PARIS (France) - 14/3/2009 - 3B Conseils - Le site d'information Rue 89 annoncait hier que "l'ex-Premier ministre socialiste Michel Rocard est pressenti par Nicolas Sarkozy pour devenir ambassadeur de France chargé des négociations internationales relatives aux pôles Arctique et Antarctique. Michel Rocard, 78 ans, qui a quitté fin janvier son poste de député au Parlement européen, est un spécialiste de la protection de l'Arctique où il s'est encore rendu en février."
Article : SLG 3B Conseils
Documents de référence : Rue89 / 3B Conseils
samedi 14 mars 2009
Michel Rocard ambassadeur des pôles ?
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vendredi 13 mars 2009
Les lectures du week end
PARIS (3B Conseils) – 13/3/2009 – 3B Conseils - En cette veille de weekend nous vous proposons une petite bibliographie (non-exhaustive) des documents accessibles sur internet et traitant des questions de défense et environnement.
Tout d’abord BERTHELIER, « Développement durable et défense : faire et faire savoir », Tribune, CID, 4p ; l’« Audition de M. Christian Piotre, secrétaire général pour l’administration du ministère de la Défense, sur le projet de loi de finances pour 2008 » ; « La culture du développement durable au ministère de la Défense » (2005, 29 p.) ; « Armement et développement durable », du CHEAr (16 mai 2005, 54p.) ; un rapport de la RAND Corporation : « The Thin Green Line. An Assessment of DoD's Readiness and Environmental Protection Initiative to Buffer Installation Encroachment » (2007, 255 p.) ; le Rapport du groupe d’enquête interministériel sur l’exportation des matériels de guerre en fin de vie (29 mai 2006, 63p.), « Demilitarization of Significant Military Equipmentv » (14 mars 2005).Un article de référence : « Aspects économiques de la prise en compte de l'environnement dans les programmes d'armement » par Cédric PAULIN, chercheur à la Fondation pour la Recherche Stratégique (5 mai 2008, 88 p.)
Et bien sur vous pouvez retrouver les retranscriptions des deux précédentes conférences du cycle « Défense et Environnement : une nouvelle manière de penser » ICI, et revisionner la deuxième conférence sur la colonne droite de ce blog.
Article : SLG 3B Conseils
Documents de référence : 3B Conseils
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jeudi 12 mars 2009
Le monde arctique : nouvel enjeu pour Défense et Environnement
PARIS (France) – 12/3/2009 – 3B Conseils – Les grandes manœuvres ont commencé dans le Grand Nord et la troisième conférence « Défense & Environnement : une nouvelle manière de penser » consacrera une table ronde au monde arctique. En effet, le réchauffement de la planète est devenu une réalité et l’Arctique se réchauffe plus vite que tout autre région. La conférence Défense et Environnement se propose de mettre en exergue l’imbrication de divers enjeux militaires et écologiques dans la région. Thierry Garcin dans l’un de ses articles sur le sujet rappelle : « De vastes gisements pétroliers et gaziers (mer de Barents), l’exportation terrestre et maritime des matières premières, le développement des méthaniers, les risques de pollution nucléaire (péninsule de Kola russe), les enjeux de souveraineté et les zones d’influence, de même que l’importance de la région pour la Missile Defense américaine [via la Norvège, Danemark et le Royaume –Uni], sont autant de dossiers-clés pour cet ensemble géostratégique évolutif. »
En effet, que faire en cas de marée noire dont les risques sont majeurs en Arctique (Alaska américain, Grand Nord canadien, Groënland danois, mer de Norvège…) ? Des sociétés exploitantes comme Total et Gazprom sont très présentes dans cette zone, notamment dans la mer de Barents, et convoitent les matières premières que recèle ce territoire. Une marée noire nécessiterait des moyens militaires lourds notamment de remorquage. Quel avenir pour la péninsule de Kola, véritable cimetière de sous-marins nucléaires ex-soviétiques (naufrage du Koursk en 2000). De même pour l’archipel de la Nouvelle Zemble qui sépare la mer de Barents de la mer de Kara, et qui a longtemps servi de polygone de tirs nucléaires. On y trouve encore des effluents et des déchets solides nucléaires, des réacteurs nucléaires de brise-glaces, des bâtiments de surface et des sous-marins envoyés par le fond. Quel est le statut de l’archipel du Spitzberg qui a été totalement démilitarisé, et représente un cas original d’un point de vu juridique ?
