Viennent de paraître les Actes de la Conférence Internationales de Bordeaux qui a eu lieu les 27, 28 et 29 octobre 2008. Le thème de cette Conférence était « Agir ensemble pour éduquer au développement durable. »
Les problèmes soulevés par l’impact des activités humaines sur notre environnement, et leurs conséquences sur l’avenir de nos sociétés, ne peuvent trouver de réponses satisfaisantes et durables que dans un changement radical de nos comportements. Ce changement appelle des démarches nouvelles d’éducation, de formation et d’information de l’ensemble des citoyens : d’abord construite par l’école dont la fonction demeure irremplaçable, l’éducation doit être développée tout au long de la vie et adaptée aux nouveaux enjeux de notre Société afin d’atteindre le but recherché : faire du développement durable le fondement même de nos actions.
La conférence avait quatre objectifs principaux :
- Mettre en évidence la contribution essentielle de l’EDD à l’éducation dans son ensemble.
- Promouvoir les échanges internationaux de l’EDD.
- Dresser un premier bilan de la Décennie depuis son lancement en 2005.
- Elaborer des stratégies pour la suite de la Décennie jusqu’en 2014.
Ce rendez-vous a réuni plus de 1000 personnes sous la Présidence du Professeur Michel Ricard. Les principaux intervenants étant :
- Alain Juppé, ancien Premier Ministre, maire de Bordeaux.
- Alain Rousset, député, président de la région Aquitaine, président de l’Association des Régions de France.
- Mark Richmond, directeur de la division de l’UNESCO pour la coordination des priorités des Nations Unies en matière d’éducation.
- Elisabeth Bittner, direction générale de l’Education, Commission Européenne.
- Tsunashige Shirotori, Premier secrétaire de la délégation permanente du Japon à l’UNESCO.
- Jean-Michel Valantin, haut fonctionnaire au Développement durable, ministère de l’Education nationale.
- Fatimata Dia Touré, directrice de l’Institut de l’énergie et de l’environnement de la Francophonie (IEPF, Organisation internationale de la Francophonie (OIF)).
- Patrick Viveret, philosophe et politologue.
- Michèle Pappalardo, commissaire générale au développement durable, ministère de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de l’Aménagement du Territoire.
Michel Ricard est également membre du Comité de programme du colloque Défense et Environnement qui se déroulera le 2 juillet prochain. il y présentera une synthèse de la Conférence Internationales de Bordeaux.
Vous pouvez télécharger l’ensemble des Actes de la conférence ici.
mardi 23 juin 2009
Agir ensemble pour éduquer au développement durable.
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lundi 22 juin 2009
Cinquième conférence européenne sur les débris spatiaux

Darmstadt (Allemagne) - 23/6/2009 - 3B Conseils - L'Agence spatiale européenne a accueilli du 30 mars au 2 avril dans son Centre d'opérations spatiales (ESOC) de Darmstadt (Allemagne) la 5ème Conférence européenne sur les débris spatiaux, qui est la plus importante manifestation mondiale consacrée à cette question. Organisée conjointement par les agences spatiales britannique (BNSC), française (CNES), allemande (DLR) et italienne (ASI), le Comité de la Recherche spatiale (COSPAR) et l'Académie internationale d'astronautique (IAA), cette conférence a rassemblé des experts venus du monde entier.
La question des débris spatiaux suscite depuis quelque temps un intérêt croissant lié à la fois à une meilleure prise de conscience de la nécessité de protéger durablement l'orbite terrestre basse (LEO) et l'orbite géosynchrone (GEO) en raison de leur utilité commerciale, et à la menace directe que ces débris représentent pour les missions actuelles et futures. L'exploitation de l'espace à des fins scientifiques et commerciales s'est étendue à un large éventail d'activités, des télécommunications à la recherche en passant par la météorologie, la navigation et l'observation de la Terre, entraînant l'accumulation en orbite d'un grand nombre (Un nombre est un concept caractérisant une unité, une collection d'unités ou une fraction d'unité.) de débris qui constituent un grave danger pour les missions spatiales en cours et à venir.
