PARIS (France) – 8/08/2008 – 3B Conseils - Le Ministère de la défense a présenté le 10 juillet 2008 le bilan carbone de son principal site parisien « l'îlot Saint-Germain » dans le VIIe arrondissement de Paris 231 Saint Germain et de l’Hôtel de Brienne (site géographique qui comprend notamment le ministre et son cabinet, l’Etat Major des Armées, le Secrétariat Général à l’Administration ... et regroupe plus de 3400 personnes civiles et militaires).
Développé par l’ADEME, le bilan carbone est une méthodologie d’évaluation des émissions de gaz à effet de serre (GES) générées par l’activité d’un site.
Cette étude, confiée par le service d’infrastructure de la défense (SGA/SID) au cabinet ICE Burgéap (spécialisé dans le conseil et la stratégie énergétique) a été réalisée entre fin avril et mi-juin 2008. Elle a établi que les activités de ce site génèrent près de 14 000 t de CO2 par an. Sur ces 14 000 t, 40% des émissions sont issues des déplacements de personnes (missions à l’étranger en avion principalement), 27 % sont issues des matériaux entrants (achat matériel, alimentation, etc.) et 14% des consommations d'énergie interne (électricité, chauffage). La consommation totale (toutes énergies confondues : chauffage, refroidissement, etc.) d’énergie est de l’ordre de 275 kWh/m2 et par an. Le reste des émissions est lié aux amortissements des matériels informatiques et à l’élimination des déchets.
Sur la base de ce bilan carbone, le Ministère va engager une série d’actions concrètes pour réduire ses émissions de CO2 dans trois domaines :
- 1/ éco-responsabilité des occupants : sensibilisation régulière des occupants aux gestes verts : réduction de consommation papier, mise en veille automatique des ordinateurs, gestion de l'énergie, etc.
- 2/ optimisation des déplacements en avion à travers un recours accru aux visioconférences et au renforcement de l’interdiction de recourir à l’avion pour rejoindre une ville située à moins de 3 heures de train.
- 3/ mise en place d'une politique d'achats éco-responsable (papiers, bureautique, etc.)
Ce bilan carbone est le 3ème réalisé au sein d’un service de la défense après celui du 6e régiment du matériel de l'armée de terre de Besançon en 2005 et l'atelier industriel de l'aéronautique de Clermont-Ferrand en 2006.
Le bilan carbone de « l'îlot Saint-Germain » s’inscrit de manière plus générale dans le cadre du plan d’action environnement du ministère de la défense, signé le 21 décembre 2007, qui comporte 40 mesures dans le domaine de l’énergie, des déchets et de l’eau. Dans le cadre de ce plan, l'École polytechnique, le camp de l'armée de terre de Mailly, la base aérienne 123 d'Orléans-Bricy et le parc d'hydrocarbures du Lazaret, près de Toulon, font actuellement l’objet d’audits externes pilotés par le SID, et couvrant l'ensemble des aspects environnementaux (installations classées, déchets, eau, biodiversité, énergie, « bilan carbone »...).
Article : BBB / SLG 3B Conseils
Documents de référence : SGA / SID / DICOD / 3B Conseils
vendredi 8 août 2008
Bilan carbone : le Ministère de la défense réduit ses émissions de CO2
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jeudi 7 août 2008
Explosion d’une roquette abandonnée au Tchad

N'DJAMENA (Tchad) – 7/08/2008 – 3B Conseils - Sept personnes ont été tuées et une quinzaine blessées lundi 4 août au marché central de N'Djamena à la suite de l'explosion d'une roquette datant de l'attaque rebelle sur la capitale tchadienne en février dernier.
L'explosion s'est produite à la suite de sa manipulation a déclaré le ministre de l'Intérieur et de la Sécurité publique, M. Ahamat Mahamat Béchir. Il souligne que cette roquette "a été certainement abandonnée par les rebelles" tchadiens au cours de leur attaque les 2 et 3 février 2008 sur N'Djamena. Au cours de celle-ci, le grand marché avait été en partie détruit et incendié. Le Tchad est contaminé par les mines et les pièces d’artilleries non explosées. Les mines sont l’héritage du conflit dans les années 1980 avec la Libye voisine et plus récemment de la guerre civile. Une opération de déminage financée par la Lybie a débuté en juillet. Elle rentre dans le cadre d'un accord de coopération signé le 10 novembre 2007 entre l'Association libyenne de lutte contre les mines dépendant de la Fondation Kadhafi pour le développement (FKD) et le Haut commissariat tchadien de déminage.