Pour plus d’informations vous pouvez relire les articles de Thierry Garcin parus dans la revue Défense Nationale : « Le Grand Nord, nouvel espace géopolitique », n°11, 2006 et « L'Arctique revisité », n°2, 2008. Réécoutez également son émission Les Enjeux internationaux sur France Culture : l’émission du 7 octobre 2008 (ICI) avec Frédéric Lasserre, professeur de géographie (Université Laval, Québec), directeur de l’Observatoire de Recherches Internationales sur l’Eau (ORIE), et l’émission du 9 mai 2008 ICI
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Document de référence : Défense Nationale / Les Enjeux Internationaux / 3B Conseils
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mercredi 11 mars 2009
Marine : désarmement en masse prévu en 2009

PARIS (France) – 11/3/2009 – 3B Conseils – Cette semaine Meretmarine annonce que la Marine nationale a prévu de désarmer pas moins de 8 bâtiments cette année, en métropole et outre mer : chasseurs de mine, patrouilleurs et des bâtiments de soutien. Il s'agit du Persée et du Verseau (chasseurs de mines tripartite) et le bâtiment de soutien mobile (BSM) Loire. Du côté des patrouilleurs, la Fougueuse et la Sterne. Pour les unités logistiques, outre la Loire, le bâtiment atelier polyvalent (BAP) Jules Verne et le bâtiment de soutien (BSR) de région Chevreuil. Ainsi que l'un des deux bâtiments d'instruction la Chimère. La Tribune explique qu’il « n’y a pas de budget pour le stockage des cœurs nucléaires des sous-marins français. Selon le Comité des prix de revient et de fabrication d’armement (CPRA), la difficulté vient de ce que le coût du démantèlement n’a pas été pris en compte lors de la conception initiale du système (…) L’entreposage et le démantèlement des cœurs nucléaires de propulsion doit coûter au ministère de la Défense près de 1,3 milliard d’euros, en retenant l’hypothèse de 40 coeurs usés jusqu’en 2040 ».
Article : SLG 3B Conseils
Documents de référence : Meretmarine / La Tribune / DICOD / 3B Conseils
Photo : chasseurs de mines tripartite : la Persée (CPAR Brest - Marine Nationale)
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mardi 10 mars 2009
Agent orange : la Cour d’Appel rend sa décision
WASHINGTON (Etats-Unis) – 10/3/2009 – 3B Conseils - Le procès intenté par les victimes vietnamiennes de l'agent orange/dioxine contre 37 compagnies américaines des produits chimiques ayant fabriqué ce toxique déversé au Vietnam par l'Armée américaine pendant la guerre, c’est terminé en début de mois. Le 2 mars la Cour suprême américaine a rendue sa décision publique, elle n’examinera pas la plainte des victimes vietnamiennes. Auparavant, la pétition des victimes vietnamiennes avait été rejetée par la Cour d'appel fédérale de New York, bien que plusieurs recherches scientifiques prouvent un lien direct entre ces défoliants, les cancers, le diabète et les malformations congénitales.
De son côté, Merle Ratner, coordinatrice de Vietnam agent orange relief and responsibility campaign (VAORRC), s'est déclarée indignée que la Cour suprême américaine avait refusé la justice à plus de 3 millions de victimes vietnamiennes de l'agent orange/ dioxine ainsi qu'aux 2 vétérans américains affectés par ce produit nocif et ayant porté plainte. Lors de son interview accordée hier au journal en ligne VietNamNet, le secrétaire général de la VAVA (agent orange/dioxine du Vietnam), Trân Xuân Thu, affirme que cette décision de la Cour suprême américaine "ne met pas fin" à la lutte pour la justice des victimes vietnamiennes.
En 1984, Monsanto, Dow Chemical et six autres entreprises accusées ont signé un accord à l'amiable avec les associations de vétérans en échange de l'arrêt de toute poursuite. Les fabricants ont versé 180 millions de dollars à un fond de compensation. Presque 40 000 des 68 000 vétérans ont reçu entre 256 et 12 800 dollars selon la gravité des cas. Le 31 janvier 2004, l'Association vietnamienne des victimes de l'Agent Orange/dioxine, a présenté un recours collectif aux États-Unis contre onze fabricants d'herbicide (dont Dow Chemical et Monsanto) pour crimes contre l'humanité et crimes de guerre. Le 10 mars 2005, la cour a rejeté la plainte. En 1999, environ 20 000 vétérans sud-coréens portent deux plaintes séparées contre les fabricants d'herbicide. Après appel, ils gagnent le 26 janvier 2006. Dow Chemical et Monsanto doivent verser 62 millions de dollars à 6 800 personnes.