Les intervenants à cette conférence ont présenté les résultats et défini les nouvelles orientations de la recherche sur les débris spatiaux. Ils ont fait le point sur la modélisation de la population de débris, les mesures limitatives et correctives, l'évaluation et le contrôle des risques et les mesures de protection. Les aspects politiques, réglementaires et juridiques de cette question ont également été abordés.
Ces échanges de vues contribuent aussi aux réflexions en cours dans un certain nombre d'organisations, notamment le Comité de coordination inter-agences sur les débris spatiaux (IADC) et le Sous-comité scientifique et technique du Comité des utilisations pacifiques de l'espace extra-atmosphérique des Nations unies (UNCOPUOS).
English Summary :
During the 5th European Conference on Space Debris, 30 March to 2 April 2009, held at the European Space Agency, Darmstadt, Germany, experts from a wide spectrum of disciplines communicated their research results through 100 oral presentations and more than 40 poster presentations.
The conference was attended by some 330 participants from 21 countries, making this the largest dedicated space debris conference in the world.
Key areas were measurements and debris environment characterisation, environment modelling and forecasting (including orbit prediction aspects), risk analysis for the in-orbit and re-entry mission phases, protection and shielding, debris mitigation and remediation, and debris policies and guidelines.
Article : FRi 3B Conseils
Source : ESA / Techno-Science.net / SLG - 3B Conseils
Photo : ESA
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J-10

C’est le jeudi 2 juillet qu’aura lieu la 3e conférence « Défense et Environnement : une nouvelle manière de penser » au Palais Bourbon. Le thème de ce rendez-vous sera : « Bilan et perspectives : place du droit de l’environnement dans la réflexion stratégique européenne de défense ? ».
La journée se décline en 3 tables-rondes dont les thématiques sont :
Table ronde n°1 : « Environnement et Défense : Etats des lieux
Panorama sur les accords environnementaux internationaux exerçant une influence sur la défense et les législations nationales. »
Table ronde n°2 : « Exemples et témoignages. Prévention et réparation des dommages environnementaux suite aux activités humaines (civiles et militaires), à des conflits et aux impacts des munitions et équipements encore présents sur les sites ou en prévision de conflits potentiels. Avec pour cadre le Liban, les Territoires Palestiniens et l’Arctique. »
Table ronde n°3 : « Environnement et industries de défense : aujourd'hui et demain. »
Pour en savoir plus voir le site de présentation de la conférence et 3B Conseils.
L’inscription est obligatoire et gratuite en cliquant sur le lien français ou anglais.
Nombre de places limitées.
Entrée : Palais Bourbon - 126 rue de l’Université - PARIS 7ème
Salle 6217 (Se munir d’une pièce d’identité)
3B Conseils
4 rue Suger 75006 PARIS
Tel : 01 40 51 83 87
http://www.3bconseils.com
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vendredi 19 juin 2009
Le Ministère de la défense et Canards Illimités Canada s’entendent en vue de protéger l’environnement

OTTAWA 4 juin 2009 – Le ministère de la Défense nationale (MND) et Canards Illimités Canada (CIC) ont signé aujourd’hui un protocole d’entente (PE) qui aboutira à la mise en œuvre de saines pratiques de gestions en vue de protéger l’habitat des oiseaux aquatiques sur les terres du MDN. « Le MDN s’engage mener ses opérations en veillant à préserver les ressources et à protéger l’environnement, a déclaré l’honorable Peter Gordon MacKay, ministre de la Défense nationale et ministre responsable de la porte d’entrée de l’Atlantique. L’annonce faite aujourd’hui illustre l’engagement du Ministère à gérer l’environnement de façon responsable. »
Le MDN possède ou loue un nombre important de terres partout au Canada, dont plusieurs englobent des marécages. Les habitats uniques, comme les marécages, doivent être gérés conformément au Plan nord-américain de gestion de la sauvagine, signé par le Canada, les États-Unis et le Mexique. Ce plan d’action international a été élaboré pour protéger les oiseaux migrateurs à l’échelle du continent. « Canards Illimités Canada entretient depuis longtemps une relation productive avec le ministère de la Défense nationale, a affirmé Jeffery Nelson, vice-président exécutif de CIC. Nous sommes ravis d’officialiser cette relation et d’aller de l’avant pour améliorer la viabilité de l’habitat sur les terres du MDN partout au Canada. »
Par sa riche expérience et son expertise solide en matière de protection des oiseaux aquatiques, CIC aidera le MDN à atteindre ses buts et objectifs relativement à l’entraînement militaire continu et à la gestion des ressources naturelles.