Article : SLG 3B Conseils
Documents de référence : AFP / DICOD / 3B Conseils
Photo : Le grand marché de N'Djamena le 11 février 2008, après des heurts entre l'armée tchadienne et les rebelles.
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mercredi 6 août 2008
Fuites radioactives sur un sous-marin nucléaire américain

TOKYO (Japon) – 6/08/2008 – 3B Conseils - Le ministre des Affaires Etrangères japonais a été averti samedi 2 août qu’un sous-marin nucléaire américain − le USS Houston (SSN-713) − avait eu des fuites radioactives lors d’une mission dans le Pacifique entre le Japon et Hawaii*. Celui-ci avait fait une escale en mars dans les ports de Sasebo, d’Okinawa et à Guam entre fin mai et mi-juin.
Le sous-marin se trouvait en cale sèche pour un entretien, programmé fin juillet, lorsque la fuite a été découverte, a déclaré le Lt. Cmdr. David Benham, porte-parole des forces sous-marines du Pacifique à Pearl Harbor. Une des soupapes de fermeture appartenant au système de propulsion du sous-marin laissait fuir de l’eau à un rythme plus élevé que les spécifications. Les responsables cherchaient à savoir depuis quand la fuite existait, et ils avaient informé l’état d’Hawaii et les départements de la santé et de l’énergie après qu’elle ait été découverte. Une enquête de la marine américaine a déterminé que la radioactivité qui s'est échappée serait inférieure à la moitié d'un microcurie (l’ancienne unité de mesure de radioactivité, il a été remplacé par l'unité SI correspondante, le becquerel soit 18.500 becquerels dans notre cas) moins que ce qu'on peut trouver dans un sac d'engrais de 20 kilos. Par comparaison, la radioactivité naturelle de l’eau de mer est en moyenne de 12 Bq/kg, celle de l’être humain de 130 Bq/kg (un individu de 70 kg a une activité de l’ordre de 8000 Bq).
La nouvelle a fait sensation au Japon où la présence militaire américaine et de leurs sous-marins nucléaires sont sujets à controverse. Lundi le sous marin USS La Jolla a été accueilli à Sasebo dans la région de Nagasaki par des manifestants antinucléaires d’autant qu’un feu avait pris à bord de ce sous-marin lors d’une visite à Sasebo en juillet 2004. Cette polémique a lieu seulement quelques semaines avant l’arrivée du porte-avions à propulsion nucléaire, USS George Washington, à Yokosuka au sud de Tokyo.
*Le journaliste Robert D. Kaplan avait embarqué à bord de l’USS Houston en 2005 et relaté son expérience dans son livre Hog Pilots, Blue Water Grunts.
Article : SLG 3B Conseils
Documents de référence : DICOD / La Stampa / Navy Times / Herald Tribune
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mardi 5 août 2008
Quand l’ensemencement des nuages était une technologie militaire

PEKIN (Chine) – 05/08/2008 – 3B Conseils - Le «Bureau de la modification du temps» chinois promet de faire tomber la pluie sur Pékin avant la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques, le 8 août, pour que le soleil brille.
L’ensemencement des nuages est une technologie de manipulation météorologique née au début de la guerre froide pour inonder l’Union soviétique. Une arme «plus puissante que l’arme nucléaire», soutenait Irving Langmuir (1881-1957) prix Nobel de chimie 1932 et ami de Vannevar Bush (1890-1974), la tête pensante de la recherche militaire américaine et conseiller scientifique de Roosevelt. Le principe est simple : les nuages sont formés de minuscules gouttes d’eau qui restent en suspension dans les airs. Donc pour disperser le nuage, il suffirait de les faire grossir, en les aspergeant de neige carbonique, de poussière de iodure d’argent, de sel ou de ciment, utilisés dans des roquettes.
Avec la guerre du Vietnam, les militaires voulaient démontrer la puissance de leur arme. Ainsi, entre 1967 et 1972, des bombardiers larguèrent des tonnes d’iodure d’argent au-dessus de la piste Hô Chi Minh, par laquelle les Nord-Vietnamiens, communistes, ravitaillaient la guérilla au sud en contournant la ligne de démarcation par les pays voisins. L’opération, nommée « Popeye » fit polémique aux Etats-Unis et les subventions de recherche furent supprimées.