De 2,1 à 4,8 millions de vietnamiens ont été directement exposés aux herbicides entre 1961 et 1971 (sans compter les cambodgiens, laotiens, américains, et leurs alliés). Selon Le Courrier de l'Unesco, du mois de mai 2000 le cinquième des forêts sud-vietnamiennes a été détruit par les herbicides américains.
Article : SLG 3B Conseils
Documents de référence : Courrier du Vietnam /UNESCO / 3B Conseils
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lundi 9 mars 2009
Agents toxiques: les stocks russes détruits à 30%
MOSCOU (Russie) - 9/3/2009 – 3B Conseils - Plus de 12.000 tonnes d'agents toxiques (30% des stocks russes) ont été détruits en Russie au 1er mars 2009, a annoncé vendredi 6 mars le directeur de l'Agence fédérale de surveillance écologique, technique et atomique Nikolaï Koutine. "Encore deux bombes aériennes ont été démantelées avant-hier. En 2009, 45% des stocks russes d'agents toxiques doivent être détruits", a-t-il indiqué. Selon lui, à ce jour, la Russie a rempli intégralement ses engagements internationaux dans le cadre des étapes 1 et 2 de mise en oeuvre de la Convention sur l'interdiction de l'arme chimique. La Russie devrait se doter, en 2009, de quatre nouvelles installations de destruction d'agents toxiques. La Russie a signé la Convention sur les armes chimiques en 1997, en s'engageant à éliminer son arsenal dans les 10 ans. La Russie et les États-Unis ont obtenu une prolongation de cinq ans à l'expiration du délai initial.Pour en savoir plus, cycle de conférences Défense et Environnement : une nouvelle manière de penser. Dr Stephan Robinson, Green Cross International : « Armes chimiques : un défi pour les populations, l’environnement et la sécurité internationale ».
Article : 3B Conseils
Documents de référence : Novosti / Green Cross France / 3B Conseils
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vendredi 6 mars 2009
Ministère de la Défense : gestion environnementale de la flotte automobile
PARIS (France) – 6/3/2009 – 3B Conseils – Le ministère de la Défense vient de recevoir la livraison des derniers véhicules de sa flotte et s’impose en précurseur en lançant la gestion de son parc automobile en ligne grâce à des outils, tels que iManage et iReport, permettant aux correspondants du ministère de la Défense de piloter et de suivre la flotte ainsi que chaque véhicule. Cette gestion a permis d’économiser 3 millions d’euros de carburant par an (- 3 000 000 litres/an), de réduire le coût d’exploitation global de la flotte de 25%, et de diminuer de 20% les émissions de CO2 (soit 4 700 tonnes en 1 an) grâce au recours à des véhicules dotés de motorisations nouvelles à faible émission de CO2. Pour ce marché de 360 millions d’euros sur six ans, le ministère de la Défense a volontairement fait le choix d’une location de véhicule avec option d’achat. Les véhicules sont dotés de motorisations nouvelles à faible émission de CO2, telles que les motorisations 1.4L Hdi du constructeur français PSA Peugeot Citroën.
C’est en décembre 2006 que le ministère de la Défense a choisit la division GE Capital Solutions pour le financement, la maintenance et la gestion de cette flotte automobile de plus de 20 000 véhicules. A raison d’environ 1500 véhicules par mois, GE Capital Solutions Fleet Services a assuré la livraison de quelques 20 120 véhicules particuliers et utilitaires sur une période de 13 mois. Ces véhicules ont été livrés sur plus de 550 sites appartenant au ministère de la Défense. Le bon déroulement de ces livraisons s’est accompagné d’un programme de formation de 662 correspondants locaux du ministère de la Défense.
GE Capital Solutions regroupe en France les activités de plusieurs entités : GE Capital Solutions Equipement Finance (financement de biens d’équipement), GE Commercial Distribution Finance (financement de stocks de distributeurs), et GE Capital Solutions Fleet Services (location longue durée et gestion de parcs automobiles). En France, GE Capital Solutions compte 150 000 clients, représentant € 6 milliards d’encours, et gère plus de 100 000 véhicules.
