmohan Singh.
Publié par
Brigitte Bornemann - directrice des publications
0
commentaires
lundi 27 juillet 2009
Traité START : Vers un nouveau volet des négociations en août-septembre 2009

Moscou (Russie) - 27/7/2009 - 3B Conseils - Les États-Unis et la Russie ont achevé à Genève une quatrième série de discussions sur le futur traité de désarmement nucléaire.
Ils se sont mis d'accord pour poursuivre les négociations dans un mois.
Les négociateurs américains et russes se sont rencontrés à Genève pour discuter du traité qui doit prendre le relais de l'actuel traité START, qui expire le 5 décembre, a indiqué dans un communiqué le ministère russe des Affaires étrangères. Les deux côtés se sont mis d'accord pour tenir la prochaine série de négociations à la fin août ou début septembre à Genève.
Le communiqué n'a pas fourni de précisions sur le contenu des discussions. Il indique seulement que les négociateurs ont travaillé à partir de l'accord préalable conclu début juillet à Moscou par les présidents américain Barack Obama et russe Dmitri Medvedev sur une réduction des arsenaux stratégiques des deux pays. En effet, réunis le 6 juillet dernier à Moscou, les présidents russe et américain, Dmitri Medvedev et Barack Obama, ont signé un accord-cadre intitulé "Compréhension commune des réductions et limitations ultérieures des armements stratégiques offensifs". Les deux pays ont convenu de réduire de moitié le nombre des charges nucléaires et de leurs vecteurs, les ramenant à 1500-1675 unités pour les premières et à 500-1100 pour les seconds. L'accord-cadre stipule que l'un nouveau Traité START juridiquement contraignant sera conclu prochainement.
Le futur Traité START sera conclu pour dix ans si avant l'expiration de ce délai il n'est pas remplacé par un autre Traité START, stipule le document-cadre concerté lors des négociations à Moscou entre les présidents russe et américain, Dmitri Medvedev et Barack Obama. Il ne sera pas appliqué à la pratique actuelle de la coopération en matière d'armements stratégiques offensifs entre l'une des parties et un Etat tiers, lit-on dans ce document.
Malgré ce pré-accord, les négociations russo-américaines sur le désarmement nucléaire risquent d'être encore semées d'embûches. En particulier en raison du contentieux autour du projet américain de bouclier antimissile en Europe.
Signé quelques mois avant l'effondrement de l'URSS en 1991, le 31 juillet 1991, il engageait chacune des parties à limiter à 6.000 unités le nombre d'ogives nucléaires et à 1.600 celui des vecteurs. Il prévoyait aussi des inspections réciproques des sites utilisés pour le stockage et la destruction des armes, des échanges d'informations et la destruction des armes périmées. La Russie et les États-Unis possèdent 90% de l'arsenal nucléaire mondial.
"Les parties ont convenu d'organiser un nouveau volet des négociations fin août ou début septembre 2009 à Genève", est-il indiqué dans un communiqué de presse du ministère consacré au quatrième volet des négociations organisé à Genève du 22 au 24 juillet.
Article : FRi 3B Conseils
Source : RIA Novosti / 20min.ch / 3B Conseils
Photo : RIA Novosti
Publié par
Brigitte Bornemann - directrice des publications
0
commentaires