En 1974, l’URSS proposa une convention internationale prohibant toute manipulation du temps à des fins militaires. Le contrôle météorologique et la modification du temps pour des fins militaires sont interdits par une résolution des Nations unies du 10 décembre 1976 (entré en vigueur le 5 octobre 1978, ratifié le 13 décembre 1979 aux États-Unis par le président Jimmy Carter et par le Sénat le 17 janvier 1980).
Aujourd’hui cette technique est utilisée dans les régions arides (Maroc, Espagne, Israël, Burkina Faso...) pour arroser les cultures. L’efficacité de cette technologie n’a jamais été prouvée. Depuis les années 1950, seuls la Chine, la Russie et quelques pays africains s’obstinent, annonçant des taux de réussite extraordinaires mais jamais confirmés. Dernièrement, douze avions cargos russes ont jeté des sacs de ciment censés se désagréger en haute altitude afin de chasser l’humidité qui menaçait les cérémonies de la fête nationale à Moscou (12 juin).
Article : SLG 3B Conseils
Documents de référence : 3B Conseils / Libération
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lundi 4 août 2008
Les bases américaines se mettent au vert

FORT CARSON (Etats-Unis) – 4/08/2008 – 3B Conseils - Nous revenons sur le sujet que nous avons abordé le 30 juillet, sur la prise en compte de l’environnement par l’armée américaine. L’US Army a lancé un programme de développement durable dans toutes ses bases. Cela a commencé en 2001 à Fort Bragg en Caroline du Nord (29 183 personnes) avec la construction de chaque village et villes factices, destinés à l’entrainement, qui a nécessité 400 000 dollars (255 000 euro). Aujourd’hui, ils sont faits de cartons recyclés pour 25 000 dollars (15 000 euro). Fort Carson dans le Colorado (18 500 personnes) est la première base à contrôler ses émissions de gaz à effet de serres avec comme perspective de les réduire d’un tiers à l’horizon de 2015. Cette base a émis 200 000 tonnes de carbone en 2007 soit l’équivalent d’une ville de 25 000 habitants. A Fort Carson 2% de l’énergie est obtenue grâce aux 12 acres (48560m²) de panneaux solaires et près de la moitié des véhicules administratifs roulent avec du carburant alternatif. Les officiels encouragent même à conduire moins en promouvant le covoiturage ou le travail à domicile pour certaines catégories de personnel. Si l’expérience de Fort Carson se révèle concluante elle pourrait s’étendre à d’autres bases, en commençant par Fort Benning en Géorgie. A terme, le système de traçabilité, produit par la société Enviance (Californie) et utilisé à Fort Carson, pourrait être utilisé dans toutes les bases militaires.
Article: SLG 3B Conseils
Documents de référence: Chicago Tribune / REUTERS
Photo: Bill Ritter Jr., Gouverneur du Colorado et Gen. Mark A. Graham, commandant général de la Division Ouest de la Première Armée et de Fort Carson, le 14 janvier 2008.
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vendredi 1 août 2008
Puissant Satellite Solaire : Energie verte ou Arme de Destruction Massive Suprême ?

WASHINGTON D.C. (Etats-Unis) – 1/08/2008 – 3B Conseils - L'idée d'envoyer un satellite solaire dans l’espace est née dans les années 1960. L’objectif était de fournir de l'électricité aux stations terrestres. A plusieurs reprises le Département de l'Energie (DOE) et le Département de la Défense (DOD) des Etats-Unis ont tenté de mettre en œuvre ce système de satellite en orbite à 22,000 pieds (environ 6,6km) au-dessus de la Terre, équipée de puissants panneaux solaires, qui transmettent directement l'énergie capturée du Soleil sur la terre sans éléments obstruant comme l’air, l’eau, les micro ondes ou des gaz existants sur la terre.
En 2007, le Pentagone en a encouragé la construction, mais pour les spécialistes de la NASA ce système ne pourrait pas être prêt avant 10 ans même s’ils commençaient à le développer maintenant!