Ce PE servira de cadre national pour faciliter l’élaboration d’ententes locales entre CIC et les bases et escadres du Ministère.
Le MDN possède un nombre importants de propriété partout au pays en vue de soutenir les Forces canadiennes, notamment près de 21 000 édifices, 2,25 millions d’hectares de terres, 5 500 km de routes et 3 000 km de tuyaux d’égouts pluviaux.
Pour obtenir de plus amples renseignements sur Canards Illimités Canada, veuillez consulter leur site Web, au http://www.ducks.ca/fr/index.html.
Source: Ministère de la défense du Canada
Crédit image: Canard Illimités Canada
Article: RL / 3Bconseils
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jeudi 18 juin 2009
Sarthe : un projet de centrale photovoltaïque de 10 MW sur une ancienne friche militaire

Dans le cadre de l'appel d'offres lancé par le ministère en charge du développement durable portant sur des installations au sol de production d’électricité à partir d’énergie solaire, l'entreprise Energie Europe Service, spécialisée dans les énergies renouvelables, a pour projet d'installer une centrale au sol photovoltaïque, d’une puissance de 10 MW, sur une ancienne friche militaire située sur les communes de Vaas, Aubigné-Racan et Montabon, dans la Sarthe (72).
Sur les 200 hectares que compte l'ancienne friche militaire reconvertie en Parc d’Activités d’Intérêt Départemental par le Syndicat de Développement Économique du Sud Sarthe (SDESS), la centrale au sol photovoltaïque occuperait une surface de 37 hectares.
Le 15 juin 2009, une première promesse de bail emphytéotique de 30 ans pour la location de la parcelle a été signée entre Energie Europe Service et le SDESS. Cette promesse de bail reste toutefois conditionnée à la réponse favorable à la candidature de l’entreprise dans le cadre de l’appel d’offres lancé en avril dernier du ministère pour la construction d’ici 2011 d’au moins une centrale solaire au sol dans chaque région française. Rappelons que l'appel d’offres a pour objectif de multiplier par 5 le parc photovoltaïque français dont la puissance cumulée pourrait atteindre 300 MW. Les candidats peuvent envoyer leur projet jusqu'au 21 décembre.
L'ancienne friche militaire devrait accueillir de nouvelles entreprises dès 2011.
Source: R. BOUGHRIET / Actu-Environnement.com
Article: RL / 3B Conseils
Crédit image: crédit : www.regionreunion.com
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mardi 16 juin 2009
Le premier atlas géologique complet de l'Arctique

Ottawa (Canada) - 17/6/2009 - 3B Conseils - Le Canada a publié le premier atlas géologique complet de l'Arctique. Ce travail résulte de données recueillies pendant des années par une équipe internationale de chercheurs (Canada, Russie, États-Unis, Danemark, Norvège, Finlande, Suède). Elles indiquent la composition des sous-sols et l'emplacement des plaques tectoniques, des lignes de faille ou encore des volcans sous-marins, dont la localisation est souvent synonyme de gisement de minerais précieux. Cet atlas géologique détaille les emplacements des gisements gaziers, pétroliers et des minerais précieux de cette région hautement convoitée. Selon un géologiste qui a participé à son élaboration, il devrait faciliter l'exploration minière, ainsi que la la résolution des différends territoriaux qui opposent plusieurs pays riverains du Grand Nord.