Rappelons par ailleurs que le Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE) et ses partenaires ont lancé mercredi à Genève une initiative globale d'économie de carburant, appelée "Global Fuel Economy Initiative" (Initiative globale d'économie de carburant), qui appelle les gouvernements et l'industrie automobile à réduire de moitié la consommation mondiale de carburants pour diminuer les émissions de CO2. Cette initiative pourrait permettre d'économiser 6 milliards de barils de pétrole et de 2 gigatonnes de CO2, grâce aux techniques existantes, ont indiqué le PNUE, l'Agence internationale de l'énergie (AIE), le Forum international du Transport et la Fédération internationale de l'Automobile. La flotte mondiale devrait être multipliée par trois d'ici 2050, en particulier dans les pays en développement.
Article : SLG 3B Conseils
Documents de référence : DICOD / Le Point / GE Capital Solutions / PNUE / 3B Conseils
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jeudi 5 mars 2009
Mines Anti personnel : Les 10 ans du Traité d’Ottawa
PARIS (France) – 5/3/2009 – 3B Conseils - Le Traité d’Ottawa (aussi appelée Convention d’Ottawa) a fêté ses 10 ans le 1er mars 2009. A cette occasion, l’ONG Handicap international livre un bilan « plutôt positif » de la situation. À ce jour, « 80% des États signataires et ayant ratifié le Traité, soit 156 pays, ont détruit, arrêté de stocker ou de produire ces mines [antipersonnels]. En dix ans, 42 millions de mines ont ainsi été détruites. Le déminage total des territoires a été complété par dix États parties, le nombre de victimes tuées a diminué et le devoir d'assistance aux victimes, ouvert par le Traité et rendu obligatoire par la nouvelle Convention sur l'interdiction des armes à sous-munitions, est également rentré dans les faits », a souligné l'ONG. Malgré cela, « beaucoup reste encore à faire », puisque 39 pays non parties du traité, tels que la Russie, la Chine, la Birmanie, l'Inde, Israël, le Pakistan et les États-Unis continuent d’utiliser ce type d’armes ; il en va de même pour de nombreux groupes paramilitaires. Pour des pays comme la Finlande le refus de signer la Convention semble se justifier par le besoin de surveiller de grandes zones ou de longues frontières (1200km de frontière avec la Russie) et le manque d’hommes pour le faire. En outre, sur la trentaine d'États signataires qui étaient tenus de déminer l'ensemble de leur territoire avant 2009, quinze ont annoncé qu'ils ne respecteraient pas ce délai. Selon le rapport de l’Observatoire des mines 5 426 victimes de mines ont été officiellement recensées en 2007. Plus d'un quart d'entre elles sont décédées. 71 % des victimes sont des civils, 31 % sont des enfants. 8,4 millions de personnes ont bénéficié en 2007 de programmes d'éducation au danger des mines.
La Convention a été négociée afin de pallier les insuffisances du Protocole II (sur l'interdiction ou la limitation de l'emploi des mines, pièges et autres dispositifs) de la Convention sur certaines armes classiques que de nombreux États jugeaient inadapté pour répondre efficacement au défi de l'interdiction totale des mines antipersonnel.
Liste des Etats parties à la convention : ICI
Liste des Etats en dehors de la Convention : ICI
Carte des Etats parties et signataires du traité : ICI
Le traité : ICI
Article : SLG 3B Conseils
Documents de référence : DICOD / Libre Belgique / Handicap international / CICR / 3B Conseils
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mercredi 4 mars 2009
Destruction des armes chimiques : moins de crédits pour la Russie ?