Les implications environnementales de ce super-générateur d'énergie sont énormes : un seul de ces satellites pourrait fournir assez d'électricité pour faire fonctionner une ville comme New York. Mais le projet coûte cher. Dans les années 1970, la NASA a fait évaluer l'infrastructure à plus d’un trillion de dollars. Le dernier rapport suggère de partager les coûts d'un prototype avec d'autres pays. Bien sûr, de nos jours le coût serait bien inférieur.
Tout le monde est enthousiasmé à l'idée d'avoir de l'énergie provenant de l'espace. Mais quel est le rapport entre cette énergie verte et le Pentagone ?
Ce dernier utilise un radar afin de détecter le décollage et l’atterrissage d’un avion à plusieurs kilomètres de distance. Ce radar a un « magnétron » (un dispositif qui transforme l'énergie cinétique en énergie électromagnétique, sous forme de micro-ondes) qui peut émettre plusieurs mégawatts d’énergie. Les micro-ondes produites peuvent être dirigées vers une cible. Ainsi des systèmes à micro-ondes peuvent concentrer leur énergie vers un point (cible) particulier, comme une lentille au soleil. Que se passerait-il si nos satellites solaires, avec leur énorme puissance (de l’ordre de plusieurs Gigawatts), étaient dirigés vers une cible précise sur la terre au lieu de leur station terrestre ? Et si leur fréquence émettrice était modifiée ? Serait-ce le début d’une nouvelle guerre Froide (ou plutôt « chaude » dans notre cas!) ? Comme l’histoire l’a déjà montré, une énergie en principe civile (comme le nucléaire) pourrait être une nouvelle fois utilisée pour des activités militaires.
Article : Francis Rousseau / SLG 3B Conseils
Documents de référence : The Green Optimistic
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mercredi 30 juillet 2008
L’armée américaine décide de réduire ses pollutions atmosphériques

WASHINGTON D.C. (Etats-Unis) - 30/07/2008 – 3B Conseils – La décision de l’armée américaine intervient en pleine polémique. Au début du mois de juillet le juriste John Walke, responsable du Conseil de défense des ressources naturelles, une association environnementaliste américaine, avait dénoncé l’administration Bush, qui « n’était pas parvenue à réduire d'une seule once les émissions de suie, de mercure ou de gaz à effet de serre des centrales électriques ». Par ailleurs, l'Agence américaine de protection de l'environnement (EPA), a également annoncé vendredi 11 juillet, qu’elle renonçait à adopter toute réglementation contraignante pour abaisser le volume des émissions de gaz polluants.
Pour l’armée américaine, la réduction des émissions carbones n’est plus seulement une mesure en faveur de l’environnement, elle permettrait aussi de préserver la vie des soldats en Irak. La réduction de l’empreinte carbone de l’armée est devenue une priorité. L’institution militaire a décidé de réduire de 30% ses émissions de gaz carbonique d'ici 2015 en limitant sa consommation d'énergie (voir article du 3 décembre 2007 sur ce blog) et de carburants fossiles, dans ses bases et sur les terrains d’intervention, ainsi que l’indique Tad Davis, secrétaire assistant député pour l’environnement, la sécurité et la santé.
Comment cette décision peut-elle sauver des soldats ? La réflexion est simple. En Irak, au début de la guerre, la chaîne d’approvisionnement s’étendait jusqu’au Koweït mettant les convois (en grande partie de carburant) en danger car ils étaient une cible facile pour les engins explosifs. Il fallait donc réduire le volume de carburant nécessaire. « Si nous pouvons réduire la consommation de nos propres bases d’opération à l’étranger en utilisant de l’énergie renouvelable, par exemple en utilisant de l’énergie solaire ou éolienne à la place d’un générateur diesel, alors nous pouvons réduire le nombre de ces convois de ravitaillement qui ont besoin d’aller sur place et qui sont menacés par les engins explosifs improvisés » a déclaré Tad Davis.
Le site Actualité News Environment indique qu’une étude récente des bases américaines à Djibouti (une base accueillant plus d’un millier de Marines), au Koweït (1 base), en Irak (8 bases) et en Afghanistan (2 bases) a montré qu’au moins 85% de l’électricité était utilisée pour les systèmes de climatisation donnant du confort aux soldats et permettant de garder au froid les équipements de communication. D’après Tad Davis, la solution est de vaporiser directement un bouclier d’isolation sur les tentes pour réduire la perte d’énergie de 45%.