La région de l’Arctique contiendrait environ 30 % des ressources de gaz non découvertes du monde et 13% des réserves de pétrole.
De son coté, l’Université de Durham a mis à jour sa carte de l’Arctique en précisant les territoires disputés. Ces publications doivent aider à la surveillance de l’environnement, l’exploration des ressources et la négociation de la souveraineté en Arctique.
Les militaires doivent étudier ces cartes pour leurs missions et pour la préparation des futures négociations.
La fonte accélérée de la calotte glaciaire, attribuée au réchauffement climatique, a avivé les convoitises des cinq pays riverains de l'Arctique (Etats-Unis, Russie, Canada, Norvège et Danemark) qui se sont lancés dans une course pour revendiquer la souveraineté des fonds sous-marins auprès de l'ONU.
La Convention des Nations unies sur le droit de la mer de 1982 permet à un pays ayant une façade maritime d'étendre ses droits pour l'exploitation des ressources naturelles de 200 à 350 milles s'il peut prouver que cette extension constitue "la prolongation naturelle du plateau continental".
Et alors que des glaciologues estiment que l'océan Arctique pourrait être libéré des glaces pendant toute la période estivale d'ici à 2030, l'exploitation de ses hydrocarbures apparaît comme un moyen de pallier l'assèchement prévu des réserves des pays pétroliers.
English Summary :
A recently completed map of Arctic geology across Greenland, Norway, Russia and other polar nations offers new hints about where Canada might find energy and mineral deposits across its vast north, says the geologist who co-led the mapping project.
This maps (The most comprehensive geological atlas of the Arctic) detailed information on continental plates, rock types, and highlights the potential reserves of oil, gas, and other mineral resources. It estimates that the area within the Arctic Circle might contain around 30% of the world‘s undiscovered gas resources and 13% of oil reserves. The research, published in Science magazine, is the result of data compiled over several years by an international team of northern countries researchers. Meanwhile, Durham University updated its map of the Arctic highlighting the disputed territories. These publications should aid in environmental surveillance, resource exploration, and negotiation of Arctic sovereignty disputes.
Military Implications:
Military personnel with Arctic responsibilities should review these maps to explore military applications and preparation for participation in future negociations.
La 3ème conférence « Défense & Environnement : une nouvelle manière de penser » qui se tiendra le jeudi 2 juillet 2009 au Palais Bourbon (salle 6217) consacrera une table ronde au monde Arctique : Inscriptions
Article : FRi 3B Conseils
Source : CBC (New map of Arctic could point to Canadian gas, minerals) / nature.com (Arctic's black gold mapped) / Durham University (Maritime jurisdiction and boundaries in the Arctic region) / Good Planet / SLG – 3B Conseils
Map : CBC
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dimanche 14 juin 2009
Cartographie des effets des changements climatiques sur les migrations humaines et le déplacement

15/6/2009 – 3B Conseils – Les organisations CARE International, le Center for International Earth Science Information Network (CIESIN), l'Agence des Nations unies pour les réfugiés (HCR), l'Institute for Environment and Human Security (UNU-EHS), et la Banque mondiale, ont établi un rapport sur les conséquences du changement climatique sur les migrations humaines et le déplacement.
Destiné aux décideurs politiques, « In Search of Shelter : Mapping the Effects of Climate Change on Human Migration and Displacement », détaille l'enquête multi-continent de l'évolution de l'environnement et des migrations et comporte des cartes originales qui cernent les domaines où les changements climatiques peuvent causer des déplacements et des recommandations politiques.