MOSCOU (Russie) – 4/3/2009 – 3B Conseils - RIA Novosti a rapporté la semaine dernière les propos du chef de la Direction fédérale pour le stockage sécurisé et la destruction d'armes chimiques, Valeri Kapachine, selon lesquels la Russie ne remplira pas son programme "Destruction des stocks d'armes chimiques en Fédération de Russie" si son financement est réduit de plus de 15%. "Nous nous attendons à ce que le financement du programme soit réduit suite à la crise financière de 3 à 15%. Si cette réduction s'avère plus importante, nous ne remplirons pas nos engagements", a indiqué M. Kapachine intervenant devant un organisme spécialisé. Nous vous annoncions en fin d’année 2008 que la Russie avait détruit 11.852 tonnes d'armes chimiques, soit 29,8% des stocks nationaux. "Une fois cette opération achevée, le volume des armes anéanties représentera 39,5% des stocks russes", soulignait Grigori Rapota, dirigeant de la délégation russe participant à la conférence de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) qui se tenait du 2 au 5 décembre à la Haye. La hausse des capacités de destruction des armes chimiques entre dans le cadre du programme de l'Etat visant à les supprimer en Russie d'ici 2015. Les stockes russes étaient estimés en mai 2008 à 39 965 tonnes devant les Etats-Unis avec 27 768 tonnes et l’Inde 1044 tonnes. Pour en savoir plus, cycle de conférences Défense et Environnement : une nouvelle manière de penser. Dr Stephan Robinson, Green Cross International : « Armes chimiques : un défi pour les populations, l’environnement et la sécurité internationale ».
Article : SLG 3B Conseils
Documents de référence : RIA Novosti /Green Cross France / 3B Conseils
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mardi 3 mars 2009
Lutte contre les émissions de CO2 : échec du lancement d'OCO

VANDERBERG (Etats-Unis) – 3/2/2009 – 3B Conseils - Le lancement de l'Orbiting Carbon Observatory (OCO), un satellite de la NASA destiné à étudier les sources mondiales d'émission de dioxyde de carbone, a échoué lundi 23 février 2009, ont annoncé les responsables de la mission. Le lanceur, une fusée Taurus XL, avait décollé normalement lundi matin à 1h55 locale de la base militaire aérienne de Vanderberg, en Californie. Mais des problèmes techniques sont apparus ensuite au cours du vol. Le satellite n'a pas pu être largué de la capsule de protection qui s'est écrasée dans l'océan à proximité de l'Antarctique, a indiqué John Brunschwyler, responsable du programme de la fusée Taurus XL de la société Orbital Science Corporation. Ce premier satellite chargé de ce type de mission, aurait dû surveiller pendant deux ans les émissions de CO2, principal gaz à effet de serre lié au changement climatique. La mission de ce satellite a coûté jusqu'ici près de 280 millions $ US. OCO devait lancer une impulsion nouvelle dans l'observation et la lutte contre les émissions de CO2 en multipliant de façon significative les données recueillies - 8 millions de données tous les 16 jours contre 100 avec les moyens actuels - et en étudiant également plus en détails les puits de CO2 que sont les forêts et les océans. En outre, ce satellite était aussi l'objet de toutes les attentions sur le plan géopolitique puisqu'il aurait permis de contrôler le respect des protocoles environnementaux concernant les émissions de CO2 par les différents signataires.
La NASA et les diverses universités et centres de recherches (Berkeley, Maryland, Saclay, Manchester,...), ainsi que le National Center for Atmospheric Research à Boulder, déplorent la perte d'OCO. Le satellite devait rejoindre une constellation de 6 satellites d'observation de la Terre franco-américains appelé l' "A-Train" - comprenant Acqua, Aura, Parasol, Calipso, Cloudsat et bientôt Glory le 15 juin prochain. Il devait également fonctionner en tandem avec le satellite japonais GOSAT (Greenhouse Gases Observing Satellite) lancé en janvier dernier et dont l'équipe comptait sur sa complémentarité avec OCO pour faciliter sa calibration et mieux exploiter ses données. Après avoir analyser les causes de l’échec, il faudra se décider sur la construction ou non d'un "OCO II", copie conforme de celui qui vient d'être perdu, ou bien sur la conception plus lente d'un satellite encore plus innovant embarquant des instruments encore plus précis. Certains experts affirment d'ores-et-déjà que les implications sociales et géopolitiques de ce genre de mission - elle aurait pu faciliter des négociations internationales futures en matière d'effet de serre à quelques mois du très attendu sommet de Copenhague sur les changements climatiques - et l'urgence liée à la lutte contre le dégagement de CO2 réclament une réaction rapide et efficace après cet échec désastreux.
Plus d’informations sur l’Orbiting Carbon Observatory (OCO) : ICI
Article : SLG 3B Conseils
Documents de référence : BE Etats-Unis numéro 155 (27/02/2009) / Washington Post / AFP / 3B Conseils
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