Quant à la limitation des émissions de gaz à effet de serre des véhicules, la réduction du poids des chars pour économiser du carburant rendrait les troupes trop vulnérables. Pourtant Tad Davis signale qu’il existe d’autres solutions : « il y a des technologies émergentes qui fournissent des armures plus légères donc je pense qu’à un certain niveau, on pourra voir apparaître des véhicules hybrides dans la flotte militaire »
Article : SLG 3B Conseils
Documents de référence : Le Monde / Reuter / 3B Conseils / Actualité News Environnement
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mardi 29 juillet 2008
Fermeture du GERBAM. Le site est transféré à la Marine

PLOUHINEC - GAVRES (France) - 29/07/2008 – 3B Conseils – Le GERBAM (Groupe d'études et de recherches en balistique, armes et munitions), l'ancien nom du Centre d'essai et de lancement de missiles (CELM), partagé entre les communes de Gâvres et de Plouhinec va fermer dans le cadre du nouveau déploiement militaire, les activités étant regroupées à Bourges et Biscarosse. Au 1er janvier 2010, le site dunaire sera transféré à la Marine, qui y entraînera les Fuscos (Fusiliers Commandos de l'Air).
Le Ministère de la défense conserve la haute main sur le site et la présence de l’orchidée bretonne, une variété rare, que nous vous avions présenté dans l’article du 11 avril 2008, est préservée en tant que nouveau site Natura 2000.
Les élus socialistes s'interrogent sur « la dépollution pyrotechnique du site et de la compatibilité des activités futures avec Natura 2000 ». En tout une vingtaine d'espèces et d'habitats à intérêt communautaire sont protégés. Les personnels du GERBAM vont plus loin. Ils assimilent la fermeture de leur établissement à « un cadeau de l'État à Lafarge ». Pour eux, la fin du GERBAM signifie la disparition du champ de tir en mer, zone où le cimentier a un projet d'extraction de sables marins.
A l’exception du site du GERBAM, le Morbihan a été épargnée par les restructurations. Ainsi, les écoles de Coëtquidan vont accueillir dès 2010 l'Ecole militaire supérieure de l'administration et de management de Montpellier. La base des fusiliers marins-commandos et son école à Lorient ne sont pas inquiétées, les Fuscos viennent même d'ajouter un cinquième commando de forces spéciales à leur effectif. La base aéronavale de Lann-Bihoué va accueillir, d'ici 2014, 400 militaires de plus. Ils viendront de la base de Nîmes Garons qui doit fermée. Lann-Bihoué comptera alors près de 2 000 personnels, civils et militaires.
Article : SLG 3B Conseils
Documents de référence : Ouest France / Mer et Marine
Photo : site du GERBAM
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lundi 28 juillet 2008
Les archives « incommunicables » des essais nucléaires dans le Pacifique.

TAHITI (Polynésie française) – 28/07/2008 – 3B Conseils – Le secrétaire d'Etat à l'Outre-mer, Yves Jégo, a effectué un déplacement officiel, en Polynésie française, du 19 au 23 juillet 2008. Il a annoncé lundi 21 juillet, avoir mis en relation l’association Moruroa e Tatou présidée par Roland Oldham, qui regroupe les anciens travailleurs des sites nucléaires français de Mururoa et Fangataufa, avec « trois experts indépendants autorisés à avoir accès aux archives relatives aux essais nucléaires ». Ces experts sont le professeur Guillaumont, physicien, professeur d'université, le professeur Aurengo, spécialiste de médecine nucléaire, et le docteur Masse, ancien responsable de l'Office de protection des rayons ionisants. Ils devraient permettre à l’association d’obtenir « toute information susceptible d’apporter des éléments sur les conséquences des essais nucléaires sur l’environnement et la santé de la population », a souligné Monsieur Yves Jégo dans un communiqué. « Jusqu’ici, l’insistance du ministère français de la Défense à garder classifiées la plupart des archives concernant les essais nucléaires […] était le principal problème auquel se heurtaient les négociations entre le gouvernement français et l’association », rappelle le magazine Pacific Magazine.