Ce rapport doit être mis en relation avec la décision de l'Assemblée générale de l'ONU qui a récemment approuvé par consensus une résolution reconnaissant pour la première fois que le réchauffement climatique constitue un enjeu de sécurité internationale.
Le texte, parrainé par 63 États membres, appelle les organes compétents de l'ONU à intensifier leurs efforts consacrés à l'examen et au traitement du problème des changements climatiques, "notamment les répercussions que ceux-ci pourraient avoir sur la sécurité". (Article 3B Conseils – 4/6/2009)
Le réchauffement climatique amène les armées à s’adapter à de nouvelles problématiques et à de nouvelles missions. Le 28 mai 2009, 3B Conseils détaillait les nouveaux enjeux des armées face à ce phénomène mondial.
Les impacts du changement climatique sont déjà la cause de migrations et de déplacements. Bien que le nombre exact de personnes qui seront déplacées à moitié de notre siècle, est incertaine, la portée et l'ampleur pourrait largement dépasser tout ce qui a eu lieu avant. Les personnes vivant dans les pays les moins avancés et les États insulaires seront touchés en premier et la pire des façons.
Les conséquences sur presque tous les aspects du développement et de la sécurité humaine peuvent être dévastatrices. Cela peut également avoir d'importantes implications pour la stabilité politique. La plupart des personnes déplacées cherchent refuge dans leur propre pays, mais certains tentent de franchir les frontières à la recherche de meilleures chances.
Certains déplacements de population et migration pourraient être évités grâce à la mise en œuvre de mesures d'adaptation. Toutefois, les pays les plus pauvres sont insuffisamment équipés pour faire face à une adaptation de grande ampleur.
En conséquence, les sociétés touchées par les changements climatiques peuvent se trouver enfermées dans une spirale de la dégradation de leur environnement, avec un effondrement des conditions sociales alors que les tensions et la violence augmentent.
Dans ce trop plausible pire des scénarios, des populations entières seraient contraintes de migrer pour des raisons de survie immédiate. Les questions de migration et de déplacement liés au climat peuvent être traitées que si elles sont considérées comme des processus globaux plutôt que des crises locales.
Le principe de la responsabilité commune mais différenciée, tant en termes de réduction des déplacements et le soutien aux migrations inévitables doit, par conséquent, sous-tendre la politique et les résultats des négociations. La charge d'aider et de protéger les populations déplacées ne peuvent pas retomber sur les épaules des seuls Etats les plus touchés.
English Summary :
Climate change is already contributing to migration and displacement. All major estimates project that the trend will rise to tens of millions of migrants in coming years. Within the next few decades, the consequences of climate change for human security efforts could be devastating. These are amongst the key findings of a new report entitled, "In Search of Shelter: Mapping the effects of Climate Change on Human Migration and Displacement". The report was authored by the United Nations University Institute for Environment and Human Security (UNU-EHS), CARE International and Columbia University's Center for International Earth Science Information Network (CIESIN). The exact number of people that will be on the move by mid-century is uncertain. The International Organisation for Migration (IOM) estimates that there may be 200 million environmentally-induced migrants by 2050. "While human migration and displacement is usually the result of multiple factors, the influence of climate change in people's decision to give up their livelihoods and leave their homes is growing" says Dr. Charles Ehrhart, CARE International's Climate Change Coordinator and one of the report's authors.
The report was written by the United Nations University Institute for Environment and Human Security (UNU-EHS), CARE International, and Columbia University's Center for International Earth Science Information Network (CIESIN). It was funded by the UN Refugee Agency (UNHCR) and the World Bank.
Article : FRi 3B Conseils
Documents de référence : CARE / Médiaterre / 3B Conseils
Maps provided courtesy of CARE International and CIESIN at the Earth Institute of Columbia University
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vendredi 12 juin 2009
Un monde sans bombe atomique ?

Moscou (Russie) - 12/6/2009 - 3B Conseils - Dans la perspective du traité de non prolifération nucléaire dont la discussion aura lieu à New-York au mois de mai 2010, 3B Conseils faisait état le 26 mai 2009 sur ce blog, de la volonté, de l'engagement constant et sans équivoque d'œuvrer en faveur du désarmement nucléaire, obligation commune à tous les États parties du TNP.
Le premier ministre russe, Vladimir Poutine, a estimé que la Russie pourrait très bien se passer de l'arme nucléaire, à condition que ceux qui l'ont inventée et utilisée, c'est-à-dire les Etats-Unis, y renoncent aussi.
Russes et Américains sont engagés dans des négociations sur l'avenir des accords Start 1 de réduction de leurs arsenaux nucléaires, qui expirent à la fin de l'année. Un haut responsable militaire russe, le général Nikolaï Solonov, a jugé que la Russie devrait conserver au moins 1 500 ogives nucléaires à l'issue du nouvel accord de désarmement en négociation.
Le ministre allemand a, lui, appelé la Russie à ne pas rater la chance d'un rapprochement avec les Etats-Unis, notamment à trouver un accord sur le désarmement nucléaire, alors que le président Barack Obama a dit souhaiter un monde sans bombe atomique.
Article : FRi 3B Conseils
Documents de référence : Le Monde / 3B Conseils
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jeudi 11 juin 2009
La France, pionnière dans le démantèlement des navires

Brest (France) – 11/6/2009 – 3B Conseils - Le ministre de la Défense s’est rendu hier à Brest. À l'ordre du jour, la nouvelle organisation des armées. Il a précisé que le démantèlement des navires était un priorité pour la France : « Dans le cadre de la nouvelle Loi de programmation militaire, j'ai décidé de privilégier la déconstruction pour le démantèlement des navires en fin de vie. C'est un dossier que suit de près le député de Brest, Marguerite Lamour. Soucieux de la préservation de l'environnement et du traitement des matériels déclassés de nos armées, j'ai souhaité doter d'une ligne budgétaire de 100 millions d'euros l'ensemble des opérations de déconstruction de nos navires, avions, chars... Cela va permettre de lancer une nouvelle filière industrielle. ».
Ce message envoyé par la France fait suite à la première convention internationale pour la convention des navires adoptée il y a un mois par l'OMI.(Article 3B - Article du 29/5/2009)
L’amiral Hubert Jouot, chargé de la déconstruction des navires militaires à l’État-major de la Marine à Paris explique dans un entretien les détails techniques du démantèlement respectant l’Homme et l’environnement:
Doit-on parler de « démantèlement » ou de « déconstruction ». Quel est le terme approprié ?
Le mot « déconstruction » pourrait prêter à confusion en ce sens qu’il donne le sentiment qu’il s’agit simplement de déconstruire. Or on serait plutôt dans la « démolition ». Cependant, les deux mots sont synonymes, on peut les utiliser indifféremment. Nous les utilisons d’ailleurs dans le langage courant sans qu’il y ait la moindre connotation de différence entre ces deux termes.
Pourquoi la marine a-t-elle fait le choix du démantèlement et non celui de l’océanisation ?
Avec une vision volontariste et innovante, la marine a souhaité inscrire le démantèlement de ses navires dans une perspective de développement durable et de respect de l’environnement. C’est donc aujourd’hui, l’option privilégiée de la marine. Il faut bien comprendre que les métaux qui constituent les coques, acier et cuivre principalement, sont indéfiniment recyclables. Il serait dommage de ne pas utiliser ces matériaux directement accessibles. Par ailleurs, l’océanisation est extrêmement contrainte par la réglementation. Elle est pratiquement interdite en Atlantique comme en Méditerranée. En outre, vis-à-vis de l’environnement, il y aurait d’énormes précautions à prendre. Il faudrait tout d’abord faire une étude d’impact sur l’environnement et ensuite dépolluer le navire. La dépollution de navires représenterait alors un travail important et une charge financière qui serait sans doute plus lourde que le coût de la déconstruction elle-même.