Le 24 juin, les 57 élus de l’Assemblée de Polynésie avaient voté à l’unanimité une demande au Président de la République pour l’ouverture des archives des essais nucléaires que le Parlement national vient de classer dans les archives « incommunicables ». Ces élus déclaraient : « Les Polynésiens d’aujourd’hui et des générations futures ont droit à la transparence et à la vérité totale sur cette période des essais nucléaires qui a duré plus de 30 ans au nom de l’intérêt national et qui a profondément bouleversé la Polynésie française ».
L'association Moruroa e Tatou interpellait, dans un communiqué Yves Jego sur le refus d’ouvrir les archives des essais nucléaires. Pour elle, ceci constitue une violation des droits fondamentaux des victimes au regard de l’article 6 de la Convention européenne des droits de l’homme sur le droit à un procès équitable. L'association avait réagit, par ailleurs, à l'incident survenu dans la centrale nucléaire du Tricastin (voir notre article ICI) lorsque le CEA avait annoncé dépenser 8 milliards d'euros (954 milliards Fcfp) jusqu'en 2035 pour nettoyer les restes de plutonium de l'ancienne usine militaire de Marcoule. Le premier essai nucléaire a lieu le 2 juillet 1966, à Moruroa (archipel des Tuamotu), suivi par 45 autres essais atmosphériques et par 147 tirs souterrains dans le "ventre" des atolls de Moruroa et de Fangataufa. Ces essais prennent fin le 27 janvier 1996 à Fangataufa.
La catégorie d'archives « incommunicables » a été créée par le vote du projet de loi sur les archives, en première lecture, mardi 29 avril 2008, à l'Assemblée nationale. La réforme, qui adapte la loi du 3 janvier 1979, pose le principe de la « libre communicabilité des archives publiques » : le délai de trente ans actuellement en vigueur est supprimé pour les documents qui ne mettent pas en cause «les secrets protégés par la loi ». Pour les autres documents, les délais d'accès ont été raccourcis : les documents relatifs aux délibérations du gouvernement seront communicables au terme de 25 ans (30 ans actuellement) ; ceux concernant les secrets de la défense nationale, la conduite de la politique extérieure....relèveront d'un délai de 50 ans (contre 60 ans jusqu’à présent), etc. Dans le cadre de la catégorie des archives « incommunicables », les documents relatifs aux armes de destruction massive ne pourront jamais être divulgués.
Pour en savoir plus : Yannick Barthe, chercheur au centre de sociologie de d'innovation à l'Ecoles des mines de Paris et qui effectue depuis 2 ans des recherches sur cette question (ICI)
Article : SLG 3B Conseils
Documents de référence : DICOD / Tahiti Press / Pacific Magazine / Le Monde; Photo : Le secrétaire d'Etat à l'Outre-mer Yves Jégo et le Président Oscar Manutahi Temaru.
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vendredi 25 juillet 2008
L'amiral De Saint Salvy préfet de l'Atlantique

BREST (France) – 25/07/2008 – 3B Conseils - L'amiral Anne-François de Bourdoncle de Saint-Salvy prendra le 4 août le poste de commandant de la zone maritime atlantique (Ceclant, en terminologie OTAN). Il a été nommé, le 4 juin 2008, en conseil des ministres, commandant de la zone et de la région maritime de l'Atlantique, et préfet maritime de l'Atlantique. L'amiral de Saint-Salvy est actuellement directeur adjoint de la Délégation aux affaires stratégiques (DAS) du ministère de la Défense. Âgé de 53 ans, il a servi sur un sous-marin stratégique et sur des bâtiments de combat spécialisés dans la lutte sous la mer. C'est aussi l'homme qui a commandé le Foch d'août 1997 à août 1999, lors de l'opération Trident, au large du Kosovo, au cours de laquelle plus de 500 missions de combat ont été assurées par le groupe aérien du Foch. L'amiral de Saint Salvy, qui a été en poste plusieurs fois à l'État-major de la Marine, était conseiller marine au cabinet militaire du Premier ministre, de 2001 à 2003.
Il succédera au vice-amiral Xavier Rolin à ce poste depuis le 1er septembre 2006.
Pour en savoir plus sur les activités de la préfecture maritime : voir ou revoir les vidéos des entretiens Science et Ethique 2007 : Les énergies de la mer sur canalc2.tv et télécharger l’intervention de l’Amiral Rolin sur le site des entretiens Science et Ethique ICI
Article : SLG 3B Conseils
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