Jusqu’à présent, les coques servaient parfois de brise lames en attendant leur destination finale…
Auparavant la « fin de vie » normale d’un navire était une période pendant laquelle il était utilisé comme magasin de pièces de rechange, ensuite on en faisait un brise lames, enfin il était utilisé comme cible de tir pour tester nos armes et entraîner nos équipages. Les années passant, nous avons pris conscience de tout l’intérêt de recycler les matériaux qui constituent ces navires et la « fin de vie » normale d’un navire passe désormais par la déconstruction. Quant à l’étape brise lames, nous allons prochainement y renoncer. Des études sont en cours pour, à terme, remplacer les coques qui assurent une fonction de brise lames par des ouvrages maritimes.
Quels sont les types de bâtiments concernés par le démantèlement ?
Ce sont des bâtiments désarmés, dont la marine n’a plus l’emploi et qui n’ont plus de potentiel. Les navires les plus anciens sont essentiellement des escorteurs d’escadre, des avisos escorteurs, des bâtiments de débarquement de chars, des navires qui constituaient l’ossature de la marine dans les années 1970.
Pour ces bâtiments, comment s’applique la politique de la marine ? Agit-on au cas par cas ou par généralisation ?
La politique générale de la marine c’est la déconstruction. Il est évident qu’il s’agit de rendre cette politique attractive pour les industriels. Nous allons donc nous efforcer de regrouper les navires en constituant des lots intéressants pour les industriels. Aujourd’hui cette stratégie est en cours de définition.
Pouvez-vous nous décrire les différentes phases de la fin de vie d’un navire, de son retrait du service actif jusqu’à son démantèlement ?
Il y a principalement trois étapes. La première, le désarmement du navire. C’est une phase de préparation. Un certain nombre d’équipements, de matériels sont retirés du bord. Ensuite, il y a une phase d’inventaire de produits polluants, de telle manière que lorsqu’on arrive à la déconstruction, on a l’assurance que le chantier qui sera retenu, a la capacité de traiter les polluants à bord, et qu’il n’exposera pas son personnel par méconnaissance. Troisième étape, c’est la déconstruction elle-même dans des chantiers spécialisés.
Où vont être démantelé les navires ? Par qui ? Quels sont les critères ?
Tout d’abord, en appliquant le cadre de la réglementation européenne nous nous limitons au périmètre de l’Union européenne. C’est une première condition. Une fois cette zone précisée, nous passons un marché public européen afin d’ouvrir le choix à la concurrence et de faire en sorte que les industriels se positionnent en apportant d’une part leur expérience et l’assurance que le navire va être correctement déconstruit, c'est-à-dire dans le respect de l’environnement et de la santé des personnels qui vont concourir à la déconstruction. Enfin, naturellement, cette ouverture à la concurrence facilite la performance économique.
Article : FRi 3B Conseils
Documents de référence : Marine nationale / Ouest France / 3B Conseils
Photo : Ouest France
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lundi 8 juin 2009
Suède : Enfouissement des déchets nucléaires pour 100 000 ans

Stockholm (Suède) - 8/6/2009 - 3B Conseils - C'est un tournant dans la gestion des déchets nucléaires à vie longue. Alors que la France cherche encore un lieu de stockage, et que les Etats-Unis se sont donné 6 mois pour y voir plus clair, la Suède a déjà localisé son sanctuaire de matières radioactives. Elle s'apprête à enfouir ses déchets nucléaires pour une durée de 100 000 ans, au sein de l'un des premiers sites de stockage permanent au monde.
Mené par la Société suédoise de gestion de l'énergie et des déchets nucléaires (SKB), le chantier devrait être lancé en 2016, pour s'achever entre 2022 et 2024. Le site est implanté à 200 km au nord de Stockholm, sur la zone industrielle de Forsmark.
Les déchets seront enfouis par une profondeur de 500 mètres, dans un sol granitique. La roche y est sèche et peu fracturées et ne nécessite que peu de forage, indique SKB. Les déchets y seront conditionnés dans des coffres en cuivre, à proximité du centre provisoire de stockage d'Oskarshamn.
Le problème du stockage des déchets radioactifs à vie longue se pose pour toutes les nations privilégiant le nucléaire dans leur energy mix. La Suède dispose d'une dizaine de réacteurs nucléaires qui produisent 45% de l'électricité du pays, contre 80% en France. Elle avait annoncé début février la relance de son programme nucléaire qu'elle souhaitait initialement abandonner progressivement.
Les déchets nucléaires hautement radioactifs suédois sont depuis 1985 stockés dans un centre temporaire à Oskarshamn, mais une solution devait être trouvée pour un stockage à très long terme, afin de désengorger le site. Le processus de sélection était en route depuis 2002. Le site finalement choisi, proche d'une centrale nucléaire existante, était en compétition avec un autre site à Oskarshamn, où se trouve le laboratoire expérimental destiné à développer le stockage permanent de déchets nucléaires. SKB doit encore obtenir les autorisations de radiation et d'environnement.
La France quant à elle doit encore résoudre ce casse-tête. Pour les déchets hautement actifs et à vie longue, il est prévu de construire des centres de stockage à 500m de profondeur sous une couche d'argile datant de 150 millions d'années de 130 mètres d'épaisseur. Les autorisations pour construire ce type de sites seront délivrées dans le courant de l'année 2015 pour une mise en service en 2025.
A l'heure actuelle, seuls les États-Unis possèdent un tel lieu de stockage dans le Nouveau Mexique, dans la montagne du Yucca, mais ce stockage fait l'objet d'une polémique dense au sein de la population, et le ministre à l'énergie de l'administration Obama, Steven Chu, y est réticent.
Des centres de stockage sont également à l'étude en Finlande pour des inaugurations avant 2030. La méthode est la même : enfouis à 500 mètres de profondeur dans un sol granitique, les déchets seront placés dans des coffres en cuivre et doivent, selon le cahier des charges, y être stockés au moins cent mille ans.
D'après le chercheur indépendant John Large, c'est une solution risquée pour les générations futures. « En Finlande, en Suède, aux États-Unis, en Allemagne, le principe est de stocker les combustibles irradiés dans des containers en cuivre, à 400-600 mètres sous terre » rappelait-il. « Or ces containers ont été conçus pour pouvoir résister à toute fuite durant cent mille ans. Durant ce temps, la majorité des isotopes radioactifs auront perdu leur toxicité. Reste que l'129, un isotope radioactif de l'iode créé lors des réactions de fission (cassure des noyaux d'uranium ou de plutonium) dans un réacteur nucléaire, reste dangereux 5 millions d'années après pour l'être humain. Au bout de cent mille ans, quand le container le laissera échapper, il contaminera l'eau en sous-sol et aura une incidence sur les générations futures ». Si les pays utilisant l'énergie de l'atome ont fini par trouver une solution à l'épineux problème des déchets, il ne s'agit que d'une solution partielle.
English Summary:
The Swedish Nuclear Fuel and Waste Management Company, SKB, has decided today to select Forsmark as the site for the final repository for Sweden’s spent nuclear fuel.
All spent nuclear fuel from Swedish nuclear power plants will be disposed of in the final repository at a depth of nearly 500 metres in the crystalline bedrock.
The Forsmark site offers rock at the repository level which is dry and has few fractures. These properties are of a major significance for long-term safety.
Article : FRI 3B Conseils
Source : Enerzine / Usine nouvelle
Photo : Enerzine
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